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 If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you.

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Eiji N. Kurotchkine
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MessageSujet: Re: If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you.  If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you. - Page 6 EmptyDim 14 Juil - 13:47
06.03.2024 - If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you.

Spoiler:
 

A peine le parchemin entre ses doigts que l'oiseau avait déjà repris son envol, filant à travers le vent pour rejoindre l'habitation principale au sommet de l'île. Eiji soupira, ses yeux fixant l'animal alors qu'il disparaissait. Que n'aurait-il pas donné pour le suivre à cet instant précis. Sentir une nouvelle fois l'air jouer dans ses plumes. Repliant le papier entre ses doigts, il s'arrêta après quelques pas, laissant Kassie prendre appui sur lui sans vraiment y faire attention. Et là où elle devait avoir besoin de parler comme pour se convaincre de garder un semblant de calme, lui préférait se taire alors qu'il laissait les répliques de la jeune femme s'effacer dans les airs.
Ça faisait beaucoup de mots pour pas grand chose n'est-ce pas ? Beaucoup de mots pour exprimer quelque chose de simple au final ? Eiji eu un sourire en coin, il n'avait rien à lui répondre, ou pas vraiment. Que pouvait-il lui dire de toute façon ? Restes toi-même ? Fais comme tu le sent ? Ne t'en fait pas ? Même si pour lui ce ne serait qu'une sorte de routine, pour elle ça allait être totalement différent et elle n'avait pas tous les codes pour ça.

Un soupir. Un sourire adressé à la jeune femme alors qu'il la rattrape pour lui éviter de trop glisser à terre.

« On va trouver, pour les vêtements. »

Quelques mots, peut-être pour la rassurée ? Même si il n'en était pas réellement certain. C'était une simple vérité, la seule qu'il pouvait lui donner sûrement. Quoi qu'elle pense, quoi qu'il se passe plus tard, la seule chose dont elle pouvait être certaine c'est qu'elle aurait autre chose sur le dos. Quelque chose qui conviendrait.
Un soupir, un autre alors qu'il détend ses épaule, revient chercher cette main qui à retrouver le visage de la jeune femme, ce pouce qui se fait une nouvelle fois maltraité. Les doigts posés dessus, si légers avant qu'ils ne s'enroulent autour de son poignet ; comme une habitude presque maintenant alors qu'il l'entraîne à sa suite.
Pas de regards en arrière, ni pour le village, ni pour le paysage. Du silence alors que ses pas se font plus rapides, qu'une fois le bâtiment mieux dessiné devant eux, ses doigts quittent la peau de la jeune femme comme si ils ne s'y étaient jamais posés.

Un masque lisse qui se pose sur un visage dont les traits étaient bien plus doux quelques instant plus tôt. Son regard se fait neutre, ses épaules se redressent sûrement de manière trop perceptible. La tension. Une tension dont il a l'habitude cependant, qui est presque normale ici. Il y a peu de gens dans les couloirs maintenant, comme si toutes les âmes qui erraient avaient disparues, en train de se préparer sûrement ou bien déjà en place. Eiji grimaça à cette pensée alors que ses pieds rencontraient le bois des allées couvertes, avant qu'il ne retire ses chaussures.

« Suis-moi. »

Les paroles sont peut-être un peu plus dures, un peu moins douces ; plus directives sûrement que pendant les dernières heures. En vérité, il ne s'en rend même pas compte alors qu'il fait coulisser divers battants de bois, les refermant derrière la jeune femme sans vraiment prêter attention à elle. Peut-être qu'elle lui parle ou peut-être pas ; il n'entend pas vraiment pour le moment.

« On devrait trouver de quoi te satisfaire ici, prends ce que tu penses être le mieux. Pour la taille, je crois que tu as quelques talents en couture n'est-ce pas ? »

Deux portes qui s'ouvrent, sur une rangée d'étagères dans laquelle des boites carrées sont insérées. Des bouts de tissus flottants ça et là comme pour indiquer à celui qui le souhaite où se trouvent les tonalités désirées. Eiji ne regarde même pas. Il file entre les étroites rangées sur lesquelles des échelles sont accolées. Voyant sans vraiment voir ce qu'il y a autour.
La plupart des tenues traditionnelles qu'on trouveraient ici sont certainement trop colorées pour les gens d'ici et elles ne sont quasiment jamais portées. Il y a longtemps que les festivals n'atteignent plus vraiment cet endroit. Longtemps aussi qu'on ne reçoit plus d'invités. A toute fin utile, ça peut être revendu en certaines occasions, permettre de renflouer les caisses ou bien d'acquérir autre chose qui aurait plus de valeur pour eux.

Ses mains se refermèrent sur une boite qu'il retira rapidement avant d'en soulever le couvercle. Ce qu'il y avait à l'intérieur ne le changerait pas beaucoup des autres jours, il n'y avait pas de raison à cela après tout. Sauf peut-être celle de faire plaisir à sa grand-mère pour une fois. Même si elle ne relèverait sûrement pas. Qui relevait de toute façon dans cet endroit où le silence était roi. Eiji soupira, encore, avant de reporter ses yeux sur la jeune femme. Peut-être aurait-il du lui dire vers quoi se diriger au lieu de la laisser plantée là sans forcément savoir où regarder.

« Quelque chose d'uni, ça pourrait être bien. »

Dans cette pièce où il n'y a qu'eux, il se laisse aller à lui sourire. Première fois depuis qu'ils ont franchis l'entrée de cette vieille résidence.
Comme si cet espace confiné serait, pendant quelques minutes encore, la dernière bulle dans laquelle il pourrait se plonger.




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MessageSujet: Re: If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you.  If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you. - Page 6 EmptyMar 16 Juil - 2:47


IF YOU MAKE THE MISTAKE OF LOOKING BACK TOO MUCH, YOU AREN'T FOCUSED ENOUGH ON THE ROAD IN FRONT OF YOU.
FEAT. @EIJI N. KUROTCHKINE • LE 06.03.2024
⋆ ☽ ⋆ ◯ ⋆ ☾ ⋆
Informations du personnage:
 
Informations Hors-jeu : j'ai écrit une seconde version de ma réponse au final parce que le punch m'a inspiré  cache Ben... choisi celle que tu préfère Arrow

Trop jeune pour comprendre ? Ou simplement ignorante en la matière ? Finalement quelle importance si le résultat est le même. Ce targué d’une certaine intelligence, de ruse ou d’une ambition qui prône l’apprentissage à outrance. C’est beau, c’est bien. Mais surtout, ça ne fait pas tout. Et dans l’ombre de ses habitations champêtre tout droit sortie d’un autre temps, d’une autre époque, je réalise comme ma vie peut être facile, simple. Tenue par la main depuis la naissance je clame une indépendance qui n’en est pas une. J’ai tendance à la supériorité, le cynisme est ma meilleure arme. Tout comme le sarcasme qui accompagne la plupart de mes mots, caparaçonnée d’effronterie, qui aujourd’hui vole en éclat pour laisser place à autre chose, presque quelqu’un d’autre pour ceux qui ne me connaissent, ou pas d'ailleurs. À savoir sans doute les quatre-vingt-dix-neuf pour cents de mes contacts.

Observant les battements d’aile de l’oiseau qui rapidement disparais par-delà la cime des arbres pour rejoindre cette demeure que nous venions de quitter, mes yeux s’attarde sur le ciel, avant de se tourner vers les bâtisses de bois et de paille pour finir sa course sur ton visage. L’inquiétude peut s’y lire j’en suis certaine, forme de faiblesse que je n’admets pas et qui pourtant m’est imposé par les événements. Et ce manque aussi intérieur que je ressens, comme si droguées par les soins peut-être, toute cette parano qui s’accompagnais de barrières avaient volé en éclat. Comme si le petit démon penché sur mon épaule droite avait été soumis au mutisme, ne laissant plus finalement que ce qui restais de plus vrai, de plus authentique. Chose dont je n’avais pas l’habitude et qui me laissais nue d’une manière dont mon manque de pudeurs ne permettrait pas de protéger le malaise grandissant.

Tu me rattrape même quand je n’en aie pas réellement besoin, après tout je ne m’attends pas à une réaction à chaque petit bobo, chaque petit pas manqué. Si non tu serais vite débordé. Rien que nos entraînements deviendraient caducs, si en un sens chaque bleu devait être évité avant même qu’il se soit imprimé sur ma peau. Ici j’ai presque l’impression d’être une enfant, les yeux grands ouvert et qui redécouvre le monde. Pourtant c’est toujours moi. Et prétendre l’innocence n’est que mascarade quand les souvenir de l’avant-veille sont encore bien trop présent, voulant faire éclater la petite bulle qui me protège depuis que je me suis réveillée pour me rappeler à la réalité. Une réalité que je ne suis pas prête à encaisser, je le sais. Trop loin, trop vite, trop sur la ligne, fine ficelle qui sépare la mission de la folie. Un soupire alors que je relève enfin les yeux, qu’ils décollent de ta bouche que je fixais sans y voir le sourire, pour se poser sur tes yeux.

Une seconde à peine, bien plus qu’un battement de cœur alors que celui-ci semblait vouloir faire la course contre le néant. J’intègre les mots, je hoche la tête d’un signe positif et je suis. Puisque, après tout qu’est-ce qu’il y aurait d’autre à dire ? Non ce que je dois faire, c’est me reprendre, me ressaisir et faire appel à mes capacités d’adaptations. Je suis prise au dépourvu, certes, mais finalement toute cette mission manquait de préparation dès le départ. Alors un peu plus, un peu moins. Certes, j’aurais préféré plonger mon nez dans les archives, me renseignée davantage sur les uses et coutumes. Voir même dans les cas extrêmes, engagée quelqu’un pour un briefing de préparation. En bref, avoir le temps d’être calculatrice et maligne. Mais non, ce temps je ne l’avais pas et il était hors de question que je te gêne après que tu te sois senti forcé de m’amener ici pour une bêtise, un trou dans la chair qui aurais pu être évité, si simplement encore une fois je ne m’étais pas laisser emporter par un nœud d’émotions, de sentimentalismes à vomir qui généralement débouchais systématiquement sur une erreur, fatale ou non.

Dès le début finalement tout était mal calculé. Mal anticipé, voir pas du tout d’ailleurs. Rappelons-nous de notre conversation dans l’avion, de ses mots échanger qui avait presque déboucher sur une énième dispute. Mais finalement le nerf de la guerre c’était ça, me sentir invincible, en sécurité comme si rien ne pouvait m’atteindre, comme si quoi qu’il arrive je pouvais pallier n’importe quelle situation. Simple excès de confiance en moi ? Non pas forcément. Plus sans doute un excès de confiance en toi. Comme si, tant que tu étais la rien ne pouvait me toucher de près ou de loin.

Alors pourquoi d’un coup est-ce que c’était différent ? Comme si quelque chose d’imperceptible avait changé, ne me laissant plus l’occasion de pavanée telle une reine indomptable qui ne craindrais que ses propres actions ? Peut-être parce qu’ici, j’étais humble. Un peu trop naturelle, un peu trop fragile aussi. Juste trop vrai, beaucoup, beaucoup trop exposée. Comme si ici de toute façon, même toi tu ne ferais plus barrière, après tout c’était ton royaume, ta demeure, ta famille et ton clan. Ici je n’étais rien, rien de plus qu’un étrangère ou une complication. Quelqu’un qui ne pourrais ou ne saurait pas forcément s’adapter, rusée, avoir le niveau de jeu suffisant pour convaincre ou se fondre dans la masse. Ici je n’étais qu’une enfant de seize ans, trop jeune pour prétendre être grande, trop grande pour feindre d’être trop petite. Être comme ça, face à toi ne m’avais pas dérangé jusque-là. Après tout, devant qui d’autre pouvais-je me permettre de l’être ? Mais devant tout un clan ?

Réflexion décousu, inutile pour la plupart, complètement idiote peut-être par moment. Je ne sais pas, je n’ai pas envie de savoir. Tout ce que je sais c’est que je n’ai pas vue passer le trajet du retour, suivant machinalement tes pas en silence, les yeux fixés devant moi comme pour avalée la distance qui me séparais de la potence. Je revois le visage de cet homme, son rire qui me fait une fois de plus frissonné. Ou bien est-ce cette sensation étrange, quand tes doigts quittent mon poignet. Avais-je seulement remarqué que ta main s’y étaient enroulé pour m’empêcher de maltraiter mon ongle et me tenir jusqu’à notre destination ? Je ne sais pas non plus. Je sais cependant que j’en ressent l’absence maintenant. Ramenant cette même main à ma poitrine, serrant mon propre poignet de ma seconde main.

Un ordre encore, j’ai ignoré se ton un peu trop autoritaire face auquel j’aurais probablement bondi partout ailleurs sur le globe. Étrange là aussi, comme je comprends que ça ne m’est pas forcément destinée, que c’est comme ça et c’est tout. Et qu’argumenté serait aussi inutile que stupide, puisque il n’y avait pas débat. Je retire mes chaussures, imitant tes gestes et te suivant à travers les couloirs, franchissant les panneaux de bois et de papier fin jusqu’à ce qui semble être notre prochain arrêt. J’observe la pièce alors que tu semble déjà savoir exactement ce que tu cherches. Mes doigts effleurent les bandes de tissus sans trop oser s’approcher pour autant. Un soupire. Encore une fois, dans n’importe quel autre moment j’aurais été comme une gamine accro du shopping, même si les tenus traditionnelle Nippon n’étaient pas forcément dans mes habitudes vestimentaires.

Je soulève une boite, je la referme aussitôt. Je vois sans voir alors que pourtant, mes yeux sont bien ouverts et que je tiens à faire le bon choix. Un instant, je m’arrête sur quelque chose d’ouvrager. Rouge aux lignes d’or et aux broderies fine de ma couleur, le vert. J’en caresse le tissu avant d’entendre ton conseil et de reculer comme si je venais de me brûler. J’observe les couleurs, j’essaie de me rappeler de la signification de chacune d’entre elle. Mes yeux s’arrêtent sur le vert, le vert qui à toujours été emblème de ma famille quelque part.

« Le vert, c’est la jeunesse il me semble non ? L’énergie, le futur. C'est un message positif ? »

C’est se dont je me souviens, ou tout du moins, se dont je choisi de me souvenir, allez savoir. Je prends une boite, un simple kimono de couleur unis et une ceinture un peu plus travaillée. Je te regarde de haut en bas. Simple, je dois faire simple ? Me fondre dans la masse. Je soupire encore et t’apporte ce choix dont je ne suis vraiment pas sûre. Comme pour trouver une approbation ou un refus. Je pose la boite alors que j’arrive à ta hauteur pour en soulevée le couvercle. Mes mains pourraient trembler, mais ce n’est pas le cas. À la place de quoi mes gestes sont plus lents, moins sûr peut-être aussi, trop délicat. Je m’en retourne à ton visage. Un pincement de lèvre. Un battement de cils qui accompagne un battement de cœur. Et c’est une certaine forme d’épuisement, plus mentale que physique cette fois qui prend le pas alors que mon visage rejoint ton épaule dans un contact qui n’est pas désiré pour ma part, ni calculé. Et très certainement indésirable de ton point de vue, pour ne pas dire carrément gênant.

« Cette fois c’est moi qui ai besoin d’être briefé Eiji. »

Mon bras ballant remonte pour enroulée mes doigts autour des pans de mon propre vêtement. Je me sens stupide et j’ai horreur de ça. Pourquoi est-ce que ça m’importe, à la base ? Surement le contre coup, le contre coup de quelques jours à retenir mon souffle, celui de retomber d’un lendemain d’une nuit à laquelle je m’étais forcée à ne pas repensée mais qui restais bien trop présente dans mon esprit, imprimée dans ma chair aussi. Et la brume qui se désépaississais d’heure en heure, ne libérant pas mes démons, mais n’empêchant pas les souvenirs aussi clairs que s’il venait d’être vécu, de s’insinuée dans mon esprit et faisant remonter une certaine forme de culpabilité. Ses derniers jours, je suppose que mon épouventard avait pris tout son sens et que l’ascenseur émotionnel avait eu raison de forces supposée, de barrière et de masques. Pour ne plus laisser qu’une adolescente faiblarde et dont l’orgueil avait été piqué à vif au même titre que la fierté. Car oui, ça m’en coûtais de demander de l’aide ou même d’admettre que j’en avais besoin là, ici et maintenant.

« C’est stupide. »

Ou plutôt : je suis stupide ? C’était sans doute ça, le sous-entendu ici. Un aveu à demi-mot encore alors que j’avais voulu passée de zéro à cent à l’heure en quelques heures seulement. À moins que ce ne soit normal ? Je ne sais pas, je n’en sais rien et j’ai un sentiment de frustration qui approche la stratosphère. Un soupire alors que je me décolle, bien vite, comme si je m’étais rendu compte du contact et qu’il m’avait brûlé, lui aussi. Mes mains s’en retourne à la petite boite que j’avais poser sur l’étagère pour avoir ton appréciation, suivis d’un mouvement des yeux et du visage. Je la reprends pour me retourner, dos à toi et continuer mes recherches. Trouver quelque chose, c’est tout. Vêtements d’assassin, yukata, kimono et plus encore, comment choisir sans avoir le dress code ? Le ton donné par ce dîné ou la raison pour laquelle il se tenait. Pour moi, dans ma culture, on ne se réunit tous qu’une ou deux fois l’an. Mais peut-être qu’ici c’était différent ? Après tout, vous viviez en autarcie, loin de tout et proche les uns des autres, dans une forme de communion particulière.

