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saison II ♠ Always keep your foes confused. If they are never certain who you are or what you want, they cannot know what you are like to do next.



 
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 Toi, moi, nous. [Ft. Peter]

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InvitéHistoria PactumAnonymous

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MessageSujet: Toi, moi, nous. [Ft. Peter]   Toi, moi, nous. [Ft. Peter] EmptyMer 22 Jan 2020 - 0:08

Toi, moi, nous. | Peter & Maxime
Il est tard, la fête se termine. Alors que Maxime passe saluer chacun de ses invités, il remarque qu’ils ont foutu un beau bordel dans l’appartement de ses parents. Ces derniers vont probablement le tuer s’il n’arrange pas ça avant leur retour, le lendemain après-midi. Cela lui laisse tout de même quelques heures, sans compter celles de sommeil qu’il compte bien prendre pour se remettre de tout cela. Il n’est pas du genre à organiser des fêtes. En général, il se contente d’y assister. Mais l’un de ses amis a fortement insisté et pour son anniversaire, il ne pouvait pas dire non. Alors voilà qu’il avait organisé tout ça et maintenant, on le laissait avec un bon gros dépotoire. La magie pourrait régler ça, il le sait. Mais parfois, Maxime aime faire les choses à la manière moldue. C’est ainsi que sa mère fait, après tout. Elle n’est pas une sorcière et quand il faut ranger, elle donne de sa personne. Alors il ne choisit pas toujours la facilité, c’est vrai.

Petit à petit, l’appartement se vide et il passe dans toutes les pièces pour vérifier que personne n’est resté ou n’est en train de copuler dans sa chambre, celle de son défunt frère ou pire encore, celle de ses parents. Ils ne lui pardonneraient pas. Par chance, tout le monde a été plutôt conciliant et il salue ce qu’il pense être les derniers invités. Ceux-ci le félicitent pour la réussite de sa fête, mais Maxime ne pense pas y être pour quelque chose. Il s’est contenté d’amener de quoi boire, manger, comme un peu tout le monde d’ailleurs. Il referme la porte derrière eux et soupire. Son seul regret, ce soir, c’est de ne pas avoir approché Peter alors qu’il le voulait vraiment. Au moins pour discuter ou rire un peu, il en aurait eu besoin. Cela fait maintenant 6 ans que son frère aîné est mort et il ressent le vide dans sa poitrine plus que jamais. Cette fête, au fond, il ne l’a pas organisée pour rien. Ce soir, il avait besoin d’être entouré même si, en fin de compte, il s’est senti bien seul. Tous ces gens n’ont aucune idée de ce qui se passe dans sa tête.

Soupirant une nouvelle fois et frottant sa tignasse châtain en essayant de se donner un peu de courage, il se dirige vers la cuisine pour récupérer des sacs poubelles. Il est très surpris d’y trouver une silhouette, et psa n’importe laquelle. Maxime pensait avoir viré tout le monde mais, étrangement, cette présence ne le chagrine pas.

“Peter ? Que fais-tu encore ici ? Je pensais… que tout le monde était parti.” Il ne cache pas sa surprise mais, par contre, retient un léger sourire. Ce qu’il n’a pas pu faire de toute la soirée, peut-être pourra-t-il le rattraper maintenant ? Il se demande bien pourquoi le Serdaigle est resté d’ailleurs.
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InvitéHistoria PactumAnonymous

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MessageSujet: Re: Toi, moi, nous. [Ft. Peter]   Toi, moi, nous. [Ft. Peter] EmptyMer 22 Jan 2020 - 18:35
Peter
&
Maxime
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02.03.2024
La musique émanait des enceintes moldues de la famille Leroy et menaçaient de faire hurler les voisins qui bientôt n’en auraient plus pu si un petit malin n’avait pas eu la bonne idée d’insonoriser l’habitation d’un tour de main habile et de baguette. Le petit malin en question, grand habitué des soirées folles des sorciers avait abaissé l’extension de bois et de lui même ; il était rapidement retourné échanger quelques verres et quelques rires avec ses camarades. Peter voyageait beaucoup à travers ce beau et imposant (par sa magie, surtout) portail ; il suivait à Beauxbâtons une option dans laquelle il excellait et qui lui avait permis de rencontrer l’hôte de cette énième petite sauterie. Maxime. Un garçon terrifiant tant il le trouvait séduisant. Il avait dans le regard cette chose que l’on traitait avec tant de commodité et qui pourtant se faisait si timide, si rare ; il avait un je ne sais quoi que les Français, son peuple, se plaisait à qualifier à tort et à travers. Leroy en était la représentation sacrée aux yeux de l’esthète qui se plaisait à l’admirer du coin de l’œil. Aux yeux de tous et de toutes, ils n’étaient encore que de simples amis. Le terme n’était pas à prendre à la légère ; leurs camarades connaissaient parfaitement la réputation formidable du grand et élancé Serdaigle. Peter ne se cachait pas, ne l’avait jamais fait et ne l’envisageait pas le moindre du monde ; c’était un coureur de jupons, de caleçons et de jolies choses. Son cœur - plus chou que chou - semblait s’éprendre du moindre contact, du plus petit regard et de la plus maigre des attentions ; il y trouvait simplement de la beauté et sans doute de l’orgueil. Alors, qualifier ainsi Maxime, le doux Maxime (il ne pouvait être que doux) n’était pas sans regret. Par la barbe de Merlin, il avait imaginé cent fois pouvoir parcourir de ses mains les jolies boucles dans lesquelles le Français passait justement les siennes ; il s’était pensé maintes fois embrasser ce sourire si tendre et si ensorcelant qui terminait de lécher ce portrait des plus fascinants ! Les deux garçons se fréquentaient depuis peu et chaque nouveau jour apportait son lot de frustration ; ce terme, jusque-là, lui était étranger. Machinalement, le garçon leva son verre et trinqua avec ceux et celles qui s’étaient assis autour de lui. On appréciait son naturel, sa camaraderie et son franc parler ; Peter n’y allait jamais de main morte et n’avait pas froid au yeux. Seul Maxime, le grand Maxime, possédait ce pouvoir. Avoir tant d’amis, connaître tant de monde n’était pas sans certains avantages ; Peter s’était renseigné (discrètement ou pas du tout) sur la vie amoureuse du beau Parisien ; ce dernier n’avait jamais été pris en flagrant délit de batifolage et on le connaissait plutôt sérieux en amour. C’était là tout le problème : la monogamie n’était qu’un mythe, une prison invisible pour ceux et celles qui s’y laissaient piégés. La vie, l’amour, tout cela était bien trop beau pour être contraint, restreint ! Non… Il ne pouvait s’y résoudre. C’était incroyablement fier et prétentieux de penser, même une seconde, qu’il pourrait le faire changer d’avis, lui faire embrasser la beauté de sa vision à lui, de son monde. Comment un garçon comme Maxime pourrait jamais vouloir d’un garçon comme Peter ? Comment pourrait-il se satisfaire de l’inévitable ? Mais alors… Pourquoi était-il attiré ? Le joyau brillait dans la nuit, plus fort que cette célèbre Tour de Fer qui brillait de mille feux au-dehors.

