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saison II ♠ Always keep your foes confused. If they are never certain who you are or what you want, they cannot know what you are like to do next.



 
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 Tiens, un revenant # Eiji

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InvitéHistoria PactumAnonymous

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MessageSujet: Tiens, un revenant # Eiji   Tiens, un revenant # Eiji EmptyDim 16 Déc - 14:32

Tiens, un revenant !
En ce mercredi de vacances scolaires, je n’avais pas envie de rester enfermer dans la maison familiale des Skeeter. Ma mère travaillait et n’avait pas pu me prendre avec elle, puisqu’elle avait quelques réunions importantes, et je me retrouvais donc seule, aux côtés de ma stupide jumelle. Hors de question donc que je reste ici, à l’éviter. Au mieux, j’aurais pu lui balancer quelques horreurs, mais j’essayais d’adopter une attitude de transparence et d’invisibilité avec elle. J’avais d’ailleurs hâte de voir ce jour où elle se retrouverait le matin de Noël, à se rendre compte que personne n’avait prévu un cadeau pour elle. J’avais d’ailleurs pensé à être bien plus sadique, et j’avais imaginé lui faire un cadeau avec soit une connerie à l’intérieur, soit rien … Je me tatais d’ailleurs encore. Pour le moment, je la laissais profiter du sapin rempli de boules et du houx sur lequel elle pouvait bien se piquer.

Enfin, quoiqu’il en soit, j’avais besoin de sortir d’ici. J’enfilais donc mon manteau en feutre blanc, mis mes cache-oreilles en fourrure de la même couleur, un jean slim noir et des bottes à pompons. Bien sûr, j’avais quelque chose sous mon manteau, mais on s’en fout, on ne le voit pas pour l’instant ! Prenant mon sac à main couleur fuchsia, je vérifiais la présence de mes gallions et je partis, direction le chemin de traverse. Me rendant à pieds vers l’endroit où l’on ouvrait le portail, je tapotais sur les bonnes briques pour me retrouver derrière le chaudron baveur. J’avais quelques parchemins à racheter, et je voulais aussi trouver un dernier cadeau de Noël, notamment pour ma mère. Je pensais trouver mon bonheur chez Fleury & Bott, et même si l’endroit n’était pas mon préféré, soyons clairs, j’étais prête à passer du temps au milieu de livres pour celle qui me donnait tout ce dont j’avais besoin.

J’entrais donc dans la librairie, et, devant le nombre de personnes attendant déjà, je soupirais. Il faut dire que c’était un peu l’heure de pointe, et je n’avais clairement pas la patience de chercher par moi-même ou d’attendre qu’on daigne s’occuper de moi. Je jetais néanmoins un coup d'oeil, mais ne voyant rien si ce n'est un livre sur le mythe des nargols ou encore sur comment communiquer avec un cheval. Je ressortis alors de la boutique et je décidais d’aller me chercher un chocolat chaud. Payant le commerçant, mon regard se posa alors sur toi qui te trouvais non loin de là. Bon sang, ta tête me disait quelque chose, et il me fallut quelques secondes avant que la lumière ne s’allume dans ma tête: Eiji …. Kuromachintruc ! Oui bon, je ne pouvais pas tout retenir, je suis blonde quand même ! Mais ni une, ni deux, mon chocolat à la main, je m’avançais vers toi, le sourire aux lèvres. Le grand gagnant de la coupe des trois sorciers !

”Mais qui voilà ici ! Le champion de la coupe des trois sorciers ! Dis-moi, quelle gloire t'a-t-on réservé en Bulgarie ? Tu as tellement apprécié être un vainqueur que l'Angleterre t'a conquis ?”

Je me souvenais de notre interview qui avait été très courte car il était absolument impossible de te parler. Je n’en gardais pas forcément un bon souvenir, mais ton apathie m’intriguait. Je me demandais clairement ce qu’il se passait dans ta tête. Et comme je n’avais rien à faire pour le moment, autant me concentrer sur toi.
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Eiji N. K. MasaakiHistoria PactumEiji N. K. Masaaki
Eiji
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MessageSujet: Re: Tiens, un revenant # Eiji   Tiens, un revenant # Eiji EmptyDim 16 Déc - 16:43
Tiens, un revenant
Sutton & Eiji
La période de noël était quelque chose d'étrange pour Eiji, principalement parce qu'ils ne fêtaient pas cet événement dans sa famille et qu'il n'y avait pas été habitué. Durant sa scolarité il quittait l'institut à cette période chaque année et n'y avait jamais vraiment prêté attention. Ce ne fut que l'an passé qu'il avait vu toute la proportion que pouvait prendre cette fête dans l'esprit des gens... Et il n'avait pas trop compris pourquoi pour tout avouer. Encore une bizarrerie qu'il n'irait pas élucider. Cependant, maintenant qu'il vivait en Angleterre, peut-être devait-il s'y intéresser un peu non ? Du moins, ce fut son idée principale lorsqu'il transplanat non loin du Chaudron Baveur avant de s'engouffrer sur le chemin de traverse. Toutefois, a la vue du monde dans les rues, Eiji n'eut pas le courage d'aller jusqu'aux petits chapiteaux composants le Marché de Noël. Il s'y rendrait peut-être plus tard mais pour le moment, il lui fallait tout de même un petit temps d'adaptation... Chaque chose en son temps.
Pour l'occasion, le jeune homme avait quitté ses tenues traditionnelles. Non pas qu'il apprécie ressembler à un occidental mais c'était plus efficace pour se fondre dans le décor. Un jean simple, un pull tout aussi simple de couleur sombre et une veste ample sans manches étaient beaucoup moins agréables à porter mais permettaient que personne ne se retourne pour lui poser trop de questions. C'était la seule concession à sa tenue qu'il voulait bien faire et ça n'arrivait qu'une fois de temps en temps. La dernière fois qu'il avait porté autre chose qu'un kimono remontait à la fin du mois d'août lorsqu'il avait fait une apparition éclair à la fête de Kassie...

Tout en se frayant un chemin entre les âmes qui parcourait la rue principale, Eiji entendait parler de cadeaux, de fête, de repas... Autant de choses qui n'avaient pas vraiment son intérêt mais qui piquaient cependant sa curiosité jusqu'à un certain degré. Les gens semblaient vraiment emballés par ce mois de l'année et le jeune homme pensait réellement que c'était à qui en ferait plus que les autres. Au final, il soupira. Il ne comprenait pas... Et ses efforts pour s'intéresser aux vitrines des magasins qui s'animaient aux couleurs de noël n'y faisait rien. Eiji était totalement hermétique à cet esprit et il prit rapidement la décision de rebrousser chemin pour retourner se calfeutrer dans son petit appartement londonien ou se perdre dans la première forêt qui viendrait.
Alors qu'il allait entamer sa progression, une silhouette non loin de lui capta son regard. Il ne su réellement si ce fut le fait que cette silhouette se dirige vers lui ou le pas décidé qu'elle avait mais avant même de la reconnaître, il avait déjà un mauvais pressentiment. La dernière fois qu'on s'était dirigé ainsi vers lui, lui restait encore gravé en mémoire et ça n'avait rien eu d'agréable.
La voix qui s'éleva de la jeune femme ne fit que confirmer ses pensées et Eiji ferma les yeux un instant tout en baissant la tête. Sutton Skeeter ; un nom qu'il n'était pas près d'oublier quand on savait qu'elle était certainement la seule étudiante de Poudlard capable de lui taper sur le système au point de lui faire perdre son calme olympien.

Résigné, Eiji ne prit même pas la fuite. Mieux valait pour lui qu'il aille dans son sens pour que ça prenne fin rapidement. Un peu comme un pansement qu'on retire précipitamment d'une blessure afin de réduire la douleur. Relevant la tête vers la jeune femme alors qu'elle était maintenant à sa hauteur, il soupira une nouvelle fois. Elle n'avait même pas terminé sa première phrase qu'il trouvait déjà qu'elle parlait trop pour lui et les questions qui suivirent lui donnèrent presque le tournis. Hors de question qu'il remette un pied dans cet engrenage ; il se mordait encore les doigts d'avoir dû supporter ça la dernière fois.

« Toujours aussi curieuse... »

Ce constat était sans appel. Cependant, Eiji se doutait qu'elle était déjà au courant de ce fait. Si elle ne l'était pas, elle devait être plus gourde que ce qu'il imaginait présentement.

« Mais tu as raison, mon égo est tellement satisfait de ma victoire que j'ai choisi de rester ici. »

Il aurait voulu y mettre de l'ironie qu'il n'aurait pas moins bien réussit. Il se lisait toutefois clairement sur son visage qu'il s'agissait d'un mensonge, d'une barrière pour ne pas qu'elle cherche à aller plus loin. La dernière fois il avait tenté l’honnêteté et ça ne lui avait pas réussi, peut-être que le mensonge fonctionnerait mieux et lui permettrait de passer un moment moins désagréable qu'il ne le pensait. Pour autant, il n'allait pas lui faire la conversation non plus, si elle le souhaitait, elle pouvait aller à la prochaine boutique et l'oublier instantanément et pour toujours, ça lui irait très bien comme ça.
Decembre 2023 - Vacances de Noël




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MessageSujet: Re: Tiens, un revenant # Eiji   Tiens, un revenant # Eiji EmptyVen 21 Déc - 19:38

Tiens, un revenant !
Chance ou malchance ? Je l’ignorais encore ! Tomber sur toi, alors que j’avais envie de me changer les idées, c’était un peu comme mettre une salade de tomates devant quelqu’un qui crève de faim. C’est intéressant, mais on aurait préféré une bonne raclette ! Oui, tu ne rêves pas, je t’ai comparé à une salade de tomates. Reste à savoir qui aurait été la raclette. Des gens plus qu’intéressant, ça court le monde quand même, même s’il n’y en a pas 42 que j’aurais abordé tel un plateau de charcuterie sur lequel verser du fromage. Enfin, faut que j’arrête de parler de ça ou je vais avoir faim.

Tu étais un personnage très intrigant. Et si j’utilise ce terme de personnage, c’est bien parce que je t’imaginais jouer un rôle. Oh bien sûr, tu étais habillé différamment, et je n’avais pas l’impression que tu te rendais à un cours de karaté. Bon, je ne te trouvais pas pour autant super mignon et cela ne me viendrait pas à l’idée de te demander d’être mon cavalier pour les fêtes, mais tu avais fait un effort et je devais le reconnaître. Je n’allais pas te donner une coupe pour cela, ni te faire un calin mais tout n’était peut-être pas perdu pour toi ! Nous allions peut-être même pouvoir cohabiter, pas en harmonie, mais sans se lacher des vacheries … Hum … Non.

