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 Modèle vivant pour portrait tout autant

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Rasmus Rask
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Rasmus Rask
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MessageSujet: Modèle vivant pour portrait tout autant  Modèle vivant pour portrait tout autant EmptyLun 4 Nov - 22:10
La peinture vivante.

Un art délicat et complexe.

Demandant concentration, finesse et silence.

- Tu peux arrêter de remuer deux minutes s'il te plait ?

Allez savoir pourquoi, Peter ne tenait pas en place aujourd'hui. Bien entendu, ce n'était pas le genre de garçon à savoir rester calme trop longtemps, tout le contraire, même. Il était de ces natures à la fois aventureuses, et voluptueuses, en sommes, un hédoniste. Et c'était le propre de ces gens là de ne pas savoir ni respecter l'autorité, ni respecter l'organisation. Or si Rasmus n'avait pas la première, à cet instant précis il avait désespérément besoin de la seconde.

Peindre des portraits vivants étaient pour lui d'un grand réconfort. Il avait trouvé un domaine où régnait le calme, la contemplation, où il pouvait se laisser aller à la fois à l'introspection la plus profonde et à l'expression la plus éclatante de ses sentiments artistiques. Cette activité n'avait qu'un seul défaut : elle nécessitait des modèles.
Bien sûr il avait expérimenté les paysages, les natures mortes. Il savait retranscrire avec un réalisme frappant la frondaison des arbres et les vagues dans l'herbe quand souffle le vent. Mais pour continuer à s'améliorer, il lui fallait à présent passer à des modèles humains. C'était du moins ce que lui avait expliqué leur professeur d'arts magiques avant de lui refourguer Peter dans les pattes.

Peter n'était pas un inconnu pour Rasmus. De nature observatrice, il n'avait pas pu passer à côté de ce grand jeune homme, élancé et dégingandé qui prenait tant de place et rayonnait si fort à l'intérieur de Poudlard. C'était d'autant plus vrai qu'ils partageaient un certain nombre d'activités ensemble, malgré leur petite différence d'âge, dont la chorale. Mais même s'ils ne s'étaient jamais croisé, Rasmus aurait forcément déjà entendu parler de son nouveau modèle. Peter était une petite célébrité dans l'établissement, et, à force de frasques, même au dehors. On le disait sympathique, joyeux, drôle et franchement libidineux.
Autant de qualités qui, disons-le, n'avait que fait hausser un sourcil à Rasmus. Pour être tout à fait honnête, la présence de Peter ne lui déplaisait pas. L'autre brillait si fort que Rasmus pouvait aisément se couler dans son ombre, profiter du bruit et de l'attention que le Serdaigle attirait systématiquement sur lui pour, de loin, profiter calmement du spectacle de cette animation. Mais passé ce pragmatisme, il se sentait très étranger à son camarade. Aussi solaire qu'il était nuageux, affirmé que lui hésitait, entreprenant et sûr de lui que Rasmus, désespérément, avançait lentement et à tâtons dans une quête de lui même qui ne semblait plus vouloir en finir.

Aussi, si le Serpentard pouvait s'être pris d'une certaine bienveillante affection pour Peter, c'était autre chose que de devoir le gérer entre quatre yeux, seul à seul. Rasmus n'avait ni la patience, ni l'autorité pour calmer son partenaire qu'il sentait particulièrement bouillonnant ces temps-ci.
Peut-être quelque déception amoureuse ou autre problème de grand sentimental s'était-il abattu sur lui ? A vrai dire, Rasmus n'en avait que faire. Il finit même par reposer son pinceau en soupirant avant de fixer son modèle d'un regard noir qui se voulait impressionnant.

- Ecoute Peter... sa voix n'était pas aussi ferme qu'il l'aurait voulu. Je sais que t'as pas demandé à me servir de modèle, c'est déjà cool de ta part de jouer le jeu et sans doute que ça t'embête, mais... j'aurai vraiment besoin que tu tiennes la pause, au moins une minute entière. On peut s'arrêter plus régulièrement si tu veux...

Sa phrase en resta là. A cet instant, il venait de croiser le regard du jeune homme, un regard tendu. Pas le genre d'expression auquelle le Serdaigle l'avait habitué, c'était évident.
En fait, tout aussi étrange que cela puisse paraitre, cette détresse qu'il ne s'expliquait pas, ce trouble qu'il avait, l'espace d'un instant, perçu chez son modèle, lui plut. Rasmus n'était pas ce genre de sadique qui pouvait apprécier de voir ses contemporains en positions difficiles, non, même au contraire. Son sentiment était purement artistique en vérité et dans cette gêne qu'il entrapercevait en creux, ce malaise dérangeant que Peter semblait porter au fond de son âme, subtilité infime que seul l'oeil exercé du peintre habitué aux visages peut remarquer, cela, il se fit la réflexion que cela pouvait faire un tableau atypique, intéressant.

Tout en retrempant son pinceau dans l'huile, le visage à présent barré d'un regard sérieux, il acheva sa phrase.

- Je veux dire... tu es sûr que ça va ?


Dernière édition par Rasmus Rask le Ven 10 Jan - 4:14, édité 1 fois
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Peter J. MacArthur
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Peter J. MacArthur
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MessageSujet: Re: Modèle vivant pour portrait tout autant  Modèle vivant pour portrait tout autant EmptySam 23 Nov - 13:47


MODELE VIVANT POUR PORTRAIT TOUT AUTANT
I had a dream I got everything I wanted Not what you'd think And if I'm being honest It might have been a nightmare To anyone who might care
De nature conciliante et joyeuse, on aimait d’ordinaire fréquenter le garçon. Il était connu pour sa facilité à parler, à accueillir les gens qu’il ne connaissait pas et pour sa personnalité solaire. Simplement, on appréciait sa présence et la cherchait même pour oublier les aléas de la vie et s’oublier un instant. Tel était la renommée du garçon qui devait poser aujourd’hui pour le cours de peinture vivante. Le jeune homme avait été remarqué par le professeur d’arts magiques lorsqu’il avait chanté dans une classe adjacente. Son corps, sa mâchoire, ses yeux semblaient éblouir suffisamment les pupilles pour fournir de quoi travailler aux artistes en apprentissage. Il y avait d’abord eu elle, sa peintre de talent, qui brossait dans l’huile ensorcelée un portrait remarquable de détailles et de mouvements aussi subtiles que précis. Elle avait véritablement capturé son image pour l’emprisonner dans la couleur d’une toile. Le portrait trônait fièrement dans la salle de cours parmi les autres oeuvres incroyables de sorciers et sorcières devenus aujourd’hui célèbres pour leur doigté. C’est tout naturellement que la chose était devenu habituelle : Peter recevait parfois un hibou l’informant qu’on avait besoin de modèles pour le cours et qu’il était le bienvenu ce jour-là. On lui détaillait généralement le projet pour le préparer aux aléas de la vie de modèle et il se montrait au rendez-vous prêt à donner de sa personne. Le jeune homme ne regrettait pas cette attention : il en avait l’habitude et cultivait son attraction.

Ne tenant plus, le garçon ferma les yeux et pencha la tête en arrière pour relaxer sa nuque endoloris. Il avait une impression de fièvre et de chaleur intense. Avait-on fermé les fenêtres et poussé le chauffage au maximum ? Son entourage ne semblait pourtant pas subir les mêmes effets négatifs. Non, cela ne faisait aucun doute : son état avait tout à voir avec sa rencontre avec eux, avec elle. Touchant à son but, Icare s’était approché du soleil et y avait sûrement laissé quelques plumes. Son corps endoloris par un trop plein d’activités nocturnes pratiquées en plein jour, le jeune homme se retrouvait totalement déréglé. Il avait chaud, sentait son corps se tendre au moindre effleurement et pouvait entendre son coeur battre à tout rompre lorsqu’on le regardait avec un peu trop d'insistance. Son corps se gorgeait rapidement de sang et Peter luttait contre des envies qui, bien qu’elles ne lui aient plus été étrangères depuis plusieurs années, prenaient le dessus sur toute autre pensée. Elles le parasitaient et endormaient ses autres sens. Sa libido complètement détraquée, il avait sans cesse envie d’assouvir ses désirs encore plus nombreux. La chose lui avait d’abord paru charmante et ne l’avait pas découragé. Pourtant, à ne pas encore être l’un d’entre eux, Peter n’expérimentait - selon lui - que les aspects négatifs de leur magie. Il était jeune, naïf. L’artiste s’impatienta et lui demanda une fois de plus s’il voulait bien rester immobile. S’efforçant de ne pas se jeter sur lui pour le faire taire à grands renforts de lèvres et d’autres mets divins, le jeune homme le fixa une seconde avant de reprendre la pose.

“Non, non, je te promets que c’est pas ça…”, se justifia-t-il.

Il appréciait d’ordinaire ses moments où l’attention était tournée vers lui. Il tenta tant bien que mal de reprendre et de garder la pose mais Rasmus reprit bien vite la parole pour lui demander si tout allait bien. Bien sûr que ça va pas ! J’ai les hormones en feu et j’ai besoin d’un grand bain de glaçons ! Tu crois pas que ça ferait un beau portrait, ça aussi ? Peter dans un bain de glaçons ? Je suis sûr que ça se vendra à plusieurs milliers de gallions, tiens !