Le parquet cessa bientôt de grincer sous les pas des quelques inconnus qui traînaient encore la patte avant de s’enfoncer dans la nuit noir. Trois heures peut-être sur l’horloge dans la cuisine et la fête était finie. Le Serdaigle fit une chaleureuse accolade à son amie qui lui disait au revoir, l’alcool dans le sang et le regard plein de promesses. Pas ce soir. Plus jamais ? Il n’avait pas eu l’occasion de beaucoup parler avec Maxime depuis que sa fête d’anniversaire avait commencé. Ils s’étaient rencontrés plus tôt pour aller faire quelques achats et préparer la soirée… Une entourloupe, mais pour qui ? Le piège était-il vraiment réservé à Maxime ou bien servait-il à piéger son propre cœur ?

Le jeune homme versait un gobelet de plastique dur dans l’évier quand une voix chaude de jeune homme s’éleva derrière lui. Ô chante-moi mille louanges…! Un sourire se dessina dans la commissure de ses lèvres tandis qu’il feignait l’innocence et le fameux flegme britannique.

“J’allais quand même pas laisser le birthday boy ranger tout seul. J’t’ai aidé à organisé la soirée, je peux bien t’aider à tout nettoyer…”

Il se tourna et prit appui sur le rebord de la fenêtre pour lui faire face. Dans son tee-shirt noir et son pantalon retroussé, le garçon laissait volontairement deviner ses bras durcis par l’effort.

“C'est jolie cette tour… Je crois que ça me fait penser à toi.”

Ses yeux s’étaient tournés, timides - ce faussaire ! - vers la vue que la cuisine offrait sur le monument pour laisser planer ses mots dans les airs.

“Je n’ai même pas eu l’occasion de te souhaiter ton anniversaire !”

Il se redressa soudainement et accourut pour leur servir deux verres de bieraubeurre. Le corbeau, malgré son beau plumage et son œil perçant, n’avait pas trouvé mieux.

“Alors… Joyeux anniversaire !, s’exclama-t-il dans un français impeccable en le faisant trinquer avec lui.

Le garçon resta volontairement trop proche, ne s’excusant pas le moindre du monde d’empiéter sur son espace personnel. Par Merlin ! Que cet espace se réduise ! Le savoir si près, voir sa lumière briller de tous ses feux et sentir sa chaleur sans pouvoir s’en emparer s’envoler vers les cieux lui était insupportable ! Amis… Amis. Il n’avait jamais menti pour obtenir les faveurs de qui que ce soit et n’avait pas envie que Maxime soit le premier. Dans son ventre, les papillons s’envolaient à leur place - les chanceux !

“Tu as fait un vœu quand tu as soufflé tes bougies ? Ma mère m’a dit qu’il fallait toujours faire un vœu.”
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MessageSujet: Re: Toi, moi, nous. [Ft. Peter]   Toi, moi, nous. [Ft. Peter] EmptyMer 22 Jan 2020 - 22:07

Toi, moi, nous. | Peter & Maxime
Pendant un court moment, il se sent seul et triste. Alors qu’il a fermé la porte derrière ses derniers invités, Maxime ressent toute la douleur et la souffrance que renferme cet endroit. Il adore ses parents mais depuis qu’il est entré à Beauxbâtons, il les voit de moins en moins. Revenir dans cet appartement, c’est un vrai supplice. Il y voit son frère partout et jamais l’image dont il aimerait se souvenir. Pourtant, il a connu Peter sous ses meilleurs jours. Un visage juvénile, un grand sourire, une tête presque blonde comparée à la sienne… Mais alors qu’il déambule dans l’appartement, il ne peut se rappeler que de son teint pâle, ses traits tirés et ce sourire qu’il peinait, vers la fin, à faire apparaître. Maxime se demande toujours pourquoi ce n’est pas lui qui est parti. Pourquoi a-t-il fallu qu’ils soient séparés, alors que tout avait si bien commencé… Tout au long de sa scolarité de sorcier, il a ressenti l’envie de parler à Peter, de lui raconter ses journées, les sorts qu’il a appris. De partager avec un moldu, et pas n’importe lequel ! Il était certain qu’il comprendrait son secret, qu’il serait émerveillé et l’aiderait à réviser. Mais en fin de compte, il s’est surtout retrouvé seul.

Comme ce soir. Du moins, c’est ce qu’il croyait. Pour lui, tout le monde était parti, même l’élément le plus intéressant de la fête. Élément duquel il s’était résolument tenu éloigné, alors qu’il crevait d’envie de lui parler. Et il était là, dans sa cuisine, sans raison apparente. Du moins, il allait lui donner la sienne mais Maxime se met à penser que tout, avec Peter, est calculé dans un seul but. Il est peut-être naïf, mais pas stupide. La réputation du Serdaigle, il ne la connaît que fort bien et même, elle l’effraie. Il est à l’opposé de tout ce qu’il recherche au plus profond de son cœur… mais cela ne retire rien à l’attrait qu’il dégage. Ses yeux s’attardent sur sa plastique, accoudée au rebord du mobilier et il s’en veut d’avoir envie de toutes ces choses.

“Faut pas te donner cette peine…” Il répond tout bas, se disant que se retrouver seul avec Peter si longtemps, ça va forcément lui donner des idées peu recommandables. Après tout, il n’est qu’un adolescent, à peine un jeune adulte, c’est normal d’éprouver tant de désir… Les hormones, tout ça… Jusqu’à présent, il a réussi à les gérer mais face au Serdaigle, il perd tous ses moyens. C’est plus fort que lui. C’est MAGIQUE.

“La Tour Eiffel te fait penser à… moi ? Pourquoi ? Parce que je suis grand ?” Il allait ajouter ‘et dur’, mais quelque chose l’en empêcha de justesse et il félicita sa bouche d’avoir eu l’initiative de se clore avant ça. De quoi aurait-il eu l’air ? S’il y a bien une chose qu’il ne veut pas devenir, c’est une conquête de Peter. Un numéro sur une liste. Il n’espère pas forcément devenir plus que ça à ses yeux, il doute même que le jeune homme ait un réel intérêt pour lui autre que le sexe. Voilà pourquoi il tente de les faire rester amis, car il n’y a que comme ça qu’ils pourront continuer de se côtoyer sans souffrir. Sans que lui, Maxime, ne souffre. Car pour Peter, ce n’est qu’un jeu, n’est-ce pas ? Il le voit bien à la façon de se tenir, de lui parler, de se rapprocher de lui… Peut-être lui plaît-il, en fin de compte.