J’avance donc vers toi, m’étonnant de te voir toujours en Angleterre, et me disant que tu as peut-être adoré être connu. Je m’esclaffe alors devant ta remarque. Moi ? Curieuse ? Eh bien, tu es super doué dis donc ! Serais-tu devenu legilimens ? Oui, je me fiche de toi, avec mon petit rire bien trop aigü pour être un minimum agréable. Je me poste donc devant toi, et, secouant la tête de gauche à droite, l’air presqu’amusé.

”Eh bien dis donc ! Tu en as fait du chemin ! Personne n’avait jamais remarqué ma curiosité ! Mince, moi qui pensais que jamais je ne serais démasquée !”

Bien sûr, cela sentait l’ironie à plein nez, et sauf si tu avais une compétence émotions humaines bloquée à -10 et que tu venais de faire un échec critique, tu ne pouvais que t’en rendre compte. Et de la même façon, je compris clairement que tu te fichais de moi. J’aurais pu me vexer et te rentrer dedans tel un éruptif mais non, j’étais plutôt détendue. Surtout qu’avec la période de Noël, j’étais de bonne humeur. Miracle me direz-vous ? Non … Mais j’étais parfois exécrable avec les gens qui n’avaient que peu d’intérêt pour moi, c’est tout.

”Laisse-moi deviner, tu penses te débarrasser de moi ainsi ? Si c’est le cas, prends un autre air … Je suis étonnée que ce cher Monsieur Romanov n’ait pas gardé son champion sous le coude ! Pourtant tu lui as prouvé ce que tu valais … Et ce malgré la tentative du professeur Ietvilev de t’attirer dans sa tentative de trahison envers le gouvernement.”

Il est vrai que je ne savais pas grand chose de cette histoire. Ma mère avait elle-même essayé d’en savoir plus mais le secret semblait bien gardé. Peut-être qu’ainsi, Eiji m’en dirait plus. Mais bon, pour le moment, on était au milieu de la route et sincèrement, on allait pas se regarder et parler ainsi comme deux glands, si ? Je devais prendre les choses en main car je me doutais que tu ne ferais aucun pas.

”Bon écoute, j’ai du temps à passer et manque de bol, je suis tombée sur toi. Ca te dirait d’aller boire un petit quelque chose, et je te promets de ne pas trop te questionner ? Et vu que ça te fait plaisir, tu pourras même continuer d’user de l’ironie pour l’aiguiser.”

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Eiji N. K. MasaakiHistoria PactumEiji N. K. Masaaki
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MessageSujet: Re: Tiens, un revenant # Eiji   Tiens, un revenant # Eiji EmptyDim 23 Déc - 23:10
Tiens, un revenant
Sutton & Eiji
Eiji sera la mâchoire tout en inspirant profondément. Il n'était pas certain de pouvoir rester aussi stoïque que la dernière fois qu'il avait passé plus de trois secondes en compagnie de la jeune femme. Ne s'arrêtait-elle jamais de parler ? On ne pouvait décemment pas aligner autant de mots les uns à la suite des autres sans jamais se sentir fatigué. Et ce ton ! Ce ton qui n'avait de raison d'être que celui de piquer qu'elle vise juste ou à côté. Eiji ne savait pas comment elle faisait pour se supporter elle-même, d'ailleurs malgré les apparences, il était à peu près persuadé qu'elle était plus seule qu'il n'y paraissait.
Ne prenant pas la peine de relever ce qu'il considérait comme une première agression de son ouïe alors qu'elle pénétrait dans sa zone de confort, le jeune homme posa sur elle un regard qui en disait long sur son état d'esprit. Il la trouvait désespérante et il le savait, elle n'allait pas lui lâcher la grappe aussi simplement surtout si elle avait lu dans ses yeux tout le désespoir qu'elle venait de lui inspirer. Il le savait déjà, quand elle plantait ses crocs quelque part, il était compliqué de lui faire lâcher prise ; tel un pitbull, elle finirait par serrer un peu plus jusqu'à déchirer quelques membres et organes. La comparaison lui arracha une discrète grimace alors qu'elle continuait de parler.

Toutefois, à l'énoncé des noms de ses anciens professeurs Eiji fronça les sourcils. Croisant les bras sur son torse pour marquer la distance entre eux avant de se pincer l'arrête du nez entre deux doigts. Ne pouvait-elle pas juste l'oublier ? Voulait-elle encore une interview qui ne mènerait à rien où cherchait-elle seulement de la compagnie ? Quoi qu'il en soit, il n'était pas le bon client pour ces trois choses. Et il n'eut même pas le temps de penser à la meilleure stratégie qu'elle enchaînât et poursuivit la conversation qu'elle menait quasiment seule jusque là.

« Tu es certaine de vouloir me parler de ça ? »

Parce qu'il était tout bonnement hors de question qu'il parle de gens qui appartenaient maintenant à son passé. Eiji n'avait cure de ce qu'avait tenté le Professeur Ietvilev bien qu'il l'ai senti passé l'année précédente et il ne tenait vraiment pas à parler du Professeur Romanov... Mais alors pas du tout. Et puis, autant l'avouer, ce qui touchait à Durmstrang devait rester à Durmstrang et autant il n'avait aucune affection particulière pour les personnes au sein de l'institut, autant il avait adhéré aux règles de ce dernier et il ne comptait pas se mettre à en parler à tord et à travers. L'institut était connu pour rester très secrets et Eiji ferait de même bien qu'il en soit parti.
Et puis... Pour tout avouer, il n'avait pas trop laissé le choix au Professeur Romanov, qu'il ait voulu le garder dans le coin ou pas n'avait aucun intérêt pour lui et ce qui se passait au sein de sa famille avait, de toute façon, éclipsé toutes les autres possibilités.

Un voile passa sur son regard alors qu'il repensait aux événement de cet été. Eiji n'aimait pas ressasser le passé, ce qui était fait était fait et il ne pourrait rien y changer.

« Bien. Ou veux-tu aller ? »

Étonné par sa propre réponse, il marqua un temps d'arrêt. Elle venait de le prendre par surprise alors qu'il s'était perdu dans des pensées bien trop sombres pour cette période de fêtes. Ce n'était pas Merlin possible ! Était-ce l'Angleterre qui le rendait aussi stupide ! Plus ça allait et plus il avait l'impression de perdre sa capacité de réflexion.
Faisant un pas en arrière, Eiji allongea le bras sur le côté pour laisser la jeune femme passer. Maintenant que c'était dit, il ne pouvait plus faire marche arrière. Il espérait simplement qu'elle tienne ses engagements et qu'elle ne lui pose pas un nombre incalculable de questions.

« Tu es toujours comme ça ? Je veux dire... direct, ironique et... » Eiji pinça les lèvres, il n'était peut-être pas bienvenu de lui dire qu'elle était désagréable. « Ou bien c'est juste un masque ? »

Ca pouvait paraître bête comme question mais ça l'intéressait. Eiji ne concevait pas qu'on puisse avoir ce genre de caractère pour le plaisir ; surtout de façon aussi prononcé que chez la jeune femme. Pour lui, soit ça cachait quelque chose, soit c'était un jeu qu'elle se plaisait à faire endurer à ses victimes.
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MessageSujet: Re: Tiens, un revenant # Eiji   Tiens, un revenant # Eiji EmptyLun 24 Déc - 10:08

Tiens, un revenant !
J’avais bon nombre de défauts et j’en étais consciente. J’étais vu comme une sorte de garce, comme une fouine qui cherchait toujours à tout savoir et dans un sens, je ne pouvais pas nier cette réalité. La façon dont ma mère m’avait élevée ne pouvait de toute façon rien donner d’autre et pour cause : gâtez un enfant, pourrissez devant lui votre deuxième, faites en sorte que sa confiance en lui soit exacerbée, et vous découvrirez vite ce que cela donne. J’adorais ma mère. Elle m’avait tout donné, mais j’avais conscience qu’elle n’était pas ce qu’on peut appeler une bonne mère. On emmène pas sa fille âgée de 4 ans dans des bars un peu étrange pour lui expliquer comme avoir des scoops et lui faire découvrir dans quels genres d’endroits on les dégote.
C’était aussi pour cette raison que je refusais d’avoir des enfants. Vous allez me dire que je suis trop jeune pour décider de ce genre de choses, que j’ai le temps de changer d’avis, mais je ne voulais absolument pas me retrouver dans la même situation que Rita. En effet, si cette dernière avait tout de même accepté l’une de ses jumelles, elle n’avait pas franchement été heureuse d’apprendre sa grossesse, qui plus est bien trop tardivement.

Mais bref, assez parlé de moi. Je sentais tellement que je t’agaçais et au fond, cela m’amusait. Enfin, je dis au fond mais cela se voyait tellement ! Même si je ne l’avouais pas, tu étais en quelque sorte une distraction pour moi aujourd’hui qui me retrouvais un peu seule. Kassie devait sûrement passer du temps avec sa famille, ou du moins ses frères, et il était difficile de cacher que mis à part avec ma meilleure amie, j’avais un peu de mal à passer des bons moments avec d’autres personnes. Aussi populaire que j’étais, je n’en restais pas moins isolée dans le sens où je n’avais confiance qu’en une poignée de personnes, qui se limitait à la famille Ollivander. Je n’ouvrais pas mon coeur aux autres, et c’était sûrement cela qui faisait qu’on me voyait comme une garce.

Voyant clairement ta réticence lorsque j’abordais l’histoire de l’an dernier avec ton enseignant, j’haussais les épaules, te répondant simplement:

”J’aurais voulu mais quelque chose me dit que toi non. Et pour une fois, on va faire comme tu le sens. Ma mère a cherché à en savoir plus et le moins que l’on puisse dire, c’est que ton pays sait garder les secrets. Je suppose donc que c’est quelque chose qu’on vous inculque ... “

Etait-ce une façon pour moi d’agiter le drapeau blanc ? Peut-être. En tout cas, en faisant cela, je faisais un effort non négligeable, pour la petite fouine que j’étais. Mais j’étais aussi capable de faire preuve d’empathie, aussi difficile cela était-il pour moi. Il faut dire que le décès d’une élève et de notre directrice m’avait ébranlée, confrontée pour la première fois de ma vie à la mort.

”Aux trois balais ? Oh, attends ! Je voudrais un bonhomme de neige, viens avec moi !“

J’aurais pu t’attraper la main pour t’attirer vers le magasin mais je n’en fis rien. Je m’approchais d’un chalet et tournant la tête pour admirer le tout, je finis par y demander un bonhomme de neige et des cloches. C’était encore le marché de Noël et je restais une vraie gamine. Je te tendis alors le paquet avec les cloches emballées.
”Pour faire la paix … Je sais, on n’achète pas la paix, mais je ne sais pas faire autrement. Et pour répondre à ta question, puisqu’apparemment on échange les rôle … Oui, je le suis toujours. Ce n’est pas vraiment un masque mais pour être franche, c’est aussi un rôle qu’on m’a donné et que je me plais à jouer. A vrai dire, plus le temps passe et plus je me dis que si je ne suis pas cette fille, je ne serais personne.“

Passant alors devant toi, j’avançais jusqu’aux trois balais, je poussais la porte et pris place.