Nouvelle pensée, nouvelle réflexion alors que je coince le paquet sous un bras, faisant pivoter mes talons pour m’en retourner à ses rangés de tissus dans un nouveau soupire, un nouveau aveu.
code by bat'phanie



Première version de la réponse:
 


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MessageSujet: Re: If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you.  If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you. - Page 6 EmptyVen 9 Aoû - 1:56
06.03.2024 - If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you.

Spoiler:
 

Qu'importe le temps, le moment. Qu'importait aussi le jour où l'heure. Même si aujourd'hui tout avait été plus simple, que tout lui avait semblé être plus logique, fonctionner de manière plus normale. Sans réel obstacle, dans une sorte d'innocence toute mesurée qui ne visait qu'à s'oublier l'espace d'une journée. Même ici, sur cet île, dans son fier ; l'endroit où il avait grandit, qu'il comprenait et qu'il appréciait, il y avait toujours une chose dont il n'était pas capable. Voir. Comprendre. Entendre aussi les angoisses de la personne qui se tenait à côté de lui. Qui avait eu l'idée de donner jusqu'à sa vie pour le sauver lui.
On ne pouvait pas dire qu'il s'agissait réellement d'un blocage. Plutôt d'une incapacité. Parce qu'on ne lui avait pas appris à penser comme ça, qu'il n'avait pas été élevé comme ça et que si ça avait été le cas à un moment, ça avait été effacé au fil des années. D'ordinaire, ça ne le dérangeait pas. Ça ne lui posait aucun problème. Il préférait d'ailleurs ne pas comprendre les autres, parce que c'était plus simple. Parce que pour les comprendre, il fallait se lier à eux d'une certaine manière et que c'était clairement hors de propos selon lui. Il n'y avait aucun intérêt dans ce fait. Aucun bénéfice à retirer non plus puisqu'ils n'étaient pas réellement considérés. Aujourd'hui cependant, en y repensant et maintenant qu'ils étaient dans cette pièce où les tissus s'étalaient sur des rayonnages entiers, peut-être bien qu'il regrettait un peu.

Qu'il regrettait de ne pas avoir mieux tendu l'oreille pour écouter cette respiration qui avait due changer à mesure qu'elle s'était vue plonger dans sa réflexion. Peut-être aurait-il dû faire l'effort de prendre quelques secondes de plus pour l'observer, pour capter ce regard qu'elle avait où les pensées affluaient et s'emmêlaient. Mais il ne l'avait simplement pas fait. Parce qu'à l'instant précis où ça s'était passé, il avait changé de costume. Avait poser un second masque sur le premier et avait commencer à tout refermer.
Parce que ce qu'il se passait en bas de l’île, dans ce village. Même si c'était semblable à la vie d'en haut, ça ne l'était pas vraiment non plus. Parce que même dans ce clan, on faisait une distinction entre les éléments, qu'on avait une hiérarchie et qu'être en haut voulait dire qu'on ne pouvait rien montrer d'autre qu'une forme d'assurance froide quand notre âge ne pouvait nous faire gagner le respect par la sagesse.
Ici, dans ce lieu, il fallait qu'il soit le pilier. Le dernier à tomber ou bien celui qui trouverait la solution pour ne pas tous les laissés sur le côté. Ici, il fallait montrer ce visage qu'on lui connaissait de tout temps. Pas celui qu'il acceptait de revêtir auprès de sa cousine, pas non plus celui qu'il acceptait de montrer à son cousin et encore moins ce mélange qu'il venait de montrer à Kassie.

Elle n'avait peut-être pas vu, sur le moment. Occupée qu'elle était à profiter des divers instants. Mais pour lui, la différence avait bel et bien existé. Elle s'était glissée en lui aussi simplement que tous ces soupirs exaspérés qu'il commençait à avoir l'habitude de lâcher au gré du vent.

Sûrement est-ce pour ça, qu'il lui fallu autant de temps pour percuter que les derniers éléments évoqués lavaient peut-être atteints la jeune femme plus profondément que ce qu'il aurait pu penser. Peut-être est-ce pour ça, aussi, qu'il ne recula pas lorsque la tête de cette dernière vint se poser sur son épaule. Qu'il se contenta de fixer un point plus loin tout en pinçant les lèvres.
Parce qu'au final, ce que ce geste soulevait c'était beaucoup trop de questions et d'impressions pour qui il était. Ses paroles, il les entendaient. Il les comprenaient peut-être aussi... Sûrement, mais trouver la réponse. Non, plutôt les réponses. Ça ne coulait pas de source pour lui. Parce que pour lui, tout était normal ici, qu'il n'y avait pas à se poser de question, que l'habitude était justement ce qui permettait à cette routine de ne pas s'effondrer.
Même si ça ne s'y prêtait pas, c'est un sourire qui se posa une nouvelle fois sur ses lèvres. Un sourire quelque peu effacé mais pas moins franc cependant. Une forme d'excuse peut-être alors qu'elle relève la tête, retourne à la boite sélectionnée.

« Kassie ? »

La voix n'est qu'un souffle, a peine audible alors qu'il tend le bras en direction de la jeune femme. Pour la rattraper sûrement, en quelque sorte. Peut-être parce que si il est dans l'incapacité de lui offrir toutes les réponses qu'elle souhaite, il peut au moins l'aider sur un point. Ses doigts frôlent le tisse des vêtement qu'elle porte, glisse le long de ce dernier avant de s'enrouler sur la boite avant qu'il ne la lui retire délicatement des mains.
Lorsqu'il repose cette dernière sur l'une des étagère, c'est pour mieux venir poser à nouveau sa main sur l'étoffe portée par la jeune femme. Sur son épaule plus précisément. Comme si il intimait l'ordre qu'elle attende ici quelques instants alors que ses yeux se perdent l'espace de quelques secondes dans les émeraudes de la jeune femme.
Quelques secondes seulement. Peut-être déjà trop pour quelqu'un qui vit ici et qui est censé ne rien ressentir pour toujours mieux servir. Quelques secondes qu'il s'accorde avant de revenir poser son regard sur les étagères et d'en détailler les boites.

Il lui faut peu de temps pour en sortir deux de tailles différentes avant de retourner chercher la sienne. Parce que c'est une habitude finalement, que de savoir ce qu'il faut mettre ici. Ce qu'on attend qu'elle mette qui ne les offenseraient pas, qui ne les gêneraient pas. Même si, pour tout avouer, quoi qu'elle fasse, pour eux elle tomberait toujours à côté. Son propre géniteur en avait fait les frais, même de sa part à lui, son fils. Alors pour une totale étrangère dont le nom n'était pas vraiment celui d'une inconnue.

« Ça va convenir. »

Pas ça devrait. Alors que d'ordinaire, c'était toujours 'ça devrait'. Parce que pour le moment, il avait besoin qu'elle ne s'écroule pas totalement et qu'il en deviennent incapable de prédire ses réactions. Parce qu'il avait besoin qu'elle soit elle, sans trop l'être non plus. Du moins, pas quand elle partait dans les extrêmes, agissait comme une enfant trop gâtée à qui la réalité semblait échapper. Au final, il ne savait pas vraiment de quoi il avait besoin. Peut-être d'une partie de celle avec qui il s'était promené aujourd'hui, de celle avec qui il avait passé une nuit dans une bulle translucide. Mais aussi de celle qui pourrait sacrifier jusqu'à sa vie pour lui.

Ça ne rentrait pas dans les cases. Ça ne rentrerait jamais. Alors il n'ajouta rien et se contenta d'ouvrir la première boite, d'en sortir un pantalon d’entraînement au Ninjutsu ; noir. Plus ample au niveau des hanches, plus étroit au niveau à partir du genou. Un peu comme toutes les tenues qu'on portait ici. Même si le Hakama traditionnel nippon avait la préférence de certain.
Tout en lui tendant le tissus en coton, il fit de même avec la première veste de kimono ; la taille ne serait peut-être pas exacte mais la coupe plus près du corps devrait être facilement effacées par quelques lacets habilement dissimulés. Restait le Kimono long, à la coupe moins traditionnelle elle aussi. Parce qu'il fallait qu'elle laisse la liberté des mouvements durant un entraînement, ou toute autre opération. Parce qu'avancer engoncer dans un Yukata, ça restait compliqué, même pour une femme. Ce tissus ci était plus vaporeux, plus souple, presque translucide alors que le vert profond se mêlait au noir. Deux teintes différentes qui, selon la lumière, ne se verrait peut-être pas.

« Si ça te vas, je vais te montrer la salle de bain, tu pourras aussi l'ajuster là-bas au besoin. »

Et si ça ne lui convenait pas. Ma foi. Elle pouvait toujours prendre autre chose, s'essayer sur autre chose. Mais venir vêtue telle une occidentale serait un affront si profond que même lui risquerait de ne pas apprécier. A l'inverse, la laisser revêtir un kimono traditionnel qui ferait de l'ombre a celui du deuil que portait sa grand mère... Eiji grimaça. Ça, ça irait. Ça traduirait une certaine force sans pour autant frôler l'irrespect. Et parce qu'il oubli où il est, parce que c'est peut-être le dernier moment où il sent qu'il peut le faire, il passa sa main le long des épaule de la jeune femme. Tenant les boites de l'autre alors qu'il l'invite à avancer le long de l'étroite rangée, pour rejoindre la porte. Retourner dans l'espace ouvert avant de faire quelques pas à nouveau, d'ouvrir une autre porte et de l'inviter d'une pression à s'engouffrer dans la pièce. La salle de bain est simple, conçue pour qu'on puisse être plusieurs à l'utiliser en même temps. Du moins quand on l'utilise.

« Les cloisons sont amovibles si tu veux plus d'intimité. Je vais me doucher, tu trouveras de quoi te laver là-bas. »

Pas qu'elle soit sale, pas qu'il le soit vraiment non plus. Question de respect sûrement, que de ne pas se présenter à ses aînés après avoir marché, couru, s'être battu pour lui ; toute la journée. Question de respect toujours que de ne pas porter de vêtements propres sur un corps qui, au final, est sale. Ici tout est un peu question de respect. D'habitude qu'on ne voit plus. D'uniformité aussi. Puisque chacun met un point d'honneur à être l'identique de l'autre une fois la nuit tombée. Restera elle, qui détonera toujours un peu, lui aussi sûrement. Du moins est-ce le cas maintenant alors qu'il se débarrasse de ses vêtements, les laissant tomber négligemment au sol avant de prendre place sous un jet presque trop froid pour être agréable. Et sans la voir, sans vraiment faire attention à ce qu'elle fait non plus, il pose sa main sur ce battant de bois qu'il fait coulisser. Comme une barrière puisque les autres ont jusque là peinée à se dresser. Une barrière physique là où la barrière mentale ne suffit pas, ne suffit plus. Juste le temps de laisser filer la bulle de cette journée, comme pour se permettre d'à nouveau se concentrer.




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MessageSujet: Re: If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you.  If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you. - Page 6 EmptyVen 9 Aoû - 3:18


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FEAT. @EIJI N. KUROTCHKINE • LE 06.03.2024
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L’ombre d’un murmure qui se fait à peine entendre, la distance n’est rien, elle n’existe quasiment pas dans ce petit espace confiné. Pour autant, ta voix, je l’entends à peine mais je l’entends, je reconnaitrais cette manière de prononcer mon prénom entre mille maintenant. Ce souffle, comme un soupire qui à fini par être marqué par l’habitude ou plutôt la familiarité en quelque sorte et qui trouve toujours le moyen de me rassurée, même quand il ne devrait pas ou que la situation ne s’y prête pas forcément. C’est assez étrange comme sensation. C’est un peu similaire à ce que je peu reconnaître chez Mattie, mais en même temps c’est différent. C’est autre chose.

J’arrête mes mouvements, tournant la tête avec lenteur pour en revenir à ton visage. Le regard figé sur ton visage alors que ses doigt, léger, presque invisible glisse doucement vers la boite que je tiens contre moi. Je la laisse s’enfuir entre tes mains, suivant ta gestuelle, celle de nous débarrasser de ce vêtement avant de revenir poser ta main sur mon épaule. Comme figé dans le temps l’espace d’une seconde. Les pensée s’embrouilles un peu plus et ma seule réaction est un battement de cil, lent, sans que mes iris ne se détournes. Un acquiescement silencieux pendant que nos regards se croisent, une seconde seulement, ou une seconde de trop peut-être. Message silencieux, clé de compréhension pour nous qui communiquons bien mieux par le regard que par les mots.

Quand tu t’en retourne aux étagèrent, mes mains se joignent et je commence à me triturer la phalange distale de l’index gauche entre le pouce et l’index de la droite. Attention curieuse autant qu’elle est timide alors que j’observe l’exposition, effleurant les tissus que tu me présente un à un du regard, ce même regard qui passe du contenue des boites à ton visage à intermittence régulière sans que mes mains ne cessent de jouer entre elles. Les vêtements sont sobres, mais la coupe et les couleurs sombres me plaisent. Je m’imagine déjà bien plus à l’aise dans ce type de vêtement que dans le yukata que je postais il y à quelque jour ou même celui que je porte actuellement.

« C’est parfait. »

J’aurais pu sans doute lancer un petit sarcasme, comme j’en avait l’habitude. Avoir un trait d’humour ou d’esprit. Mais je n’étais pas dans cette configuration là pour le moment. Je ne l’avais pas vraiment été depuis mon réveil. Pas de sous-entendu, une réponse simple et sincère voilà tout. Me vêtir de mes propres vêtements n’avait à aucun moment été une option envisageable, que ce soit par respect ou par simple bon sens. Bien sûr, en soit, ce n’était pas chose évident que de ne pas pouvoir me rassurée moi-même avec mes propres possessions, mon propre parfum, un peu comme un doudou dont on aurait besoin pour s’endormir en étant apaisée. Alors ceux-ci conviendraient, car si tu les avais choisis pour moi, c’est que c’était ceux qui irait le mieux. Est-ce que c’était une confiance aveugle ? Une question qui me traversa l’esprit alors que tu terminais justement ta présentation et qui me laissa une nouvelle fois songeuse, analysant la réponse ou les réponses à cette question qui en soulevait d’autre et finissais par me donner la migraine. Ou peut-être était-ce le fait de me retrouver dans un endroit aussi petit ? Espace confinée qui pourrait rapidement me rendre claustrophobe.

Ce n’est que quand je sens la présence de ta main sur mon épaule une nouvelle fois que j’en sort. Mes pas suivent les tiens, une fois encore, la danse des mouvements est aussi fluide qu’elle en est devenue naturelle alors que nous nous déportons vers une salle de bain que j’observe quelques instants, sourcils froncés. Je regarde ce point, là-bas, là où je trouverais de quoi me laver. Un signe positif de la tête alors que mes mains glissent déjà vers les broches pour relâcher mes cheveux et les laisser tomber en cascade sur le tissu des vêtements que j’ai encore sur moi. Un temps d’arrêt alors que je te regarde perdre ton propre uniforme. Mes mains s’emmêles dans les nœuds de la ceinture pour m’en défaire sans que je n’ai la moindre attention pour ce que je suis en train de faire, je me suis une fois de plus, complètement perdu dans le fil de mes pensée. La cloison de ta douche finie par se refermé, pas complètement cependant. C’est un temps d’arrêt que je marque à présent avant de finalement réussir à détourner le regard et me concentré sur ce que je fais.

Ma baguette, dissimulée dans cette ceinture, retourne entre mes mains. Je la pose un instant, le temps de faire glissée les tissus qui m’encombre pour les pliée avec soin avant de ramasser les tiens pour en faire de même. Une sorte de concentration pendant que le simple bruit du jet voisin me berce et m’enfonce un peu plus dans ce fil décousu de pensée brumeuse qui me semblent insaisissable, disparaissant au moment même ou j’arrive à les effleurer du bout des doigts. Je retire ensuite mes deux médaillons, que je pose sur les vêtements que j’ai pliés, les chaines s’enroulant autour de ma baguette que j’ai laissées là également.

J’avance vers l’une de ses douches, l’une de ses cloisons ouverture avant de m’arrêter un instant, une seconde où ma main se pose sur les panneaux. Mon regard se tourne vers le bruit, si proche. Et je mords ma lèvre inférieure. Mes yeux se baisse, fixe maintenant le sol. Une seconde, peut-être deux, trois ou dix. Puis mon pas léger s’envole délicatement, silencieusement, autant qu’ils se font timide quand mes doigts se pose sur la cloison pour que je me faufile. Une seconde de plus pour regarder ton dos et une dernière pour faire un dernier pas en avant.