Maxime, son verre à la main, sourit et oui, peut-être, rougit légèrement. L’accent de Peter est délicieux à son oreille, voire un peu drôle. Il remarque aussitôt leur proximité et le premier réflexe qui lui vient, là, c’est de s’écarter. Il faut qu’il le fasse mais… il ne le peut pas. Seul son verre contre ses lèvres lui permet de garder une certaine distance avec le visage de Peter. Ce visage si beau, si attrayant… Son cerveau hurle “ATTENTION DANGER” et son cœur, lui, tambourine. Maxime se rend compte qu’il n’avait jamais éprouvé un tel désir avant. Le désir de quelqu’un, de le sentir, de le toucher, de simplement le regarder être…

“J’ai arrêté de faire des vœux après mes douze ans” répond-il sans même se rendre compte qu’il dit la vérité et commence à emprunter un chemin sombre, qu’il n’a traversé avec personne. Pas même ses propres parents. Les vœux, à quoi bon ? Le dernier qu’il ait fait, c’était de guérir son frère et il n’a pas fonctionné. C’est de la pure foutaise… depuis, il souffle avec l’esprit vide, triste, car rien ne pourra jamais lui ramener la seule chose qu’il souhaite vraiment. Maxime détourne le regard, embarrassé et en profite pour s’écarter de Peter. Il y a quelque chose dans son odeur qui le rend nerveux.

“Si ça ne te gêne pas, j’aimerais éviter qu’on se serve de la magie ici. Ma mère déteste ça. C’est une moldue et même si elle est cool avec ça, elle préfère pas sentir la magie chez elle. Donc je pensais ranger à l’ancienne, si ça te tente. Mais t’es vraiment pas obligé de rester. T’as sûrement mieux à faire et je comprends. Je t’ai vu discuter avec Trevor…” Encore une fois, il se trouve bête d’avoir tant parlé. Il va nous faire quoi là, une crise de jalousie ? Sûrement pas. N’empêche qu’il a bien remarqué que Peter papillonnait entre tous ses invités ce soir et plus d’une fois, il a ressenti un étrange phénomène dans sa poitrine en le voyant se rapprocher de quelqu’un d’autre. Et honnêtement, il penserait qu’à cette heure-là, il serait déjà en train de butiner quelque part.
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MessageSujet: Re: Toi, moi, nous. [Ft. Peter]   Toi, moi, nous. [Ft. Peter] EmptyJeu 23 Jan 2020 - 19:33
Peter
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Maxime
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Peut-être était-ce cette même vulnérabilité qui plaisait tant au bel Apollon ; Maxime aurait pu toucher, prendre et se délecter de n’importe qui ce soir ; c’était son anniversaire après tout et le divin garçon méritait autant et bien plus ; il était resté sage, passant de groupes en groupes avec cette candeur. Peter chérissait l’éclairci sur son beau visage qui pointait le bout de son nez chaque fois qu’il s’arrêtait discuter avec un invité. Le bonheur lui seyait bien, aussi feint fut-il ce soir-là ; c’était un de ces sourires qu’on voulait éternellement figé dans le marbre et la pierre taillée des plus grands sculpteurs. L’objet imposant ferait un incroyable ornement dans sa chambre en Écosse et il pourrait s’enrouler bien volontiers à ses pieds pour mieux réfléchir ou pour admirer sa stature bâtie de jeux qu’il avait longtemps pensés être adolescents ; de chair, d’os et de muscles taillés dans le corps encore chaud, la statue serait toujours plus belle. Un mouvement, un tout petit et le parfum du voleur de songes s’envolerait, quitterait son réceptacle dans la salle de bain, ou dans la chambre, pour terminer sa course dans ses mains ; ce même flacon qu’il déverserait sur l’œuvre taillée dans la pierre pour lui donner vie. Si seulement… Leurs regards s’étaient croisés plusieurs fois mais chaque fois un invité l’avait sollicité. Peter pouvait presque jurer l’avoir vu se précipiter pour porter assistance à quelqu’un, alors même que cette personne ne sembla pas en nécessité. Le chat fuyait la souris ; car dans ce jeu, le corbeau se sentait de moins en moins le chasseur et de plus en plus la proie.

La surprise éclaira comme deux jolies flammes les yeux de Maxime lorsqu’il le vit dans sa cuisine ; il l’avait vu et ne l’oublierait jamais. Où était son ami photographe quand on avait besoin d’immortaliser un instant aussi beau ? Lui qui cherchait sans arrêt la pureté d’un moment ; les voilà servis. Près de la fenêtre, il le vit attarder ses yeux doux sur ses bras ; ce n’était pas la première fois, mais c’était Maxime. Un léger frisson parcourut son dos et ses avant-bras ; c’était comme être vu, vraiment vu. Le sorcier était bien entendu à ce type d’attention… Elle lui donnait cette joie de vivre et cette insouciance qui avait rapidement fait sa renommée. Plus que jamais, il envisagea une vie sans ce regard, celui-là ; elle n’était peut-être pas suffisante, un véritable gouffre s’ouvrait à ses pieds. Bloody hell… Maxime ne pouvait-il pas simplement sauter le pas et oublier ses idées de couple ?
Il se mentait. Lui-même n’aurait jamais pu se résoudre à le partager, ce sentiment qu’il refusait de nommer.

“Sûrement… La manière dont tu te tiens droit, dressé vers le ciel… Et puis, on peut bien admettre que tu illumines pas mal la soirée”, il sourit. “C’est ton anniversaire, après tout. C’est ta soirée,” l’acheva-t-il d’un air fripon.

Menteur ! Lâche ! Bien sûr qu’il irradiait la nuit noire. Bien entendu qu’il ensoleillait ses journées depuis quelques temps. L’admettre aurait été baisser les armes, oublier qui il était et se mentir sur ce qu’il voulait ; ou bien était-ce plutôt ce qu’il tentait de se faire croire ? Tous les moyens paraissent bons. Elle était belle, cette tour, cette promesse sous le chapiteau. La partie était perdue d’avance et ils voulaient tous deux l’ignorer. Son regard voulait céder, il l’avait lu dans son âme. Qu’il cède ! Qu’il lui offre un moment de répit car depuis sa rencontre, ces quelques mots échangés, le jeune homme avait été incapable de mignoter ses autres joyaux ; ils avaient terni, irrémédiablement, si bien qu’aucun traitement n’avait été en mesure de raviver leur éclat ; Maxime le leur avait volé. Le gobelet finirait sans doute par terre si le garçon continuait de le regarder comme ça. Il n’avait pas peur ; ils étaient terrifiés par ce qui menaçait d’arriver.