”Un Sirop de cerise soda avec boule de glace et ombrelle. Tu prends quoi ? Je t’invite ! “

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Eiji N. K. MasaakiHistoria PactumEiji N. K. Masaaki
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MessageSujet: Re: Tiens, un revenant # Eiji   Tiens, un revenant # Eiji EmptyMar 1 Jan - 18:31
Tiens, un revenant
Sutton & Eiji
Il n'y a rien de plus difficile que d'essayer de cerner l'être humain. La plupart du temps, Eiji s'en abstenait donc, ne voyant pas trop l'intérêt de comprendre comment les autres fonctionnaient puisqu'il jugeait qu'ils marchaient tous de travers. Ainsi s'étonnait-il lui même de décortiquer les réponses données par la jeune femme. D'ordinaire, il n'aurait même pas posé de question, puisque la réponse n'aurait jamais eu autant d'impact sur lui que ce qu'elle aurait dû ; cette fois était différente cependant.
Sutton était tellement à l'opposé de se fonctionnement qu'il ne concevait tout bonnement pas qu'une telle personne puisse exister ; elle faisait naître en lui des émotions contradictoires qui n'avaient pas lieu d'être et ça l'intriguait sincèrement. Lui qui était d'ordinaire si hermétique, le voilà assailli par des sentiments humains qui n'étaient pas loin de lui donner la chaire de poule. Eiji n'avait pas l'habitude de ressentir des éléments contradictoires ; tout était très clair dans son fonctionnement et ne pouvait suivre qu'une seule route. Face à Sutton cependant, la route devenait sinueuse et il avait bien du mal à s'y accrocher. Ça avait beau être furtif et n'avoir lieu que lorsqu'ils engageaient une conversation ; les faits étaient là cependant et Eiji devait tirer ça au clair. Si il la comprenait, il ne s'étonnerait plus de rien et pourrait la rayer de sa liste et du paysage dès qu'il aurait le dos tourné.

Sommes toute perdu dans ses pensées, il ne réagit pas tout de suite à la demande étonnante de la jeune femme et la suivait sans vraiment s'en rendre compte. Il eu l'air totalement ahuri lorsqu'elle lui déposa un petit paquet entre les mains. Entre son comportement et ses gestes, il commençait à ne plus savoir où donner de la tête. Certes, l'explication pouvait être concluante mais satisfaisante en revanche...
Il ne dit rien et hocha simplement la tête en signe de remerciement. Il n'y avait rien d'autre à dire, rien d'autre à faire ; il était plus pris par le reste de ses paroles que par le cadeau -qui n'avait pas lieu d'être selon lui- qu'elle venait de lui faire.

« Je ne te comprends vraiment pas... »

Voilà qui suffisait pour résumer la chose. Il ne la comprenait pas. Elle était comme ça pour ne pas devenir personne. Hors, être personne dans le monde du jeune sorcier était précisément le but à atteindre et, hormis lors du tournois des trois sorciers, il avait plutôt bien réussit.

« En vérité, c'est assez triste mais... »

Triste de jouer ce rôle simplement parce qu'on ne sait pas faire autrement ou parce qu'on a peur de tomber dans l'oubli. Un sourire en coin éclaira le visage du jeune homme, il était à peu près persuadé qu'elle pourrait dire la même chose le concernant ou bien qu'il pourrait se le dire à lui-même...

« On est ce que les gens font de nous après tout. » 

Arrivé dans l'auberge, il laissa la jeune fille entrer en premier et ne fut même pas surpris de sa commande. Aussi colorée et édulcorée qu'elle l'était. AU final, si le rôle qu'elle jouait lui plaisait, pourquoi ne pas s'en satisfaire ? Elle était dérangeante et étrange pour lui. Trop curieuse, trop ironique, trop tout et en même temps rien. Cette fille était une personne qu'il n'arriverait sûrement jamais à comprendre. Elle était irritante au possible et pourtant, il la suivait alors qu'il aurait pu passer son chemin et disparaître dans la foule vu le monde présent dehors.
Décidément, ce pays cachait encore des mystère qu'il n'était pas près de résoudre. Sutton était peut-être la seule étrangeté qu'il allait accepter de découvrir un peu plus ; personne n'ayant vraiment éveillé un quelconque intérêt en lui jusque là.

« Je ne vais pas te laisser deviner mais tu te doutes que ma boisson sera beaucoup plus traditionnelle, n'importe quel thé fera l'affaire pour moi »

Puisque, autant l'avouer, les anglais sont nuls concernant le thé. Ils ont beau se croire supérieur à la moyenne, ils sont au ras des pâquerettes concernant la préparation.
Bien que son visage reste sensiblement le même, Eiji se détendait quelque peu. Il ne lui servait à rien de rester sur la défensive pendant toute la durée de cette rencontre ; ça n'aurait aucun sens. Il était cependant curieux de voir si la jeune femme allait pouvoir tenir sa promesse où si elle retomberait vite dans ses travers une fois que le silence s'installerait entre eux. Il ne chercherait pas à lui faire la conversation, pour lui le silence avait plus de poids et l'inutilité des mots était souvent trop importante.


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InvitéHistoria PactumAnonymous

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MessageSujet: Re: Tiens, un revenant # Eiji   Tiens, un revenant # Eiji EmptyMer 2 Jan - 19:46

Tiens, un revenant !
Cerner les gens, c’était un peu mon lot quotidien. Oh, je ne vais pas dire que je le faisais bien, car un de mes défauts principaux étaient de cataloguer bien trop vite les autres. Je le savais même si je ne l’avouais jamais et que je prétendais avoir toujours raison. Lorsqu’on apprenait une rumeur et qu’elle était confirmée, je faisais celle qui en était sûre, sortant parfois la fameuse phrase : “J’aurais du écouter ma première impression”. Autant dire que le masque que j’arborais chaque jour à Poudlard n’avait rien à voir avec ce que la plupart des parents tentent d’inculquer à leurs enfants en terme de valeurs.
La période de Noël jouait un peu avec ce masque. J’adorais tout simplement le fait de devoir échanger des cadeaux, le fait de voir des choses briller dans tous les coins sans compter sur toutes les petites musiques et chansons que je connaissais par coeur. Cela dénotait avec la Sutton de Poudlard, mais je m’en contrefichais un peu. Offrir des cadeaux et voir la réaction des autres avait à mon sens pas de prix, car j’étais toujours impatiente de voir si j’avais tapé dans le mille. D’ailleurs, on aurait pu s’attendre à ce que je préfère en recevoir, mais j’étais plutôt généreuse, ne comptant absolument pas l’argent. Oui, parfois, j’étais une fille assez contradictoire, souvent même.

Te concernant, je n’avais pas réussi à savoir grand chose, ce qui était un peu lié à ton école puisque je n’avais pas pu faire de grand article sur Durmstrang, comme j’avais pu le faire à l’époque sur Beauxbâtons. Et ce serait mentir que de dire que cela ne m’avait pas frustrée. Mais on apprend avec la frustration, donc je pouvais apprendre à tes côtés, un peu comme si tu étais l’allégorie de la frustration.

Je ne pus m’empêcher de rire et de sourire en voyant ta réaction face à mon cadeau. Et lorsque tu me dis que tu ne me comprenais pas, je ris de plus belle, cette fois-ci d’un rire un peu moins désagréable, même s’il en restait peu discret. Je lui dis alors, posant une main sur son bras, ce que je faisais par habitude quand je parlais franchement à quelqu’un:

”Tu permets que je prenne cela pour un compliment ?”

Et voilà que je me confiais à toi. Enfin, même si je ne l’avais jamais vraiment dit à personne, ce n’était pas un secret. Seulement, personne ne m’avait posé cette question. Peut-être qu’au fond, personne ne s’était intéressé à qui j’étais réellement, préférant faire de moi ce dont ils avaient besoin: la garce à la recherche de secrets dont eux aussi rafolaient.

J’hochais alors doucement la tête, d’accord avec toi:

”Je le pense aussi, même si, franchement, je pense que cela dépend des caractères … Regarde, combien ont essayé de faire de toi l’an dernier une sorte de sauveur, de champion et de mec populaire ? Alors certes, tu as gagné la coupe, mais je ne dirais pas de toi que tu es populaire.”

M’installant et commandant ma boisson, je souris en l’entendant commander un thé. En effet, cela aurait pu être prévisible, car tellement cliché.

”Je peux ? Mettez-lui votre thé à la violette de Toulouse que vous faites divinement !”

Je pouvais tout de même lui conseiller le meilleur thé de l’endroit. Ma mère était assez fan des thés et je savais qu’ici, il faisait importer leurs fleurs de violette de France, fraîches. Je laissais alors le silence s’instaurer entre nous. C’était, pour ma part, assez malaisant, mais je m’étais engagée à ne pas poser de questions. Durant le temps qu’on nous apporta nos boissons, je parvins à ne rien dire, ne pouvant m’empêcher de sourire à chaque fois que mon regard croisait celui d’Eiji. Non mais franchement, pourquoi je faisais cela ? Sirotant mon sirop, je te regardais prendre ton thé:

”Verdict ? Oh … Pardon … Je suis incorrigible.”

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MessageSujet: Re: Tiens, un revenant # Eiji   Tiens, un revenant # Eiji EmptyDim 6 Jan - 2:12
Tiens, un revenant
Sutton & Eiji
Un thé à la violette de Toulouse ? Voilà un met qu'il n'avait jamais eu l'occasion de déguster. D'ordinaire quand il commandait un thé, on lui servait le premier qui venait et on faisait peu de cas de ce qu'il en pensait. Enfin, autant avoué qu'il n'avait jamais pensé à demandé un thé en particulier. Il était tellement persuadé que les européens ne savaient pas y faire qu'il ne cherchait pas vraiment plus loin. Un défaut si l'ont en jugeait le parfum qui se dégageait de la théière maintenant qu'elle était sur la table.
Eiji n'avait pas vraiment remarqué le silence qui s'était installé entre eux. Pour lui, c'était une chose normale, quand on n'avait plus rien à se dire, autant se taire et laisser faire le temps. Il avait cependant du mal à ignorer les sourires de la jeune femme lorsque leurs regards se croisèrent et il s'en sentait légèrement mal à l'aise, baissant les yeux plus d'une fois pour regarder le coin de la table.
Eiji se maudit une ou deux fois intérieurement avant de préférer se donner une contenance en versant le thé dans la tasse qu'il porta ensuite à ses lèvres. La réaction de la jeune femme ne se fit pas attendre et lui arraché un léger rire.