“Je… Mais si, ça va. C’est juste… J’ai la tête ailleurs. Je dois couver un truc. J’ai super chaud.”

Si seulement Rasmus avait la moindre idée de ce qu’il couvait vraiment !

“On peut faire une petite pause ?”

Il y avait bien un ou une étudiante dans le couloir qui voudrait bien échanger quelques petites… attentions dans un placard !
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Peter
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MessageSujet: Re: Modèle vivant pour portrait tout autant  Modèle vivant pour portrait tout autant EmptySam 23 Nov - 21:37
Plus il y regardait, plus c'était évident que quelque chose clochait chez Peter. Il avait le regard fiévreux et l'élocution moins assurée qu'à son habitude. Lui qui semblait d'ordinaire si sûr de lui, abordant avec nonchalance n'importe quelle situation, avait perdu de sa superbe. Comme soudain mise à nue par quelque circonstance que Rasmus ignorait encore, il était assez surprenant, voire dérangeant, de découvrir une autre facette de sa personne : la fébrilité.

Le Serpentard trempa son pinceau dans un flacon un peu plus sombre que les autres. Il fallait ajouter un peu de noirceur au tableau qu'il dépeignait actuellement, le résultat promettait d'être... intéressant. En tout cas plus que tous ces stupides portraits qu'on pouvait voir accrochés un peu partout dans l'école et que le garçon trouvait d'une platitude affligeante. La peinture vivante, couplée à bon niveau d'alchimie, pouvait permettre de retranscrire plus que de simples copies des modèles, on pouvait, à n'en pas douter, saisir un peu de ce qu'ils étaient vraiment au fond d'eux. Donner de la profondeur au dessin n'était pas une mince affaire, il fallait tirer des confessions et bien doser les sortilèges, mais avec un peu d'habileté...

- Si tu couves un truc, alors ça ne peut pas aller, c'est contradictoire.

Il avait dit cela un peu sans y penser, comme on récite une platitude. En vérité, il était concentré sur sa toile. Sous ses yeux, le portrait changeait doucement, l'attitude du dessin devenait plus hésitante, son expression moins amicale, mois sereine. On ressentait comme une agitation, une fébrilité dans les gestes, un doute. Sous son pinceau, Peter avait perdu un peu de sa bonne mine, ses yeux étaient plus creusés et le sourire qui le caractérisait avait désormais quelque chose de grinçant. L'aspect dérangeant du portrait ne sautait pas immédiatement aux yeux, il fallait se plonger dans les détails, un tremblement de la main, une lumière dans le regard. En y jetant un œil distrait on aurait pu se dire que Peter était heureux. A bien y regarder, il semblait hanté.

Bien sûr, ce n'était pas une reproduction fidèle de la réalité, Rasmus n'avait ni ce talent, ni cette envie. Il aimait capturer les instants, approcher ses modèles sous des angles différents, mettre le doigt sur le dérangeant. De fait, bien souvent, ses peintures ne plaisaient guère à leur public. Rasmus s'en fichait, il peignait pour lui, pas pour plaire à quelques amateurs d'art conventionnel et réchauffé.

En attendant, il avait plus ou moins volontairement laissé trainer la demande de son camarade de faire une pause, bien que la lui ayant lui-même proposé. Déjà car il voulait achever de saisir cette fugace fragilité qu'il avait perçu chez Peter, ensuite parce que quelque chose au fond de lui lui criait que s'il laissait le jeune homme partir maintenant, il ne le reverrait plus avant un moment. Peut-être un peu de précipitation dans la voix du Serdaigle, ou une fébrilité fuyante dans son attitude achevait de le convaincre que l'autre était malade.

Il reposa son pinceau.

- Oui, bien sûr, prends le temps qu'il te faut...

Il avait dit cela mais ne l'avait pas pensé, aussi, sans laisser le temps à son camarade de réagir, il enchaîna en faisant pivoter sa toile sur elle-même. Le décor se résumait à quelques traits de fusain qui évoquait les lignes de force de la pièce, mais au milieu de cet espace en noir et blanc se tenait une réplique miniature de Peter, un petit lui qui fixait son original avec un étrange regard.

Il est toujours étonnant de se voir regarder avec ses propres yeux, il l'est d'autant plus quand celui qui vous fait face n'est pas vraiment vous. Les deux Peter étaient à la fois semblables et différents, comme l'un le miroir brouillé de l'autre et incarnaient à eux deux, à cet instant précis, et Peter et son image vu par Rasmus. Une sorte de confrontation étrange, comme se voir sous deux angles à la fois qui vous révélait ce que, parfois, l'on avait pas envie de voir.

Rasmus eut un petit sourire.

- Tu connais Dorian Grey ?

Si son camarade avait bien écouté comme lui en cours d'étude des moldus, il avait du étudier ce personnage à un moment ou l'autre. Sinon tant pis, il perdrait la référence.

- Dommage de ne pas pouvoir enfermer ses problèmes dans un tableau, hein ? Ça réglerait bien des choses.

Il tapota la toile du manche de son pinceau, causant l'indignation silencieuse du petit Peter qui s'y promenait.

- Mais si tu te confies à lui, si tu lui apprends un peu plus de toi que des banalités, eh bien, il te ressemblera vraiment. Qui sait, ça peut peut-être aider, d'avoir un double à qui causer.

Rasmus haussa les épaules. Il n'était pas exactement sûr de l'effet qu'il cherchait à provoquer chez son camarade. Peut-être un peu d'intérêt ? Si ça pouvait lui éviter de laisser le tableau inachevé parce que l'autre serait retourné à ses activités...
... ou alors il avait envie d'aller un peu plus loin dans la peinture. Les gens ne laissent transparaitre que ce qu'ils veulent bien vous montrer, mais un esprit observateur comme celui du jeune Serpentard sentait assez facilement lorsqu'il y avait un peu plus à aller chercher. Jusqu'ici il n'avait peint que des portraits de façade, des sourires, des situations du quotidien ou mettant en scène des moments heureux. Il devait composer avec ce que les gens lui donnaient, et cette fois là, il sentait que, peut-être, il pouvait tirer de Peter un peu plus que ce qu'on daignait lui laisser se mettre sous la dent d'habitude.

Etait-ce profiter de la faiblesse passagère de son camarade ? Peut-être un peu, mais à vrai dire, Rasmus s'en fichait. Si cela lui permettait d'explorer de nouvelle facette de son art, il n'allait pas reculer.
Et qui sait ? Peut-être que Peter y trouverait son compte également, au final ? Parfois les gens avaient besoin de se confier, et parfois, un inconnu pouvait faire l'affaire. Ou peut-être se mettrait-il en colère ? Ou lui ricanerait-il au visage ? S'il s'aventurait à ça, Rasmus se sentit d'humeur à lui coller son poing dans la figure. On ne plaisantait pas avec l'art.


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MessageSujet: Re: Modèle vivant pour portrait tout autant  Modèle vivant pour portrait tout autant EmptyMar 17 Déc - 14:34


MODELE VIVANT POUR PORTRAIT TOUT AUTANT
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Le garçon n’était pas dupe et ne l’avait jamais été. Il le fixait d’un œil inhabituel ; ce n’était pas là le désir auquel Peter était accoutumé. Qu’on veuille coucher le Serdaigle dans un lit ou bien lui ressembler, le corbeau était habitué à ce que l’on dépose son regard sur chaque centimètre carré de sa peau - que Mère Nature, dans sa grande générosité, avait fait parfaite. Le sorcier tentait tant bien que mal de cacher son agacement. La position lui était inconfortable et la situation toute autant. Il ne voulait pas rester là, assis à ne rien faire, mais plutôt asseoir quelqu’un sur ses genoux pour lui chanter des louanges dans le creu du cou. Peter ne voulait pas rester enfermé dans la chaleur étouffante de cette salle aux centaines de regards. La tâche fut plus difficile encore quand Rasmus énonça une vérité qu’il croyait être insondable. Aussi, il ne parvint pas complètement à cacher sa lassitude lorsqu’il répondit spontanément :

“Bien sûr que ça va aller… Tu n’as sûrement encore jamais rencontré mademoiselle Daniels. Je suis sûr qu’elle pourra faire des miracles.”

