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 [TERMINÉ] Idiomatisme [23 Août 2023]

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InvitéHistoria PactumAnonymous

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MessageSujet: [TERMINÉ] Idiomatisme [23 Août 2023]   [TERMINÉ] Idiomatisme [23 Août 2023] EmptyMer 2 Jan - 2:58




Idiomatisme
For one wrong step changes the path you take.
Make the right move to help yourself.



☾☾ Je n'étais pas fan de l'idée, à la base. M'éloigner autant de Poudlard et de mes affaires, ce n'était pas exactement dans mes plans, mais j'avais promis à Edward d'essayer de me sortir du merdier émotionnel dans lequel j'étais. Pas que ma chambre exiguë de la Tête de Sanglier me manque, mais je me demandais depuis l'instant où j'avais accepté cette mission, pourquoi j'avais jugé bon d'aller m'enfermer à des centaines de kilomètres des Ollivander, à bosser dans une ferme répugnante pour des moldus. Il fallait le dire: la grosse somme d'argent offerte pour l'aide demandée valait vraiment la peine. Un tour chez Gringotts à mon retour, et je pourrais échanger les devises. Transcrites en gallions, j'aurais de quoi me payer une plus grande chambre à l'auberge, pour toute l'année ! Même si ma loge à Poudlard aurait pu suffire, il y avait certaines... choses, disons, que je préférais garder hors des murs de l'école.

Alors sous la chaleur écrasante du mois d'août, je m'activais à entretenir le bétail et les clapiers du mieux que je pouvais. Le tout, évidemment, sans utiliser ma précieuse baguette. Une vache du fermier allait mettre bas, j'étais donc toute seule ce jour là pour l'entretient des porcs. Je portais les habituels seaux de grains, soufflant fort sous leur poids, la corde des hanses me cillant la peau des doigts. Je devais traverser toute la cour pour atteindre le grand pré aux lards cochons. Cette perspective était bien loin de m'enchanter.

Le sol était humide, boueux en fait, à cause des jets d'eau de l'arrosage automatique qui parvenait jusqu'à la cour; et aussi parce que les divers animaux de la ferme semblaient prendre l'avant de la maison pour une décharge à purin. L'odeur amplifiée par le soleil frappant et le manque d'air était à la limite du supportable. Mais le pire, c'était l'instabilité. A chaque pas, j'étais terrifié de m'étendre dans la fange. Non seulement j'en resterais surement marquée de l'odeur à vie, mais en plus il me faudrait recommencer le trajet dans les deux sens si je renversais la nourriture des porcinets.

A cause de la saleté ambiante dans cet endroit, je portais d'affreuses bottes de travail en caoutchouc bien trop grandes. Elles appartenaient au fermier qui me les avait gentiment prêtées après le premier jour, et une paire de soccer en toile de veaudelune offertes par Kassie bonnes à jeter... Malheureusement, si ces bottes étaient bien utiles pour ne pas se salir, elles ne l'étaient absolument pas pour garder l'équilibre. Et bien entendu, ce qui devait arriver arriva...

Arrivant près du portail, je ne regardais plus vraiment où je posais les pieds. Je pus sentir ma botte s'enfoncer copieusement dans ce que je devinais être une immonde bouse. Je grimaçais. Mais alors que je relevais le pied, pensant le sortir de la bourbe, mon pied se leva sans que la botte ne suive. Le poids des seaux, le manque d'équilibre, j'ouvrais de grands yeux et poussais un cri apeuré. Dire que la mangeoire était si proche ! Le désespoir sembla activer mon cerveau, et je pensais à toute allure. Comment faire pour ne pas étaler le grain ? Je tentais de tendre les bras en tombant, espérant que les seaux lourdissimes soient attirés par la gravité terrestre et se posent sur leurs pieds. Ce qui, miraculeusement, se produisit pour l'un d'eux. L'autre se répandit dans l'herbe à côté de la mangeoire des bêtes.

Mais cet accident terrible n'aurait rien eu de trop dérangeant s'il n'y avait pas eu la bouse. Parce que oui, j'avais eu raison en pensant avoir mis le pied dedans. Tout le devant du pré était jonché d’excréments, et voilà que je m'étais retrouvée étalée de tout mon long dedans. Dans la chute, j'y avais même trempé mon menton et mes lèvres. Seules mes mains qui étaient restées accrochées aux hanses restaient immaculées. Un sursaut de dégoût me fit bondit sur mes jambes et renfiler la botte plus vite que jamais. Si je ne lavais pas cette immondice de mon visage immédiatement, j'allais vomir à coup sûr. La source d'eau la plus proche était le bac des cochons. Oui, celui-la même où flottait un résidu verdâtre non identifiable. Mais le résidu me dégoûtait bien moins que la fiente étalée sur le bas de ma face... Aussi sans réfléchir, j'y plongeais la tête entière, fermant mes yeux aussi fort que mes muscles oculaires me le permettaient. Mes mains à la suite plongèrent pour venir frotter avec vigueur ma bouche et mon menton, mon cou. Quelle horreur !