C’est une invitation qui n’en était pas une mais que j’ai choisi de voir car tu n’avais pas tout à fait refermé tes barrières. Mes mains ce pose sur ton dos, a plat et je t’effleure du bout des doigts dans pour autant vraiment faire sentir ma présence. Pendant que mon visage vient se poser sur une omoplate et que mes yeux ce ferme. Il n’y a pas vraiment de recherche dans cette gestuelle, dans cette intrusion qui pourtant ce veux douce. Juste une impulsion peut-être. Un besoin ou une envie. Je ne sais pas vraiment. Je ne cherche pas non plus à savoir. Ce n’est rien de plus qu’un contact aussi fugace qu’il sera bien vite effacer par le temps, celui qui reprendra son court quand le tic-tac des aiguilles se décidera à ce faire entendre de nouveau.
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MessageSujet: Re: If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you.  If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you. - Page 6 EmptyLun 12 Aoû - 0:48
06.03.2024 - If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you.

Spoiler:
 

Alors que la cloison se referme, comme pour marquer la distance et une forme de séparation peut-être, il ferme les yeux un instant. Quelques secondes avant que l'eau ne se mette à couler sur sa tête, sur ses épaules et qu'il finisse par se glisser entier sous le jet. Il aurait pu quitter cette pièce, l'y laisser seule et retrouver une salle de bain qu'il connaissait mieux, qu'il avait plus l'habitude de fréquenter. Mais comme à chaque fois qu'il était avec elle, et qu'elle lui paraissait presque aussi forte qu'elle se révélait fragile ; il y avait eu un raté quelque part. Un raté que si des regards indiscrets avaient observés, auraient pu dévoiler.
Pourtant, c'était comme ça. C'était toujours comme ça. Quand elle était là, qu'importe la situation, il avait des ratés. Il avait beau essayer de les balayer d'un revers de main, ils finissaient toujours par apparaître de nouveau ; comme une évidence qu'il allait devoir apprendre à accepter si il ne voulait pas se laisser submerger.

Pourtant ce n'était pas simple. Parce qu'au final, dans son monde, ce n'était pas normal. Il n'y avait aucune raison pour lui d'agir comme ça. D'être différent tout en étant semblable à ce qu'il était réellement. Il n'y avait pas lieu de s'inquiéter de son sentiment, à elle, durant cette soirée. S'en était-il jamais inquiété pour son père ; invectivés à chaque pas presque autant qu'il était ignoré ? Jamais. Parce que c'était normal. Parce qu'il était un invité non désiré même si son grand-père l'avait autorisé à séjourner ici. Qu'il l'y avait invité. Les autres, membres respectueux, bien pensants et avides de se protéger mutuellement, n'avaient pas forcément vus les choses comme ça. Comme si l'étranger pouvait s'insinuer ici, semer la graine de la discorde ; faire naître des tensions dans les relations. Est-ce que ce n'était pas déjà le cas alors que ses choix étaient partiellement remis en question ?

Eiji inspira, laissant l'eau couler alors qu'il posait une main sur le mur. Comme pour permettre à cet instant de trouver le moyen de le configurer à nouveau. De le faire revenir à ce qu'il devait être maintenant. Ses yeux se fermèrent sans qu'il ne sente la présence de la jeune femme derrière lui. Sûrement parce qu'il n'avait pas pensé qu'elle le rejoindrait sous ce jet. Sûrement parce que, même si l'idée l'avait effleurée et c'était glissé dans son esprit, une autre avait fini par en prendre la place. Symbole, peut-être, qu'il ne voulait pas trop y penser. Qu'il préférait voir autre chose, conserver cette journée pour ce qu'elle était et continuer d'avancer. Avancer pour rentrer dans cette salle où le clan les attendraient. Avancer pour voir qui, à ce repas, survivrait. Avancer, enfin... Pour que le souvenir commence à s'effacer. Que les échecs et les ratés ne soient plus que des bribes de souvenirs brumeux à distillés un peu plus.

Quand il senti sa présence dans son dos, elle était déjà trop proche pour qu'il ne puisse l'empêcher d'approcher. Trop proche alors qu'il sentait ses cheveux chatouiller son dos alors qu'elle posait sa tête contre son omoplate. Trop proche... L'aurait-il seulement poussée dehors si il l'avait sentie arriver ?
Même si le contact n'était pas désagréable, même si au fond, en cherchant bien, il l'avait sûrement recherché lui aussi en restant ici, il ne pu s'empêcher de pincer légèrement les lèvres. Il y avait comme une douleur qui tapait lentement le long d'un muscle dans sa poitrine. Un muscle qui n'existait pas, plus ?
La grimace disparu de son visage alors qu'il relevait la tête, fixait ce mur devant lui sans vraiment le voir.

Des questions, il y en aurait toujours. Elles reviendraient sûrement à un autre instant. Comme à chaque fois, puisque l'un et l'autre semblaient apprécier se perdre dans la répétition des événements. C'était habituel finalement, non ? Peut-être qu'il devrait commencer à le prendre en compte dans son fonctionnement, même si il n'était pas encore convaincu qu'il en soit arrivé à ce stade là.
Simple complexité des chose. Un sourire se dessina sur ses lèvres, sourire fin qui disparu lorsqu'il pivota pour faire face à la jeune femme. Comme d'autres fois, auparavant, ses bras vinrent l'entourée jusqu'à l'attirée sous le jet, qu'elle prenne sa place alors que les positions s'inversaient presque trop simplement. Comme si les corps finalement, étaient habitués a cette communication que les esprits entravaient sûrement.

Une main contre le ventre de la jeune femme, sa tête qui se pose entre sa nuque et son épaule, une autre main qui prend appui sur le mur donnant presque cette légère impression de possession, de protection ; une forme de cocon peut-être dans lequel naît le secret.

Alcôve éphémère pour âmes égarées.




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MessageSujet: Re: If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you.  If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you. - Page 6 EmptyLun 12 Aoû - 1:21


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Pourquoi t’avais-je rejoint dans cette douche ? Pourquoi est-ce que le contact avait presque été naturel, nécessaire. Un instant, juste un. Aussi fugace soit-il. Disparaissant comme tant d’autre ci-tôt que nous aurions quitter la pièce, repris le cours de nos vies. Le temps s’arrêtais souvent quand j’étais avec toi, comme suspendus par de petits moments, moment comme celui-ci alors que mes yeux ont fini par se fermer et que je reste simplement comme ça quelques seconde, quelques minutes.

Peut-être était-ce une autre forme de communication ? Un remerciement silencieux pour tous ce que tu faisais pour moi, pour ta présence, ton dévouement en un sens. Un merci silencieux pour avoir été là tout au long de ce voyage. Pour ne pas avoir poser trop de question, pour avoir compris aussi certaine chose. Pour avoir choisi de continuer malgré tout. Un merci pour m’avoir montré ton monde, pour m’avoir fait assez confiance pour me confier le secret de ton foyer. Et surtout pour cette journée, perdu au milieu de tant d’autre et qui pourtant aura été une pause, un break. Quelques heures suspendues or du temps et de ce que nous appelons « normalité ». C’est sans doute tout ça qu’exprime mes mains dans son dos, mon front sur ton omoplate. Mon souffle paisible et mes lèvres qui s’étire en un sourire serein.

Quand tu pivote, mes yeux s’ouvre, comme un moment de peur, celle d’avoir présumée de mon droit à prendre place sous cette douche. Rapidement balayer cependant par se bras qui vint m’entourer, ce changement de position. Les corps qui se comprenne et les gestes qui s’accordent même ici, même comme ça. Dans les moments les plus simple. Une main sur mon ventre et l’autre en appuie alors que ton visage se niche entre mon cou et mon épaule, mes yeux ce ferme à nouveau alors que l’eau, presque trop fraîche, m’enveloppe. Et que rapidement des gouttes ruissellent de mes cheveux jusqu’à mes épaules pour descendre le long des lignes de ma silhouette. Ma tête bascule en arrière pour prendre appui, elle aussi, contre toi. Mes mains remontent dans un même geste pour venir se poser délicatement contre se bras qui m’enserre et me possède.

Le silence, simple et si apaisant d’un instant égaré hors du temps. Si simple et pourtant née de la complexité d’un partage qui n’a pas encore de nom, de définition. Qui existe simplement et semblent devenir répétition. Ce petit sourire, il existe toujours, étire mon visage pour le rendre sans doute plus doux, plus vrais aussi sûrement. Et ses battements de cœur, qui jure avec la tranquillité de ma respiration, à croire qu’il choisi de flirté avec la tachycardie. Comme si à chaque battement il tentait vainement de sortir de ma poitrine.

Une minute, trois minutes, cinq minutes. Le temps n’existe plus pour le moment. Je ne sais pas dire combien de temps nous somme rester comme ça, simplement, quand mon corps pivote pour te faire face simplement, mon visage se poser sur ton torse et mes bras envelopper ta taille. Mon visage se niche sur la ligne entre tes pectoraux, comme si elle avait été dessinée pour laisser mon visage s’y glissé là aussi. Mes mains remontent dans ton dos légèrement, pour s’y poser à plat quand je prends une nouvelle inspiration. Puis mon menton qui glisse en hauteur pour laisser à mon regard le loisir de se plonger dans le tien, ou du moins, de couler jusqu’à la contemplation des traits fin, qui me sont devenu presque trop familier. Les yeux parlent, bien plus que les mots, une fois encore.

Innocence d’un moment presque trop pur pour deux êtes marqué par la mort, la vie et le froid.
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MessageSujet: Re: If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you.  If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you. - Page 6 EmptyLun 12 Aoû - 2:24
06.03.2024 - If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you.

Spoiler:
 

Pourquoi fallait-il que cette impression de simplicité naisse dans des instants comme celui-ci ? Des instants où il n'avait plus vraiment besoin de penser, de prévoir, de voir plus loin dans un avenir incertain. De calculer encore et encore les diverses possibilités. Ce qu'il ferait à nouveau, dés qu'il sortirait d'ici, dés que la douche aurait cessée de coulée, qu'il aurait revêtu les vêtements précédemment sélectionnés. Des symboles pour tenter d'apaiser, en quelque sorte, les aînés. Pour qu'ils se tournent sur autre chose que sur cette femme qu'il avait invité. Qu'il avait autorisé à entrer dans cette bulle qu'était l'île. Ce refuge qui permettait, depuis des décennies, à tout un clan de survivre voir même, d'arriver à vivre.
Sa main se crispa légèrement sur le ventre de la jeune femme alors qu'il repliait ses doigts, comme pour étouffer cette pensée, se l'arracher. C'était simple avec elle, et pourtant c'était aussi d'une étrange complexité.

Complexe parce qu'il en arrivait à ne plus se comprendre. Les sentiments, les émotions, il ne les comprenaient pas. Ou bien ne voulait pas les comprendre, c'était plutôt ça. Un refus catégorique qui finissait par le tirailler une fois sur deux dés qu'il quittait l'oubli pour la réalité. Comme si la barrière invisible tentait toujours de se maintenir même quand elle n'existait plus. Un automatisme sûrement, pas tant pour se protéger que pour protéger l'ensemble du clan. Parce qu'il avait été fait comme ça. Que chaque fois que la simple idée de tout laisser aller avait pointé le bout de son nez, c'étaient d'autres voix qui s'étaient élevées. Des voix pour le faire revenir sur le chemin qu'il avait décidé de suivre, qu'il avait accepté de suivre. Lui dont le seul objectif est justement d'arriver à l'objectif et de le faire aussi stratégiquement que rapidement.
Lui qui ne pourrait pas s'y retrouver si les choses venaient à se compliquer. Si à la froideur s'ajoutait la douceur ; qu'elle distillait en lui les flammes de l'inquiétude et de l'intérêt. Plus il serait distrait et moins il y arriverait. Que resterait-il alors ? A lui, a elle, a sa famille et a ce clan si important ? Du vent sûrement. Juste du vent.

Et outre la perspective d'échec qui n'était pas envisageable, il y avait bien d'autres choses à prendre en compte pour qu'il accepte, seulement, de faire un pas vers une voie qu'on jugerait plus humaine.

Les doigts se décrispent enfin alors qu'il repose finalement le plat de sa main sur ce ventre, que son visage s’enfouit dans la nuque de la jeune femme. A la base de son cou, il laissera s'attarder ses lèvres pour mieux y déposer un baiser. Juste un avant qu'il ne soupire, écho à la respiration de la jeune femme. Synonyme peut-être, qu'une fois encore, il acceptait de se laisser céder. Même si ça se compliquerait après.
L'après serait peut-être différent cependant. Parce que trop de choses s'étaient passées entre eux. Parce que même l'aveugle devait, un jour, accepté d'ouvrir les yeux. De mettre des mots sur des choses qu'on ne pensait pas possibles, pas utiles non plus. Mais ça, ça viendrait plus tard. Après cet échange, ce nouvel échange.

Et après aussi, ce câlin humide que rares sont ceux qui les en penseraient capable. C'est peut-être pour ça, au final, que c'est si agréable. Parce qu'ils ne reviendront pas dessus. Parce que ça serait tut même si chacun savait ce qu'il en était. Parce que ça se passait à l'abri des regards, comme un secret.
Un secret... Tant qu'on ne le disait pas, ça n'existait pas, n'est-ce pas ?

Le corps de Kassie bouge sous ses doigts, pivote lentement et le force à se redresser. Ne pas voir son visage l'aidait. Le voir rendait les choses plus réelles, légèrement plus difficiles, même si ça restait subtile, il retourna fixer ce point sur le mur, cligna des yeux plusieurs fois tout en bougeant légèrement sa mâchoire. Contractions infimes qui représentaient bien son hésitation. Puis la main sur le mur quitta se dernier, retomba le long de son corps alors que l'autre bras enlaçait toujours la jeune femme.
Enfin ses yeux acceptèrent de quitter ce point proche du néant pour se poser dans les ceux de la jeune femme. D'en détailler la profondeur, la douceur sûrement aussi. L'innocence d'un regard qu'il voyait trop rarement, ce dernier étant généralement emprunt par la dureté. Qu'est-ce qu'elle verrait dans le sien, exactement ? Parce qu'entre ses pensées et cette position, il n'était même plus certain de pouvoir véhiculer quoi que ce soit. Peut-être y lirait-elle une forme de douleur, d'abandon aussi sûrement, ou bien trop de questions. Des questions qui étaient plus pour lui que pour elle. Plus pour ce qu'il deviendrait si il cédait.

Il inspira, ferma les yeux pour rompre ce contact invisible entre eux. Mais au lieu de se détacher d'elle, au lieu de s'en écarter, ce furent maintenant deux mains qui enlacèrent le corps de la jeune femme. Deux bras qui semblaient vouloir s’accrocher à elle comme pour l'empêcher de céder. Debout et pourtant, mis à genoux.

C'était simple et complexe et finalement épuisant.

Et l'âme qui se tord perd cette raison qui l'habite, qui anime l'être alors qu'inconscient qu'il est de sa propre insécurité, c'est vers ses lèvres qu'il se penche pour y déposer un baiser. Un instant furtif. Un instant pour oublier ou bien pour mieux s'en rappeler. Parce que ça fait mal, au final, de savoir que la suite n'a pas fini de le blesser et qu'il aurait mieux fait de tout tuer.

Mal...

Comme un cœur qui se serre quand les bras font pareil, que le visage fini par s'enfouir dans cette chevelure. Une heure. Une journée. Le temps d'un voyage dans d'autres contrées...

Est-ce que tout va continuer à changer ?




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MessageSujet: Re: If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you.  If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you. - Page 6 EmptyLun 12 Aoû - 3:00


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De l’innocence, de l’honnêteté et peut être un peu aussi de tendresse. Pas de questions, pas maintenant. Elles viendraient toute à un autre moment, quand je serais seule avec moi-même. Loin de cette nouvelle bulle. Pour l’instant je refusais de pensée, de réfléchir. D’agir même en un sens. Je laissais simplement les choses se faires. Le temps couler lentement au-dessus de nos têtes sans pour autant impacter le cocon éphémère, figée hors du temps, instant rassurant. Comme un besoin de rechargée les batteries avant de repartir à la guerre, là où la subtilité de ses secrets autant inavouée qu’inavouables n’avaient pas leurs places.

Dans le tiens de regard, d’autre choses, d’autres pensées. Il me perturbe car j’ai l’impression de le lire un peu plus, un peu mieux qu’avant. Il me culpabilise presque. Me fait détourner les yeux quand tu ferme les tiens, mordre ma lèvre inférieure comme si finalement, j’en demandais trop. C’est probablement le cas. Mais comment puis-je en demander trop quand je ne sais même pas ce que je veux ? Ou peut-être que je le sais, au fond, car stupide est celui qui ne comprendrais pas les battements effrénés de se cœur. L’apaisement au creux de ses bras. Le soulagement du contact. Et la culpabilité, vil et cruelle ressentis. Celle de savoir que finalement, c’est un bien pour un mal et non l’inverse dans une configuration comme la nôtre.