Avec ou sans potion, la jeune femme serait sans aucun doute capable d’étancher sa soif. Le garçon n’avait pas supposé se rendre à l’infirmerie de Beauxbâtons. Ils venaient tous deux de Poudlard et Peter comptait bien y retourner dans les plus brefs délais. Peut-être qu’une courte sieste (de trois heures) lui permettrait enfin de retrouver toute la vigueur que l’on lui avait connue. Pourquoi tu me regardes comme ça ?, songea-t-il, alarmé par l’inquisition silencieuse du peintre. Ce dernier avait beau cacher son interrogatoire dans sa peinture et dans son pinceau, l’aspirant du Q-Ulte n’était pas totalement à l’ouest. De nouveau, la petite lueur d’intérêt se lisait dans le regard du Serpentard, apaisant ses doutes et calmant la bête curieuse. Imaginant qu’il se rendait finalement à l’évidence - il était un modèle parfait ! - Peter le laissa terminer sa besogne sans broncher. Il n’avait pas réagi à ses supplications pour une petite pause bien méritée ; sans doute ne la lui accorderait pas. Enfin, il posait son pinceau pour lui concéder un peu de temps libre ; ce serait juste de quoi lui permettre de reprendre ses esprits. Peter s’estimait tiré d’affaire et n’aurait pourtant pas pu se tromper davantage. L’artiste retournait déjà sa peinture pour la dévoiler à son regard qui se figea instantanément dans la contemplation effroyable de lui-même. Bloody hell… Le peintre était indubitablement doué : les traits noirs et blancs transpiraient la même crainte et la même fragilité que son être écorché. Un miroir déformant se tenait debout, droit devant lui et lui renvoyait une image qu’il ne pouvait nier plus longtemps. La chose n’était pas simplement gênante, elle était pénible et risquée, pour l’un comme pour l’autre. Si, dans sa peinture, Rasmus était parvenu à le dépeindre avec tant de clarté, ses yeux voyaient à travers lui et menaçaient de percer à jour ses secrets. Un petit sourire (que Peter jurait satisfait) se dessina au bord de ses lèvres tandis qu’il lançait une question dans les airs. La pièce devait bien avoir pris deux degrés ! Un simplement hochement de tête suffirait peut-être à camoufler son embarras.

Un sourire, sur ses lèvres à lui cette fois, s’étira comme un bouclier sur son visage aux traits masculins bien que fins et délicats. Peter connaissait l’histoire, la chute et la vanité du personnage. Se pouvait-il que dans ces mots si flatteurs se cachent en réalité une insulte consciencieusement camouflée ? Un léger rire, moqueur, une main passée dans ses mèches brunes. Quelle malaise ? Quel trouble ? Il allait parfaitement bien !

“Et comment pourrait-il comprendre, lui ?”

Peter lui-même n’était plus sûr de parler de la peinture ou du peintre.

“Il ne sait rien de ce trop plein… Il n’est que pigments et huile. Il… J’ai vraiment ce regard ?”

Troublant, beau, pénétrant, aguicheur, mais aussi troublé, blessé et insatisfait. Rasmus voyait beaucoup et ne représentait aucune crainte.

“J’dois avouer que t’es doué… Il en sait peut-être plus sur moi que je ne veux bien l’admettre...”

Il tendit la main pour l’apposer promptement sur l’épaule du garçon et la flatter en même temps que son compliment venait caresser son égo.

“Qu’est-ce que tu vois quand tu me regardes ?”, demanda-t-il subitement, les yeux le perçant de toutes parts.
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Peter
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MessageSujet: Re: Modèle vivant pour portrait tout autant  Modèle vivant pour portrait tout autant EmptyJeu 19 Déc - 1:42
Le tressaillement de Peter, en découvrant son image, avait été presque palpable. Un instant de surprise brute, à couper au couteau. A vrai dire, Rasmus n'imaginait pas avoir été à ce point dans le vrai en décidant de ponctuer le portrait d'une nuance plus douloureuse, et ne prenait la mesure de cette pertinence qu'à cet instant. Se pourrait-il qu'il ait touché là à une corde plus sensible qu'il ne le pensait ?
Cette conclusion lui souffla une griserie un peu immature. Bien sûr, il ne se réjouissait pas de l'état de détresse de son camarade - sans qu'elle le préoccupe tant que ça non plus, mais il était véritablement fier de son intuition, et enthousiaste à l'idée de pouvoir aller plus loin sur cette voie. Peut-être qu'enfin il allait pouvoir peindre quelque chose de vraiment original et artistique, enfin on dépasserait la stupide croûte de ses modèles pour aller chercher un peu plus loin ce qu'ils avaient vraiment dans les tripes.

Il allait renchérir, relancer Peter, consolider cette première approche, quand il réalisa que l'expression de ce dernier avait changé. Il ne restait plus rien du visage surpris, voire meurtri, que le jeune homme abordait encore quelques instants plus tôt. Comme s'il avait été remplacé par une nouvelle morgue mais... pas uniquement. Il y avait là à nouveau autre chose, une nouvelle facette de cet individu hanté. Comme une galerie de tableaux, Peter semblait pouvoir changer de visage à sa guise, un instant fébrile, l'autre torturé et maintenant, quoi ? Il rayonnait de nouveau, mais pas comme à son habitude, rien de l'étudiant solaire, chaleureux, mutin auquel Rasmus était habitué. Le feu qu'il dégageait maintenant était plus lourd, opaque et dévorant.

Ses réponses étaient à cette image. Étranges, à la fois intéressées et... légèrement à côté de la plaque. Peter apparaissait désormais véritablement concentré sur le tableau. Lui qui s'était montré distrait pendant toute la séance semblait désormais entièrement revenu en lui même, comme s'il avait retrouvé de sa force et de son assurance. Rasmus se laissa un instant à regretter d'avoir perdu l'expression originelle de son modèle, celle-la même qui avait attiré son attention, mais il sentit également qu'il y avait là à présent un nouveau potentiel intéressant. Décidément, cette séance s'annonçait bien plus constructive qu'il ne l'aurait pensé au départ.
Et pourtant, au delà de ces considérations artistiques, le jeune homme se sentit physiquement un brin mal à l'aise. Comme si son camarade venait soudain de prendre un peu trop de place dans la pièce.

Il haussa les épaules pour se redonner contenance.

- Des pigments, de l'huile et... un peu de magie avec.

Il sourit en entendant Peter évoquer son regard. Enfin, "son", celui que Rasmus avait interprété et projeté sur la toile, rendu vivant. Ce-dernier se laissa de nouveau légèrement griser par la perspective d'avoir trouvé un interlocuteur qui comprenne véritablement les enjeux d'un tableau vivant, au point d'en oublier le léger malaise qui l'avait parcouru un instant auparavant. Bien sûr le dessin n'était qu'une coquille vide, à l'heure actuelle, mais le physique, la gestuelle de Peter avaient été suffisantes pour laisser voir un premier avant-goût de ce qui se cachait dans sa caboche, son cœur et ses tripes. Infime avant goût peut-être, mais le Serdaigle n'y était visiblement pas indifférent.

La confiance du jeune peintre s'en trouva affirmée lorsque l'autre lui assura qu'il était doué. Ah ! Enfin on le reconnaissait. La plupart des gens n'étaient pas satisfaits de ses portraits, ils s'attendaient à une belle image à accrocher au dessus de leur cheminée. Une illustration de livre de conte, une monstruosité mensongère, en somme, comme une stupide publicité. Rasmus n'était pas un publicitaire, bon sang, il était un artiste !

Il eut une sourire franc, presque reconnaissant qu'on lui accorde enfin le mérite qu'il pensait lui être dû, mais hocha toutefois la tête avec une modestie apparente, essayant de cacher sa satisfaction.

- Tu serais surpris de ce qu'il est possible d'atteindre comme résultats avec de la confiance... et quelques séances de plus. Les meilleurs tableaux, ils faut les investir, complètement, mettre un peu les mains dans la merde, tu vois.

Rasmus se sentait à cet instant plein d'assurance, et ses paroles trahissaient un peu ce sentiment. Comme un conquérant qui verrait les murs de la ville qu'il assiège commencer à céder, ou un chasseur qui sent sa proie fatiguer, il se voyait maître de la situation. Pour cause, il avait réussi à accrocher l'intérêt de Peter et peut-être qu'en la jouant finement, il parviendrait à convaincre son modèle d'approfondir véritablement ce travail, faisant de cette toile non pas uniquement une représentation du jeune homme, mais un véritable portrait, personnel, unique, tangible.

Toutefois il arrive qu'à la chasse, la bête se rebiffe au dernier moment. C'est exactement le sentiment qu'eut le Serpentard lorsque Peter se rapprocha pour poser sa main sur son épaule. Le geste se voulait flatteur, Rasmus y vit une cajolerie dérangeante, aux allures de piège, d'autant plus que, contrairement à son modèle, lui était loin d'être quelqu'un de tactile. C'était peut-être le regard de Peter, ou le ton de sa voix, il ne savait pas, mais eu la très désagréable impression que le chasseur n'était plus exactement la même personne qu'à l'instant précédent. Le goût d'une désagréable ironie lui vint en bouche.

La question de Peter acheva de lui confirmer cette impression. Il fut parcouru d'un léger réflexe de recul, soudainement sur la défensive, là où il lui semblait dominer la conversation jusqu'alors. Le jeune homme avait un regard vraiment très étrange, bizarrement fascinant, comme on regarderait dans l'oeil d'un tigre. Cela ne plut pas à Rasmus. Pas du tout.

- Qu'est-ce que je...

Il ne savait pas quoi répondre. Enfin, il savait très précisément quoi répondre, c'était là l'un de ses rares talents : observer, analyser. Mais cette activité, il la pratiquait tranquillement, caché au fond des salles de classe quand ses camarades buvaient les mots d'un prof, ou alors, retranché derrière sa toile. Là c'était différent, il avait vraiment le désagréable sentiment qu'une mauvaise réponse pouvait avoir des conséquences, et des conséquences un peu plus graves que simplement en venir aux poings s'il avait le malheur de blesser l'égo de son modèle en se montrant trop cru.

- ... beaucoup de fatigue, beaucoup trop.