Au bout d'un temps bien trop court pour affirmer être propre, mais bien trop long pour une tête de sang-pure dans une buvette porcine, je me redressais et secouais la tête pour disperser les gouttes d'eau croupie qui risquaient le contact avec mes yeux, ou pire, ma langue. Cela fait, je pris une grande bouffée d'air, et un moment pour m'assurer que je ne risquais plus de vider mon estomac. En ouvrant les yeux, je constatait qu'en plus des résidus verts flottaient désormais dans l'abreuvoir métallique des petits bouts de bouse dispersés plus ou moins équitablement. Nouveau relent. Je ne pouvais pas laisser ça comme ça. Ce n'étaient que des porcs, mais tout de même ! Sans me laisser le temps de réfléchir à ce que j'étais entrain de faire, je plongeais la main dans le bac, et tirais le bouchon de l'évacuation. Cela fait, j'attendais que l'eau se vide en versant les grains du seau qui ne s'était pas renversé dans la mangeoire. Des cochons grassouillets s'étaient déjà rapprochés pendant mon brin de toilette pour avaler ce qui s'était répandu dans l'herbe.

Je tournais les yeux sur le bac à eau. Le niveau ne semblait pas avoir baissé. D'ailleurs, rien ne semblait se passer. Pourtant, je tenais le bouchon dans ma main ! Je grimaçais. Si ça se trouvait, j'allais devoir sortir un bouchon de crotte et de résidus qui bouchait l'évacuation... Refrénant mes hauts-le-cœur, j'enfonçais mon bras dans l'évacuation jusqu'à ce que mon épaule soit dans l'eau. Mais au lieu de rencontrer une texture immonde, mes doigts glissèrent sur ce qui semblait être... La coque d'un très gros œuf. Mes yeux s'ouvrirent en grand, alors que j'enfonçais mon autre bras, faisant déborder l'eau croupie, les résidus et le caca sur mes vêtements et jusque dans mes bottes. Ce fut une opération délicate, mais au bout d'un temps atrocement long, à galérer pour extirper l’œuf sans l’abîmer, je finis par me redresser. Il était gros, brun, nervé de rouge. J'avais beau chercher, je n'avais pas la moindre idée de ce que ça pouvait être. Mais à la pulsation régulière de lumière qui passait dans les nervures, j'en conclus que la chose était en vie, et qu'il ne pouvait absolument pas s'agir d'un animal de ferme ordinaire... Je jetais des regards rapides autour de moi. Tout le monde devait encore être à la mise bas, j'avais donc tout le loisir de rapporter ma trouvaille dans ma chambre, et d'envoyer un hibou à Ed pour lui demander son avis, et quelques recherches.

L'abreuvoir enfin vidé, je posais le gros œuf pour aller tirer un tuyau d'arrosage jusque dans le pré. Je passais un premier coup pour nettoyer le bac, puis remis le bouchon pour reremplir le bac. Quand je retournais couper l'eau, je m'affolais en arrivant dans le pré, voyant tous les porcs agglutinés autour de l’œuf. Pourquoi l'avais-je laissé par terre ? L'avaient-ils mangé pendant que je faisais mes allers-retours ? Je m'élançais. Mais à peine avais je fait deux pas, que les cochons s'éclipsèrent en couinant, prenant leurs pattes à leur cou comme si leur vie en dépendait. Intriguée, je m'arrêtais pour observer l’œuf. Qu'avaient-ils senti qui les avait tant effrayer ? Je serrais les dents. Manquerait plus que ce soit une créature magique dangereuse pour que mon été pourri le soit tout à fait !

Tout en grommelant sur mon triste sort, j'attrapais le gros œuf et me dépêchais de rejoindre la grange. Au-dessus des sacs de graines, luzernes, céréales en tous genres et autres ballots de foin et de paille, la mezzanine fermée était agencée en une chambre douillette par rapport à celle de la Tête de Sanglier, avec tout le confort. Il y faisait une chaleur affreuse à cause de l'isolation médiocre, mais après tout il faisait chaud absolument partout à Loutry Sainte Chaspoule... Je posais l’œuf sur mon lit, le temps de me passer un sérieux coup de récurage dans la douche, à base d'huile de coudes et de sortilèges de propreté. Ce n'est qu'une fois débarrassée au moins à peu près de l'odeur de purin que je m'autorisais à rejoindre mon matelas. Je me laissais tomber près de mon nouvel ami et le tirait sur mes cuisses. Qu'est-ce que ça pouvait bien être ?

Je caressais la coquille du bout des ongles. Sa surface était comme constellée de petites bosses, et les "veines" étaient en fait comme creusées dans la matière. C'était un très bel œuf, et je ne doutais pas qu'il en sortirait une créature fabuleuse. Mon moment de rêverie passé, je reposais ma trouvaille sur la couverture, et filais chercher un rouleau de parchemin dans mon bureau. Saisissant un crayon que la famille de fermiers moldus avaient eu la gentillesse de me donner, je rédigeais ma lettre pour Edward. Dans la foulée, j'en ajoutais une pour Kassie, et une autre adressée à la Tête de Sangliers pour leur demander de bien penser à conserver ma chambre. Cela fait, j'accrochais les courriers aux pattes de Freezbee, la minuscule chevêche d'Athéna que m'avaient prêtée les Ollivander pour mes courriers. Une grattouille sur la tête, et je libérais la bestiole par le velux. J'avais hâte de savoir ce que Ed pourrait me dire sur cet œuf mystérieux, et son habitant... 

HRP:
 

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[TERMINÉ] Idiomatisme [23 Août 2023]

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