Quand j’aurais cru que le contact allait se rompre, il se ressert un peu plus jusqu’à me surprendre. Mes yeux ce ferment à leurs tour, force sur mes paupières avant de se relâcher. Mes mains se crispe dans son dos comme pour y imprimer un peu plus leur présence. Un baisé fugace, des lèvres qui se croisent sans avoir besoin de se chercher dans l’obscurité de deux regards résolument fermés. Et ton visage qui se perd dans mes cheveux, alors que ma prise se ressert comme pour ne plus la perdre.

Un instant, encore un.

Une minute, plus encore.

Un moment, qui s’éternise.

Mes yeux s’ouvrent à nouveau, sans doute plus triste que l’instant d’avant. Le cœur se déchire et laisse comme un trou béant, une douleur qui ferait ployer le genou. Comme si plus jamais il n’arriverait à se reconstruire. Cœur dont la glace à fondu pour ne laisser plus qu’un écrin de fragilité. Mes mains glissent sur tes côtes avant que je ne recule un peu, suffisamment pour voir ton visage. La gauche remonte, s’approprie une mèche de cheveux pour la dégager de ton visage avant de retracer le contour de ses traits si fin, que j’ai connu sous tant de forme allant de l’impassibilité à la colère en passant par d’autres choses. Les iris d’émeraude plonger dans les tiennes, le regard est bien triste et pourtant je souris toujours, il est figé ce sourire, il n’est plus serein, pas joyeux non plus. Il accompagne finalement mes yeux, ceux de la compréhension. Je me grandis quelque peu, décollant les talons pour que ma bouche approche de tes lèvres ou plutôt de la commissure de celle-ci et y déposer un baisé léger, qui glisse vers ta mâchoire avant de descendre dans ton cou pour finalement disparaître en un instant lui aussi.

C’est une résolution douloureuse que de comprendre que je ne peux pas faire ça. Pas si je veux te garder intact.

Un pas en arrière, un second. Mon regard se détourne de toi pour mieux ce concentré sur le panneau que je vais franchir, il me faudra quelques instants dans la douche voisine pour accepter ma propre résolution. Celle qui a suivis la compréhension. J’espère que ça ira.
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MessageSujet: Re: If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you.  If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you. - Page 6 EmptyDim 18 Aoû - 1:32
06.03.2024 - If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you.

Spoiler:
 

La douleur est une sensation qu'on ne s’attend jamais vraiment à ressentir. D'autant moins quand elle n'est pas purement physique. Parce que, la douleur physique, elle s'apprivoise ; l'esprit peut l'effacer où la rendre plus supportable avec un peu d’entraînement. Ce n'est pas le cas de l'autre douleur. Celle qu'on lie à des émotions, des sentiments, celle qui parvient jusqu'au cœur.
Mal... Elle fait mal. Elle s'insinue profondément, force à la compréhension. A cette forme d'abandon qui vous fait baisser les bras et vous invite, trop durement, à accepter un fait que vous n'étiez pas prêt à accueillir. Pas maintenant, pas si vite, pas comme ça.
L'étreinte se resserre autour de Kassie, comme pour avouer cette sorte de réciprocité. Faire un aveu, aussi douloureux soit-il alors qu'il n'est pas prêt, lui-même, à en prendre possession pleinement.

Mal...

Un mal qui vient de l'intérieur et transperce le cœur et la chaire, qui vient se glisser derrière ses paupière closes et donne l'impression que les vannes vont lâcher. Parce que c'est sûrement le cas au final, il va céder. Il la sent cette sensation ; celle qui remonte jusqu'à former une boule dans la gorge qui empêcherait le plus bavard de parler. Celle qui étouffe, pique les yeux et force à les maintenir fermés avec plus de force. Parce que les ouvrir c'est trop compliqué, parce que ça maintient encore un peu les œillères. Ou bien parce que c'est préférable. Parce que cette barrière là n'a plus été franchie depuis plus d'une décennie, même pour son grand-père. C'est interdit. Il se l'interdit. Alors pourquoi ça sortirait maintenant pour le briser définitivement ? Parce que c'était ça qui allait se produire si la dernière barricade venait à tomber. Il allait tout lâcher... Tout, jusqu'à ce qu'il était... Pour elle ? Pour un instant comme celui-là ? Pour une compréhension nouvelle qui le faisait vriller, l'empêchait de rationaliser ? Kassie n'aurait dû être qu'un passage dans une vie, un contrat comme un autre... Et pourtant...

Pourtant...

Pourtant ses yeux se rouvre lorsqu'elle pose les mains sur ses hanches et se décale légèrement. Pourtant il se force à plonger son regard dans les iris de la jeune femme ; parce qu'il y lit sûrement trop de choses aussi. Trop de choses qu'il comprend maintenant.
Ses yeux se referment lentement lorsqu'elle frôle son visage pour replacer une mèche de sa chevelure. Un geste, bientôt suivit d'un baiser. Le dernier. Au coin des lèvres. Parce que c'est mieux non ? Mieux pour l'instant, mieux tout le temps. Parce que cette simple sensation est brûlante, fait perdre l'esprit, donne envie de plus et de moins en même temps.

Mal... Toujours autant. Plus peut-être quand les corps se séparent enfin.

Pendant une fraction de seconde, il eut envie de la retenir. D'entourer son poignet de ses doigts avant qu'elle ne passe le battant masquant l'entrée de la douche. Une fraction de seconde qui lui fit serrer les poings et la mâchoire alors que son regard retournait fixer ce point. Folie douce, folie sensible ; folie à se retirer avant que l'abcès ne devienne plus profond.

Folie... Compréhension. Un mot qui en cache un autre. Un regard qui se voile un peu plus. Une mâchoire qui se crispe pour ne plus se décrisper, un sourcil qui se fronce, marque le front et fait devenir la respiration de plus en plus forte. Comme un moyen de se fustiger soi-même pour toutes ces pensées. Il n'a pas le temps pour ça. Il ne l'a jamais eu. Il a eu l'envie de le prendre... C'était peine perdue n'est-ce pas ? Parce qu'il était lui, parce que c'était elle. Parce que c'était comme ça. Et parce que de l'amour à la haine il y a ce pas qu'on nomme rage et qui permet de se maintenir dans le chemin qu'on a tracé.

Que le regard deviennent noir alors que la douche ne dure pas plus de quelques minutes encore. Que l'assombrissement prenne possession du corps et de ses muscles lorsqu'il en sort et passe sur ses épaules cette tenue traditionnelle ninja dans les tons gris. Que le corps se tendent dans un mélange de concentration et de frustration alors qu'un Haori blanc vient surmonter le tout ; un haori aux emblêmes de ce clan si important. Parce qu'il ne doit y avoir que ça pendant la prochaine heure. Parce qu'il ne peut y avoir que ça même si plus...

Plus...

Un peigne dans une main, son regard noirci par des émotions forcées. Il n'y arrivait pas encore... Pas maintenant et la main qui allait le peigner retombe le long du corps.

Mal...

Toujours...

Encore plus...

Il attendra qu'elle sorte de la douche. Une minute, une heure ou dix. Ca n'a pas d'intérêt.

Il lui tendra le peine et les épingles traditionnelles qu'il passait toujours dans ses cheveux. Parce que c'était la seule chose dont il avait besoin. Même si son visage à elle lui disait autre chose. Parce qu'en dépit de tout, c'était un moyen de garder le contact sans rien attendre en retour. Parce que dans son esprit, c'était un échange, un honneur peut-être aussi ou une simple envie...

Parce que... Parce que quoi ? Parce que c'est comme ça. Que là, il ne voit rien d'autre, ne pense rien d'autre. Parce que c'est elle. Parce qu'il est lui et que le mélange se fait toujours très mal. Parce que c'est un appel à l'aide aussi bien qu'un merci... Parce que c'est tout. Parce que c'est rien. Parce que c'est toujours mieux qu'une fin qu'on n'est pas encore certain de vouloir choisir.




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MessageSujet: Re: If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you.  If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you. - Page 6 EmptyDim 18 Aoû - 1:58


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Le cœur qui se serre, qui tambourine prêt à explosée dans ma poitrine puis qui s’arrête tout simplement de battre. Un trou béant, là, juste là. Une douleur qui me donne envie d’hurlé, de crier, de rester, de partir, de tomber, de courir, de pleuré, pleuré jusqu’à ne plus voir que l’ombre des lumières dansante sur ses panneaux que j’aurais envie de déchirée à coup de poing pour exorciser la peine. Un sentiment qui n’aurait pas dû naitre, un aveu qui n’aurait jamais dû se faire. Et un renoncement qui semble ne jamais pouvoir me laisser revoir la lumière. Celle du jour, celle de l’espoir… Celle de l’am…quoi ?

J’ai hésiter à sortir, quelque seconde. Me retourner, prendre possession de sa bouche autant que je t’aurais offert mon corps, mon âme… mon cœur ? Que tu me retiennes, ne me laisse pas partir. Que tu attrapes mon poignet et mette fin à cette folie en l’assumant complètement. Mais ce n’étais pas toi, ce n’était pas moi. Ce n’était pas vraiment nous.

Eiji et Kassie qui se tiennent la main dans les rues de Pré-au-Lard…

Eiji et Kassie qui vont à la fête foraine ensemble…

Eiji qui gagne un nounours pour Kassie….

Qui aurait pu voir, croire telle folie ?

Le panneau se referme derrière moi avec brutalité et pourtant ne produit pas un bruit. L’eau coule bientôt et la solitude m’éreinte, mon souffle se fait court, je suffoque sous cette eau que je ressens comme brûlante alors qu’elle est à peine tiède. Ça devrait être froid, si froid. Mais ça ne l’est pas alors que mon bras remonte sur ma poitrine et que je m’adosse au mur, laissant le jet arrosée le néant pendant que je tombe, simplement sans aucune retenue. Des sanglots silencieux, des larmes qui roulent et me noie, incontrôlable et que je n’ais de toute façon pas envie de contrôler. La gorge qui brule, des sensations, des sentiments. Trop de trop. Une heure, un jour, dix jours, peu importe le temps que ça prendra, là tout de suite j’en ai besoin. Tant que c’est à l’abris des regards, de tous les regards y compris du tiens. Tant que je suis seule observatrice de cette faiblesse. Alors je peux, pas vrais ? Laisser tout explosée, me laisser aller aux regrets, à la peine. Chagrin qui me donne l’impression de mourir.

C’est donc ça, avoir le cœur brisé ?

Ça n’a rien à voir, rien avec se que j’aurais pu ressentir il y à trois ans. C’est bien plus proche de ce que j’ai pu ressentir face à la mort, celle de mon père, celle de ma mère aussi peut-être. C’est comme un deuil, une perte. Quelque chose qui manque et qui ne pourra jamais être combler. Pourtant ce n’est rien, rien de plus qu’un sentiment. C’est incompréhensible et pourtant c’est bien là. Ça me secoue de tremblement alors que mes genoux se sont rabattus sur ma poitrine, que mon visage c’est enfoui dans mes bras et que je laisse peu à peu le froid m’envelopper, sans doute celui d’être nue et trop loin de l’eau. Ou bien celui qui aurait dû être là, dès le départ pour soulignée le ressentis.

Des larmes qui roules, des larmes qui coulent, des larmes qui ne cesse plus et qui me donne l’impression qu’elles ne cesseront jamais.

Le temps c’est arrêter, là, sous cette douche froide. Pourtant il faudrait qu’il reprenne non ? Que le masque et les barrières reprennent leurs places, que je trouve la force de me lever. De finir de laver tous, tous ça. Que je sorte, que je m’habille. Que je te suive en silence jusqu’à ce dîné. C’est ce qu’il faudrait. Mais la force, j’ai l’impression de ne plus en avoir aucune. Moins encore que ses fois où je me suis relevée après quelques blessures physiques. Car là, ça n’a rien de physique. Et pourtant, j’ai l’impression d’avoir mal dans chaque parcelle de mon corps. Pourtant, c’était mon choix, ma résolution. Celle de ne pas sombré dans la folie, de ne pas risqué de tout brisée. Celle de ne pas vouloir te risquer en fait. Alors il faudra que je m’y fasse, je le sais.

Mais pour l’instant, laisse-moi avoir mal.
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MessageSujet: Re: If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you.  If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you. - Page 6 EmptyDim 18 Aoû - 2:25
06.03.2024 - If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you.

Spoiler:
 

Il attendra... Une minute, une heure ou dix. Ou bien il n'attendra pas. Parce que ce visage qui se reflète dans ce vieux miroir ce n'est pas encore tout à fait le sien. Parce que même si le marbre reprend sa place il reste fissuré. Parce que les images de son visage reviennent en boucle. Ce regard avant qu'elle sorte, ce baiser si finement déposé, ça ne voulait rien dire et pourtant c'était tout. C'était assez pour que la contraction de la ligne de ses sourcils reviennent de manière plus prononcée. Que sa mâchoire se contracte une nouvelle fois alors qu'il déglutissait tout en posant ses mains sur le rebord de l'évier en pierre noire. Mal... Trop... Plus...
Les yeux se ferment encore, brûlent encore et peigne et artifices tombent sur le sol, roulent jusqu'à cette porte de douche.

Mal... Tellement. Jusqu'où ça peut aller ? Jusqu'où est-ce qu'il peut l'endurer alors qu'il pose délicatement sa main sur le battant.

Une minute, une heure ou dix ?

Combien de temps ça fait maintenant ? Assez ? Trop ? Trop peu ? Elle est loin et pourtant toujours là. Quelque part, il y a ce flottement, cette résolution qui ne prend pas forme qui le pousse dans cette direction qu'il devrait pour rejeter. Comme elle l'a fait. Parce qu'elle l'a fait pour eux.
L'inspiration se fait plus dure, plus lente aussi et l'hésitation devient plus grande. Si douloureuse aussi... Trop, c'est trop. Ça va trop loin, c'est trop fort. C'est inavouable et ça n'existe pas. Ca ne peut pas exister et pourtant c'est bien là. Là quand sa main glisse sur le battant, que ses doigts passent entre le bois et la pierre qui forme le mur de la douche. Là quand il ouvre cette porte à la volée.

Là... Toujours là... Encore là quand ses pas vont plus vites que sa pensée, qu'il se retrouve trempée alors qu'il est déjà à ses pieds, un genou à terre. Finalement, elle l'y aura littéralement mis une nouvelle fois. Ou plus ? Un peu plus ?
Il avait dit qu'il serait toujours là, même si être là pour ça...
Une ride se forma sur son front, ses yeux le brûlèrent un instant. Le visage, son visage, il est trop expressif là. Il y a trop de choses qui doivent passer dessus. Trop de choses qu'elle ne verra pas alors que son corps fait barrière entre l'eau et la jeune femme.
Pourquoi ? Toujours... Pourquoi de lui... Elle avait fait taire la folie, pourquoi ressortait-elle chez lui ? Encore... Toujours... Forme de sadisme qu'il s'infligeait sans doute volontairement ou bien parce qu'il ne pouvait pas faire autrement. Parce que tout n'était pas réglé. Parce que c'était elle... Elle... Une partie de sa famille, il l'avait déjà dit ça, non ?

Deux mains, pour enserrer des avants bras. Deux mains qui n'iront pas plus loin. Qui seront là pour là tirer vers le haut, là ou elle devait être. Parce qu'avec ce mouvement, cette intrusion, peut être qu'elle le rejetterait, le repousserait. Assez loin. Toujours plus. Comme cette fois avant ? Ou pas ? Est-ce qu'il fallait que ce ne soit pas. Est-ce qu'il fallait que ça cesse vraiment ? Ou bien fallait-il juste se ruiner d'avantage pour ne plus continuer et repartir sur le bond pied ?

Des prétextes. Encore. Toujours. Un peu plus, un peu moins.

D'un geste, il la remet sous le jet. Un geste qui le trempe encore un peu plus. Un jet pour effacer ou pour mieux repenser. Parce qu'entre eux, c'est tellement simple que c'est trop compliqué. Parce que se casser, c'est encore ce qu'ils font de mieux. Et parce que c'est comme ça qu'ils se reconstruise à chaque fois. Même si ce n'est jamais comme avant, même si c'est différent. Parce qu'il aurait dû la retenir l'instant d'avant. Parce que ses larmes, elles l'atteignent même si elles ne devraient pas.

Parce qu'il a mal... Autant qu'elle... Même si il n'en n'a pas le droit, comme elle.

Mal...

Trop mal. Tellement que pour ne plus ressentir cette douleur, mieux vaut se l'encrer bien en profondeur. Quitte à tout faire basculer. Les ruines, ça se reconstruit, les épaves ça s'autodétruit un peu plus à chaque fois. Alors il se ruinera, il la ruinera aussi. Parce que c'est comme ça. Parce que les fissures sont trop présentes, qu'elles sont partout ; qu'elles commencent à définir ce qu'ils sont ; un tout.

Un tout...

Un contraire...

Un sentiment...