Il avait botté en touche et fit une tentative pour se dégager et reculer un peu, agacé par le contact physique. Qu'on cesse d'envahir son espace personnel et il se sentirait déjà plus à l'aise.

Il déglutit, partagé entre un certain malaise et sa détermination à ne pas perdre le dessus. Cette peinture, il la voulait. Il voulait aller plus loin, ne pas s'arrêter à un bête exercice technique comme il en avait fait des dizaines. Pour la première fois il avait vraiment le sentiment de caresser l'opportunité de faire quelque chose de pertinent. Peter était un sujet bien plus intéressant que ne l'avait pensé le Serpentard au départ, mais ce qui le rendait profond, cette fébrilité qu'il ne s'expliquait pas encore, était aussi ce qui pouvait le faire se glisser entre ses doigts.

Il fallait qu'il le canalise un peu. Rasmus croisa les bras, tâchant d'adopter une parole à la fois calme et ferme, réimposer son propre rythme. Exercice plus ardu qu'il n'y paraissait, tant Peter le dépassait aussi bien en âge qu'en taille et en talent. Pourtant, Rasmus avait de son côté, il l'espérait, un peu plus de lucidité d'esprit et aussi peut-être sa propre discrétion de son côté. Autant le Serpentard pensait bien connaitre son camarade, tant il était impossible de le manquer à Poudlard, autant lui même avait toujours gravité dans l'ombre, gardé ses pensées, ses intérêts enfouies. En somme, là où Rasmus était persuadé de savoir où il mettait les pieds, avec cette discussion, Peter, lui, avançait probablement en terrain inconnu. Cet avantage, il devait l'utiliser à bon escient.

- Tu fais un très bon modèle, si c'est ça que tu veux savoir. Une belle gueule, ouais, mais ça fait pas tout et puis, t'as pas besoin de moi pour savoir ça, mais non, c'est aussi autre chose.

Il fronça les sourcils, organisant, triant ses pensées, mesurant des mots qu'il voulait assez durs pour stimuler le jeune homme, mais également capables d'apporter des solutions, de lui laisser une porte ouverte, comme une échappatoire à une vérité qui pouvait le déranger.

- Je sais pas ce que t'as au fond, en ce moment, mec, mais on dirait que c'est en train de déborder. Tu fais peut-être bonne figure, mais tu peux pas tout le temps tenir le beau rôle, alors... Il s'autorisa un sourire, un peu mécanique peut-être. Soit tu te laisse bouffer de l'intérieur, soit on en fait quelque chose.

Il avait parlé avec une demi-franchise. Aucun de ses mots n'étaient faux, ça, mais il avait gardé pour lui même la partie plus inquiétante qu'il avait perçu chez son modèle. Cette bizarrerie nouvelle, cette chose impalpable qu'on n'était pas censé déceler chez quelqu'un de son âge, chez quelqu'un d'aussi hédoniste que Peter.

Bravant le malaise que pouvait faire naitre en lui les étranges yeux du Serdaigle, il braqua son regard dans celui de Peter, le voulant aussi inquisiteur que pouvait l'être le sien.
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MessageSujet: Re: Modèle vivant pour portrait tout autant  Modèle vivant pour portrait tout autant EmptyMer 22 Jan - 13:25


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De l'huile. Juste un peu d'huile. Son regard s'éclairait dans la pénombre d'un trait noir comme une encre indélébile et poisseuse. Un rien, une poussière dans l'engrenage et la machine bien huilée, l'entreprise jusqu'ici si fructueuse du garçon s'en voyait grippée. Un vrai coup de froid ; des engelures sur le bout des doigts, Peter s'était approché comme un jeune lionceau qui n'aurait pas encore appris de son père le roi de la savane qu'il fallait approcher avec délicatesse de sa proie, si naïve fut-elle. Le geste, futile et pourtant lourd de sens semblait heurter le dragon et lui faire perdre patience. Juste à temps. Encore un peu et son secret explosait à la vue de tous les regards, aussi peints pouvaient-ils être. Prudence était donc mère de sûreté et le garçon pencha légèrement la tête sur le côté - comme si un mouvement aussi délicat pouvait réparer la confiance tout juste perdue de l’artiste. Cet air, Peter le maîtrisait depuis des années : l’innocence incarnée dans un gant de fer. On ne pouvait douter de lui, puisqu’il vous regardait avec les yeux d’un petit être brisé. Naïf à moitié, le garçon pensait sûrement que la démarche suffirait à faire taire les cris d’alerte dans la tête de Rasmus. Il n’en était rien jusqu’à ce qu’il lui avoue tout le bien qu’il pensait de son coup de pinceau. Il était artiste ce virtuose de la peinture magique et son égo désirait sûrement être traité comme tel. Le jeune homme était tombé sur la bonne personne : le regard doux caressait les courbes de son propre corps à demi figé dans l’huile et les pigments. Juste un peu de d’huile et de pigment.
Il lui parlait de grains, de couleur, et maintenant de confiance ; comme si ces deux choses allaient de pair. La magie qu’il décrivait avec tant de modestie résidait par-dessus tout - à son humble avis - dans la pureté de son coup de pinceau, dans l’extravagance de la simplicité même. Il avait donné vie à une image, un portrait vide de sens ; il s’agissait pourtant d’un simple exercice. Rasmus parla de confiance et Peter entendit assurance - la hardiesse d’un simple geste comme celui-ci, posé sur son épaule.

“Ne m’aurais-tu pas tout juste insulté de merde, finalement ?”, ria-t-il, apparemment de bon cœur.

Selon toute vraisemblance. Le serpentin se réveilla soudainement de sa stupéfaction et, saisissant, recula comme s’il avait été pris dans les feux d’un cercle des enfers. Le feu brûlait - surtout les petits plaisantins qui se croyaient trop forts pour y échapper. Sa question avait eu le même effet ; elle l’avait plongé dans ses retranchements et Rasmus était parti lécher ses plaies tout en prévoyant son prochain coup. Une véritable et belle partie d’échec se déroulait sous les yeux des milles et uns sorciers à tout jamais figé de moitié dans leurs cadres.

Puis, le retour de feu. Les mots heurtèrent le visage du garçon avec assez de violence pour lui faire lever un sourcil. De la fatigue ? Il avait visé juste. Pas étonnant qu’il soit si doué pour peindre… Rien de surprenant, finalement, dans les mouvements experts du pinceau.

Sa proie profita de l’instant pour reprendre l’avantage. Belle enjambée que celle-là ! Ce geste, ces bras croisés, pourtant, trahissaient son réel état d’esprit. Peter s’efforça de prendre de grandes inspirations pour rester calme et faire taire sa soif d’un autre, d’une autre. De larges crampes se profilaient dans son estomac et il pouvait déjà sentir les méfaits d’une distance prolongée entre lui et les siens… Il n’en faisait pas encore partie, lui diriez-vous ; c’était tout comme et Peter couvait ce mal comme l’on couve paternellement un enfant qui va naître.

“Autre chose ?”, répéta-t-il.

Loin de lui se trouvait l’idée d’aider son compère à mettre en forme ses mots et les lancer dans les airs. Qu’il se débrouille ou périsse dans sa colère ; un sentiment nouveau, qu’il n’avait encore jamais vraiment expérimenté. Enfin, si… Une fois. Avec Lui. Mettant de côté cette rage appartenant au souvenir, Peter écouta plutôt attentivement le peintre déployer ses pigments.

“Dévoré, hein ? Ça se voit tant que ça ?”

Soudain, la peur soudaine qu’il soit un de ceux-là, un de ceux qui peuvent lire dans les pensées et les manipuler. Non… Il était bien trop jeune. On n’était jamais trop prudent ; surtout quand sa vie en dépendait. Un secret dévoilé et il en serait fini du beau modèle, du beau peintre ; ils seraient tous deux condamnés à être les martyrs de l’art et de la thérapie.

“Qu’est-ce que tu proposes ?”

Facile, ô combien facile de lui renvoyer les armes, de le défier de réussir à le percer à jour et de lui poser la question.

“Je ne suis pas contre faire… des choses.”

Chacun y entendrait ce qu’il voudrait. La vérité, ils la connaissaient.
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Peter
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MessageSujet: Re: Modèle vivant pour portrait tout autant  Modèle vivant pour portrait tout autant EmptySam 25 Jan - 17:38
Peter ressemblait à un pendule qui se serait libéré des lois de la gravité. Il paraissait aller dans tous les sens possibles successivement, sans se soucier de cohérence. D'un coup menaçant, ensuite cajoleur, sûr de lui un instant puis craintif celui d’après, Rasmus avait vraiment du mal à comprendre à quoi il devait s'en tenir. Et cela le dérangeait. Profondément. Lui qui était amateurs des discussions sereines où il pouvait prendre le temps d'avancer ses pions, de distiller ses idées chez son auditeur, il lui semblait présentement disputer une chaotique partie d'échec avec son modèle, où le plateau n'aurait eu aucun sens prévu à l'avance.

Pourtant, quelque chose lui disait que le Serdaigle n'en menait pas vraiment large non plus. Ou en tout cas, que sa fébrile folie n'était pas le fruit d'une stratégie travaillée. Peter avait l'air perdu, réagissant, surréagissant parfois, dans une lutte contre lui-même plus que contre Rasmus. En somme, ce n'était pas tant un être humain à raisonner qu'il avait sous les yeux, mais plutôt une bête à dresser.