« Il est parfait... Plus adapté pour une femme cependant, mais le goût est là. »

Toujours souriant, il posa ses yeux sur elle. Son visage semblait s'être éclairé alors qu'il était plutôt sombre, voir torturé d'ordinaire. Sa façon d'être lui plaisait peut-être finalement bien qu'il mettrait sûrement un peu de temps à l'accepter et plus encore à l'avouer.
Il appréciait le fait qu'elle n'ait pas menti et qu'elle ne tente pas de s'immiscer dans sa vie privée. Il appréciait d'autant plus qu'il voyait clairement que ça lui demandait un effort presque surhumain. On ne se refait pas après tout et il comprenait aussi la position dans laquelle elle se trouvait.
Il était frustrant de ne pas pouvoir se comporter comme on le souhaitait, de se sentir obligé de faire quelque chose pour satisfaire autrui. Eiji le savait, ça lui arrivait régulièrement. A vrai dire, ça lui arrivait chaque fois qu'on lui posait une question a laquelle il n'avait pas envie de répondre ou qu'on souhaitait lui faire la conversation alors qu'il n'en avait pas envie. Sutton avait fait l'effort de tenir sa promesse, peut-être pouvait-il lui rendre la pareille pour une fois.

« Tu as fait l'effort de ne poser aucune question depuis qu'on est là. Merci. »

Il n'arrivait pas à croire ce qu'il allait faire. Soit la violette lui était monté au nez, soit il commençait à mieux comprendre cette jeune fille et il se sentait capable de glisser, d'une certaine manière, dans ses chaussures.

« Mais, ne te force pas à garder le silence, je peux répondre à quelques questions si tu veux et que rien n’apparaît dans un journal. »

C'était quitte ou double. Soit il signait son arrêt de mort, soit elle était vraiment différente à l'intérieur et ils pourraient, peut-être, passer effectivement un bon moment tout les deux. Après tout, maintenant qu'il avait accepté de la suivre, c'était son souhait.
D'une part, il la comprendrait peut-être un peu mieux et verrait peut-être plus loin que ce qu'elle voulait bien montrer. De l'autre, il acceptait de faire ce qu'il lui avait toujours refusé. Une sorte de paix peut-être plus stable que celle qu'elle lui avait proposée un peu plus tôt. Les cartes restaient toutefois entre les mains de la jeune femme. Eiji ne savait pas ce que donnerait la conclusion de cet instant mais, pour la remercier d'avoir joué le jeu et tenu sa parole, il avait souhaité faire un pas vers elle lui aussi.
C'était un effort sûrement plus important pour lui que ce qu'il ne paraissait et il espérait vraiment que Sutton ne cherche pas à en savoir trop où à aller trop loin. Il faisait un effort pour lui être un peu plus agréable car il ne l'avait jamais été jusque là alors qu'en quelques mots, quelques échanges de phrases, il s'était senti plus proche d'elle que de n'importe qui depuis qu'il avait posé ses pieds ici l'an passé.
Il avait envie de la connaître un peu mieux, une chose qui n'arrivait jamais et dont il se trouvait particulièrement étonné ; il ne pouvait pas laisser cette chance passée, Sutton était une énigme pour lui et si, au travers des questions de la jeune femme, il pouvait aussi en apprendre plus sur sa personnalité profonde, il ne disait pas non.
Un échange de bon procédés qui, il l'espérait, ne se retournerait pas contre lui.


Decembre 2023 - Vacances de Noël




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MessageSujet: Re: Tiens, un revenant # Eiji   Tiens, un revenant # Eiji EmptyMar 8 Jan - 13:21

Tiens, un revenant !
Pourquoi faisais-je tous ces efforts ? Je n’en avais absolument aucune idée. J’adorais pourtant poser des questions, soulever des mystères, mettre mal à l’aise les gens en dénichant un petit secret dont ils n’avaient pas envie de parler. C’était ce qui faisait qui j’étais. Après tout, sans le journal, qu’étais-je ? La meilleure amie de la fille la plus populaire de Poudlard, celle qui faisait tourner toutes les têtes de l’école ? Car oui, même si je m’estimais extrêmement populaire, ma réputation était clairement moins bonne que celle de Kas’. J’étais en quelque sorte trop franche dans mes rapports à autrui, et je n’hésitais pas à me faire haïr encore plus. J’avais la langue très acerbe et lorsque je n’aimais pas quelqu’un, ce n’était jamais à demi-mesure.
Parfois, je me demandais ce qu’il adviendrait de moi si je ne parvenais pas à devenir journaliste. Je pourrais toujours demander à ma mère de me trouver un bon parti, mais elle qui avait toujours dit qu’on ne devait pas dépendre des hommes m’arracherait sûrement la langue pour lui avoir demandé cela. Je n’avais pas l’impression d’avoir d’autres aptitudes, et pourtant, j’étais loin d’être une mauvaise élève. La preuve, j’avais décroché mon optimal aux BUSE d’histoire de la magie alors que je partais de très loin. Lorsque je voulais quelque chose, je l’obtenais, c’était aussi simplement que ça. Et je voulais être journaliste. Je ne pouvais pas faire autrement.

Je souris lorsque tu me dis que le thé était parfait, après t'avoir fait rire, ce qui m'étonna d'ailleurs quelque peu, mais je trouvais cela agréable de te voir avec un autre visage que celui de l'homme sérieux, presque trop sérieux. Ma mère avait énormément de goût en terme de thé, et même si je n’étais pas forcément friande de cette boisson, je savais reconnaître tout de même quand l’infusion d’un thé est faite de plantes ou de fruits ayant vraiment du goût.

”Toi qui as l’air si friand de thé, je connais un bar à thé moldu très réputé. Il se trouve dans le centre-ville de Londres, mais dans une ruelle hélas peu fréquenté. Il faut vraiment connaître pour y aller. C’est là que j’ai découvert une tuerie en terme de thé: le chaï tea latte ! Bon, je sais, comme ma mère me dit souvent, les orientaux voient l'ajout de lait dans le thé comme une hérésie, mais ils peuvent aussi le servir sans.”

Avais-je remarqué que, comme d’habitude, je parlais beaucoup par rapport à toi ? Nous étions tellement si différents. Tu prenais certainement le temps de peser tes mots, chacun étant là pour une raison, tandis que de mon côté, je ne faisais attention à ce que j’avais dit une fois ces derniers passés de mes lèvres. Avais-je aussi remarqué que les petits sourires que je t’avais adressés, alors que je faisais l’effort surhumain de me taire, t’avais mis mal à l’aise ? Non plus. Et pourtant, j’avais plutôt une bonne lecture des gens.

Tu me remercias alors d’avoir tenu ma promesse. Etonnamment, c’était une chose à laquelle je tenais beaucoup. Je ne faisais jamais de promesse sans les tenir. On aurait pu penser qu’il serait aisé, pour moi, de faire plein de promesses et de les trahir dans mon propre intérêt, mais j’avais cette sorte de valeur sur laquelle je comptais énormément. Quand je faisais une promesse, c’était que je comptais la tenir. Et je m’en voulais d’ailleurs si je la trahissais.

”Tu n’as pas à me remercier. Je t’en ai fait la promesse, et même si je sais qu’on peut croire qu’une fille comme moi ne les tient pas, c’est quelque chose d’important. “

Pourquoi est-ce que je t'avouais cela ? Aucune idée, mais je pensais qu'il était important que tu le saches. Je m'étais déjà plus ou moins confiée à toi dans un premier temps, t'expliquant que j'étais surtout celle qu'on voulait que je sois. Une sorte de réflexion philosophique qui suscitait beaucoup d'intérêt en moi. Mais j'aimais aussi ce qu'on voulait que je sois. Mais avais-je vraiment le choix ?

C’est alors que tu me proposas de quand même répondre à quelques questions. Etonnée, je restais quelques secondes un peu pantoise, en venant presque à me dire que je ne devais rien dire. Mais le silence étant très pesant pour moi, je ne pus qu’être reconnaissante de ce cadeau que tu m’offrais. C’est pourquoi, avec un sourire, je te répondis alors:

”Pas de plume, pas de parchemin … Et plus que des questions, j’aimerais un échange …”

Je t’adressais un sourire, et me mis à rire un peu.

”Et je t’assure que de mon côté ça va me changer … Je ne fais pas confiance, si ce n’est à une toute petite poignée de gens. Mais je sais que Kassie te fait confiance … Et elle est absolument tout pour moi.”

Etait-ce ma façon de te faire comprendre que je savais que tu étais son entraîneur ? Oh bien sûr, je ne connaissais pas du tout les termes de votre contrat, et au fond, je m’étais dit qu’il devait y avoir bien plus que ça entre vous pour que tu acceptes de l’aider. La vraie raison ne m’avait même pas chatouillé l’esprit.

”Merci d’ailleurs de ce que tu fais pour elle … Comptes-tu rester longtemps en ANgleterre ? Je veux dire, avec ta … relation avec Kassie, tu ne vas pas repartir demain en Bulgarie ?”

Essayais-je de savoir ce qu’il se tramait entre vous deux ? M’attendais-je à ce que tu me dises que tu étais avec Kassie et que tu restais ici pour elle ? Peut-être … Je me disais qu’au fond, si une histoire entre vous il y avait, Kassie serait au moins avec quelqu’un de respectueux. Mais il y avait cette histoire aussi avec Lancelot … J’avais un peu de mal à suivre, et même si Kassie me disait qu’entre vous, il n’y avait rien, j’avais du mal à comprendre les enjeux de tout cela.



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MessageSujet: Re: Tiens, un revenant # Eiji   Tiens, un revenant # Eiji EmptyDim 13 Jan - 19:24
Tiens, un revenant
Sutton & Eiji
Tenir une conversation était très difficile pour Eiji et plus celle-ci se faisait longue, plus il semblait décrocher en cours de route jusqu'à faire un effort surhumain pour en reprendre le fil. Pourtant, présentement, il n'avait pas ce sentiment. Il trouvait que l'instant qu'ils partageaient tout deux était plutôt agréable bien que très déroutant. Pour quelqu'un qui juge que se lier à une tierce personne où lui donner de l'intérêt est autant une perte de temps qu'un potentiel danger, voilà un fait qui pouvait se révéler dérangeant.
Eiji n'avait cependant pas bougé, écoutant la jeune fille assise en face de lui et qui semblait capable de faire la conversation pour deux. Finalement, sous cette couche très surfaite, il y avait tout de même une vrai personne. Quelqu'un qui devait avoir tout un tas de sentiments et certainement plus de réflexion que la plupart de ses congénères. A l'inverse d'Eiji qui lui gardait le silence, elle avait choisi une autre voie pour que personne n'ai l'envie de s'inviter dans son jardin secret sans y avoir été autorisé.
A leur manière, l'un et l'autre, dressaient des barrières que peu de personnes étaient capables de traverser.