La voix du jeune homme s’éleva de nouveau pour frapper ses oreilles de son trouble. La réponse sonnait comme un aveu et le bellâtre crut bêtement - le con ! - que Maxime parlait d’un amour perdu. Il ne savait pas par quelle affection le Français avait été tiraillé quand il eut douze ans. Ce mal semblait ne jamais l’avoir quitté, c’était une évidence. Ce souvenir, il le haït de tout son être car c’est bien lui qui l’arracha de leur contiguïté, d’une intimité qui commençait tout juste à se tisser. L’égoïste !

Bien vite, ou pour se donner une contenance, l’unique habitant des lieux présent se dégagea et renversa la conversation sur son pendant moins personnel : le ménage. N’était-ce pas pour cela que Peter était resté lui prêter main forte ? Non. Pas cette main-là, en tout cas.

“Oh… Du coup, ce n’est peut-être pas le meilleur moment pour t’avertir que j’ai lancé un Assurdiato sur l’appartement un plus tôt. Tes voisins commençaient à… Trevor ?”

La balle venait de toucher la colombe en plein vol. Par Voldemort et tous ses disciples, pourquoi lui parlait-il à présent de Trevor ? Il en était totalement épris… Bien sûr ! C’était sûrement pourquoi Maxime résistait tant et si bien à ses avances, son corps était déjà pris. Non ? Il semblait penser l’inverse : Trevor et Peter, sur une branche. Il fallait user la sectionner au plus tôt ! L’ombre de la jalousie planait sur sa voix et sur son attitude nerveuse ; il était jaloux, de lui !

“Trevor est… un ami. Je n’ai rien de mieux à faire. Je suis bien, ici.”

Peter ne baissa pas le regard. Au contraire, il approcha de nouveau ; camouflé derrière sa visière de passion, on ne reconnaîtrait sûrement jamais la déclaration qu’il fit ce soir.

“Tu n’as même pas ouvert tes cadeaux…”

Peter lui lança un clin d’œil complice - les paquets se prélassaient lourdement sur le parquet du salon mais il avait un autre emballage en tête - et fit mine d’attraper une éponge derrière lui pour le frôler, pour le toucher. Puis, il recula et se mit à la tâche sur le plan de travail tout juste débarrassé.

“Tu veux qu’on les mette où d’ailleurs ?” Il ajouta bien vite sous l’œil désabusé du garçon: “Tes cadeaux, je veux dire.”

On ne pouvait décemment pas les laisser traîner paresseusement dans le petit salon ! Ses parents piqueraient sans doute une crise ; il ne songeait pas une seconde à eux. Ses pensées étaient bien trop occupées déjà par la vue qui s’offrait à lui : son plus beau Paris.
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MessageSujet: Re: Toi, moi, nous. [Ft. Peter]   Toi, moi, nous. [Ft. Peter] EmptyJeu 23 Jan 2020 - 20:20

Toi, moi, nous. | Peter & Maxime
Lui, illuminer la soirée… c’est peu dire. En réalité, Maxime est surtout connu pour cela. Son rayonnement constant. Sociable, rieur, drôle, il met de l’animation dans les groupes et réhausse le moral de ses amis. Mais ce qu’on oublie bien souvent, ou ce que l’on ignore, c’est que le français cache, derrière ce sourire, une grande souffrance. Il aime rire, bien sûr. Mais à chaque fois que son visage s’étire en un sourire, il pense à son frère. Il lui est impossible de dissocier son bonheur de son malheur. Alors ce compliment de Peter, il est étrange à ses oreilles. Sûrement veut-il bien faire ou l’amadouer, pour on ne sait quelle raison. S’il savait que le simple fait de prononcer son prénom à voix haute lui déchire les entrailles… Le pauvre, il n’y est pour rien. Il n’a pas choisi de s’appeler comme Lui.

“Ma soirée, oui…” Dit-il distraitement. La proximité de Peter ne l’aide pas à garder une certaine contenance. Dernièrement, il ne pense qu’à une seule chose : embrasser Peter. Juste pour voir ce que ça fait… comparé aux autres. Bien sûr qu’il a déjà embrassé quelqu’un. Une fille ou deux… mais il n’est jamais allé très loin, il n’en a jamais eu le désir. Ce qui contraste étrangement avec ce qu’il ressent désormais, face au Serdaigle. C’est le jour et la nuit, le feu et la glace. Il voudrait glisser sa langue contre la sienne, en savourer les arômes, même si ces derniers doivent rappeler la fête de ce soir. Mais il ne le peut pas, il le sait. Il se le défend. Ce ne serait pas raisonnable… Peter n’est pas pour lui. Peter est aux autres. Il le fait comprendre dès qu’il est dans les parages, à Beauxbâtons. Il l’a fait comprendre ce soir, en se rapprochant peut-être un peu trop de Trevor à son goût. Alors il s’écarte, il résiste à toute cette attraction néfaste. Peter ne peut pas le comprendre, ses désirs sont trop contraires aux siens.

“Un ami, ouai.” Il reprend en grinçant un peu des dents. Il n’arrive même pas à entendre la suite de sa phrase, qui devrait lui faire plaisir pourtant. Avec Peter, tout le monde est un ami, c’est bien ça le problème. Quand bien même il voudrait essayer quelque chose avec lui, il ne pourrait pas avoir confiance. Forcément, il voudrait aller voir ailleurs… et il ne peut pas lui exiger de changer. C’est une impasse. “Tant pis pour la magie alors. Elle comprendra, c’est exceptionnel.” Mais cela ne l’empêche pas de continuer à ranger de façon moldue. Bizarrement, il y tient. Peut-être pour prolonger le temps que Peter passera ici ? Décidément, ses désirs sont contradictoires. Il a beaucoup de mal à se gérer. Et le Serdaigle ne l’aide pas avec ce comportement. “Mes cadeaux…” Bredouille-t-il tandis que Peter se fait beaucoup plus proche. Mentirait-il en disant qu’il espérait qu’il l’embrasse ? Oui. Totalement. Il en crevait d’envie. Mais au lieu de ça, il ne peut voir que son visage se rapprocher encore et encore, jusqu’à s’éloigner de nouveau. Sa peau le touche, le frôle, il va défaillir. Ô triste sort… Maxime se rend compte alors que son cœur bat si fort qu’il a l’impression qu’il lui sort par les oreilles. Un “toudoum toudoum” si intense qu’il en a le souffle coupé. C’est indéniable, Peter lui fait de l’effet. Un effet que jamais personne ne lui a procuré auparavant. Et ça lui fait peur, parce qu’il n’est pas une personne dont il peut, ni doit, s’attacher.