Le Serpentard reprit sa respiration. Tout ça n'était pas prévu et prenait une tournure décidément surprenante. A la base parti de la simple volonté de faire un tableau, puis de creuser un peu la personnalité de son modèle, pour aller plus loin, il avait l'impression d'avoir mis le doigt sur quelque chose d'autres, de plus profond, et craignait à présent de se le faire sectionner s'il avait le malheur d'insister. Pourtant, lui qui s'ennuyait jusqu'alors de son quotidien, jugé peu stimulant, il lui semblait que cette fois-ci, il avait bien affaire à une situation tout à fait nouvelle où il pourrait, peut-être, tirer son épingle du jeu.
Enfin s'il parvenait à bien comprendre de quel jeu il s'agissait, et quelle épingle il y avait à tirer.

A la question rhétorique de Peter, qui lui demandait si son malaise était perceptible, il secoua la tête d'un geste las, comme pour se montrer compatissant.

- Mec, t'as pas idée...

Bon, ce n'était pas si évident que ça, tout de même, il avait fallu un certain temps à Rasmus pour percevoir chez son modèle sa gêne, mais à présent qu'il avait commencé à creuser, Peter se révélait de plus en plus torturé. Il n'avait pas eu beaucoup à le pousser dans ses retranchements pour faire ressortir ses troubles, comme si le jeune homme était à fleur de peau.

Le petit peintre avait essayé de jouer la carte de l’apaisement, de remettre des règles dans cette discussion chaotique, un peu de distance également, quitte à la réduire ensuite, étape par étape. Bien sûr tout cela il ne l'avait pas conscientisé vraiment, c'était un mélange d'intelligence sociale de sa part, mais également de réactions beaucoup plus épidermiques allant de la fascination pour l'état de Peter, à un début de crainte quand celui-ci paraissait vouloir reprendre le contrôle de la situation.

Il fut donc assez soulagé de voir ce dernier lui concéder l’initiative. Bien, on allait peut-être pouvoir avancer plus sereinement. Que ce soit de son fait ou de celui de Peter, la discussion allait un peu s’apaiser, à présent. Du moins il l'espérait.

- Ce que je te propose ? J'ai des... théories. Je pense qu'on peut apporter une nouvelle dimension à la peinture vivante, avec un certain niveau d'entrainement, et de magie. Pas seulement reproduire le modèle, mais mettre de lui dans le portrait, ça aide à mieux se comprendre, mieux se voir soit-même, c'est presque thérapeutique, tu vois ?

La magie était partout, et preuve en était ses différentes formes à travers le monde et les cultures, elle ne demandait qu'à émerger sous des formes nouvelles, pour peu qu'on ait l’audace de les expérimenter.

- Peut-être que ça pourrait te faire du bien, qui sait ? Mais pour ça, j'ai besoin de ta collaboration, on parle plus de faire un simple dessin, de reproduire des formes, des volumes, des couleurs, mais de mettre en peinture ta personnalité, tes sentiments, aller chercher ce que t'as au fond du cœur... Ça demande un certain niveau de confiance, mais le résultat pourrait être... dingue !

Il avait dit cela en souriant, l'excitation à l'idée d'explorer de nouvelles dimension de cet art magique était palpable, chez lui. En parlant, il avait consenti à décroiser les bras, se montrant plus avenant, presque rassurant, comme pour inviter Peter à lui faire confiance. Bras qu'il recroisa immédiatement aux mots de ce dernier.

- Comment ça ? Tu serais d'accord du coup ?

La réponse du jeune homme était bizarrement tournée, Rasmus n'était pas certain d'avoir bien compris ce qu'il y mettait comme sens, et préférait repousser les propositions les plus étranges. Peter était connu pour être entreprenant mais là ça casserait tous les codes sociaux.

Il remua, mal à l'aise, attendant avec impatience et appréhension la réponse du jeune homme.

- Si tu es partant, alors il faudra faire un autre portrait, repartir de zéro, tu vois. Pour ne rien oublier.
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Peter J. MacArthur
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MessageSujet: Re: Modèle vivant pour portrait tout autant  Modèle vivant pour portrait tout autant EmptySam 15 Fév - 23:19


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Pris au piège face à un reflet plus fidèle qu’aucun miroir déformant, le garçon détaillait des ses yeux perçants le visage émacié et vulnérable du garçon que Rasmus avait été capable de démasquer. Son attitude trahissait le mal qui le rongeait de l’intérieur et l’agitation dans laquelle son corps s’était retrouvée depuis cette journée ; le début de la descente aux enfers était difficile à aborder. Tantôt jouissive et impressionnante de plaisir, tantôt si douloureuse que l’air semblait soufflé tout entier de ses poumons, elle épuisait le pauvre Peter qui n’était pas au bout de ses peines. Qui savait ce qu’il devrait peut-être abandonner pour devenir l’un des leurs et transcender cette vie terne et vieillissante ? Le jeu en valait pourtant la chandelle ; le jeune homme acceptait de souffrir mille morts si cela devait lui permettre de resplendir pour toujours. Oh, bien sûr, l’entreprise semblait bien superficielle et sans valeur. La jolie fleur tremblait de peur à l’idée de se flétrir ; elle regardait le soleil et l’implorait de bien vouloir lui laisser la vie sauve. Peter ne voulait plus supplier : il voulait prendre ce qui lui revenait de droit, ce qui rendrait sa vie nécessaire. Le garçon avait bien tenté de se perdre dans les plaisirs futiles et passagers du corps et de la beauté. L’art, enfin, semblait avoir réussi là où tout le reste avait échoué. Le sorcier était parvenu à se plonger corps et âme dans quelque chose de plus grand que lui, qu’eux tous réunis. Mais à peine goûtée, la pomme maudite avait commencé à perdre de ses saveurs sucrées. Couverte de cire, elle était rapidement devenue sans valeur et sans goût. Ce n’était qu’aujourd’hui, devant Rasmus, que Peter retrouvait un semblant de valeur dans ce qui l’avait maintenu en vie pendant toutes ces années de recherche. Les plus grands artistes sorciers étaient réputés pour leur folie et leur raison perdue dans les courbes et les traits de leurs pinceaux.

L’attitude et le regard du jeune homme en auraient perturbé plus d’un. Il était tantôt fatigué, tantôt animé par une force et un caprice inconnus. Son regard troublé par ce qu’il découvrait dans l’huile ensorcelée s’agitait et se faisait plus pressant alors que Peter plaisantait puis l’interrogeait sur ce qu’il voyait vraiment. La fatigue, peut-être, venait de lui souffler une idée plus dérangeante encore que son portrait : Rasmus voyait peut-être davantage de choses qu’il ne voulait bien le dessiner. L’artiste en herbe se faisait plus doux, plus soucieux de son état, comme si quelque chose avait mis la puce à son oreille. Que proposait-il, au juste ? Le regard du sorcier s’assombrit à l’idée qu’il soit découvert. Si le serpent venait à découvrir la cachette du corbeau, l’oiseau sûrement obligé de lui picorer les yeux pour qu’il ne puisse plus jamais retourner dans sa tanière.

“Je vois...”

De l’art thérapie, c’était donc cela qu’il avait envisagé pour lui. La chose paraissait si simple qu’elle en était surprenante. Rasmus se considérait donc suffisamment bon pour coucher sur la peinture tous les maux qui l’envahissaient et le dévoraient de l’intérieur. Pour son bien, Peter espérait qu’il n’y parvienne jamais.

“Pourquoi pas ? Je peux te faire confiance, pas vrai ?”

La réciproque n’était peut-être pas vraie. La personnalité du Serdaigle était terriblement affectée par sa soif de devenir autre chose. Lui qui d’ordinaire protégeait au mieux les secrets qui lui étaient confiés se trouvait bien incapable de pouvoir promettre à Rasmus son entière honnêteté. Ses crocs se dévoilèrent petit à petit alors qu’il jouait sur les mots et s’amusaient de la formule pour plonger Rasmus dans les tranchées. Rasmus l’avait mis dans l’embarras en le forçant à voir la vérité en face ; il fallait qu’il sache que Peter en était capable, tout autant.

“Je suis pas du genre à beaucoup dire non.”

Une fois de plus, il épousa le double-sens de sa phrase et sa langue joueuse vint humidifier ses lèvres asséchées par le manque d’eau et de repos. Rasmus s’était faufilé hors de toute emprise physique mais était suffisamment intelligent pour savoir qu’il n’était pas totalement tiré d’affaire. Il y avait, sous la couche superficielle de Peter, une profondeur plus sombre et plus énigmatique qu’il s’était apparemment mis en tête de déceler.

“Quel genre de portrait ? J’ai l’impression que si je reste planté là à te parler, tu ne trouveras jamais ce que tu veux voir.”

Il pouvait jouer un rôle mais Rasmus était suffisamment observateur pour voir la comédie sur son visage coquin.