Reprenant une autre gorgée de thé, Eiji dégagea une mèche de cheveux de son visage. En vérité, il ne l'aurait jamais pensée ainsi. Pour lui, elle n'était qu'une fille un peu perchée, tout à fait désagréable et qui devait avoir un pois chiche dans la tête pour ne pas comprendre quand elle n'était pas la bienvenue quelque part. Dés le départ, il avait clairement eu le sentiment qu'elle était tout ce qu'il n'appréciait pas. Il l'avait trouvée vulgaire à souhait avec sa façon de parler et totalement irrespectueuse des autres, du moins, de lui. Au final, il comprenait surtout maintenant que ce n'était qu'une façade et qu'il suffisait de gratter un peu pour voir la couche s’écailler.
Il ne pourrait dire avec certitude pour le moment qu'elle avait plus d'intellect que d'autres où qu'elle était certainement plus censée que la plupart des sorciers sur cette terre ; elle était juste différente dans sa manière de fonctionner et tellement opposé à sa propre façon de faire que c'en était déroutant.

Tout en acquiesçant lorsqu'elle lui parla du salon de thé, Eiji nota qu'il serait peut-être intéressant qu'elle l'y conduise un jour. Ou pas, il n'avait pas encore décidé si il était près à lui accorder assez d'importance pour accepter de passer une autre journée avec elle ou si, au contraire, cette rencontre lui suffirait amplement. L'avenir le lui dirait, il n'en doutait pas mais, pour l'heure, il préférait l'écouter parler plutôt que de se mouiller à lui répondre quoi que ce soit qu'il n'était pas certain de pouvoir mettre en œuvre.

« C'est... Noble... Je veux dire, que tu saches tenir une promesse même si elle va à l'encontre de ce que tu es d'ordinaire. Je ne sais pas, moi-même, si j'en serais capable. »

Eiji ne promettait jamais rien aux autres. Du moins, il ne passait pas de contrat avec n'importe qui et si, parfois ça arrivait de manière impromptue, c'était parce qu'une raison plus profonde se cachait derrière. Un peu comme lorsqu'il avait pris la décision de suivre Kassie. Certes, il y trouvait son compte, mais au départ il avait surtout accepté de l'aider car ses ancêtres avaient fait cette promesse. Ils avaient créer ce lien et, par respect pour eux, il n'avait aucun droit de l'ignorer. Beaucoup ne pourrait pas comprendre, la société actuelle était faite de sorte que les aînés, une fois morts, tombaient dans l'oublie comme les promesses qu'ils avaient pu faire ou les demandes qu'ils auraient pu formuler. Ce n'était pas le cas dans sa famille, tout ce qui avait un jour été dit, s'était retrouvé consigné dans des rouleaux de parchemin et le moindre texte qui subsistait faisait valeur de contrat. Un élément dont il ne pouvait pas ignorer l'existence même si il en avait l'envie ; il ne s'agissait pas que de lui après tout, mais de la réputation de tout un groupe de personne dont la seule mission récemment était de se refaire un nom.

Alors oui. Voir quelqu'un tenir une promesse pour lui, c'était noble. C'était une qualité qui se perdait au fil du temps et qu'il avait tendance à regretter amèrement.

Il fut surpris même si il n'en montra rien, de voir la discussion glisser vers Kassie. Il savait bien, qu'un jour, on viendrait lui poser des questions sur le sujet et qu'il ne pourrait pas esquiver en disparaissant.
Fixant sa tasse à moitié vide, un demi-sourire se promena tout de même sur son visage. Était-elle seulement sincère en posant cette question ou bien cherchait-elle à en savoir plus que ce qu'elle ne devrait ? Eiji ne savait pas trop mais après ce temps passé ensembles, il ne pouvait décemment pas lui tourner le dos simplement parce qu'il considérait que ce sujet ne la concernait en rien.

« Ma relation avec Kassie ? Je ne fais pas ça pour le plaisir tu sais, je suis rémunéré pour ce service »

Du moins, était-ce la version officielle qu'il allait devoir servir à tout un chacun à partir de maintenant. Jusque là, il avait toujours pu éviter le sujet. Soit parce que ça n'intéressait pas son interlocuteur, soit parce que personne ne lui posait la question sachant pertinemment qu'il ne répondrait pas.

« Mais, je ne sais pas si c'était la réponse que tu attendais ? »

En fait, Eiji ne savait pas grand chose. Devait-il voir un sous-entendu quelconque dans cette question ? Ou bien devait-il simplement penser qu'elle était intéressée par le fait qu'il reparte ou qu'il laisse son amie seule ?
C'était elle rendue compte que dans sa question, Eiji en avait soulevé trois autres et que ça lui vrillait légèrement le cerveau rien que d'y penser ? Il n'en était pas certain mais, pour le moment, il avait besoin de tout organiser avant de pouvoir développer davantage.
Il y avait un stade ou même la plus innocente des conversations devenait un réel poids, pour lui ça arrivait souvent très rapidement et malgré ses efforts, malgré son envie de répondre, il n'y arrivait tout simplement pas. Un blocage restant un blocage qu'il le veuille ou non.

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MessageSujet: Re: Tiens, un revenant # Eiji   Tiens, un revenant # Eiji EmptyMer 16 Jan - 0:23

Tiens, un revenant !
Ce n’était pas évident pour moi d’avoir ce genre de relations avec quelqu’un. L’an dernier, j’aurais vraiment tout fait pour t’extorquer quelques mots, qui auraient certainement valu à la gazette de Poudlard de se faire bien voir. Seulement voilà, j’avais du me rendre à l’évidence à l’époque, tu n’en avais absolument pas envie et lorsque tu étais décidé à te taire, impossible de te faire changer d’avis. Dans un certain sens, cela forçait l’admiration, même si j’avais pesté contre toi mille et une fois. D’ailleurs, je n’avais pas été foncièrement très agréable, même si, et tu l’ignorais sûrement, ta victoire avait donné naissance à un article assez élogieux à ton égard. En effet, malgré ton attitude fermée, surtout avec moi, j’avais été capable de reconnaître tous les talents qui t’avaient conduit jusqu’à la victoire.

Bien évidemment, j’avais aussi lancé, à l’époque, des tas de rumeurs pour essayer de te faire sortir de tes gonds, espérant sans doute que grâce à cela, tu te découvres ne serait-ce qu’un peu. Mais ce n’était qu’illusion puisqu’au final, je n’en savais pas vraiment plus sur toi actuellement que ce que je savais le jour où je t’avais rencontré réellement pour la première fois, tentant d’obtenir une interview qui tourna vite court.

Mes yeux te fuyaient, et à travers cela tu ne pouvais que te rendre compte que je n’étais pas vraiment à l’aise devant cet exercice que je m’imposais pour toi. D’ailleurs, je ne pouvais m’empêcher de rougir parfois, n’étant pas dans ce qu’on pourrait appeler mon environnement. Néanmoins, je finis par craquer, forcément. Mais ce ne fut pas pour te questionner, mais m’intéresser à toi et savoir ce que tu pensais du thé, te conseillant alors un autre salon de thé au centre de Londres.

Tu semblais néanmoins surpris que je sois capable de tenir une promesse. Il faut dire que je n’en faisais que rarement, puisqu’elles avaient un sens réel à mes yeux. Il pouvait m’arriver d’en faire des “faciles à tenir”, notamment en période de Noël où offrir des cadeaux était en quelque sorte une passion pour moi. Ou alors promettre à une personne que je n’apprécie pas que j’allais lui pourrir la vie … Bon, je te l’accorde, dans ton cas, c’est une promesse très particulière, un peu comme celle faite à Kassie de ne jamais lui tourner le dos. Enfin non, c’était encore différent. Tu vois, je me perds quand je pense aux promesses. Je me contente donc simplement de te répondre:

”Il ne suffit de faire que des promesses que tu es capable de tenir. Je veux dire, je sais que c’est dur pour moi de ne rien dire et de rester silencieuse, mais ce n’est pas non plus insurmontable. Par contre, ne jamais faire de promesse que tu penses ne pas tenir. A vrai dire, si on ne compte pas mes promesses de cadeaux ou de vengeance … Je n’en ai faite qu’une en dehors de celle-là.”

Je souris doucement, alors, pensant à celle qui, à mon sens, était comme ma moitié. Personne ne pouvait s’imaginer à quel point j’aimais Kassie Ollivander. Nous étions vraiment comme deux soeurs, comme deux jumelles … J’étais prête à tout pour elle et elle était certainement, pour le moment, la seule personne pour laquelle j’étais capable de prendre des risques mettant en jeu ma propre vie. C’est notamment pour cela que j’en venais à parler d’elle. Je le savais, elle t’embauchait pour la protéger. Ma question était donc dans ce simple sens là, même si je me demandais ce qu’il y avait entre vous, si ce n’était réellement que professionnel ou si Kassie et toi preniez également du bon temps. J’étais curieuse, et, dans un sens, je pensais que ma meilleure amie me l’aurait dit en même temps. Peut-être était-ce aussi ma façon de la protéger, dans un sens, car si elle ne m’en avait pas parlé, cela avait peut-être une autre connotation pour elle. Oui, parfois, je peux trop cogiter.

”Oui, je le sais bien, elle me l’a expliqué … C’est juste que …”

Je m’arrêtais alors. Mon regard se plongea dans ma boisson que je sirotais, me laissant le temps de bien choisir les mots. Je ne voulais pas que tu penses que je t’interrogeais. Et pour cela, je devais être entièrement honnête. C’était là toute la difficulté, puisque je n’usais de cette honnêteté que rarement, préférant habituellement esquiver. Reconnaître ses faiblesses, c’était ouvrir une faille comme le disait ma mère. Kassie en était une, et rares étaient les personnes qui comprenaient d’elles-même que ce serait en touchant à Kassie qu’on me bousculerait de mon pied d’estale.

”C’est juste que moi aussi, je veux la protéger. Pas comme toi, je suis bien loin d’avoir ne serait-ce qu’un millième de tes compétences. Mais … Kassie est la seule personne qui sait qui je suis réellement et qui ne me voit pas comme cette fille délurée, qui ne pense qu’à nuire en balançant des rumeurs ou en cherchant des secrets honteux. Et je me dis que … si … enfin si elle m’a pas tout dit pour vous deux … C’est peut-être que c’est plus que cela ? Et je ne voudrais pas que ton retour en Bulgarie lui nuise, la fasse souffrir ...”