Qu'est-ce que c'est que ça ? Aimer. L'amour. Détester. Se détruire. Se conserver. Il l'aime ? Ou pas ? Il aimait sa mère n'est-ce pas ? Alors pourquoi il a mal pour une vivante quand la douleur de l'amour pour une mort commence à disparaître ? Il n'en n'avait pas fini avec ça ?

Ca...

L'esprit il est vrillé, il s'est cassé. Il est parti avec la volonté. La volonté à emporté les mots aussi. Parce que les choix, il ne les lui laissent pas. Parce que c'est comme ça. Qu'il l'embrasse avec presque trop de force. Parce que la destruction commence toujours par un pas. Qu'elle doit continuer jusqu'à être achevé ; parce qu'ils ne s'en remettront pas si ce n'est pas le cas.




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Mal… mal depuis toujours ? Mal en cet instant. Mal hier, aujourd’hui, demain ? Je ne sais pas, je ne sais plus alors que l’eau coule, que mon corps tremble, que les larmes roulent. Que mes ongles s’enfoncent encore d’avantage au creux de mes bras que je marque, blessure physique pour mieux assumée celle du cœur ? Expression du cœur qui se répercute sur le corps ? Ou un simple besoin de revenir à la réalité, une autre réalité. Une où rien n’existe, ou rien ne fait mal, une ou je pourrais faire comme si… Comme si rien ne comptait, comme si j’étais encore cette fille, comme si rien n’avait changer. Pourtant tout, tout à changer, si vite que j’en ai le tournis.

Le battant s’ouvre, une présence que je n’ai pas envie de sentir, que je réclame, que je ne veux pas, que je veux de toute mes forces. Tellement de contradiction. Vouloir être seule, avec toi, sans toi, pour toi… Tout et son contraire alors que mon corps refuse d’esquissée le moindre mouvement, que mon visage ne se relèvera pas. Que mes yeux resteront résolument clos, même quand tu me relèveras. Comme pour me cacher, dans un petit trou de souris. Ne rien montrer. Car si mon regard est plongé dans le noir, alors le tiens aussi. Si je ne vois pas, toi non plus. Si je me cache dans l’obscurité alors je deviens invisible, je n’avoue pas, je ne montre rien. Pas vrai ? Pas vrai ?!

Ou pas.

L’eau roule, coule de nouveau sur mon corps. Mes bras serrent ma taille, ma poitrine. Je me cache, dans se petit trou de souris. Je ne veux pas en sortir, pas encore. Laisse-moi une minute, une heure ou dix. Ma voix pourtant s’élève, pour ne rien dire, ne rien ajouté, ne rien préciser.

« Tes vêtements. »

Car je le sens le tissu trempé, même comme ça, même caché. Ça ne veut rien dire, ça veut tout dire. Ça ne change rien. C’est hors propos, idiot sûrement aussi. Mais quand ma voix se brise alors qu’elle s’élève dans un murmure à peine audible, ce sont les seuls mots qui me viennent et qui seront vite balayer. Par un baisé d’une force rare, d’une brutalité qui m’éveille et me fait finalement ouvrir enfin les yeux qui s’écarquille, rond comme des billes. Une larme perle au coin de mon regard, glisse le long de ma joue et part s’écraser au sol. Sans doute masquée par d’autres gouttes, celle de cette foutue douche. Je le veux, je l’espère. Et je reste interdite encore quelques instants, un peu plus un peu moins.

La lutte devient inutile, elle me fatigue, m’épuise même. Autant qu’elle me détruit. Autant que tu me détruis, autant que je te brise, que l’ont fini à genoux. Et finalement, mes bras quitte mon corps, mes mains s’enroulent autour des pans de ton vêtement pour les serrée, si fort, que je sens mes propres ongles s’enfoncer dans mes paumes même à travers le tissu. Un baisé qui fait écho au tien, la douleur qui se répond, raisonnent, comme un miroir qui se renverrais la même image à l’infini. Celle de deux être à terre, se renvoyant la même image encore et encore. Si semblables et pourtant si différent alors que de nouveau mes paupières se ferme mais pour d’autre raison cette fois. La résolution, elle s’est envolée ? Ou bien est-ce qu’elle laissera juste un instant encore, une minute, une heure ou dix. Pour mieux revenir, mieux nous détruire.

Les larmes ne coulent plus, mais les tremblements, eux restent présent. Fragile corps qui n’est que chair et os, qui n’est finalement rien, rien de plus que de la poussière. Poussière balayer par le vent, un ouragan qui fait naitre un feu ardent au creux de mon ventre alors que mon cœur gèle, bat à tout rompre, brûle, tout à la fois. Car avec toi, avec nous, c’est tout ou rien. Le feu, la glace. La tempête, le calme. Le silence, les cris. Tout et rien, tout ou rien.

Un baisé emprunt à la passion ou une gifle de déception...
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MessageSujet: Re: If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you.  If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you. - Page 6 EmptyDim 18 Aoû - 13:38
@Eiji N. Kurotchkine a écrit:
06.03.2024 - If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you.

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Est-ce que c'était trop demandé que de vivre une journée dans la normalité ? Pas forcément celle de ce monde, pas forcément celle de cette île. Une vrai normalité ? Une journée qui n'avait rien à voir avec les autres, qui gommait toutes les différences ? Est-ce que c'était trop demandé que d'être capable de la sentir naître en soit et de pouvoir en profiter sans qu'un nuage noirci ne vienne obscurcir le paysage ? Ils y étaient presque arrivés, n'est-ce pas ? A cette normalité ? Pas plus tard qu'il y a une petite heure, avant que ce mot ne lui parvienne, cruel rappel que l'un et l'autre n'étaient pas normaux. Pas tout à fait... Qu'ils ne le seront jamais.
S'était-on jamais demandé ce qu'il y avait au plus profond de lui ? Se qui se cachait sous toutes ces couches dont ils s'entourait. Il n'était pas comme ça avant... Avant, il y a longtemps. Il était différent. Puis un mouvement dans l'âme l'avait cassé et l’enchaînement n'avait pas tout à fait fini de le contaminer. Alors pour toutes ces années d'enfermement, pour toutes ces années où tout était resté enfouie... Pour toutes celles-ci et pour celles à venir, il avait cédé.

Pas que ça l'enchante. Pas vraiment. Il ne s'en rend pas totalement compte pour l'instant alors que son emprise sur ce corps lui fait tourner la tête un peu plus encore. Parce qu'il n'y a plus d'autres choix. Parce que ce qu'on croit voir en lui, ça n'existe pas. Pas vraiment. Pas tout à fait. Les fondations elles ont été détruites il y a longtemps, un peu plus chaque jour il y a eu une blessure qui s'est posée sur une autre, avant qu'il ne se décide à tout masquer. A changer. A arrêter d'être cette éponge qui allait finir par exploser. Le silence, ce fut l'ami. C'est devenu l'amant. C'est devenu une partie de lui. Il est né de la mort de l'innocence et du poids des années. Il est né de ce jour où on lui a tracé un semblant de destiné, né du rejet constant d'un père qu'on a forcé, né de la mort d'une mère, né de la mort des autres. Tuer c'est s'approprier la douleur, c'est savoir vivre avec ; c'est laisser un bout de son âme derrière. Sur certain, ça glisse, sur lui ça ne faisait que paraître au début. Puis c'est devenu une habitude, une facilité. Une fuite cachée. La solution pour accéder à la stabilité et continuer d'avancer.

Cassé, il l'a toujours été. Avant ça, avant elle. Ça éclate juste maintenant ; face à ce trop pleins de sentiments qu'il sait déjà ne pas pouvoir gérer. Pas alors qu'ils sont restés si longtemps enfermés. Ce serait trop simple sinon... Si simple...

Tellement simple...

Comme avec elle. Parce que c'est elle. Parce qu'ils sont poupées brisées depuis trop longtemps. Parce que l'un doit se trouver échos en l'autre. L'étreinte est forte, elle le brûle presque autant qu'elle l'insupporte. Il s'insupporte. A un point tel qu'il ne se reconnaît même plus, qu'il ne sait pas si ce qu'il fait est bien ou pas. Qu'il n'entend plus, ne voit plus, a tout perdu. Qu'est-ce qui fait le plus mal ? Se rendre compte de ce qu'il se passe en son for intérieur ou savoir qu'on ne sera bientôt plus capable de se maîtriser alors que ses propres gestes forcent bien trop de chemins.
Trop... Tellement trop...

La douleur est plus vive, l'abandon est plus profond. La fissure devient cassure nette. Et pour la première fois depuis longtemps, la peur prend le pas sur le reste.
Il frissonne, trop fortement sûrement alors que ses gestes deviennent moins rudes. Parce que la compréhension du monde à trouvé sa réponse. Parce qu'il doit l'accepter comme il a toujours tout accepté. Parce que c'est ainsi qu'il est et qu'il se doit d'être. Peut-être parce que c'est elle aussi et qu'il ne peut pas la forcer à tomber plus bas qu'il ne l'est déjà. Peut-être parce qu'elle ne le mérite pas. Qu'elle ne mérite pas d'être l'outil de la reconstruction à venir, qu'elle ne doit pas avoir cette place là... Ou pas ? Savoir ou ne pas savoir. Ne rien vouloir savoir.

Il a disparu. Quelque part entre ici et le néant alors que le regard de Kassie se tourne vers lui. Qu'il y lit cette peur lancinante qui à du naître dans son regard à lui. Accompagnée de ce remord sans fin, accompagné de ce dégoût profond et sûrement d'une part de raison. Peut-être... Il a toujours mal en attendant. Mais la douleur est différente. Pas tournée vers elle, pas née à cause d'elle. Elle a juste toujours vécu en lui et la douceur des lèvres de Kassie, de ce baiser échangé se fait encore plus doux. Plus doux. Plus lointain aussi quand il détache ses lèvres des siennes et se penche sur le côté.
Descendant jusqu'au niveau du sol une main posée sur la hanche de la jeune femme, il fini par attraper les quelques vêtements qu'il a balancé plus tôt. Il sert ce tissu mouillé entre ses doigts, reste un instant comme ça à observer cette main plaquée contre l'écusson de ce clan.

La larme, elle aurait pu rouler là. Mais elle ne le fera pas. Avec ce qu'il reste de force, il apporte le tas de vêtement à lui et pose sa tête contre l'extérieur de la cuisse de la jeune femme. Pourquoi tout ça ? Pourquoi autant que ça ?

Pourquoi ?

Il n'aura pas de réponses. Parce qu'il n'y a pas de vrai question sûrement. Ou bien parce qu'il n'en a pas la force maintenant. Qu'il préfère se redresser, ses vêtements fermement agrippés alors que son regard ébène se pose dans les yeux d'émeraude de la jeune femme.

Pardon. Merci. Trop de choses qu'il voudrait lui transmettre. Trop de choses dont il est incapable, dont il est incapable depuis des années.
Trop de choses... Tellement... Si bien que seule cette main qui quitte la hanche de la jeune femme et vient se glisser entre deux mèches de cheveux est la seule chose qui peut vraiment parler. Parce qu'il s'est imposé. Qu'il a tout imposé. Qu'il est réellement désolé. Il ne sait juste pas le dire alors que ses doigts ne quittent plus ces mèches et qu'il approche juste ses lèvres du front de la jeune femme.

Ça n'arrivera pas. Ça n'arrivera plus. Pas comme ça. Pas avec elle. Plus jamais.

Est-ce qu'ils arriveront à se pardonner ça ?



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MessageSujet: Re: If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you.  If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you. - Page 6 EmptyDim 18 Aoû - 14:47


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Deux mots, sept lettres qui me brûle la gorge, serre encore un peu plus ma poitrine dans un étau alors que la douleur, déjà, semblait avoir atteint son paroxysme. Un échange, un nouveau qui transmet bien plus de choses qu’un millier de mots ne pourraient jamais le faire. Une douceur, une acceptation un pardon. Et une résolution que je sais ne pas pouvoir tenir. Que j’ai voulu prendre, de tout mon cœur, de toute mes forces. Mais qui va à l’encontre de chaque parcelle de mon corps, de se que crie ma chair. Mal, tellement mal. Peur, tellement peur. C’est trop pour toi dont le vase à fini par déborder, c’est trop pour moi dont les retombés se feront sentir bientôt je le sais, je le sens. Comme la morsure venimeuse d’un serpent dont le poison se repend lentement jusqu’à emprisonnés les sens et la raison pour ne plus rien laisser d’autre que l’incapacité à se protéger, à lutter ou même à se débattre.

À bien y pensée, quand est-ce que tout ça à vraiment commencer ? Ce jour de septembre, au cœur de la cabane hurlante ? Lors de ses entrainements dans ma salle de sport ? Après, avant, toujours ou jamais… on dis que quand on est sur le point de mourir, on revoit le fil de sa vie défilé devant nos yeux clos. Alors est-ce que je suis en train de mourir, si chaque moment, chaque souvenir me frappe un peu plus comme un millier de coups qui me prennent aux trippe et transforme ses quelques secondes en une éternité ?

Il y avait eu l’arrivée de ce bateau majestueux qui avait fendu les eaux, se drapeau flottant dont les gouttes perlais comme une pluie, rosée du matin qui avait marqué les prémisses, sûrement, de tous. Le défilé, le premier regard. Ce moment où je t’avais vu la première fois, si froid, là sans l’être au milieu de cette délégation. Cet instant où un petit morceau de parchemins était ressorti de la coupe de feu pour t’appeler à un autre contrat. Cette soirée d’Halloween. Il y avait eu des échanges, quelques-uns. Pas forcément toujours agréable, pas forcément ouvert. Ils avaient été rares mais avait existé alors que le mystère attisait ma curiosité pour te faire fuir un peu plus.

Il y avait eu se bal de Noël, où la Queen-Bee n’avait pas pu faire autrement que de convaincre un Champion réfractaire à la prendre pour cavalière, le temps d’une danse. Une unique danse avant que tu ne t’échappe et que je finisse la soirée avec un autre de tes camarades au fin fond de la cale de se foutue bateau. Il y en avait eu d’autre sûrement des échanges, des souvenirs. Assez pour que tu quitte ta zone de confort et te présente à une vulgaire Pool Party qui n’était pas ta scène. Pour mieux te fondre dans le décor ou peut-être parce que la curiosité, finalement, allait dans les deux sens. Comme deux aimants au polarités opposée qui avait fini par se trouver.

Et puis enfin, cette cheville sous maléfice, la comédie. Le moyen pour approcher, parler, échanger à l’abris des regards. Le calcul, juste qui avait menée à tant de débâcle. Je t’avais demandé, une fois, si tu regrettais se contrat. Il n’y a pas si longtemps finalement. Une semaine, quelques jours. Qui me semblait pourtant si loin. Comme si une année, dix années, un siècle entier nous séparais de cette petite soirée alcoolisée. À quel moment est-ce que tout avait dérapée ? Cette question, tournant, retournant mon esprit. Dès le départ ? Sur le tatami de la salle d’entrainement, une première fois, une découverte. Une autre formulation d’un pacte qui aurait dû rester unique. Au ministère ? Cet échec dont nous avions tout deux souffert et qui avait faillit marquer une fin. La fin ?

Ou bien se soir-là, quand plonger sous les gravats, tu avais été mon seul espoir. Quand ta main c’était enroulé autour de mon bras pour me sortir de la tombe. Enterrée vivante, croulant sous le poids de l’histoire. En y réfléchissant bien, ça n’avait été finalement que l’expression physique d’une réalité qui ne se dessinais qu’au creux de quelques carnet. Ses foutus carnet, cette foutue histoire. Et les autres soirs ? Chez moi, dans cette véranda. A t’apprendre un jeu qui finalement avait lui aussi, fini par dérapée en un sens. Un refus, un rejet qui déjà en sa valeur aurais sans doute due me mettre la puce à l’oreille. Me faire comprendre que quelque chose de bien plus profond avait changer.

Le Japon… Le voyage. Seul, loin de tout. Couper du monde et pourtant toujours accroché, enchaîné à la réalité. Des disputes, de la compréhension. Des instants. Quelques moments. Je savais pertinemment que me jeter devant ce foutue Shuriken avait été aussi stupide qu’inutile. Que tu l’aurais au pire esquivé, au mieux dévié. Mon corps pourtant n’avait pas voulu entendre les cris de la raison quand le cœur avait pris les commandes. Et cette bulle, ma bulle. Celle que je ne partageais pas, jamais, avec qui que ce soit. Ni avec mes frères, ni avec Sutton, ni Joanne, ni personne. Que pourtant il m’avait semblé si naturel, normal de découvrir une nouvelle fois au creux de tes bras. Le calme avant le retour de la tempête.