“Mmmh… on va les mettre dans mon ancienne chambre, ça ira. Je… je vais le faire d’ailleurs, ça fera un peu d’espace pour… nettoyer.” Il fuit, encore. Toujours. C’est sa seule option. Non, pas la seule, mais la plus judicieuse. Il ne peut pas lui sauter dessus dans cette cuisine. Il ne peut rien espérer de Peter. Il le sait. Mais ça fait mal. Mal de se voir refuser ce dont on a envie plus que tout au monde. Il n’a jamais désiré aussi ardemment et c’est une souffrance dont il aimerait se passer.
Maxime retourne au salon, il réunit les cadeaux mais ne peut pas tous les porter. Il décide d’en laisser une partie et de faire plusieurs voyages. Il faudra qu’il les ouvre avant son retour à Beauxbâtons, pour au moins remercier ceux qui ont daigné lui faire un présent. C’est la moindre des choses. Les bras chargés, il se dirige vers sa chambre mais en arrivant face à la porte, il constate que celle d’à côté est entrouverte. Aurait-il oublié de la refermer ? Il sait que ses parents continuent de l’entretenir tout en la laissant telle qu’elle. Une chambre d’ado, car Peter n’était pas bien vieux lorsqu’il les a quitté. Posant ses cadeaux au sol, il pousse un peu le battant et jette un nouvel œil à l’intérieur. Tout est si semblable et pourtant… différent. Il soupire. Chaque espace de cette chambre lui rappelle son frère. Voilà pourquoi il essaye de revenir le moins possible à Paris. Ils n’ont même pas eut envie de retirer les petites lettres en bois, sur la porte, qui forment le prénom du défunt. Comme si cela pouvait le faire rester indéfiniment avec eux.

Après une seconde d’hésitation, il entre pour de bon dans la pièce. Ses doigts frôlent les meubles, la literie impeccable, les jouets datés. Il trouve, posé sur le lit, un album. S’asseyant, il l’ouvre sur ses genoux et en tourne les pages. Des photos, par dizaine. Sûrement sa mère. Il n’y a qu’elle pour être aussi émotive et nostalgique. Son père, lui, est toujours dans un déni, tout comme Maxime d’ailleurs. L’acceptation est difficile. Mais ces photos, elles font autant de bien que de mal. Elles reflètent une époque révolue et pourtant si belle. De la naissance de Peter jusqu’à sa mort, quinze pauvres petites années trop vite passées, mais remplies de bonheur et d’allégresse. On le ressent facilement. Maxime se reconnaît et il a un sourire en touchant la photo de son frère et lui, à Noël, dans des tenues similaires devant le sapin. Un merveilleux souvenir qu’il avait oublié…
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MessageSujet: Re: Toi, moi, nous. [Ft. Peter]   Toi, moi, nous. [Ft. Peter] EmptyVen 24 Jan 2020 - 18:51
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S’il y avait bien quelque chose que Peter appréciait encore plus que de jouer au séducteur, c’était de sentir Maxime dans un tel état. Sa peau s’enflammait chaque fois qu’il s’approchait de trop près ; Icare et son soleil, plongés dans la nuit d’un appartement parisien ; ses yeux lui lançaient des étoiles filantes qu’il tentait d’attraper à mains nues ; son corps se tendait comme ses muscles dans son habit de chair si parfaitement arrangé ; ses lèvres se figeaient dans ce si délicieux rictus qu’il souffrait de ne pouvoir goûter. Satanées croyances, ridicules espoirs de voir le monde changer, hypocrite d’utopiste ! Peter se haïssait de ne pas vouloir changer. À grands renforts d’hommes et de femmes, plus beaux et belles les uns que les autres, le garçon aurait d’ordinaire choisi de noyer sa tête dans un tourbillon de vertues perdues et de corps nus emmêlés ; mais pas ce soir, pas ces dernières semaines. Sa couronne avait terni ; il ne le polit plus qu’ici et là - par réflexe peut-être ou par peur de perdre sa cour toute entière pour un être si pur qu’il en devenait intouchable. Invulnérable peut-être à ses louanges, le garçon se déroba et répéta ses mots comme si la remarque l’avait touché en plein cœur et brisé ses espoirs ; il ne comprenait que trop bien ce trop plein de pensées, cet ouragan d’attentes et de déceptions. L’impossible s’abattait sur leurs deux visages illuminés par la croyance qu’un soir - un très beau soir - ils pourraient se goûter, se désirer au grand jour sans craindre la lumière du petit matin ; il n’y aurait plus de peur, de regret ou de rancoeur possible ; ils se contenteraient de profiter de l’instant présent et d’accepter chacun ce que l’autre était capable de lui offrir.

Cette fois encore, Maxime lui lança les mots au visage, comme un coup de feu porté au front. Peter aurait préféré recevoir mille Stupéfix plutôt que de se voir jeter aux lions de la honte ; le garçon lui reprocha son amitié avec Trevor. Dans sa conception de la vie et des aléas de l’amour - n’était-ce pas la même chose ? - Peter ne comprenait pas qu’une relation se laisse entravée par les liens d’un esprit. Sa tour à lui se déroba devant le piège et poursuivit sur les conséquences possibles d’une mère qui découvre que son fils à user de magie pour nettoyer l’appartement dans lequel il vient de faire la fête. Alors il joua, pauvre naïf qu’il était et qui croyait qu’un simple regard, un simple geste suffirait à le convaincre, à le faire tomber, lui qu’il voulait tant rattraper. Les dés lancés, la peau frôlée, il voulut croire que la proxémie suffirait à le faire bouillonner de l’intérieur tant et si bien qu’il déborderait et ferait taire ses craintes. Peter voulait croire qu’il avait tout compris quand en réalité il ne voyait qu’avec les yeux aveugles ; n’étaient-ils pas réputé l’être quand on regardait avec ces yeux-là ? Ceux du A majuscule, ceux de la grande faucheuse des libertés, ceux de ce qu’il voulait tant trouver sans jamais se l’admettre trop fort. Imbécile, il recula lui-même du fruit défendu pour faire la pantomime d’un ménage trop vite commencé et trop tardivement fini. Ne voulait-il pas changer d’air, d’oublier ce Trevor ? Par la barbe de Merlin et de la fée Morgane ! Ne voyait-il pas que Peter le dévorait du regard, lui et personne d’autre ; il n’avait pas cessé de le sonder, de le poursuivre du regard ce soir-là. Maxime mentionna sa chambre et quitta promptement la cuisine pour s’occuper des cadeaux que Peter sembla avoir mentionnés ; mais non Maxime, pas celui-là, pas ce cadeau.