La tristesse se lisait dans mon regard lorsque j’imaginais ma meilleure amie détruite par un amour déçu. Oh, j’avais bien vu ce que cela avait donné quelques années auparavant, lorsque Tascha avait joué avec sa réputation. Je refusais que cela se réitère, et j’étais prête pour cela à faire ce qu’il fallait.
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MessageSujet: Re: Tiens, un revenant # Eiji   Tiens, un revenant # Eiji EmptyDim 20 Jan - 1:03
Tiens, un revenant
Sutton & Eiji
Que dire ? Que faire ? Que répondre ? Eiji ne savait plus vraiment où il en était actuellement. Discuter avec Sutton, bien qu'il soit beaucoup moins loquace que la jeune fille, était plutôt agréable pour tout avouer. Quand elle faisait un minimum d'effort et prenait la peine de ne pas être une peste imbue d'elle-même, il devait reconnaître qu'elle était plutôt sympathique bien qu'elle le mette toujours un peu mal à l'aise. Il n'allait pas se refaire, les relations humaines ce n'était définitivement pas son truc. Ce n'était pas vraiment une haine ou un dégoût profond des gens mais, ça ne l'intéressait pas. Il jugeait, a tord ou a raison, que les autres n'étaient pas dignes de lui et étaient incapables de le comprendre. Après tout, il avait été élevé ainsi les premières années de sa vie, sans compter qu'avant ses onze ans, il n'avait jamais côtoyé de personnes extérieures à son île natale et qui finissaient toujours pas penser comme lui. A croire que c'était le prix à payer pour pouvoir rester dans ce qu'il jugeait être un paradis. En vérité, à part son cousin qui était très ouverts aux autres, tout le monde était sensiblement comme lui ; a différents degrés bien entendu, Eiji ayant sûrement atteint un stade beaucoup plus avancé que la majorité.

Ainsi, à chaque parole, devait il choisir ses mots. Des mots simples pour se faire comprendre rapidement. Sans trop en dire, sans laisser vraiment de place à d'autres potentielles questions. Pour lui, être clair et concis était la meilleure chose à faire. Il n'aimait pas s'étaler, d'ailleurs il n'avait jamais rien à étaler. Même dans ses discussions avec ses proches, il allait toujours droit au but et ne perdait pas de temps en explications inutiles. Il ne blaguait jamais, avait le rire difficile alors qu'il aimait pourtant entendre les blagues des autres et lui faire parler de ses sentiments était quasiment impossible. Tout ce qui pouvait relevé d'une faiblesse était rangé au plus profond de lui-même et il s'arrangeait généralement pour ne jamais rien faire remonter à la surface. Beaucoup pourrait croire qu'un jour il en deviendrait fou à force de tout garder pour lui. Cependant, Eiji était persuadé que c'était précisément ce trait de caractère qui le maintenait sur pieds. Si il commençait à se laisser aller à s’épancher, il était certain qu'il allait tomber et qu'il ne s'en relèverait peut-être pas.

L'étranger à sa vie et son éducation ne pourrait peut-être pas comprendre. Comment le pourrait-il ? Il fallait avoir eu sa vie pour savoir tout ce que les gens de chez lui traversaient dés les premières heures d’entraînement. Il fallait être de sa famille pour comprendre tout le poids des traditions qui pouvait en devenir étouffant par moment. Il ne mentirait pas en disant que Durmstrang avait été un bon moyen pour s'évader un peu. Pourtant ça n'avait été qu'une page d'un livre, tout comme l'avait été le tournois des trois sorciers. Au final, en quelques mois, sa vie avait encore changée. Elle s'était chargée de nouvelles responsabilités et s'accompagnait maintenant de l'ajout d'une autre mesure de prudence et de discrétion. Alors, sur certains points, il ne ferait aucune concession même lorsque l'instant passé avec une autre personne se révélait plus agréable que prévu. Il ne pouvait et ne voulait tout simplement pas.

Et maintenant que la discussion avait glissée sans qu'il ne s'en rende compte vers Kassie Ollivander, il sentait que ça allait devenir de plus en plus difficile pour lui. Il passait, jusque là et contre toute attente, un moment plutôt agréable en compagnie de la jeune femme. Sûrement parce qu'elle avait su tenir une promesse dont il ne la pensait pas capable. Malheureusement, l'entendre parler de Kassie commençait à l'enfermer dans un mutisme dont il allait avoir beaucoup de mal à se séparer.
Ce n'était pas contre elle. A dire vrai, Sutton n'avait rien fait aujourd'hui pour lui donner envie de prendre ses jambes à son cou. Elle avait été exemplaire et si différente de ce qu'il pensait d'elle que c'en était agréable. Que dire ? Que faire ? Que répondre ? Trois questions qui revinrent encore se poser devant ses yeux, les lettres dansants comme pour lui rappeler qu'il se retrouvait coincé. Il ne voulait pas lui faire l'outrage de lui tourner le dos sans un mot, de la laisser en plan en deux temps, trois mouvements. Mais il n'avait pas, non plus, envie de parler de son lien avec Kassie.

« Je ne ferais pas souffrir Kassie. Les termes du contrat sont simples, je l'entraîne jusqu'à ce qu'elle n'ait plus besoin de moi. »

Distant, sec et froid. Et si Eiji donnait l'impression de faire peu de cas des sentiments de la jeune femme en face de lui, ce n'était pas réellement le cas. Très honnêtement, si il avait été différent, il aurait sûrement essayé d'arrondir les angles. Mais il en était incapable. Il ne savait pas faire. Les mots étaient dangereux, il le savait ; d'où le fait qu'il les choisissaient toujours avec le plus grand soin. Cependant, quand les conversations glissaient vers des tabous, il devenait beaucoup moins complaisant.

« Je... Je suis désolé, je ne sais vraiment pas quoi te répondre d'autre. »

Fuir aurait été bienvenu à ce moment précis. Il s'en sortait lors d'un combat, d'un duel sorcier ou d'un contrat mais ça... Ça il ne savait tout bonnement pas faire. Et pourtant, il la lisait très clairement cette tristesse dans son regard. Ça ne pourrait le rendre malade de lui fermer la porte au nez mais, n'avait-il pas accepté quelques secondes plus tôt de répondre à certaine de ses questions ? Certes, elle lui avait signifié préférer un échange mais ça n'allait pas être possible pour Eiji. A l'inverse, si il voyait ses réponses comme un paiement en rétribution de la promesse tenue. Ça, il allait pouvoir le faire. Dans son esprit ce serait beaucoup plus simple, beaucoup plus clair.

Eiji inspira longuement.

« Tu lui fais confiance n'est-ce pas ? Sait-elle seulement à quel point tes sentiments pour elle sont importants ? Si tel est le cas, pourquoi ne te risques-tu pas à lui poser les bonnes questions ? Je suis loin d'être le mieux placé pour t'aiguiller, te rassurer ou t'expliquer mais tu sembles tellement atteinte par tout ce qui fait sa vie...»

Atteinte par la vie d'une autre. Il ne pourrait jamais le comprendre. Incapable qu'il était de faire face aux autres et à leurs sentiments qu'il jugeait malaisant. Eiji ne pourrait jamais comprendre le lien qui unissait Sutton à Kassie, ça lui passait au dessus de la tête. Pour lui c'était quelque chose de totalement abstrait si bien qu'il en oubliait la question essentielle. A croire qu'il n'entendait pas les mots, bloqué qu'il était sur la réaction de la jeune femme assise en face de lui.
Il ne savait pas quoi lui dire. Pas quoi faire face aux sentiments qu'elle laissait transparaître. Eiji soupira encore, plus calmement ; tentant d'enlever le poids qui venait se poser sur ses épaules.


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MessageSujet: Re: Tiens, un revenant # Eiji   Tiens, un revenant # Eiji EmptyMer 23 Jan - 15:12

Tiens, un revenant !
Dire que la situation était à la fois des plus étranges et des plus complexes était peu dire. Il faut avouer que des personnes ayant un peu de bon sens n’auraient jamais créé un binôme comme le nôtre: la bavarde chercheuse et fouineuse contre le ninja silencieux et n’aimant pas faire de vagues. Qui aurait pu croire qu’on se retrouverait un jour ici, à boire tranquillement un coup, et que, pour ma part, je serais en train de passer plutôt un bon moment ? J’allais certainement analyser pas mal de choses, notamment le pourquoi du comment j’appréciais être ici, avec toi, malgré ce silence que je m’étais imposée. Le silence m’angoissait, et cela avait toujours été claire. D’ailleurs, j’étais incapable de m’endormir sans bruit, sans un fond musical, sans entendre des personnes faire la conversation. Me retrouver seule, au milieu d’une pièce, sans rien ni personne, provoquait chez moi un sentiment de panique. Il m’arrivait bien sûr d’avoir besoin de calme, surtout lorsque je cherchais ou rédigeait des articles pour la gazette, mais même dans ces cas-là, je parlais toute seule, me rassurant du coup moi-même.

La conversation avait dérivée, et pas qu’un peu. Tandis que nous buvions chacun nos consommations, nous vînmes à parler de Kassie. Tu ne pouvais que te rendre compte de l’amitié que j’avais pour elle, bien au-delà de tout ce que les autres pouvaient comprendre. Je pensais d’ailleurs, à tort peut-être, que personne ne partageait ce que nous partagions. Au-delà de tout lien familial, nous étions comme deux soeurs, comme deux jumelles … J’avais souvent entendu que les jumeaux partageaient quelque chose d’exceptionnel … Ca m’avait d’ailleurs fait rire puisque je n’avais absolument jamais ressenti ce genre de choses pour Emily, au point d’ailleurs d’en faire, pendant très longtemps, mon souffre-douleur. Aujourd’hui, je l’ignorais, et je ne m’en portais pas plus mal. A vrai dire, depuis que Tasha avait rejoint cette erreur de la nature, j’avais décidé qu’elle ne valait même pas ma haine et mes mots.

Devais-je être rassurée lorsque tu me disais que tu entrainais simplement ma meilleure amie jusqu’à ce qu’elle n’ait plus besoin ? D’un sens oui … Mais je me demandais tout de même pourquoi Kassie ressentait ce besoin. Peut-être parce qu’elle se sentait en danger ? Etait-ce notamment à cause de ce qu’elle m’avait avoué il y a quelques mois ? Ses capacités à parler fourchelang m’avaient effrayé non pas par rapport à ce qu’elle était, mais par rapport à ce que cela impliquait pour elle.

”Je vois … Mais tu arrives à organiser ton temps entre elle et … tu es apprenti je suppose, puisqu’en quittant l’école, les sorciers deviennent apprentis … Sauf si c’est différent quand on est Bulgare ou quand on est champion du tournoi.”

Au final, j’étais peut-être plutôt en train de me faire des réflexions à moi-même. Tu t’excusas alors de ne rien avoir à me dire d’autres, et, naturellement, haussant les épaules en riant légèrement, je te répondis:

”Ne t’excuse pas, je parle pour deux. Si tu n’as rien à expliquer davantage, ne le fais pas. C’est aussi simple que ça.”