“Je ne voulais pas te mettre mal à l’aise. Je sais bien les rumeurs qui courent sur moi. Ce ne sont pas tellement des rumeurs d’ailleurs. J’aime simplement les plaisirs de la vie, et ceux et celles qui les savourent autant que moi. Alors je joue, je ris, je pleure devant tout ce qui est beau. Et je me dis que je n’aurais jamais assez d’une vie pour profiter de tout. Mais je ne force personne. Je ne sais pas ce qu’on t’a raconté, mais j’suis pas un sale type.”

Il se tourna vers les tableaux pour dire une maigre vérité qui absorberait sa part la plus sombre et le guiderait vers le précipice.

“J’aime bien qu’on me regarde. D’aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours eu besoin de l’approbation dans les regards des autres. Je ne pense pas que ça fasse de moi quelqu’un de mauvais. Je connais chacun de mes défauts, chacun de mes atouts, aussi. Quand je regarde ces tableaux qui nous regardent travailler depuis tout à l’heure, je sais ce qu’ils voient, ce qu’ils regardent chez moi. Mais quand toi tu me regardes, je me demande si tu sais ce que tu vois.”

Peter fit volte-face en s’arrêtant de marcher. Il se tenait à plusieurs pas de Rasmus, la tête légèrement renversée sur le côté.

“J’imagine que ça me donne une impression de… pouvoir. C’est peut-être mal ? De ne pas vouloir partager son pouvoir en se livrant entièrement à quelqu’un ? Oublie ce que j’ai dit. Les rumeurs disent peut-être vrai, finalement.”
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MessageSujet: Re: Modèle vivant pour portrait tout autant  Modèle vivant pour portrait tout autant EmptyLun 17 Fév - 16:54
- Évidement que tu peux me faire confiance. Il y a bien le secret médical, pourquoi pas le secret... pictural ?

"Évidement", "évidement"... comme c'était vite dit. Pourtant, rien n'est simple dans ce qui se joue ici, et si Rasmus n'en comprend pas toute la portée, il semble un peu la deviner. Peter n'est pas atteint d'une simple grippe ou d'une banale peine de cœur, comme un prisme qui brille parfois selon son angle, le jeune homme laisse dévoiler, sans doute malgré lui, son état de trouble. C'est tout son corps, son regard qui semble alors gueuler, l'espace d'un instant, et plus la conversation se prolonge, plus ces épisodes sont intenses, quoique toujours aussi rares et fugaces. Comme si se voir lui même avait en quelque sorte brisé une vanne, quelque part, là, au fond du cœur.

Mais ces courts moments de perdition n'empêchaient pas Peter de continuer à jouer avec ses nerfs le reste du temps. Leur discussion semblait aller comme un mouvement de balancier, chacun prenant plus ou moins le dessus pour amener ses sujets de prédilection sur la table, avant de reperdre immédiatement du terrain.
Alors par prudence, Rasmus préférait encore rester en retrait. Les remarques à double-sens, les allusions bizarre, ça avait le don de le mettre assez mal à l'aise. S'il y avait bien un sujet sur lequel il n'avait aucune assurance, c'était précisément celui dans lequel Peter excellait.

Bras croisés, attentif, il scrutait chacun des gestes du jeune homme, chacune de ses mimiques avec une concentration qu'il ne se connaissait pas lui-même. Malgré la fatigue apparente du Serdaigle et ses moments d'égarement, il fallait lui reconnaitre cela qu'il savait également bien jouer de son verbe. C'était chose rare pour Rasmus, habitué à mener seul les discussions, de se retrouver ainsi en difficulté, et face à quelqu'un qui manifestement savait utiliser les mêmes techniques que lui. Un instant moqueur, l'autre rassurant, il était difficile de savoir à quoi s'en tenir avec chacune des paroles de Peter, surtout quand, de ses propres dires, il était capable de se contre-dire lui-même.

Le Serpentard pris donc le parti de la prudence. Mutique, il laissa son camarade aller jusqu'au bout de sa pensée, sans le couper, pour voir ce qu'il était prêt à donner, jusqu'où il était prêt à aller, ou à le prendre pour un con. Car Rasmus n'était pas complètement dupe non plus et s'il sentait bien que Peter cachait quelque chose d'important, alors ce dernier tenterait très certainement de dissimuler ses informations dans un flot de détail, de banalités, d'inutilités.

Il lui parlait de lui, de son amour pour la beauté, pour le regard des autres aussi, de son goût pour la chaire. Rien que Rasmus ne sache déjà, ou ne soupçonne, à vrai dire, mais sa dernière phrase était néanmoins un peu plus intéressante. Etait-ce une fausse piste ? Un appât laissé là pour le détourner des véritables préoccupations de son modèle ? Impossible à savoir en l'état, mais puisque Peter semblait avoir décidé de relâcher un peu sa pression, il fallait en profiter, reprendre les choses calmement, essayer d'instaurer un climat moins tendu. Sans cela, le petit peintre savait qu'il ne parviendrait à rien, il avait besoin de confiance réciproque pour progresser, pas d'un échange passif-agressif, où régnait les sous-entendus et le double-langage.

Si Peter restait un sujet qui attisait toujours plus son intérêt, pour l'heure tout ce qu'il pourrait tirer de leurs échanges serait un portrait volé, comme on prendrait un cliché de bête dans le vif de l'instant, avant qu'elle ne disparaisse, presque pour toujours. Ca pouvait avoir un côté intéressant... pour les simples d'esprits. Une véritable œuvre demandait travail, finesse et précision. Rien ne devait être laissé au hasard. S'il voulait percer Peter à jour, il ne pouvait se contenter de l'observer de loin, se nourrissant des lambeaux d'informations que ce dernier consentirait à oublier derrière lui. C'était un coup à se rendre malade.

- Je n'ai pas peur de toi.

Ça par contre, en plus d'être un peu un mensonge, c'était sorti tout seul. Rasmus se maîtrisait un peu moins bien qu'il n'aimait à le penser, et il lui avait semblé nécessaire d'évoquer ce fait, au moins pour que Peter ne se sente pas trop en position de force. Enfin, c'était l'idée, quoi. Il ajouta d'ailleurs, pour appuyer ses propos.

- Et je m'en fous, des rumeurs. On ne fait pas un portrait avec des rumeurs.

Il laissa un instant passer, fixant Peter dans les yeux, le visage fermé. Ne pas détourner le regard permettait de dissiper, un peu, le sentiment de malaise diffus que son modèle continuait à lui inspirer. Comme à scruter l'obscurité on s'y habitue.

- C'est toi qui l'a dit, Peter. Est-ce qu'il y a des choses que je ne pourrai pas savoir juste si tu m'en parles ? Il marqua une pause avant de reprendre. C'est pas toujours simple de mettre des mots sur les choses, ouais, mais est-ce que c'est vraiment de ça dont on parle ? T'as l'air de te connaitre plutôt bien, ou au moins d'avoir une idée assez claire de ce que tu penses être, c'est cool, alors qu'est-ce qui te limite finalement ?

En prononçant ces paroles, il avait l'impression de mettre le pied dans un traquenard dont il aurait du mal à ressortir si facilement. Mais il fallait pourtant tenter. Tenter d'y voir plus clair, de dérouler le fil des paroles innocentes, c'était là son boulot, après tout, détricoter ce qui se cachait derrière les mots anodins, et traduire ces choses parfois imprononçables, ces sentiments diffus, cette rage, ces frustrations, ces rêves et espoirs sur lesquels on ne peut mettre aucun mot, les traduire, oui, les traduire en peinture.

Il s'autorisa un sourire, mais toujours avec prudence.

- Mais d'accord, t'as le droit de te demander ce que moi je vois, c'est légitime, ouais. En fait, actuellement je me demande si ton "pouvoir", tes ambitions, tes rêves, les moyens que tu mets en œuvre pour les servir, appelle ça comme tu veux, ouais, je me demande surtout jusqu'où tu es prêt à aller.

Comme par réflexe, son bras gauche s'était un peu reculé, rapproché de la poche où il avait rangé sa baguette, au début de la séance. Cela lui semblait une éternité, à présent.

- C'est pas un Serpentard qui te fera la leçon sur les ambitions, t'inquiète, dès qu'on a un peu de caractère, on en est pétri de toute façon. Mais je t'avoue que là, ce que j'ai envie de peindre, ce que je vois... enfin, j'ai l'impression, chez toi, c'est que t'as l'air vraiment prêt à foutre les mains dans la merde pour TE servir. Et ça, c'est un bon sujet.
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MessageSujet: Re: Modèle vivant pour portrait tout autant  Modèle vivant pour portrait tout autant EmptyVen 21 Fév - 12:13


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La réponse avait filé entre ses lèvres beaucoup trop rapidement pour être sincère. Rasmus lui jurait fidélité là où lui-même n’avait jamais été capable d’honorer un tel pacte. La promesse sonna bien creuse à l’oreille parfaite du garçon qui fit mine de s’amuser de la remarque en secouant doucement ses boucles noires - celles-ci brillaient moins qu’à leur habitude, rendues ternes par la fatigue et le manque de repos du garçon assoiffé. La seule crainte d’être découvert le retenait de mettre un terme à cet entretien ; il lui fallait découvrir à son tour ce que Rasmus savait et cachait. Comme pour se venger de l’intrusion du regard du peintre sur son âme morcelée, le jeune homme maniait sa langue comme un fouet dévorant les chairs. Prenant une satisfaction salvatrice en le mettant mal à l’aise, Peter profitait de ces secondes de victoire pour encaisser les attaques tout aussi déstabilisantes du serpent tentateur. Il lui fallait occuper l’espace de son corps et de sa voix pour regagner du terrain et c’est exactement ce que le sorcier s’employait à faire ; il discutait tout seul des rumeurs, se faisait le conteur des bruits de couloirs et arrangeait la réalité en la déformant à peine. Peut-être l’émeraude se satisferait-elle de ces dires pour peindre un tableau moins invasif. Probablement pas… On pouvait au moins admettre sa perspicacité résistante. Même affaibli, le corbeau blessé se savait bien trop proche du but pour laisser le ver le déposséder de ce qu’il était parvenu à découvrir. C’était un jeu dangereux auquel les deux garçons se livraient dans la lumière blanche de l’après-midi. Les tableaux semblaient écouter, eux aussi, commérant bientôt de leurs regards et colportant des indices bien moins néfastes qu’ils ne l’auraient voulu.