Car si nous savions visiblement nous aimer en un sens, nous excellions tout deux dans l’art de nous déchirer. Puisque c’était toujours comme ça que sa finissais pas vrai ? Par une lame froide porter à ma poitrine, que je te force à l’y mettre ou non. Parce que à chaque fois, chaque fois maintenant que l’orage grondais, que l’ouragan passais, ça faisait mal. Même si le vent balayait la douleur, ou essayais du moins. Elle ne faisait que la masquer finalement. Parce qu’enfouir sa tête sous une montagne de sable, c’était bien, c’était une solution. Mais qui finalement ne prenais jamais bien longtemps et laissais, à chaque fois, la tempête devenir plus violente. Jusqu’à l’implosion ou l’explosion. L’implosion des sentiments qui me submerge, l’explosions des sentiments qui t’aurons rendu fou. Folie qui se reflète dans mes yeux, quand je vois un lointain écho se dessinée et me faire pensée qu’aujourd’hui, maintenant en cet instant, les pôles se sont inversés pour renverser les rôles.

Ton corps qui glisse sur le sol après avoir rompu l’échange. Mes yeux qui s’ouvrent de nouveau pour te suivre du regard. Regard toujours humide, rougit qui se fait interdit. Pincement de lèvre, la peur, l’incompréhension. Peur pour moi, peur pour toi. Ne pas comprendre finalement où on en est et où on va. Avoir peur de le découvrir et que cette découverte ne me tue encore un peu plus. Mort lente, mort douloureuse. La pire des morts, celle de l’âme, celle du cœur qui se brise en un millier de morceau et ne pourra plus jamais se reconstruire, jamais comme avant en tout cas. Jamais sans la bonne colle pour en solidifier les fondations.

Une main sur ma hanche dont le contact me brûle autant que je ne voudrais jamais le voir disparaître. Car il est celui qui me maintiens debout, alors que je te vois serrer ses vêtements, cet emblème entre tes doigts. Que je voudrais, moi aussi, tomber à genoux pour te prendre dans mes bras et dire tant de choses. Choses inutiles, choses futiles. Car finalement la seule chose que j’ai envie de dire et celle qui ne franchira jamais la barrière de mes lèvres. Trop douloureuse, trop dangereuse. Qui pourrais tout détruire et ne plus jamais laisser la possibilité de reconstruire. Pourtant je l’ai déjà dit non ? Pas avec ma voix, jamais, à personne. Mais avec mon corps ? A toi, un millier de fois.

Tu te redresse et je ne sais pas si j’arrive vraiment à te regarder. A lire dans tes yeux. La peur m’oppresse et m’empêche de le faire. Car au cœur de ta culpabilité vie mon pardon. Parce qu’il n’y avait rien à pardonner, parce qu’avec toi il n’y a jamais vraiment besoin d’excuse. Et que c’est finalement comme ça que je comprends que si tu me détruis autant que je t’effrite, tu me reconstruis autant que j’aimerais pouvoir me tenir droite, force inatteignable pour protéger le secret de fragilités inavouables. Parce que c’est ce que nous sommes, un écrin de secret recouvert de couches et surcouches de maquillages et de masque. Dont la boite de pandore, l’écrin finalement, ne tiens que par la douleur que l’on s’inflige séparément, ensemble, aujourd’hui, hier, demain et toujours.

Mais tu te redresseras, te remettra debout. Après avoir poser ta tête sur ma hanche et pris quelques secondes, pour mieux te relever. Alors que mon hésitation m’aura couté cette chance d’en dire plus, de communiquer plus. Finalement, ce n’est pas plus mal. Car se serait enfreindre les règles de se jeu, se contrat. Cet accord tacite que j’en viens à haïr bien plus que tout le reste. Une main qui capture quelques mèches de mes cheveux, des lèvres qui approche de mon front. Un soupire qui s’échappe de mes lèvres, et mes yeux qui ne peuvent plus rester ouvert. Qui se referme comme pour protéger l’âme dont ils sont la fenêtre. Te protéger de se que tu pourrais y voir ? Ou me protéger de se que je pourrais ressentir ? Aucun des deux ou les deux à la fois. C’est sûrement ça.

Une larme qui roule, une dernière. Que je ne cache pas cette fois. Parce que si je pleure, ce n’est finalement pas que pour moi. C’est pour un tout. Un trop. Je ne tremble plus, depuis quelques minutes maintenant ? Je ne sais pas, je ne sais plus vraiment si je suis encore capable de ressentir mon corps. Si ce n’est les ratés des battements de mon cœur où le rythme effréné avec lequel il semble vouloir me mettre à bout de souffle.

Mal, peur, douleur, frayeux… amour ?

Est-ce que c’est ça l’amour alors ? La peur, constante que l’autre disparaisse dans un nuage de fumée opaque. La peur que l’autre retire ses cartes et nous laisse finir la partie seul, abandonné ? Parce que finalement j’en viendrais presque à préféré rester comme ça, comme avant. Dans l’inavouable que de risqué de tout casser et ne plus rien pouvoir construire ? Où sont donc les papillons au creux du ventre ? Les feux d’artifice qui illumine le regard ? La douceur, le bonheur. Ils semblent aussi distants qu’une utopie. Quand la réalité de nos vies n’est que dystopie. Est-ce que seulement on aurait pu nous accorder le droit, une fois quelque part, en cours de route, de changer ça ? Ou est-ce que tout finalement avait été écrit, forcée sur notre chemin. Si bien qu’aucun obstacle, aucunes douleurs et aucune peur n’aurait pu être évité ?

Deux mots, septs lettres qui me brûle toujours la gorge. Serre un peu plus ma poitrine dans un étaux et se répercute en écho sur tout mon être jusqu’à m’en donner la chair de poule. Mes yeux s’ouvrent, un murmure s’y échappe. Peut-être, ou pas. Je ne sais pas, je ne l’entends pas. Je prie pour qu’il soit rester enfermer au plus profond de moi car il n’y a sans doute rien de plus effrayant, en cet instant, qu’une boule de destruction qui viendrais assainir le coup fatal sur des ruines qui peut-être, peut-être aurait pu trouver la force d’être sauvé, de retrouver une certaine forme de normalité. Pas aux regards des autres, les autres ont s’en fou. Juste pour nous, pour avancer, construire et continuer sur se chemin que l’on avait chois avant que tout, tout ne dérape. Ton nom, lui, c’est échapper. Mais la suite ne relève maintenant et finalement que de l’inconnu, du hasard. Un chemin que je n’avais pas voulu prendre, que je m’interdisais depuis tellement de temps. Des barrières explosées, pulvérisée. Jusqu’à perdre le contrôle, pas comme toi. Pas comme ça, si différent. Et finalement peut être bien pire. Car ce n'est pas la mort d'un cœur, c'est son suicide. C'est un murmure, à peine un souffle, à peine audible. C'est une supplique, c'est un aveux. C'est tout et pourtant ce ne sera bientôt plus rien. Plus rien que le vide, le néant, la douleur, la douleur, la douleur...

« Eiji… »


Le voilà le dé échec/réussite de la PLS... je met le HJ à la fin du RP pour que tu lise avant de voir ce que donne le résultat.:
 
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Dernière édition par Kassie G. Ollivander le Dim 18 Aoû - 16:07, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you.  If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you. - Page 6 EmptyDim 18 Aoû - 14:47
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MessageSujet: Re: If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you.  If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you. - Page 6 EmptyDim 18 Aoû - 21:50
06.03.2024 - If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you.

Spoiler:
 


Deux mots... Sept lettres... Suspendus à des lèvres, suspendus au fil du temps. Deux mots pour une arrêt totale. La formulation audible d'une réalisation qu'il aurait peut-être été préférable de ne pas voir naître tout de suite. Qu'il aurait été mieux de calfeutrer dans la brume, dans une boite hermétique. Deux mots... Sept Lettres... Le ravage du temps. Le ravage de ce moment en suspension dans l'air qu'il ne dure que quelques secondes, quelques minutes ou plusieurs heures. Autour de lui, la roue se coince, le rouage cesse d'alimenter la course effrénée de ce cerveau qui se retrouve endormi, interdit. Même ses doigts glissés entre ces deux mèches de cheveux il ne les sent pas, ne les sent plus. Pas plus qu'il ne sent l'étoffe dans son autre main, celle dont les doigts se sont crispés avec tellement de force que l’emblème brodé pourrait, si il le pouvait, s'imprimer dans sa paume.

Deux mots... Des mots. Des mots dangereux. Des mots qui resteront. Parce que c'était ça les mots, ça restaient même si ça ne devait pas. Qu'on les considère, ou pas, ils restaient gravés quelque part, on ne les maîtrisaient pas. Tout comme on ne maîtrisait pas leur interprétation par les autres. Sauf que là, même l'aveugle le verrait, se le prendrait sûrement en pleine face, en arrêterait peut-être de respirer. Oui, c'était certain...
Parce que ce souffle qui c'était échappé de ses lèvres provoquait cette sensation. Ce pincement qui remontait lentement le long de l'échine, qui le faisait frissonner, se cramponner à une autre réalité. Parce que celle-là, elle ne pouvait pas voir le jour n'est-ce pas ? Parce qu'au final, ils n'étaient juste pas fait pour ça. Ils s'attiraient, se repoussaient, se détestaient, s'accompagnaient. Elle le faisait passer par tellement de phases et de crises et il semblait si doué pour faire de même. L'amour ? L'am-quoi ? Quelque chose qu'on connaît sans connaître, qui est semblable à celui qu'on porte à sa famille et pourtant si différent. Quelque chose qui prend racine trop loin, dont on ne peut pas se débarrasser.

Il n'y a pas que cette main sur le tissu qui vient de se crisper, il y a celle si proche de ce visage aussi. Il y a ce baisé sur le front qui à glissé lentement pour qu'il y pose sa jouer. Il y a ce regard qui est partie se fixer au loin pour ne plus vouloir se détacher.
Au fond, ce mal qui l'empêche de bouger, traduit bien l'éboulement qui vient de se produire à l'intérieur. Parce que ne pas le dire, ne pas l'entendre dire, ça permettait de ne pas donner corps à cette émotion, à ce sentiment, à cette chose qui deviendrait sûrement encombrante à un moment.
Mais l'effacer... Tout effacer ? Est-ce que ça pouvait seulement se faire ? Est-ce qu'il pouvait juste l'ignorer, feindre ne pas avoir entendu cette douleur soyeuse glisser d'entre ses lèvres. Est-ce qu'il pouvait faire semblant ? Semblant que ça ne l'atteignait pas ? Que ça n'avait aucune valeur pour lui ? Même si ça resterait faux ? Un mensonge ne peut-il pas être mieux qu'une vérité ? Comme un secret qu'on voudrait garder ?

Sa main toujours posée contre cette joue sur laquelle roule une unique larme qu'il sent presque trop bien au milieu de toute cette eau qui n'en fini pas de couler. Ses yeux qui quittent enfin ce point derrière elle, pour se poser sur un autre alors qu'il déglutit avec plus de difficultés qu'il n'aurait pu le penser. Parce que sa mâchoire se sert encore, toujours, comme un rempart à une nouvelle crise qui va bientôt se dessiner. Parce que ses yeux le brûlent tout le temps. Parce qu'avouer tout ça maintenant...

Ça...

Il y a encore quelques temps, il ne savait pas ce que c'était. Parce qu'il n'en avait pas besoin. Parce qu'il avait tout. Parce qu'il avait choisi d'être ainsi. De ne pas s'attacher à des âmes qui pourraient être brisées d'un revers de main. La vie, la mort, c'est un cycle et entre les deux il était certain de ne rien avoir besoin. Peut-être parce que c'est vrai, au final, que tout est plus simple lorsqu'on garde une totale maîtrise des choses. Peut-être aussi, sûrement, parce que se voiler la face aide à accepter d'autres évidences que des âmes plus sensibles ne pourraient pas supporter.

Peut-être...

Peut-être aussi qu'au final, ce point, si imposant soit-il, si lourd soit-il alors qu'il était tombé sur sa nuque tel un couperet, peut-être que ce poids pourrait l'alléger. Peut-être ? Il ne restait plus grand chose de lui de toute façon. Comme si tout avait été épousseté avec minutie, comme si on avait pelé une à une les couches de son épiderme qui formait les fondations de sa personnalité. Avouer quelque chose, sentir qu'on l'accepte et se le prendre en pleine face.
Être seul, vivre seul, continuer seul même en étant entouré. Ne permettre aucune entrée, ne laisser aucune sortie. Ca aurait dû resté comme ça. Le monde aurait dû n'être composé que de trois personnes, Kaneko, Iwao et lui. Lui... Lui qui en faisait entrer une quatrième... Lui qui se perdait avec cette quatrième, comme si l'équilibre toujours maintenu devenait de plus en plus précaire alors qu'il tentait aussi bien que possible, de rester sur cette fine ficelle de funambule. Limite d'un tout qui ne souffrirait pas la moindre vague.

Deux mots. Pour un raz-de-marée. Deux mots pour toute retourner. Pour laisser éclater cette vérité, la laisser tambourinée à la porte comme une perdue. Pour qu'on puisse la repousser, l'accepter. Qu'elle blesse au point de vouloir se laisser sombrer. Parce que sombrer c'est oublier, c'est disparaître. C'est mettre un point final à une existence. Ça pouvait être bien. Ça devait être bien. D'avoir ce choix. De savoir qu'on pouvait décidé de tout lâcher sans que les conséquences ne vous reviennent en pleine face. Ça devait être bien de se dire que personne n'avait besoin de vous, comptait sur vous, vivait en partie pour vous. Ça devait être bien de se dire qu'on pouvait tourner le dos à tout ça en un claquement de doigts, qu'on pouvait se détourner de tout ceux qui nous avaient façonnés, qu'on n'avait plus besoin d'eux au final et que l'on n'en avait jamais vraiment eu besoin. Oui, ça devait être bien...

Une seconde, une minute, des heures sans un mouvement si ce n'est ce cœur qui bat de plus en plus vite et de manière si saccadée, comme si il étouffait au milieu de cette poitrine qui se sentait de plus en plus opprimée. L'air qui entre dans ses poumons le brûle. Les pensées qui défilent dans son esprit n'ont plus aucun sens pour lui. Se raccrocher aux branches n'est plus possible alors que c'est une autre crispation qui parcours son visage. Une crispation des muscles comme pour éviter que ce regard brillant ne deviennent si embué qu'il n'en faudrait pas plus pour voir les larmes dévalées. Parce que c'est ça, la douleur. Celle qui n'est pas rationnelle. Celle qui transforme un sentiment qui devrait être emprunt de joie à quelque chose de tellement triste qu'il en devient insoutenable.

Une fois, il veut ouvrir la bouche. Une fois avant que l'air ne lui manque, qu'il resserrent ses doigts sur cette mèche de cheveux. Une fois de plus et c'est, cette fois, une respiration presque trop hoqueteuse qui réussi seulement à passer.
Deux mots, deux échecs. Deux échecs pour celui qui ne sait même pas quoi dire, que se voit incapable de bouger. Qui n'est même pas certaine de pouvoir être encore debout alors qu'il se tient sur ses deux pieds.

Mal... Encore... Trop...

C'est étouffant. Paralysant.

Et pourtant... Pourtant il y a ce refus pur et simple de mettre un genou à terre. Du moins, est-ce la seul image qui vient. L'image qui se perd dans un esprit qui n'a plus rien de sain. Qui ne l'a sûrement jamais été totalement non plus. Deux mots qui font dévaler les derniers soupçons de stabilité, une avalanche qui le pousse à laisser cette maudite main quitter ses cheveux pour glisser dans le dos de la jeune femme. Parce qu'il n'a plus la force de rester là, comme ça. Si proche, si loin. Si tout et rien. Parce que sa peau contre la sienne c'est encore ce qu'il y a de plus simple. Parce que bien qu'aussi glaciale que brûlant, le contact lui permet de se sentir un minimum vivant. Tant que la boite maintient les apparences, ce qui se trouve au fond n'a pas vraiment de raison d'être. Tout est question d'interprétation. De lâché prise, d'abandon. Parce que ses jambes ne le soutiennent plus vraiment. Parce qu'aussi fort qu'il est, il est plus faible que jamais maintenant. Parce que les mots sont armes redoutables au final, sûrement plus que les lames.

Le poids sur ses jambes, se déporte sur Kassie. Il ne peut pas. Il ne peut plus. Tout porter à bout de bras, tout le temps et pour n'importe quel sujet que ce soit. Comme une mission, un châtiment qu'il s'inflige un peu plus chaque jours. Deux mots, sept lettres. Un écho... dans une autre langue, une langue plus traditionnelle, une langue qu'on use juste ici.

« Je sais... Je crois... » Il sait. Il croit. « Je t'aime aussi...» Destruction finale. Anéantissement d'un monde.

Savoir. Pouvoir. Comprendre. Accepter. Le partager. C'est trop. C'est beaucoup.

Ça brûle, ça brise, ça laisse les barrière s'effondrer. Comme lui, qui finira aussi sur le sol, l'emportera avec lui. Une position qu'ils ont déjà partagés. Une position qui, peut-être, pourra une nouvelle fois les protéger, les forcés à avancer. Malgré ça, malgré l'ébène de ses yeux qui cherche ses iris parées du vert d'une pierre précieuse. Parce que c'est dit. Parce que ça anéantit. Parce que l'avouer c'est se laisser sombrer au final mais que ça peut peut-être aidé ? Ou pas ? Ou plus ?