Un air perplexe se dessina sur les traits fins du garçon à l’éponge ; il l’a déposa rapidement sur le comptoir, se nettoya les mains et poursuivit celui qui attaquait au bombardia la muraille de son cœur pourtant réputée indéfendable. Naïfs étaient ceux et celles qui croyaient que Peter leur livra son organe le plus important ; il ne fut jamais proche d’y parvenir. Pas avant. C’était comme suivre une ombre, grande, élancée ; il suivrait Maxime à son parfum délicat et précieux - il rêvait de s’y baigner. Le jeune homme termina de soulever les quelques paquets et les transporta d’une pièce à l’autre en ne songeant pas un instant que sa course folle se terminerait vite dans le couloir blanc. Face à lui, deux panneaux de bois indiquaient des chambres bien distinctes ; l’un à droit indiquait son propre prénom et était entrouvert quand l’autre à gauche était auréolé du prénom le plus beau qu’il lui ait été donné d’entendre. Se voir ainsi indiqué sur un pan de mur lui fit le plus grand effet et il demeura figé dans l’incompréhension quelques instants (ou bien était-ce seulement quelques secondes ?). Se put-il que Maxime eut refermé la porte de bois en guise d’au-revoir, de “ne reviens jamais”, “ne cherche plus à me voir” ? Des bruits de pages qu’on tournait le sortit miséricordieusement de sa torpeur. Il était bien là, dans la chambre qu’un homonyme occupait ; il n’y voyait qu’un douloureux signe du destin.

Oubliant sa timidité passagère et absurde, Peter déposa les paquets en offrande le long du couloir pour que Maxime puisse ouvrir sa chambre un peu plus tard s’il souhait s’y endormir sans trop de difficultés. Il frappa quelques coups à la porte pour s’annoncer poliment et pénétra dans son autre ; non pas la sienne à lui, mais la sienne à Lui. Celui dont il apprendrait bientôt l’existence.

“Maxime ?”, demanda-t-il de sa voix grave. “Je crois que tu t’es trompé de chambre…”

Combien de verres avait-il bu ? Peter observa le petit musée de Peter quelques instants avant de le rejoindre naturellement sur le lit. Il avait cette faculté à se sentir à l’aise partout ; même dans une atmosphère étouffante comme celle-ci.

“C’est joli ça… Tu t’ennuies de ton frère ? Tu ne m’avais jamais dit que lui et moi nous avions un truc en commun.”

Les deux pieds dans le plat et le gâteau d’anniversaire était fichu !

“Ton frère a déjà fini ses études ? Je ne l’ai jamais vu à Beauxbâtons, je crois…”

Mais alors pourquoi sa voix s’enroulait-elle dans le coton et prenait-elle des gants ? La vulnérabilité de Maxime jaillissait de son visage comme une fontaine de lumière.

“Hey… Max’… Ça va ?”

Il passa sa main dans le dos du garçon. Pour la première fois ce soir, son geste n’était pas calculé ; il se voulait le soutien silencieux d’un homme fou qui veut en aider un autre. Par amour, par amitié, par... attachement. Ils étaient fichus.
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MessageSujet: Re: Toi, moi, nous. [Ft. Peter]   Toi, moi, nous. [Ft. Peter] EmptyVen 24 Jan 2020 - 23:16

Toi, moi, nous. | Peter & Maxime
Cette chambre est un gouffre. Un gouffre sans fonds qui l’angoisse à chaque fois qu’il y pense ou qu’il y entre. Pourtant, elle a abrité de tendres et beaux souvenirs, qui restent impérissables. Maxime n’oubliera jamais les nuits d’orage où il se glissait dans le lit de son frère pour y trouver du réconfort, car il était désormais trop grand pour quémander l’affection de ses parents. Peter, lui, comprenait et ne se moquait pas de lui. Il lui arrivait même de le considérer de façon bien plus mature qu’il ne l’était vraiment. Leur lien était si fort et c’est probablement la raison pour laquelle sa destruction fut synonyme de dévastation pour Maxime. Il pensait ne jamais s’en remettre déjà à l’époque, et la réalité du présent lui fait se rendre compte qu’il n’avait pas tort. Encore aujourd’hui, son cœur saigne chaque fois qu’il imagine son visage comme il aurait dû l’être, adulte, ou qu’il entend son prénom être prononcé. C’est peut-être pour cela aussi qu’il se tient si éloigné du Serdaigle. Inconsciemment, il souhaite seulement se protéger.

Trop absorbé par sa contemplation de l’album photo que sa mère a dû oublier là, il n’entend pas les agissements de son invité dans l’appartement et sur le moment, on peut même dire qu’il s’en moque. Maxime doit faire face à une incroyable remontée de souvenirs, tous plus douloureux les uns que les autres tellement ils lui rappellent l’horreur de ce qu’il a vécu. Quelques coups, cependant, le tirent de sa torpeur et il lève les yeux de la photo pour y retrouver ceux de Peter. Trompé de chambre… Il aurait bien aimé que ce soit le cas. Enfin, techniquement, oui, il n’est pas au bon endroit mais cela fait si longtemps qu’il n’est plus venu ici… Il se sent coupable. Coupable d’abandonner la mémoire de son frère par simple peur de souffrir à nouveau. Décidément, il n’a rien fait pour le mériter.

Il sent le Serdaigle s’asseoir à ses côtés sans même qu’il ne l’ait invité à le faire et la situation lui paraît étrange. Pourtant, les premières secondes, Maxime ne dit rien. Il le laisse faire à sa guise. Peter n’a pas idée à quel point il lui fait mal à cet instant. À quel point il met en lumière une vérité effroyable contre laquelle même la magie ne peut rien. Il l’a appris à ses dépends. Bien sûr qu’il s’ennuie de lui, tous les jours, toutes les heures, toutes les minutes… Pas une seule seconde ne passe sans qu’il ne pense à sa moitié perdue. À celui qu’il n’aura pas réussi à sauver. Maxime n’est pas un bavard sur ce qui concerne sa vie privée et rares sont les personnes à Beauxbâtons qui connaissent l’histoire derrière ce prénom : Peter. Et il faut croire que le destin aime à se jouer de lui, puisqu’il lui a mis un autre Peter sur sa route. Celui-là, pourra-t-il le sauver ? Et de quoi ?