Dire que j’étais inquiète pour ma meilleure amie était un euphémisme. Je ne cessais de tergiverser en me demandant pourquoi elle ressentait le besoin d’être défendu par une tierce personne … Pourquoi ses frères ne suffisaient-ils pas ? Je ne comprenais vraiment pas. Tu repris alors, et je t’écoutais avec attention. Je souris alors doucement puisque tu avais compris, en quelques mots, ma relation avec Kassie.

”Une confiance aveugle à vrai dire … Je suis déjà au courant de certaines choses mais je pense qu’elle ne veut pas m’inquiéter. Je suis du genre protectrice avec elle, alors que ce n’est pas du tout dans mes habitudes.”

Me rendant compte que cela te mettait mal à l’aise, je décidais de rebondir sur autre chose, ne voulant pas que tu te sentes ainsi:

”Bon, parlons d’autres choses ! Tu pourrais peut-être m’aider ….”

Laissant le suspense, comme si je voulais te faire peur, je finis par lâcher:

”Comment tu fais pour avoir des cheveux aussi magnifiques ? Je n’arrive pas à faire en sorte qu’ils ne régraissent pas. Tu utilises un sort ?”

N’allez pas croire que je détournais la conversation. Je m’étais faite la réflexion l’an dernier déjà, et je m’étais promis de te demander ton secret. Sauf que l’an dernier, nous n’étions pas assez proches pour que l’on se retrouve à parler de ça. Là, je voulais un sujet léger.

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Eiji N. K. MasaakiHistoria PactumEiji N. K. Masaaki
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MessageSujet: Re: Tiens, un revenant # Eiji   Tiens, un revenant # Eiji EmptyDim 17 Fév - 13:57
Tiens, un revenant
Sutton & Eiji
Plus il faisait tourner les réactions de Sutton dans son esprit et plus elles lui paraissaient déroutantes. Eiji était totalement étranger à tout ces sentiments que la jolie blonde pouvait porter à Kassie. Même si il avait voulu s'y attarder pour essayer de comprendre, il y avait fort à parier qu'il serait encore tombé à côté de la vérité. Dire qu'il devenait totalement idiot quand il s'agissait de l'amour que pouvait se porter les gens n'était pas un euphémisme. Eiji ne pourrait sûrement jamais ressentir ce que Sutton ressentait pour son amie ; avec un peu de chance, ça s'en rapprocherait peut-être un jour mais il était près à parier que ça prendrait tout simplement une autre forme. Les sentiments comme l'entendait les gens, ce n'était pas pour lui. Il les interprétaient souvent mal et ne semblait pas vouloir s'en embarrasser. En réalité, pour lui,  amour, affection et sentiments trop importants se rangeaient au même niveau que les subtilités d'un échange entre deux personnes : ça n'avait aucun sens et c'était presque obsolète pour lui.

D'un autre côté, les paroles de Sutton lui permettaient d'être un peu plus éclairé sur le sujet. Le flou ne disparaîtrait peut-être pas du jour au lendemain mais les contours de nouvelles pensées pouvaient ainsi se fondre dans son esprit. C'était une sorte de gain pour lui. Une petite victoire sur son tempérament fermé et qui lui causait parfois quelques soucis. Que sans s'en rendre compte, elle lui apprenne à mieux cerner les gens lui faisait plaisir. Que sans le savoir, elle lui permette de mieux la comprendre elle était aussi une chose qu'il appréciait grandement sans savoir réellement pourquoi. Sutton était une femme étrange à ses yeux, elle avait finalement plus de couleurs que ce qu'elle laissait apparaître de prime abord.
Au final, c'est tout naturellement qu'il se mit à sourire en l'entendant changer de sujet. Passer du coq à l'âne était une expression qui avait bien sa place ici. La sincérité et l'amusement qui naissait au coin de ses lèvres n'avait rien de feint. Aussi hermétique d'apparence pouvait-il être, il n'était pas dénué d'émotions pour autant. Il les cachaient cependant mieux que la plupart des gens et les réservaient à une petite poignée de personnes seulement.

« J'apprécie l'effort pour détourner la conversation... »

Ce fin sourire toujours posé sur ses lèvres, il observa la jeune femme avec insistance pendant quelques instants. Prenant soin de ne plus relever le sujet qu'ils avaient abordés plus tôt et pour lequel ils n'étaient pas encore prêts.

« Je te trouves de plus en plus étonnante, vraiment... Et, je crois que c'est un compliment. »

De l'étonnement sur les choses, naissait l'intérêt. Du moins était-ce ainsi que les choses fonctionnaient pour lui. Il était presque certain que la jeune femme ne se rendrait pas compte de ce qu'il venait réellement de lui dire et, d'un côté, ça lui allait très bien comme ça. Mais, au fond, c'était une main tendue pour en savoir davantage sur elle. Il lui laissait ainsi la porte ouverte et l'accueillerait sûrement d'une meilleure façon à leur prochaine rencontre même si le voyage jusqu'à la confiance qu'il pourrait lui accorder serait encore pavé de quelques embûches.

« Mes cheveux donc. Si tu es certaine de vouloir en parler... Ils ont toujours été comme ça, en fait, ils sont comme ça chez la plupart des membres de ma famille. »

Il n'en revenait pas d'être en train de flirter avec une conversation typiquement féminine. Son cerveau faisait des looping en essayant de le stopper pour qu'il n'ai pas l'air plus niais que ce qu'il faisait déjà.

« Ma cousine concocte cependant des baumes naturels qui doivent les aider à ne pas … comment dire... dépérir ? »

Dépérir... Comme si des cheveux pouvaient dépérir. Honnêtement, dans quoi est-ce qu'elle l'embarquait maintenant. Cette fille avait un réel grain de folie pour essayer de l'amener à parler de ce genre de sujets. Il n'y avait pas pour lui, moins intéressant que ses cheveux. Et pourtant, très honnêtement, il avait beaucoup de mal à garder son sérieux, le sourire qui était né au coin de ses lèvres refusant clairement de disparaître malgré le nombre incalculable de fois où il venait de s'être pincé les lèvres.

« Sutton Skeeter... Je ne sais pas si tu le fait exprès ou non. Mais tu as ce don de me faire perdre le fil de mes pensées et de mes réflexions. »

Un compliment encore ? Peut-être. Ou la naissance d'un aveu qu'il n'était pas capable de percevoir complètement pour le moment...


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MessageSujet: Re: Tiens, un revenant # Eiji   Tiens, un revenant # Eiji EmptyDim 17 Fév - 23:23

Tiens, un revenant !
Je ne savais pas si cette situation était confortable ou malaisante pour moi. D’un côté, j’étais heureuse de partager ce moment, en parlant à coeur ouvert et simplement, sans aucune arrière-pensée. Et c’était peut-être pour ça que dans un autre sens, j’avais aussi ce sentiment que je ne savais pas où j’allais. J’étais Sutton Skeeter, la fille qui sait toujours ce qu’elle attend et pourquoi elle fait les choses. A la base, d’ailleurs, si je t’avais proposé de venir ici, c’était pour que tu me fasses tuer le temps, puisque je n’aimais pas être seule et qu’au vue du monde dans la librairie, je ne pouvais clairement pas demander conseil au libraire. Mais là … Est-ce que j’essayais toujours de passer le temps ? Non. Mes yeux avaient quitté l’aperçu sur la boutique pour voir si cela se vidait depuis quelques dizaines de minutes déjà. Alors quoi ? Essayais-je d’en apprendre plus sur toi afin d’en parler dans la gazette ? Non plus. Je te l’avais promis, et bien que cela puisse en étonner plus d’un, je ne faisais jamais de réelles promesses en l’air.

Parler de Kassie, c’était me livrer totalement. Dans quelques semaines, je le ferai de façon différente, et cette fois-ci avec une petite gamine du nom de Delenikas. Peut-être que notre rencontre m’aura aidé à faire part davantage des sentiments que je ressens, et en ce qui concerne Kassie, c’est tout simplement d’une intensité exceptionnelle. La relation fusionnelle qu’on lit dans les livres à propos des jumelles, je l’avais avec elle, sans aucun lien de sang pourtant. Mais je te sentais mal à l’aise concernant cette conversation et même si cela me frustrait que tu ne m’en dises pas plus, je respectais le choix de ma meilleure amie de taire votre relation. Cependant, je ne pouvais m’empêcher de me dire qu’il y avait peut-être plus que du professionnel. Le nouvel an et la relation au grand jour avec Lancelot me feraient changer d’avis, même si, dans un coin de ma tête, je resterai persuadée que tu ne pouvais que lui trouver quelque chose. Ce qui serait d’ailleurs logique puisque Kassie avait tout ce que les garçons recherchaient : de la beauté, de l’éloquence, du style et elle pouvait défier n’importe qui sur des jeux de garçon. Ce qui n’était clairement pas mon cas.

Je ne pus m’empêcher de sourire, détournant le regard à chaque compliment que tu me fis et que je pris comme tel. Le rouge me monta aux joues et je me plongeais dans ma boisson pour éviter que tu le vois. J’étais étonnante … C’est vrai qu’on me le disait parfois, mais il était rare qu’on me dise que c’était un compliment. Je ne comprenais d’ailleurs pas en quoi ça l’était, mais je le prenais, tout simplement. Pour une fois que je ne devais pas moi-même me jeter des fleurs, il serait idiot de ne pas l’accepter.

Oui, je te parlais de tes cheveux ! Ben quoi ? Je reste une fille superficielle, même si je suis face à un garçon, que dis-je, un homme, qui est tout sauf comme ça ! Et j’avais remarqué ta magnifique chevelure, qui, très clairement, attirait mon intérêt. Nous étions presque deux antithèses à ce sujet, moi les cheveux blonds comme les blés, assez fins, et toi, les cheveux noirs de jais, d’une épaisseur impressionnante. Bon, je ne me serais jamais permise d’aller te les toucher pour vérifier leur douceur, quoique … Mais pas aujourd’hui.

”Non mais sérieusement, ils sont canons. J’ai toujours rêvé d’avoir des cheveux aussi … comment dire … ben on voit qu’ils ne vont pas se casser au coup de brosse quoi.”

Je m’arrêtais, réalisant que j’étais en train de te parler cheveux et que tu me répondais, allant même jusqu’à me parler de baume ! Oh, je ne souriais pas par moquerie, mais je trouvais la situation tellement coquace. D’ailleurs, tu eus toi-même du mal à garder ton sérieux, et je ne pus que voir le léger sourire … Pourquoi le remarquais-je d’ailleurs ? J’éclatais de rire à ta phrase, ignorant pour le moment qu’elle allait résonner un petit moment dans la tête, cherchant un second message à l’intérieur.

”Je crois que tu ne devrais pas passer trop de temps avec moi … Tu vas finir par parler épilation et je risque de te retrouver à la gazette, à la rubrique potins … Et il est hors de question que tu prennes ma place !”