Qu'est-ce qu'il fait ? Ou est-elle ? Ou est partie la raison. La rationalité. L’insensibilité. Où ? Est-ce que c'est ça, le poids en plus qui vient accompagner une révélation qu'on n'aurait jamais dû laisser passer ; pas même dans ce murmure à peine audible. Est-ce que ça veut dire quelque chose ? Est-ce que, c'est quelque chose. C'est réel ? Ou ça ne l'est pas ? Ou ça n'existe pas ?

Ou ça n'est plus ?



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MessageSujet: Re: If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you.  If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you. - Page 6 EmptyDim 18 Aoû - 23:05


IF YOU MAKE THE MISTAKE OF LOOKING BACK TOO MUCH, YOU AREN'T FOCUSED ENOUGH ON THE ROAD IN FRONT OF YOU.
FEAT. @EIJI N. KUROTCHKINE • LE 06.03.2024
⋆ ☽ ⋆ ◯ ⋆ ☾ ⋆
Informations du personnage:
 

Une pente glissante. Un murmure qui c’est échapper, un aveu, une erreur ? Un saut dans le vide, plus effrayant encore que tout, tous les dangers. Car il me parait bien plus grand, bien pire que la plus sanglante des menaces. Car celle là touche au cœur, touche à l’âme. Deux mots et sept lettres qui ne sont pas rester là où il aurait dû, cacher au plus profond d’un écrin plein de secrets. Une chose inavouable qui pourtant se sera glissée entre toi et moi. Les yeux clos, incapable de s’ouvrir alors que mes mains remontent jusqu’à mes lèvres. Se plaque sur ma bouche comme pour effacer l’instant. Un enfant pris en faute, une grossièreté qui n’aurait pas dû être formulée.

J’aurais voulu que tu ne les entendes pas, qu’ils soient effacés au milieu des milliers de petites goutes qui tombais sur le sol dans un clapotis incessant. Noyer, effacée, oubliés aussi vite qu’ils étaient apparus. Mais ce n’était pas le cas, pas vrai ? Alors je reste là, figé dans le temps, hors du temps. Suspendus à tes lèvres, à une réaction, à un visage sur lequel je ne peux pas me résoudre à ouvrir les yeux. Que je ne peux pas regarder, affronté car j’ai peur, bien trop peur de se que je pourrais y lire.

Et pourtant quelque part, la douleur, elle est toujours là. Mais moins forte, comme soulagée d’un poids. Etrange, n’est-ce pas ?

Ta main quitte mes cheveux pour glissé sur ma joue, la larme roule et butte sur ta paume. Elle aussi, tu l’auras senti, tu l’auras vu. Tu ne l’auras ni manqué, ni ignorée. Parce que dans l’ombre d’un moment partagé, nous sommes nues. Nue d’esprit, nue de corps. Nue de cœur aussi. La chair à vif, l’esprit bien trop exposée. Et les craintes dévoilées autant que tous ce flot de sentiments. Une voix, ta voix. Tu sais, tu crois que tu sais. Mes yeux s’ouvrent. Finalement c’est peut-être tous ce dont j’ai besoin. Pas d’une réponse, pas d’un écho. Juste d’un aveu. Soulagement éphémère qui restera entre ses murs et n’en sortira jamais. Un secret partagé.

Et pourtant, pourtant… Mon cœur rate un battement et la surprise traverse mes iris. Je papillonne du regard. Des mots, peut-être pas partager dans mon anglais natal, ni dans le Japonais que j’aurais appris. Pourtant, dont je saisis le sens, la force et le caractère si exceptionnel et si surprenant qu’ils me couperont le souffle. Mes yeux se relève, enfin pour chercher ses iris sombre que je connais presque par cœur à force de m’y plonger, de ses scruté pour toujours mieux les comprendre. Muette, abasourdit et pourtant… Autre chose aussi. Quand mon cœur redémarre, bas à la chamade et que tu nous emporte dans une chute. Que mes bras s’enroulent autour de toi pour venir, toujours un peu plus à la recherche de ton contact. Proche, si proche que je suis certaine que tu peux en sentir chaque battement de se cœur.

Ma poitrine qui se presse contre son torse alors que mes genoux supportent encore un peu mon poids. Que mon visage s’enfouis dans l’écrin de se cou dont je respire l’odeur comme pour me l’approprier un peu plus. Un écrin de sérénité que je veux offrir, peut-être. Des bras enroulés tout autour de toi comme pour te garder encore un peu, juste un peu le temps d’une promesse, celle de se dire que ça ira, parce que ça doit aller. Et que peut-être, avec le temps, la douleur s’atténuera. Que peut-être on avait besoin de ça. Mes lèvres qui déposent un baisé au creux de ton cou, qui y reste suspendu encore quelques instants alors que je sens mon propre souffle, brûlant, rebondir contre ta chair.

C’était impensable, c’était impossible. C’est une folie. Et pourtant c’est une barrière qui c’est abattu et qui à laisser filer l’improbable. Une porte cadenassée, condamné qui à été défoncer à grand coups.

C’est un nouveau baisé alors que doucement je me redresse pour mieux m’approcher, de cette bouche, de ses lèves sur lesquelles j’enferme de nouveaux mots, une continuité d’un aveu qui nous aura mis genoux à terre. C’est un baisé doux, c’est un baisé chaste. Un simple baisée dans prétention, ni langoureux, ni joueur et pourtant plein d’autres choses. Et une main qui remonte doucement de ton omoplate à la ligne de tes clavicules pour terminer sa course sur ta joue dans une caresse aussi timide qu’elle se fait douce. Comme pour te dire que tout ira bien, que tout va bien. Et qu’on pourra se relevée, bientôt, dans une minute, dix minutes, une heure ou dix de plus.
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Le sol, il n'y avait bien plus que ça pour les retenir dans cette chute qu'ils entamaient vers l'oubli. Parce que c'était ça, clairement, qui allait se produire pour conserver ce secret. Pour le masquer aux yeux des autres même si, aux siens, il resterait gravé à jamais. Une emprunte imprimée sur le cœur, au plus profond de la chair. Comme une marque, une appartenance, un signe de possession. Parce qu'il le sait déjà, une fois c'est suffisant. Une fois. Une personne. Pas une autre.
Alors les autres, maintenant, eux si insignifiants, ils ne seront plus rien. Parce qu'en laisser un autre entrer, ne serait-ce que s'approcher, ce serait abaisser cette barrière qui avait bien trop facilement cédée. Il ne pourrait plus lui être hermétique à elle, il ne l'avait jamais vraiment été pour sa famille et plus particulièrement les deux autres lames qui partageaient son chemin. Mais pour les autres. Tous les autres. Il pourrait le faire. Mettre la force qu'il n'avait pas eu ici. Pour protéger ce qui restait. Lui, Elle, Eux. Ça en revenait toujours à ça. Pour les autres, pas de place. Plus de place. Plus aucune. Parce qu'ils sont dis les mots qui tuent, ils ont été prononcés dans cette maudite boite que forme cette douce. Ils ont été dis. Nés pour tout ruiner ou pour mieux créer.

Créer autre chose, une nouvelle ère. Semblable à la précédente et pourtant si différente. Nés pour ne plus les laisser tomber. Plus comme ça, plus de cette façon là. Là où place était prise, n'en restait pas pour les autres. Mieux valait que ce soit lui, mieux valait que ce soit elle. Peut-être ? Ou peut-être pas ? L'avenir le leur dira sûrement. Parce qu'un aveu ne meurt pas. Parce qu'il reste même si on choisi de l'enfermer quelque part, de ne le laisser voir qu'une fois à une personne.
La faiblesse. Une faiblesse. Sa faiblesse ; la troisième dans l'univers qu'était ce monde. Ça ne pouvait se savoir. Ce ne devrait pas se savoir. Un secret de Polichinelle qui restera enfermé dans un tiroir.

Une fois. Une seule. Ici. Pour se détruire, pour se construire. Pour s'assainir peut-être aussi alors que le corps est tellement lourd qu'il ne supporte plus son poids. Qu'il ne veut plus le supporter. Parce que c'est un mal pour un bien ou inversement. Parce qu'il ne sait pas encore, qu'il aurait besoin de l'analyser... Les rouages ne viendraient-ils pas de se remettre à tournés ? Il y aura cette dissonance pendant un instant. Cet accord qu'on n'arrive pas à faire entre les notes mais qui finira par s'atténuer à force de s'acharner. Parce qu'une fois que le fond est atteint, la seule manière d'avancer de nouveau, ça reste de se relever. Mais pas tout de suite, pas maintenant. Encore un instant.

Un instant pour sentir l’apaisement, pour partager ce moment. Unique. Parce que ça ne se reproduira pas ou bien parce que l'occasion que ça se reproduise ne devra plus naître entre eux. Parce que c'est dit. Et parce que c'est fini.
Une étreinte, une autre. Qu'on redécouvre. Il y en a eu d'autres avant. D'autres qui n'avaient peut-être pas forcément besoin du touché pour être ressentie mais là, sa réponse c'est de la rendre en retour. D'entourer cette femme de ses bras comme tant de fois auparavant. Parce qu'ils sont biens comme ça et parce que c'est un moyen de sceller ce moment. De le partager quelques instants, d'en prendre pleinement conscience.

Ils en avaient peut-être besoin finalement ? De prêcher la folie pour mieux s'apprendre, pour mieux se comprendre, pour réussir à s'entendre ?
Il fallait bien une cause à cette débâcle. Il fallait bien une raison à cette capitulation des âmes et des corps. Il fallait une raison pour que tout leurs échanges ne soient pas justes guidés par des émotions fluctuantes qui allaient finir par les briser complètement. C'était dit, c'était fait. La suite n'en serait peut-être pas plus simple, laisserait la porte ouverte à d'autres obstacles. Seuls, à deux. A plusieurs. Âmes invisibles qui parcourent une route que le destin n'a pas fini de marquer de son sceau.


La caresse d'une bouche sur la peau, des sensations naissantes qui sont sûrement vues clairement pour la première fois. Parce que rien ne peut être pire que ça. Pas pour lui. Alors, ça ira. Ça ira aussi quand les lèvres de la jeune femme toucheront les siennes. Que cette douceur presque trop rassurante l'amènera à passer une main dans ses cheveux, l'autre au creux de ses reins ; pour ne pas laisser les corps se séparés. Pour communiquer un peu plus encore.

Ça fait mal et pourtant ça fait du bien. C'est étrange, ça rentre enfin dans une boite. Dans une case qui, pour l'instant, ne laisse pas les autres venir l’entacher. Ne restera qu'à la refermée sans pour autant l'oublier. Parce que c'était devenu une partie de lui. D'eux. Un autre lien au sein d'un contrat qui n'a plus rien à voir avec sa base de départ. Un secret. Un autre, un nouveau. Alors que ses lèvres refuseraient presque de se séparer de celles de la jeune femme.
Ce ne sera qu'à contrecœur qu'il se séparera d'elle, prendra sa main dans la sienne et retrouvera ses appuis pour mieux faire cesse l'eau de cette douche qui n'en fini plus de les trempés.

Un regard plus que des mots. Un signe de tête plus fort que des mots. Parce qu'il ne reviendra pas dessus. Parce qu'il a été assez clair, trop clair. Parce que le fait est établi et que s'y attarder ferait sûrement l'effet contraire. Il y aura d'autres instants, d'autres moments.

Pour l'instant il reste cette roue du temps, elle les appellent, il le sent.


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MessageSujet: Re: If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you.  If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you. - Page 6 EmptyDim 18 Aoû - 23:59


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FEAT. @EIJI N. KUROTCHKINE • LE 06.03.2024
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Ça ira, ça va. La respiration petit à petit se calme, l’ardeur laisse place à autre chose. Une autre résolution, un aveu qui finalement aussi douloureux soit-il m’aura aussi libéré. Un poids au creux de la poitrine que je partagerais, qu’on partagera. Qui restera ici, juste là entre nous. Au cœur de se baisée, de cette étreinte qui à un goût, une consonance particulière. Est-ce que toi aussi, tu le ressens comme différent ? Différent et pourtant similaire. Car tout n’est toujours que contrariété, tout n’est toujours qu’opposition. Contraire, fluctuation du temps, qui continue sa course même dans les moments où pourtant il semble s’être arrêter.

Une étreinte, un baisée que j’aurais voulu voir se prolonger pour qu’il ne reste plus que l’apaisement, la douceur qui naît de la douleur. La compréhension qui naît de la débâcle. Le calme après la tempête sans pour autant aller le qualifier d’arc-en-ciel parce qu’il ne fallait pas non plus pousser mémé dans les orties. Et que même si ce moment, unique, était exceptionnel en un sens. Il restait à nous. Toi et moi et finalement, nous appartenais sans pour autant nous ressembler.

L’échange rompe, l’engrenage qui tourne, le temps qui reprend sa course pour mieux nous rappeler que ses instants, ses minutes, cette douche n’avait pas pour autant arrêté l’horloge de tourner. Que la réalité était toujours là, même si quelque part elle avait changé. Une main sur ta joue, une caresse, un dernier baisé sur ta joue. Il faut se relevée, reprendre le cours des choses là où il c’était arrêter. Sortir d’ici, s’habiller et remettre les masques. Affronter ce qui arrivera, quoi qu’il arrive. En sachant que peut-être, maintenant, tout serait différent et à la fois exactement pareil. Que tout avait changer sans vraiment que ce soit visible. Toi, moi, on savait, on sentait. Je savais, je ressentais. Et quelques parts, bien caché, un peu d’espoir, juste un peu. Que tout irait dans le bon sens. Parce que peut être que ce qui avait besoin d’être fait avait été fait, peut-être que ce qui avait besoin d’être dit avait été dit. Libéré la parole, libéré les tabous, déconstruire pour mieux construire. Des ruines ? Peut-être pas. Du moins, je ne voyais pas un champ de ruine, mais simplement autre chose, de nouveau, qui ne demandais plus qu’à se construire, différemment.

Je me redresse, mon regard s’attarde un instant sur tes vêtements. Et les mots qui s’échapperons cette fois de mes lèvres, bien que toujours murmurée, n’aurons plus rien à voir avec le reste. Comme si déjà, j’avais compris qu’il fallait avancée et ne plus faire attendre. Car si j’avais tout oublié dans l’instant, tout ne nous aurais pas oublier.

« Essor les, je vais les remettre comme neuf. »

Tes vêtements, trempés autant que nous. Me tourné, me détourner. Je n’en ai pas envie et ça se lit dans mon regard qui s’attarde, encore un peu, hésitant à sortir de ce cocon qui aura vu autant la destruction que les prémices de la reconstruction. Pourtant il le faut bien ? Alors que me sècherais. J’épongerais mes cheveux. Je ramasserais se peigne, ses ornements qui avait roulé au sol pour mieux les poser délicatement sur le rebord d’une vasque. Je me saisirais des vêtements que tu auras choisi pour moi, pour mieux me les appropriés et me fondre. Respecter ses vœux de discrétion. Ce que tu es, qui tu es et ton appartenance. Un déguisement qui pourtant me paraîtra bien plus confortable que tous ce que j’aurais porter ici et là-bas jusque-là. Que j’essaierais d’ajuster le mieux possible, pour ne pas trop détonner avec les autres, les tiens. Alors que mes cheveux toujours lâche bouclerons d’humidité sans que je ne les peigne, car je me retournerais vers toi pour prendre ses vêtements essorés, les étendre et m’armée de ma baguettes pour leurs redonner leurs couleurs, leurs éclats que l’eau avait noyer. Pour toi et parce qu’ils sont toi.
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MessageSujet: Re: If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you.  If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you. - Page 6 EmptyLun 19 Aoû - 0:40
06.03.2024 - If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you.

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La roue du temps. Ces rouages qui se remettent lentement en place. Ceux qui viennent aider les rubans à s'imbriquer pour rapporte la réalité, la vrai, celle dans laquelle ils sont baignés jusqu'au cou et qu'il ont cette tendance à oublier. Son impact sur ce moment, cette façon dont elle s'insinue implacable, n'aura pas le même goût que les autres fois. Peut-être parce qu'il se sent investi d'une compréhension nouvelle, qu'il voit des choses qu'il ne voyait pas avant où bien dont l'habitude avait tut le caractère aussi normal qu'authentique. Là où il n'y avait qu'habitude était née imprécision. Un instant où une nouvelle vérité avait éclatée sous un nouveau jour. Une vérité qui devrait pourtant restée cachée, comme d'autres choses, toujours plus de choses. Pourtant le poids paraissait moins lourd, presque différent. Un espace s'était senti libéré près à recevoir autre chose, de nouvelles formes, de nouvelles péripéties. Ça finirait pas s'encastrer. Par s'emboîter sans qu'il n'y ait besoin de tout recommencer. Parce que les fondations, ça peut se retrouver même si leur forme en arrive à varier ; la base reste la même, elle doit restée la même.