“Mon frère… n’est pas un sorcier. C’est un moldu.” Il a du mal à utiliser le temps du passé pour parler de lui, car la nouvelle lui semble toujours aussi fraîche. Comme si la mort de Peter ne datait que d’hier. Son cœur, son corps le ressentent de cette façon. Son visage se reporte de nouveau vers la photo et il ne ressemble plus au garçon joyeux que tout le monde connaît. Ses traits se déforment pour laisser place à la tristesse qui le consume tous les jours depuis cinq longues années. Et cela, le Serdaigle semble le remarquer. Il sent sa main dans son dos et même si cela ne suffit pas à le guérir, c’est agréable. Il n’a jamais craqué, devant personne. Toutes ces longues années, il s’est défendu de pleurer parce qu’il a toujours souhaité inspirer de la joie et du bonheur. Pourtant, ce soir, il est loin d’en ressentir. Pour la première fois depuis longtemps, Maxime n’arrive plus à se retenir. Tout est tellement dur… Il voudrait craquer tout le temps, hurler à quel point il a mal, à quel point il s’en veut de n’avoir pu l’aider. Le “ça va” est de trop. Il suffit à ouvrir les vannes de sa peine. Ses mains lâchent l’album et viennent dissimuler son visage. Il essaye encore, vainement, de dissimuler ce qu’il ressent mais c’est une tâche devenue bien trop difficile. Il n’a jamais été plus vulnérable qu’à cet instant.

Pendant les minutes qui suivent, il se tait et ne prononce aucun mot. Seuls résonnent les sanglots qu’il ne parvient plus à maîtriser. Cinq ans de peine refoulée, voilà quel en est le résultat. Et il fait cela devant la personne qui l’intimide et le touche le plus. Pourquoi ? C’est cruel. Peter ne voudra jamais d’un pleurnichard, il le sait bien. Tout est fichu. En pensant cela, il se reprend. Sans pour autant oser le regarder dans les yeux, il sèche ses larmes en les frottant de sa main, plusieurs fois de suite.

“Désolé… T’aurais pas dû voir ça. C’est juste… Peter, c’était mon frère. Il est… mort. C’est… la dernière photo que j’ai de lui avant qu’il ne tombe malade. Ce n’est pas quelque chose dont je parle facilement. Je ne sais même pas pourquoi je te le dis…” Souffle-t-il, dans un vent d’honnêteté. Il n’est pas certain que le jeune homme puisse comprendre ou que cela l’intéresse. Machinalement, il referme l’album photo et le pose à côté de lui, sur le lit. Ses yeux s’attardent sur la chambre autour de lui, avant de revenir sur Peter.
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MessageSujet: Re: Toi, moi, nous. [Ft. Peter]   Toi, moi, nous. [Ft. Peter] EmptySam 25 Jan 2020 - 10:07
Peter
&
Maxime
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Non. Rien n’allait. Cette soirée était supposée lui donner du baume au coeur et l’accompagner dans ce passage aux toutes dernières années de cette tendre adolescence qui bientôt disparaîtrait dans la dure réalité plus adulte qu’ils ne l’imaginaient encore. Il était supposé être ivre de bonheur et jouer à des jeux qui resteraient encore très longtemps le vestige de sa jeunesse perdue. Maxime devait, ce soir-là, rire aux éclats et chanter à s’en vider les poumons. Son beau Paris était censé crier et pleurer des larmes de joie en sentant l’amour de ses amis l’enrober comme dans une couverture d’or et de pierres précieuses. La seule lueur dans ses yeux à présent dansait comme des larmes qui menaçaient de couleur à tout moment. Tais-toi Pete’, tu parles trop… Et oui, il s’était montré excessivement invasif ; ses mots s’étaient immiscés dans la vie privée du garçon qui hésitait fortement à se confier. Pourquoi l’aurait-il fait ? Au nom dont on ne savait trop quelle amitié ? S’ils étaient naïfs, ils n’étaient pas dupes et tous deux savaient déjà ne pas définir leur affection de la même manière. Ils auraient sans doute dû emprunter les yeux de l’autre pour mieux se voir, se découvrir et accepter l’évidence ; quelque chose existait et les unissait. On ne savait le décrire ; son visage leur était inconnu, mais il était bien là, tapis dans l’ombre, prêt à leur donner la permission tant attendue pour être heureux. Si seulement ils avaient pu ! Si seulement leurs regards s’étaient parlés quand les mots avaient manqué, les deux garçons n’auraient sûrement pas vécus toutes les souffrances qui, elles aussi, les guettaient de leur perchoir ; des vautours de malheur qui se léchaient le bec à la vue de ce que le destin leur promettait.

Peter n’avait jamais vu Peter parce que celui-ci n’était pas sorcier. Peter ne connaîtrait jamais Peter parce que la voix de Maxime se tordait de douleur dans sa gorge lorsqu’il parlait de lui. Les sirènes sonnaient l’alerte et le Serdaigle fit une maladroite marche-arrière ; sa main parcourut le dos large et renforcé du garçon pour apaiser son esprit et pour lui offrir la présence d’un “ami”. Sa question sonna pourtant le glas et le Français illustra toute la vérité qui se cachait derrière la très belle expression qui était commune à leur deux langues ; il éclata en sanglots. Ses mains, belles et grandes, cachaient à présent son doux visage déformé par le chagrin. D’ordinaire, Peter aurait sans doute pris Maxime dans ses bras, l’aurait consolé à grands renforts de caresses et de baisers chastes et sans arrière-pensée. Il en fut toutefois incapable et seule sa main continua patiemment de frotter son dos ; son propre cœur s’était douloureusement pincé lorsqu’il l’avait vu imploser ; il n’avait jamais vu quelque chose d’aussi beau, d’aussi tendre. Sa tristesse ne l’enlaidit pas mais le rendit plus remarquable encore ; il était vulnérable et fort à la fois. Il fallait qu’il se rende à l’évidence : son chagrin devenait le sien et cela ne lui était encore jamais arrivé. Qu’on appelle cela un manque de maturité ou d’empathie, le sorcier avait toujours réussi à mettre de côté le sentiment des autres ; il ne cherchait jamais à les blesser mais ne s’infligeait jamais leurs états d’âme. Cela faisait-il également sa renommée ? Etait-ce pour cette infâme raison que Maxime croyait devoir se murer derrière d’aussi jolies mains ? Il pleura encore jusqu’à ce que les larmes tarissent et que la honte l’envahisse tout entier. Non… Ne t’éloigne pas…, voulut-il le supplier en le voyant regarder ailleurs, se sécher ses beaux yeux légèrement gonflés de s’être tant répandus. Malgré son application, les joues du jeune homme étaient encore humides. L’album termina de le blesser en s’étalant sur le couvre-lit ; Peter le ramassa de son autre main pour lui redonner constance, le referma correctement et le posa derrière eux ; loin des yeux, loin des larmes.