Wow…, la vermine se redressait spontanément et se dressait contre l’envahisseur. La phrase fit rire Peter qui ne s’y attendait pas. Il feinta l’indifférence sans toutefois avoir à surjouer la surprise :

“Quoi ?”, demanda-t-il presque vexé.

Il n’avait pas peur de lui ? Il ne savait donc pas encore ce qui était bon pour lui. Les yeux du jeune hommes s’arrondirent dans leurs orbites pour accompagner son innocence volée. Rasmus l’attrapa au vol entre ses dents empoisonnées. Il piqua sa chair comme il avait piqué sa curiosité. Le peintre avait au moins raison sur une chose : on ne faisait pas de peinture avec des rumeurs. L’artiste s’élança, plein de confiance, et précisa sa pensée en voyant Peter hausser les sourcils. Feindre l’incompréhension était sans doute encore sa meilleure défense ; il ne voyait pas de quoi où le sorcier smaragdin pouvait bien vouloir en venir parce qu’il n’avait rien à cacher, qu’il était transparent comme un verre - opaque et fumé.

“Ce qui me limite ?” Peter pesa ses mots, un à un.

Puis, voyant le sourire de Rasmus se redécouvrir sur son visage, Peter redoubla de précaution. Il le regarda en faisant mine de réfléchir à la question. Le peintre, bien trop observateur pour son bien, justifia sa démarche en exposant l’intérêt qu’il trouvait à l’exercice. Il voyait beaucoup de choses en lui sans parvenir à démêler les noeuds fermement serrés. Le corps de Peter se tendit subitement en l’entendant prononcer quelques mots déraisonnables : jusqu’où il pourrait aller. La réponse à cette question, Rasmus n’était pas sûr de vouloir l’entendre. À son tour, le sorcier observa le peintre sur le qui-vive. Son bras gauche s’était reculé, comme par réflexe. Il faisait bien de tenter de justifier son interrogation en lui parlant d’ambitions et de rêves de pouvoir, de gloire. Ce n’était sans doute pas la première fois qu’on lui disait en tant de mots qu’il était narcissique et égoïste ; c’était pourtant la toute première qu’on assurait ne pas le juger pour cela. Au contraire, Rasmus jugeait que cela ferait un sujet intéressant.

“On meurt seul, pas vrai ?”, compléta-t-il. “Et toi ? Tu penses être prêt à tout pour ton art ?”

Sous ses airs de menace, la question se posait sincèrement. Peter pencha la tête sur le côté, un air réprobateur.

“Laisse donc ta poche tranquille. T’as un tableau à peindre.”

Son rire éclata de nouveau dans la grande pièce ; la salle était si haute de plafond que sa voix semblait attirée par le ciel.

“Pourquoi tu ne poses pas des questions plus franches ? Tu dis que tu ne me juges pas… Mais on dirait à la fois que tu n’es pas sûr de vouloir connaître les réponses. Tu m’as demandé ce qui me limitait tout à l’heure. Pose tes fesses sur ton tabouret et je te le dirai.”

Et, comme gage de sa sincérité, il commença :

“La mort - c’est la seule chose qui semble me limiter. Peut-être que dans ta peinture, je pourrai être éternel. Je n’ai pas peur d’elle… Pas vraiment. J’ai juste peur d’une vie… vide. Je suis prêt à payer… cher pour vivre une vie qui fasse sens à mes yeux. Tu crois que toi tu auras assez d’une vie pour tout faire ?”
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Peter
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MessageSujet: Re: Modèle vivant pour portrait tout autant  Modèle vivant pour portrait tout autant EmptyVen 21 Fév - 21:56
Une chose était certaine, Rasmus n'aimait pas trop qu'on se foute de sa gueule, et le ton et les expressions amusées de Peter, parfois frisant avec le goguenard, commençaient un peu à le vexer. Complètement concentré sur la discussion, perdu dans le capharnaüm d'informations, parfois contradictoires, que son modèle abattait sur lui en permanence et qui lui masquait la vérité, il n'avait pas du tout l'esprit disponible pour le seconde degré ou prendre le moindre recul sur leur discussion.

Il avait attaqué fort, espérant pousser Peter à en révéler d'avantage, et la contre-attaque fut à la hauteur. Il avait semble-t-il posé les questions qui fâchent, qui touchent à l'intime, et voila qu'il se les reprenait en pleine tête. Dans l'idéal, selon son plan improvisé, le Serdaigle aurait finit par baisser les bras, par comprendre... comprendre quoi ? Que le peintre ne voulait que son bien ? Foutaise, oui. Plus il essayait de gagner la confiance du jeune homme plus celui-ci semblait se dérober à lui, comme s'il s'amusait de lui échapper. En d'autres termes, on n'arrivait à rien... Pour être tout à fait honnête, Rasmus ne savait plus exactement où mener sa barque. C'était bien la première fois qu'il se sentait ainsi démuni : incapable de mettre le doigt sur le nœud du problème, sur l'enjeu de leur échange, il ne pouvait que donner des coups dans l'eau, à tâtons.

Et en plus voila qu'il se faisait à moitié engueuler. A la pique de Peter, il ne pu s'empêcher de répondre par un regard noir, avant de se reprendre. S'il n'était pas le plus téméraire des sorciers, ça ne l'empêchait pas d'avoir sa fierté et le ton moqueur de son modèle rebelle ajouté à sa frustration de ne pas parvenir à percer sa carapace aussi facilement qu'il l'aurait voulu avaient tendance à épuiser sa patience, et bientôt ses nerfs.

- Et pourquoi pas ? On essaye tous les deux de se prouver des trucs, non ? Toi c'est le regard des autres, moi c'est la peinture, où est le mal ? Chacun règle sa crise existentielle à sa manière, hein...

Il avait dit cela sur un ton provocateur, également sans doute un peu vexé aussi, en réponse à celui de Peter, mais pas fou, cela ne l'empêcha pas effectivement de revenir s'asseoir derrière sa toile, non sans le perdre du regard un seul instant. Craignait-il vraiment une agression ? Non pas tant que ça, ou alors de manière inconsciente, mais son instinct le poussait à se méfier. Il y avait quelque chose, là, tapis dans ce qu'il ne comprenait pas, qui semblait prête à bondir hors de l’obscurité, se révéler toute entière. Et l'intuition de Rasmus était que si cela venait à arriver, il ne serait pas en sécurité, et pourtant... et pourtant il ne pouvait pas s'empêcher de désirer gratter plus loin, comme on se penche au dessus d'un puits, attiré par la vision vertigineuse du vide et par la curiosité d'en apercevoir le fond. Son obsession entrait en conflit avec son instinct, provocant cet état de trouble chez lui qui ne cessait de grandir et de lui nouer le ventre.

Peter riait à présent. Il avait l'air fou. Alors, parce qu'au fond c'était bien là la seule chose qui pouvait lui redonner du pouvoir, du contrôle sur les choses, Rasmus reprit son pinceau. Sourcils froncés de concentration, il s'imprégnait de ces instants de vie, de perdition aussi, de tout ce que Peter dégageait, se demandant comme traduire cela avec des couleurs et des formes.
D'un geste rapide, il tira à lui une autre toile et déposa l'ancienne non loin, sur une table. Peter lui inspirait des choses et bien que le Serpentard soit un fervent partisan du réalisme magique, il sentait qu'il ne pourrait atteindre cet sorte d’indicible chez son modèle, sans s'autoriser à aller vers l'onirisme. Peter avait un pied dans le monde du rêve, peut-être un rêve éveillé, son rêve ? Qu'il réalisait ? Restait à en comprendre la substance, quel était ce chemin sur lequel il s'était engagé ?

Assis derrière son chevalet, il observait toujours Peter. Celui-ci s'amusait à remettre en question sa manière de travailler. Il n'avait pas totalement tort, révélant des idées que Rasmus lui-même n'avait pas forcément formulé. Toujours sérieux, ce dernier répondit du tac-au-tac à sa mise à l'épreuve.

- Tu en doutes vraiment ? On a bien peint les grands hommes, aujourd'hui on se souvient d'eux à travers leurs portraits, ou des allégories, Delacroix et la liberté guidant le peuple, c'est aussi ça qui a rendu éternelles certaines choses, non ?