Je riais de bon coeur, et, tandis que je finissais mon verre, je songeais que le temps aurait pu s’arrêter à ce moment précis, tout aurait été parfait. Mais je me rendais aussi compte que ce n’était pas le cas. Et nous allions devoir, hélas, assez vite nous séparer. Et d’un côté, je me disais que je devais d’ailleurs couper court à la discussion, car le groulement de mon ventre ainsi que cette étrange sensation que je ressentais à la poitrine me perturbaient grandement. Mais c’était comme si j’étais collée au siège, pour le moment.

”En tout cas, je te remercie pour ce moment. J’espère sincèrement qu’on se recroisera … Et sait-on jamais, peut-être qu’un jour tu seras tellement à l’aise avec les questions que je t’interviewrais réellement … Parce que bon, je me souviens que l’an dernier …”

Je laissais cela en suspens, me rappelant que trop bien que j’avais rapidement écourté notre entrevue. Tu ne me répondais que de façon très courte, tu refusais de m’en apprendre plus sur Durmstrang. Le moins que l’on puisse dire c’était qu’entre cette discussion et celle d’aujourd’hui, c’était le jour et la nuit. Mais je ne t’en voulais pas, je me connaissais très bien et je savais que je pouvais être particulièrement chiante lorsque j’essayais d’avoir des informations. Il n’y avait qu’à voir comment j’avais tenu la jambe au directeur Romanov pour obtenir ce que tu ne m’avais pas donné ! Heureusement que le professeur Vablatsky l’avait prévenu, mais je n’avais pas été des mieux reçus.
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MessageSujet: Re: Tiens, un revenant # Eiji   Tiens, un revenant # Eiji EmptyMar 12 Mar - 13:08
Tiens, un revenant
Sutton & Eiji
Tirer un sourire d'une grande sincérité au jeune homme était un exercice qui pouvait se révéler compliqué. Car si, de temps à autres, l'ai moqueur pouvait s'installer sur son visage ce n'était pas le cas de la sincérité. Eiji souriait rarement de cette façon même si ça restait discret, c'était en quelque sorte ce qu'il pouvait faire de mieux. Rire aux éclats n'était pas pour lui, ça n'arrivait que très rarement et uniquement en compagnie de son cousin avec qui il arrivait à totalement lâcher prise. Du moins, était-ce le cas quand il était plus jeune, ça faisait des années maintenant qu'une telle chose ne s'était pas produite, encore moins depuis le début de l'été. Alors aujourd'hui, abaisser de quelques centimètres une barrière lui faisait du bien, même si il se refusait à faire plus. C'était un pas de fait pour lui. Un signe qu'il ne considérait plus la jeune fille comme une aberration de la nature dont le monde pouvait bien se passer. Mais il n'était pas prêt, en revanche, à lui laisser voir tout ce qui se cachait sous le masque qu'il portait constamment. Peu de gens en ont conscience, mais ceux qui en disent le moins sont souvent ceux dont les blessures, quelles qu'elles soient, sont les plus lourdes à porter. Eiji en avait conscience. Il savait que s'ouvrir aux autres, pour lui, c'était dangereux et tant qu'il n'aurait pas la certitude que ses faiblesses resteraient en lui, il ne le ferait sans doute jamais.

Mais, pour le moment, cet instant qu'il avait partagé avec la jeune femme lui avait fait du bien. Même si la fluidité de leur échange laissait encore à désirer, le peu qui avait été dit avait suffit à ce qu'un lien commence à se tisser. Cela restait subtile et il ne s'en rendrait peut-être pas compte tout de suite mais les faits étaient là et il ne pourrait le nier durant une éternité.
Peut-être était-ce cette future constatation qui faisait naître un sourire aussi vrai sur ses lèvres, a moins que ce ne soit Elle tout simplement.

« Je penses que même si j'y mettais toute ma volonté, je ne t'arriverai jamais à la cheville en ce qui concerne la rédaction d'articles. Aucun risques donc que je prennes ta place. »

Ses paroles étaient toujours aussi calmes qu'à l'ordinaire mais qui prenait le temps de l'écouter se rendrait peut-être compte qu'il venait de faire une boutade. Certes, il y avait mieux et il le savait. Aussi ne s'attarda-t-il pas trop sur ce sujet là. A chacun ses points forts et ses points faibles et Eiji ne brillait clairement pas dans ce genre de registres. Quelques heures plus tôt, il ne lui serait même pas venu à l'esprit de tourner une phrase de cette manière ou même de la laisser sortir de sa bouche. A croire qu'il avait bel et bien baisser sa garde pendant un court instant même si il savait aussi que toutes les bonnes choses avaient une fin.

Il ne fallait pas mentir, même si Sutton pouvait très certainement faire la conversation pour deux pendant un moment encore, ce n'était pas son cas. Bien que cet échange fut satisfaisant et étonnant pour sa part le jeune savait qu'il arrivait au maximum de ses capacités et qu'il allait bientôt avoir besoin de se retrouver seul avec lui-même. Non pas pour faire le vide ni effacer cette conversation mais pour prendre le temps de se retrouver avant de rejoindre une nouvelle fois le monde extérieur tout en tentant de s'y mêler.
Il n'était jamais facile pour lui de quitter les gens sans devoir prendre quelques secondes ensuite pour analyser ce qu'ils avaient dit. Comme si il espérait y trouver un message caché qui n'existait peut-être pas ou bien tout simplement pour faire le point afin de ne garder que l'essentiel et ne plus penser au reste.

Tout aurait pu s'arrêter maintenant que ça aurait été parfait mais la roue du temps ne cesse jamais sa course et le sourire qui était apparut sur le visage du jeune homme alors qu'il ne la quittait plus du regard sembla disparaître lentement mais sûrement pour laisser place à un visage impénétrable.

« Merci à toi aussi, c'était intéressant mais laisse moi un peu de temps avant une interview... »

Arrangeant la tasse et la théière sur la table, Eiji regarda la porte comme si il se souvenait de son existence et de tout ce qui se trouvait derrière. Ce moment avait été aussi dérangeant que sympathique à bien des points de vues mais la fin avait sonné et le jeune homme reprenait déjà ses mauvaises habitude. Poussant la chaise sur laquelle il se trouvait, Eiji se leva comme si elle le brûlait avant de faire quelques pas sur le côté de la table. Arrivé à la hauteur de la jeune femme, il s'arrêta de marcher.

« Peut-être pourrait-on dire que l'an dernier n'était qu'un faux départ et que celui-ci est le bon ? »

Et pourquoi pas après tout ? Eiji n'aimait pas repenser au passé. Pour lui c'était une perte de temps et si il considérait leur première entrevue, il savait aussi qu'il ne pourrait jamais voir Sutton différemment. Une fois ses impressions faites, elles étaient permanentes et pour l'instant qu'ils venaient de passer ensembles, il préférait grandement pouvoir dire que c'était leur première rencontre afin d'effacer les préjugés qui étaient déjà nés.

« Nous n'aurons qu'à en parler à notre prochaine rencontre... »

La porte qu'il laissait ouverte ne pouvait pas être plus importante et le jeune homme lui sourit une nouvelle fois avant d'incliner la tête avec autant de respect que d'amusement. Il n’allât pas jusqu'à la toucher pour lui dire au-revoir ; ça n'avait pas d'intérêt pour lui et le côté tactile des relations humaines était une barrière qu'il n'arrivait pas à passer. Cependant, lorsque ses jambes bougèrent à nouveau pour lui permettre de se diriger vers la sortie, le sourire était revenu.

Ce sont les petites victoires qui forgent les liens entre les hommes et si Eiji est réfractaire à l'idée d'en tisser, ces quelques mots n'étaient rien d'autre qu'une proposition.


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MessageSujet: Re: Tiens, un revenant # Eiji   Tiens, un revenant # Eiji EmptyMer 10 Avr - 12:36

Tiens, un revenant !
Le temps passait vite. Ce qui aurait pu s’avérer être un moment lourd et peu agréable et pourtant, plus les minutes défilaient et plus les deux protagonistes de cette histoire semblaient se détendre et être eux-mêmes. Oh, bien sûr, pour moi, c’était plus facile. J’étais toujours moi-même ou du moins, je n’étais pas du genre timide et j’avais la verve très facile. Néanmoins, il était difficile de ne pas reconnaître qu’en ta présence, autre chose s’était produit. La Sutton qui portait une sorte de masque au quotidien, usant de sa popularité et de sa main-mise sur la gazette pour faire régner une certaine forme de terreur, avait laissé tomber ce masque et souriait et riait de façon des plus sincères. La seule avec qui je pouvais être ainsi, également, était simplement Kassie.

Nous en étions même à plaisanter, notamment sur notre première rencontre, où, je le savais, je n’avais pas du te montrer la meilleure facette de moi-même. Mais qu’étais-tu à l’époque ? Tu n’étais même pas le grand vainqueur du tournoi des trois champions, tu étais juste, à mes yeux, un élève de Durmstrang qui pouvait me permettre d’écrire un article. Chose sur laquelle j’avais pu m’asseoir puisque cette interview avait été très rapidement abrégée. Et nous n’avions pas vraiment eu l’occasion de nous revoir, ou plutôt, je n’avais pas cherché à te revoir. Je ne savais pas expliqué pourquoi ni comment, mais je sentais que cela aurait été une nouvelle fois une perte de temps.

Au final, ce lien que nous étions doucement en train de tisser avait eu besoin de maturité de ma part, mais aussi peut-être de la tienne. Peut-être aussi que ton lien avec Kassie faisait que, dans un sens, j’étais plus ouverte à établir une relation de confiance … Seulement j’ignorais que votre relation à vous avait bien dépassé ce stade. Cela aurait-il une incidence par la suite ? Ce qu’on ignore ne peut vous faire de mal …

”Oh, c’est un joli compliment que tu me fais là. Tu devrais arrêter, je vais m’y habituer et même t’en réclamer.”

Notre discussion se finissait donc sur quelques taquineries, et je souriais doucement, presque conquise par ce qui n’était pourtant qu’une façon de passer le temps. Souriant de plus belle lorsque tu me demandas de te laisser un peu de temps avant une interview, alors que j’étais levée, je te lançais, presque dans un murmure:

”Tout le temps que tu voudras ... ”

Je fus alors surprise lorsque tu me proposas de considérer l’an dernier comme un faux départ, comme si nous devions l’effacer. D’un autre côté, je me disais aussi que tu avais rencontré celle que j’étais au quotidien, à l’école, celle que je devais jouer si je voulais avoir de l’importance à Poudlard. J’hochais alors la tête, acquiesçant, et t’adressant un dernier signe de la main en guise d’au revoir, je franchis la porte afin de retourner chez le libraire. Un léger sourire restait accroché sur mes lèvres, sourire presque rêveur.

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