Alors quand l'instant file et qu'il s'échappe, il ne le retiendra pas. Parce que tout à été dit. Tout à été fait. Et parce qu'ils ne sont pas forcément fait dans ce bois qui nécessite de toujours s'attarder et d'en demander encore et toujours plus. Dans ces vies, il y a un temps pour tout. Un temps pour l'oubli, un temps pour la vie, un temps pour la mascarade. Pour qu'on remettre des masques dont on s’accommodaient trop mal quelques instant auparavant et qui maintenant, ont une autre odeur, une autre couleur. Qu'est-ce que ça changera par la suite ? Sûrement des choses, beaucoup de choses. En mal, en bien ; ils y penseraient plus tard. Il aviserait plus tard. A un autre moment. Un moment qui ne nécessitera pas toute sa concentration alors qu'elle quitte cet écrin, hésitante. Presque autant que lui qui s’exécute sans un mot, essor encore et encore les vêtements dont le gris est passé, à bavé sur le blanc. Il aurait pu en prendre d'autre. Retourner dans cette pièce pour revêtir un autre ensemble...

Même si ça n'était qu'un bout de tissu au final, il soupira. Parce que cet uniforme, aussi banal soit-il aux yeux des autres, ne l'était pas aux siens. Parce que ça restait celui de son grand-père, celui du précédent chef de clan. Quelque chose qu'il n'avait jamais voulu porter jusque là...
La main encore humide d'avoir pressé le tissu pour laisser l'eau s'en exfiltré alla se déposer sur son visage comme pour effacer cette épreuve qu'il voyait se dessiner entre ses mains. Ce n'était que du tissu...

Du tissu...

La dernière preuve, peut-être, de ce qui s'était passé ici. La dernière preuve qui le fit relever la tête, fixer son regard sur un point dans le néant. Pour qu'il puisse redevenir aussi noir qu'avant. Qu'on ne voit en lui que cette détermination même si une valeur avait changé dans ce calcul.
Enfin, là, il pouvait sortir. Quitter l'écrin, le cocon ; le laisser derrière lui pour voir l'avenir se profiler devant lui. Lentement, il déposera les vêtements entre les mains de la jeune femme. S'attardera l'espace d'un instant sur sa silhouette alors qu'elle porte des vêtements semblables à ceux du clan et pourtant si différent. Comme pour marquée qu'elle est un peu des leurs sans l'être réellement.

Il n'y aura pas de soupir. Pas de mots. Pas de grands airs non plus. Parce que ça ne parvenait pas jusqu'à lui. Comme si ça glissait mieux sur lui alors qu'il replaçait une mèche bouclée derrière l'oreille de la jeune femme avant de s'en détourner. De récupérer ce peigne revenu à sa place et ces épingles qui rejoignirent bientôt sa chevelure.
Première étape pour être lui, à nouveau. Pour être comme avant, paraître intact et pas plus différent qu'il y a une heure. Une étape pour poser le masque, qui prend cependant un peu trop de temps. Le temps de tout remettre en place, de faire disparaître tout ce qu'il reste d'eau, tout ces nœuds qui ne sont plus que des vestiges ; symbole de la folie qui l'a animée. Tout lisser, tout mettre au carré. Pour mieux se retourner toujours dans cette même nudité avant de pouvoir reprendre possession de ses biens. De les passer à nouveau, d'en ajuster le moindre recoin. Jusqu'au Haori qui véhicule bien trop. Tellement trop lui aussi.

« Merci. »

Merci pour ça. Parce que pour le reste, tout à déjà été dit. Merci d'avoir remis de l'ordre dans ces tissus, d'être capable de comprendre qu'ils étaient importants pour ce moment même si ça ne restait qu'objets matériels et que ne pas les mettre ne serait pas si gênant.
Son regard s'attarde, encore une fois. Comme une hésitation sur la marche à suivre, comme une ombre entre le moment où il se met à bouger et celui où il se détourne enfin, effleurant tout juste la main de la verte et argent. C'est suffisant pour maintenir le lien ; il est devenu plus que ça depuis quelques instants.

Quelques instants encore, il ajuste le tout, grimace si ça ne lui convient pas. Le temps pour elle de finir ce qu'elle à a finir avant d'entrer dans la gueule du loup. Tout va bien se passer. Tout devrait bien se passer. L'instant ne serait qu’une étape, pas forcément agréable. Peut-être pas tout à fait normale ou mauvaise. Ça irait, cette femme pouvait tout gérer. Au pire, il ne serait pas loin, comme souvent, comme toujours. Invisibles pour les autres même si ça serait plus compliqué ici. Un sourire, léger, posé au coin des lèvres.

La scène va bientôt changer, se distiller au milieu d'une autre pour mieux la conserver. Routine pas si monotone que ça qui allait prendre le pas sur le reste. Eiji inspira, fixa la porte de cette salle de bain avant d'adresser un dernier regard à la jeune femme. De s'assurer que tout était en ordre, qu'elle était prête, du moins autant que lui. Du moins, en apparence aussi. Le reste ça s'imbriquerait.


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Un travail, simple, presque normal même si les tissus ne sont pas ceux que j’ai pour habitude de travailler. Laisser l’eau qui demeure s’évaporer en douceur, lissée pour le plus laisser aucun faux pli. Réparer la teinture qui aura bavé et redonner au vêtement ses couleurs d’origine. Sa qualité et peut-être aussi se qu’ils pouvaient représenter. Car pour avoir été le cœur de l’étreinte d’une main, d’un poing, un regard qui s’attarde quand il se brise, c’est que peut-être ils sont plus que de simples tissus que tu revêts alors que j’espère leurs avoir rendu leurs éclats. Ils sont encore chauds quand je te les rangs de cette chaleur qui m’aura servi au repassage que la magie m’aura aidé à exécuter. Et pendant que tu te prépares, je m’en retourne à la contemplation d’un visage pâle aux yeux d’un vert brillant. Un peu d’eau fraiche que je passe délicatement sous mes yeux pour en effacer les boursoufflure, marques laisser par un trop plein qui aura débordé. Astuce simple pour effacer les marques de ce qui se sera jouer et parfaire le masque, celui qui conviendra. On verra.

Peignée mes cheveux, les attachés. Prendre soin de ma peau et parfaite son éclat. Pincée mes joues pour les rendre un peu plus rose, finir de relevée les dernières boucles sur ma nuque. C’est facile, ce sont les gestes du quotidien, sans l’être puisque la situation est différente et que le look s’adapte forcément. Il doit y avoir du progrès, si je ne panique même pas de ne pas avoir mes milles et un accessoires superflue qui sont rester dans ma valise. Routine d’une reine qui ici n’est rien d’autre qu’une invité sans doute indésirable. Je me fais discrète et sans trop d’artifice, changeant simplement se regard pour le rendre moins hautain, plus humble aussi. Un regard quand tu es près de la porte et la réalité qui reviens, comme un assaut. Une morsure sur ma lèvre inférieure quand je regarde la poigné de la porte.

« Eiji… »

Ma voix est hésitante en un sens et c’est le retour de l’attaque du pouce qui glisse entre mes lèvres, un retour à soit peut-être. Pas encore complètement mais suffisamment pour éveillée la conscience. Un mordillement sur l’ongle, petit toc que tu auras appris à reconnaître ici sans doute.

« On en a oublier le briefing. Votre japonais ici, je ne suis pas certaine de le comprendre. Je me doute qu’ils sont aussi loquaces que toi mais… Je n’aime pas aller quelque part sans savoir à quoi m’attendre. »

Ironie quand tu nous tiens, si le souvenir du ministère frappe il rendra le sourire doux-amer sans doute. Un pas, un second. Je suis prête physiquement mais pas encore mentalement. C’est une angoisse, de décevoir peut-être ou simplement une peur du ridicule. Quoi que ça, je dois déjà l’air tant mon apparence tout entière n’entre pas dans le décor. Un pas, un second pour m’approcher un peu plus de la porte et fatalement de toi. Sans pour autant dépasser la barrière de sécurité qui se sera dressée de nouveau. Grade fou qui aura éclater l’instant d’avant pour mieux ce reconstruire et laisser place à une forme d’apaisement qui m’empêche sans doute de retrouver la forme de panique ressentis dans cette salle plein de tissu ou cette colline où un oiseau avait volé pour te déposer une note.
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Dernière édition par Kassie G. Ollivander le Lun 19 Aoû - 1:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you.  If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you. - Page 6 EmptyLun 19 Aoû - 1:30
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Étrangement, ça fait du bien de se retrouver dans des gestes quotidiens. Ça permet d'affirmer, en quelque sorte, que nous n'avons pas totalement disparu dans des recoins trop reculés. Ça permet aussi de resté concentré ou bien de gagner cette concentration qui nous à fait défaut quelques temps auparavant. Au final, c'est plutôt bienfaisant, voir satisfaisant. Ça aide, pendant plusieurs minutes, à redessiner les contours de l'esprit et du corps. Ça permet à quelques barrières de renaître. Bien qu'elles soient différentes, les objectifs peuvent une nouvelle fois s'imbriquer vers l'avant et se mêler les uns aux autres sans qu'on n'en perde vraiment le sens.
Peut-être qu'en réalité, ce n'était qu'un nouveau voile, un nouveau mensonge pour masque autre chose. Mais c'était toujours mieux que de se sentir mis à nu, impotent et incapable de la moindre once de raisonnement.
Au final, c'était lui. Comme avant, même si le fond serait à jamais différent. Ou pas... Peut-être pas.

L'hésitation qu'il a de quitter cet endroit ne dure que quelques secondes. Pourtant elle semble se répercuter sur Kassie dont les mots traversent la pièce pour atteindre cette cible qui ne pensait plus avoir à revenir là-dessus. Peut-être avait-il juste oublié ? Ou peut-être que ça l'arrangeait clairement de ne pas répondre, parce qu'il ne pouvait prévoir ce qui n'était pas prévisible et qu'apporter une réponse à cette simple question était bien plus complexe que ce que la jeune femme devait penser.
Il opina de la tête, levant sa main pour entourée celle qui se glissait encore vers la bouche de la jeune femme. Pour libérer cet ongle qu'elle martyrisait depuis trop longtemps. Les habitudes ont la vie dure...

Qu'est-ce qu'il pouvait répondre à ça alors qu'il avait fait un pas vers elle. Pour casser cette distance qu'elle semblait vouloir maintenir. En avaient-ils encore besoin, maintenant ? Alors qu'ils étaient en accords et que leurs esprits avaient quittés cet endroit, au moins en partie, pour se concentrer sur une nouvelle étape de ce chemin qu'ils partageaient ? De ce parcours du combattant qu'ils arpentaient ? Parce que leurs rencontres ressemblaient souvent à ça au final. A un entraînement perpétuel au pire qui finissait souvent par survenir, sous des formes bien différentes.
Sa main lâcha celle de Kassie pour revenir se poser sur la porte et la faire coulisser.

« Je ne peux rien te dire... Mais je crois que tu le sais déjà. »

Quelque part, au fond d'elle. Elle devait certainement savoir que si il ne répondait pas, c'était soit parce qu'il n'en voyait pas l'intérêt, soit parce que la réponse ne serait jamais la bonne où bien trop complexe.

« Si ils veulent être compris, ils utiliserons assez de mots de ta connaissance pour que tu les comprennent. Au besoin, ils feront appel à moi. Certains parlent aussi anglais... »

Juste un, en fait. Un qui pourrait accepter d'utiliser cette langue même si Eiji préférait qu'il ne le fasse pas. Mais ça n'entrait pas en ligne de compte n'est-ce pas ? Puisque ça ne devait même pas être le vrai fond de cette question qu'il avait réussi à esquivé jusque là.
Ce qu'il se passerait, il ne le savait pas lui même alors qu'il quittait enfin la salle de bain et prenait la tête de ce groupe composé de deux personnes. Parce qu'il était temps. Parce qu'il était même plus que temps.

« Sois toi-même. Mentir serait pire, tenter de feindre ne rien savoir et ne rien comprendre aussi... »

Un soupir. Il s'arrête. Tourne son visage vers la jeune femme.

« Il y a cependant plus de chance qu'aucun de nous ne te parles vraiment. »

Parce que c'était souvent comme ça. Avec les étrangers. Parce qu'ils n'étaient pas eux, et n'étaient pas vraiment bienvenus. Avec de la chance, c'est même ainsi que ça se passerait quand ils traverseraient ces quelques mètres et entreraient dans cette salle ou toutes les têtes et les corps se tourneraient vers eux comme un seul homme.

« D'autres questions ? »

Il y répondrait. Ou pas. Parce que l'effort ne pouvait pas naître trop de fois, qu'il sélectionnerait ce qu'il jugeait important. Qu'est-ce qu'il pourrait lui dire pour qu'elle ne panique pas ? Que ce soucis ne s'imprime pas sur ses traits à la vue et au su de tous.
Avec de la chance, il y aurait simplement un jeu de regard. Avec de la chance, personne n'évoquerait rien, ne dirait rien. Avec de la chance et trop d'espoir aussi sûrement. Eiji s'assombrit, retournant son visage et ses yeux vers le fond de cette pièce et les mètres qui les en séparaient. Assez pour reprendre pleine possession de tous les masques qu'il fallait porter et dont il fallait s'imprégner. La normalité. La réalité. Cette touche aussi habituelle qu'étrange après le moment qu'ils venaient de partager.

Est-ce que ça allait seulement passer ?


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MessageSujet: Re: If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you.  If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you. - Page 6 EmptyLun 19 Aoû - 1:49


IF YOU MAKE THE MISTAKE OF LOOKING BACK TOO MUCH, YOU AREN'T FOCUSED ENOUGH ON THE ROAD IN FRONT OF YOU.
FEAT. @EIJI N. KUROTCHKINE • LE 06.03.2024
⋆ ☽ ⋆ ◯ ⋆ ☾ ⋆
Informations du personnage:
 

Même un moine tibétain aurait mieux répondu. Était-il seulement sérieux ? Un sourcil qui se lève et la continuité d’une réponse qui viens compléter le début. Il m’a encore privée de mon pouce, ce qui m’a fait levée les yeux au ciel à ce moment-là. Une forme de normalité, de retour à ce qu’on était. Et cette suite qui rassure, ou pas. Qui me fait mordiller un peu plus ma lèvre inférieure puisque je ne peux pas le faire avec mon ongle. Une forme de concentration, alors que les mots tournent encore et encore dans mon esprit, une trop grande analyse pour si peu d’élément finalement. Mais c’est comme ça que je fonctionnais. Analyser, prévoir, calculer et fonder des hypothèses des si et des peut-être à outrance jusqu’à me perdre dans un millier de combinaisons possible. Parce qu’anticiper les mouvements, les gestes et les paroles c’était aussi pouvoir s’attendre à tout et ne jamais être surpris pour toujours mieux savoir s’adapter, répliquer.

Qu’ils ne me parlent pas, j’aurais pu m’en offusquer en fait. Car finalement leur fonctionnement était bien différent du mien, du notre. Mais finalement, est-ce que ça ne serait pas mieux ? Plus simple ? Moins dangereux aussi. Ça m’arrangerait par bien des manières, si bien que finalement non, ça ne serait pas gênant ce serait un soulagement en quelque sorte. Le plus grand rôle de ma vie, être moi-même. Pas de masque, pas de feinte, juste être moi. C’était peut-être ça qui allait être le plus dur alors que rare étaient ceux avec qui je m’autorisais à l’être. Car ma vie était un perpétuel bal masqué. Dans les couloirs de Poudlard, avec mes « amis », mon entourage et même toute cette partie de ma famille qui ne connaissais finalement rien de ma mère et ses secrets. Comme avec la tante Marie-Jeanne qui pourtant était comme une mère de substitution. Comme avec Sutton, Jessica. Comme avec les gens qui m’étaient les plus proches comme ceux qui m’était les plus éloigné. Il y avait toujours un masque, une barrière, un mensonge. Si bien qu’il se fondait et se confondais avec ce que j’étais réellement jusqu’à me faire oublier, parfois, qui j’étais réellement.

Un signe négatif de la tête. Des questions il y en aurait toujours, plus. Mais l’heure n’étais plus aux questions. Nous avions perdu assez de temps. Alors mon regard change, prend son apparence habituelle ou pas, car il s’adapte lui aussi au besoin du moment. Je me redresse, droite et fière sans trop l’être pour ne pas trop paraitre justement. Un autre signe de tête, positif cette fois pour dire que c’est bon, c’est le moment. Et que de toute façon quand il faut y aller… Alors en avant toute et advienne que pourra je suppose. Une inspiration, un souffle un soupire. Ce n’est pas comme si j’allais partir en courant et rentrer à la nage jusqu’à la grande Bretagne de toute façon. Et puis… qu’est-ce qui pouvais bien arrivée dans le pire des cas ? Pas grand-chose, car je te savais avec moi et que ça restait rassurant. Maintenant encore plus qu’avant, avant cet instant. Avant ce moment.
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If you make the mistake of looking back too much, you aren't focused enough on the road in front of you.

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