On meurt tous seuls, et maintenant cette peur, compréhensible, du trépas. Il y avait là un thème important, c'était évident, alors il ajouta :

- La peinture, c'est une histoire qu'on raconte, par l'angle qu'on choisit de montrer, le contexte, les symboles... et le monde est construit sur des histoires, sur des images. Celui qui décrit le présent modèle le futur. Si tu veux que je peigne pour te rendre immortel, il va falloir me dire ce qui vaut la peine de nous survivre, chez toi.

Il haussa ensuite les épaules à la dernière question du jeune homme, avant de redresser la tête. Clairement à cet instant ce n'était plus l'artiste qui parlait, mais un Serpentard, piqué dans son orgueil, et emporté par la fièvre de cette étrange discussion.

- Il y en a bien un qui est devenu immortel, lui, il y a des années. Enfin, presque. Et il a trouvé le moyen pendant sa scolarité, à notre âge.

La référence à Voldemort était évidente, le parcours de ce dernier après l'échec du ministère à enterrer son nom pendant l'entre-deux guerre des sorciers, était maintenant connue de la plupart des sorciers européens et son immortalité n'était qu'un secret de polichinelle, bien que la plupart des gens ignorent le comment de sa capacité à revenir à la vie. Rasmus lui s'était beaucoup renseigné. Il avait lu des blogs, des enquêtes, écouté des rumeurs, discuté avec ses parents. La plupart des informations étaient contradictoire, mais le fait était là : la magie n'avait pas encore révélée tout son potentiel et bien menée, elle pouvait apparement transcender les limites de la mortalité.

- La magie a encore pas mal de chose à nous révéler et qui sait ? Il tapota sa toile du bout de son pinceau. Peut-être qu'avec pas mal de boulot, j'y arriverai, au final, à vraiment mettre une part de toi dans mon tableau.

Etait-ce une provocation ? Une menace ? Ou une innocente métaphore pour parler du fait que son travail serait de plus en plus réaliste ? Difficile à dire, mais Rasmus n'avait pas l'air de plaisanter en prononçant ces mots.

Il prit lentement une inspiration. Revenir à son état de concentration naturel, ne pas se laisser emporter, ne pas céder à la fébrilité. Ne pas faire le jeu de Peter. A nouveau il fixa ce-dernier, mais cette fois-ci il avait retrouvé un ton plus calme, plus posé et moins agressive. Comme pour signifier qu'on revenait aux choses sérieuses.

- Tu veux des questions franches ? Ok. Tu es prêt à payer cher pour cette vie... c'est quoi ton prix ?
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MessageSujet: Re: Modèle vivant pour portrait tout autant  Modèle vivant pour portrait tout autant EmptyDim 8 Mar - 15:34


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Véritable girouette, l’adolescent passait d’un extrême à l’autre ; de la pure folie sous leurs yeux ébahis et inquiets. Affolés par la peur de subir cette démence naissante, Rasmus l’attaquait de questions pertinentes et pourtant comiques d’universalité. Un intellect comme le sien ne devait pas se limiter à de telles banalités et le garçon faisait très certainement le choix de rester à l’écart pour ne pas risquer de brusquer un être aussi intenable que Peter. Malgré ses dires courageux, cette prudence témoignait du parfait opposé de ses mots ; le Serpentard reconnaissait le danger là où il résidait. Tapis dans l’ombre, le volcan grondait, prêt à éclater et à se répandre dans la pièce pour figer à jamais le plus curieux des deux dans un amas de cendres brûlantes. Enseveli, Rasmus ne pourrait jamais risquer de révéler ses idées dérangeantes à qui que ce soit ! Le corbeau à la robe aussi noire que les idées du Serpent frétillant savait que la plupart des sorciers le jugeraient fous, le traiterait avec délicatesse, de peur que ses rêves éclatent comme une bulle ; ils se tromperaient tous et ne verraient jamais l’évidence se produire devant leurs yeux naïfs et aveugles. Des œillères immenses empêchaient les plus grands mages de ce monde de voir au-delà de ce qu’ils - et personne d’autre ! - estimaient possible dans ce monde pourtant ô combien magique. Ces mêmes miroirs empêchaient les plus adeptes d’entre eux de voir au-delà de ce qu’ils connaissaient déjà. Comment pourraient-ils croire, après tout, que les fables contées pendant l’enfance disaient vrai ? Comment accepter l’impensable ? Comment céder à la peur que ces monstres de l’enfance puissent réellement exister et s’avérer être bien moins monstrueux qu’ils ne le croyaient ?
Rasmus se ravisa très vite mais conserva cette petite étincelle de résistance dans les yeux qui garda tout l'intérêt de Peter bien vivant. Le jeune homme aboya qu’il réglait son problème existentiel comme cela lui chantait et qu’il n’avait pas de leçon à recevoir d’un autre névrosé qui apportait tant d’importance au regard des autres. Malgré sa révolte toute jeune et toute rafraîchissante, Rasmus se rassit derrière son chevalet pour reprendre le travail qui les avait tous les deux amenés là. L’ancienne ébauche, aussi pitoyable que fatiguée, termina bientôt sur le sol alors qu’il tirait un autre canevas à lui sur lequel coucher les courbes que son œil d’artiste était le seul à distinguer. Perdu dans un flou envahissant, la muse indépendante ne réalisait pas la portée de ses gestes et la vérité qui s’étalait chaque seconde sur les expressions de son visage. Lui qui d’ordinaire semblait si à l’aise, si reposé dans toutes les situations, donnait un bien triste spectacle de sa personne ce jour-là.

“Peut-être… Peut-être pas. Regarde autour de toi. As-tu vraiment l’impression que tous ces idiots vivent éternellement ?”

La magie dont lui parlait Rasmus avait beau être intéressante, elle ne le convainquait pas pour autant ; il avait goûté à une sorcellerie plus délicieuse que toutes les autres auparavant, une force obscure et ésotérique qui, elle, lui permettrait de vivre éternellement, à jamais figé dans le plus beau des âges. Un rire, plus franc cette fois, éclata dans la pièce alors que le petit peintre lui demandait ce qui valait tant de survivre aux épreuves de l’âge chez lui. Toucher l’ego d’un hédoniste, voilà une idée judicieuse pour obtenir les informations jusque-là si bien cachées.

“Si ça ne tenait qu’à moi, le monde s’affranchirait de tout ce qui le rend laid. Plus rien que le plaisir, la beauté et la vie, la vraie. Celle que l’on goûte du bout de la langue, celle qui vous rend fou de bonheur. Comme toi, je vois des choses que les autres ne voient pas. Je suis capable de voir le beau, la vraie beauté. De la reconnaître d’un coup d’oeil. Lorsque je danse, lorsque je chante, le monde s’arrête de tourner. Je peux raconter les histoires comme personne. Je peux envoûter d’un regard, stopper un homme et une femme d’un battement de cil. Je ne pourrais pas en dire autant de tout le monde.”

La chose semblait bien vantarde, même pour lui. C’était peut-être sa rencontre avec le groupuscule qui avait gonflé cette confiance en lui-même jusqu’à ce qu’elle éclate au grand jour. Il méritait d’être éternel. Ne les avait-il pas trouvé par lui-même ? N’avait-il pas réussi là où tant d’autres avaient failli ? N’allait-il pas relever toutes les épreuves, une par une, pour avoir son dû ? S’entendre dire silencieusement qu’il ne méritait peut-être pas de vivre éternellement lui était insupportable.

Oh… Peter sourit. Rasmus venait de mentionner une histoire que beaucoup de sorciers et de sorcières voulaient oublier. Les histoires pullulaient et ne laissaient jamais cet événement se faner complètement - une autre forme d’éternité. Où voulait-il en venir ? Peut-être que le garçon était capable de comprendre… finalement. Venait-il sérieusement de se comparer à celui qui s’était vanté une fois d’être le Maître des Ténèbres ? Tout à coup, son excès de confiance se voyait moins condamnable.

“Tu as plus d’idées que t’en as l’air… Tu le sais ça, Rask ?”

Il aimait ce nouveau versant que Rasmus lui laissait voir. Et pour cette raison seulement, il accepta de se livrer davantage. Peut-être qu’il serait capable de lui offrir une sécurité, une autre vie, une immortalité.

“Mon prix ? Je suis prêt à tout abandonner. À tous et toutes les abandonner. Je suis prêt à mourir pour cette vie, mais ça ne fait aucun sens, je le sais.”

Il n’avait pas encore réfléchi, consciencieusement ou pas, à la vie de quelqu’un d’autre qu’on donnerait en offrande pour prolonger la sienne ; c’était un poids qu’il découvrirait bien assez tôt et avec lequel il s’accomoderait fort bien, contre toute attente.

“J’en perdrais la tête si la vie devait continuer à exercer ce poids sur moi.”

Et cela se voyait déjà peut-être fort bien.

“Je serais prêt à renoncer à l’amour, le vrai, si cela me permettait de vivre éternellement. De briser ces chaînes qui me retiennent à la vie de simple mortel. Je sais d’expérience que la luxure et le plaisir sont amplement suffisant à une vie, aussi longue soit-elle.”

Il avait tort, terriblement tort.
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