Non, ne t’excuse pas… Il venait de changer sa vie et de mettre un grand coup de pied dans son cœur et dans sa conception de l’amour ; il venait de lui prouver qu’il était capable de se fondre en quelqu’un sans avoir à le toucher et à le goûter ; il avait réussi à le toucher, lui, effroyablement et à serrer ses entrailles de sa peine si vraie, si forte. Bordel, en cet instant, il aurait pu tout abandonner de ce qu’il croyait savoir ! Il aurait pu garder son âme à tout jamais pour la lui donner en offrande, à Lui. Peter aurait pu chasser de son esprit et de sa vie tous les Trevor et les autres amies. Pour lui. Pour eux. Leurs regards se retrouvèrent enfin ; bordel qu’il avait été perdu !

“Max’…”

Non, les mots lui manquaient. Comment dire, comment hurler toutes ces choses qui lui passaient par la tête quand en face de lui un homme aussi bon, aussi beau que Maxime souffrait mille morts en pensant à son homonyme, son propre frère. Alors, Peter se décida à employer le meilleur langage qu’il connaisse : celui du corps. Il pivota sur le côté pour faire face à son flanc et avança sa tête jusqu’à ce que son nez frôle le sien. Doux, pur, il déposa son front contre le sien et plongea son regard dans son océan pour lui sonder l’âme. Ses yeux se fermèrent tandis qu’il murmurait enfin :

“Merci… de me l’avoir dit”, il inspira. “Tu es incroyable, Leroy.”

Ses yeux s'ouvrirent et il recula légèrement sa tête pour mieux l’observer. De ses mains calmes et sûres, il écarta les quelques larmes qui lui barraient encore le passage sur ses joues.

“Ton grand-frère serait fier de toi. Je suis sûr qu’il l’est...”

Il le pensait sincèrement et sa voix ne trahissait aucune espèce de pitié ; il n’y en avait tout simplement pas. Peter serait fier de lui parce que lui l’était aussi. Comment en aurait-il pu être autrement ?

“Est-ce que… tu veux en parler ?”

Ce n’était pas la vraie question mais comment aurait-il pu la poser dans cette antre à Peter ? Tant pis s’il croyait qu’il avait une arrière-pensée ; il ne demandait jamais d’habitude, connaissant déjà la réponse.

“Est-ce que… je peux t’embrasser ?”, lâcha-t-il soudainement dans un murmure presque inaudible.

Sa vulnérabilité, la force dans ses yeux, sa peau contre la sienne et ces lèvres qui n’étaient qu’à quelques centimètres de son souffle, il ne pouvait en être autrement. Son cœur battait à tout va.
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MessageSujet: Re: Toi, moi, nous. [Ft. Peter]   Toi, moi, nous. [Ft. Peter] EmptySam 25 Jan 2020 - 22:29

Toi, moi, nous. | Peter & Maxime
On le répète bien assez. Les pleurs ne sont pas l’arme utile pour attirer et impressionner l’élu de son cœur. Durant de longues semaines, à chaque fois qu’il croisait Peter ne serait-ce qu’au détour d’un couloir, Maxime se demandait ce qu’il pouvait faire pour attirer son attention. Et même si cela lui faisait de la peine de se rabaisser ainsi pour quelqu’un, il tentait tout pour que les beaux yeux sombres de Peter se posent sur lui. Juste une petite seconde. Le français a toujours été persuadé que jamais le Serdaigle ne pouvait éprouver de l’intérêt à son égard. Il ne ressemble pas à ses conquêtes passées ou présentes et, surtout, il n’a jamais voulu coucher avec qui que ce soit sans que ce ne soit réellement sérieux. Il est vraiment coincé à ce sujet.
Et maintenant qu’il chiale comme un bébé devant lui, il se rend compte que tous ses efforts depuis ces dernières semaines sont réduites à néant. Peter n’aurait pas dû rester, il ne l’aurait, ainsi, jamais vu dans cet état. Il le considérerait encore comme un garçon solaire dont on peut s’amouracher. Car oui, en fin de compte, son but est de faire en sorte que Peter tombe amoureux de lui. Parce que sans ça, il ne serait qu’une conquête comme une autre. Et ce statut, Maxime n’est pas prêt à l’endosser.

Contre toutes ses attentes, le Serdaigle se montre doux, compréhensif et attentif envers sa peine. Alors qu’il tente tant bien que mal d’effacer les larmes de son visage, ce dernier vient l’aider. Il les rapproche, leur donne une proximité qu’il n’a jamais connu, avec quiconque. Leurs regards se croisent et il se sent submergé par des sentiments contradictoires. Maxime veut plus mais ce désir lui est interdit. Il se l’interdit. Il ne peut pas céder à Peter, car ce dernier n’est pas ce qu’il attend d’un partenaire. Pourtant, la douceur dont il fait preuve à cet instant lui laisse presque penser que, peut-être, il est différent de ce qu’il laisse paraître. Sûrement sa naïveté qui fait son apparition.

“Incroyable, je ne sais pas…” Il pense plus à l’adjectif ‘pitoyable’, à cet instant. Mais jamais il n’a voulu que Peter le voit de cette façon. Il a tellement peur et honte de lui inspirer de la pitié ! Maxime baisse de nouveau les yeux, quitte son regard pour ne pas qu’il y voit la douleur provoquée par de tels propos. Son frère, fier de lui ? Il pense au contraire que, de là où il est, il doit lui en vouloir de ne pas avoir pu le sauver. Lui, le seul des deux enfants à avoir hérité de la magie de leur père. C’est purement injuste. Souvent, Maxime se dit qu’il aurait mieux valu que la maladie l’attaque lui, plutôt que son aîné.

Il relève le regard. Oui, oui il a envie d’en parler. Tous les jours, il a envie de crier sa peine, de dire que derrière ce sourire qu’il a toujours, se cache un puissant désarroi. Mais jusqu’à présent, il n’a jamais vraiment trouvé quelqu’un qui puisse saisir l’ampleur de sa douleur. Pourquoi Peter serait différent ? Pourquoi lui comprendrait et pas les autres ? Il ne le sait pas. Mais ce qui est sûr, c’est qu’à lui, il a terriblement envie de se confier. Sa douceur, sa tendresse, sa simple présence suffisent à lui délier la langue. Il se trompe peut-être en agissant de la sorte mais qu’importe. Il faut que les mots sortent, que la douleur s’amenuise.

“On lui a diagnostiqué un cancer quand j’avais dix ans. Il est mort deux ans plus tard et… je ne parviens toujours pas à me le pardonner. J’ai toujours pensé… que la magie devait servir à quelque chose et ce jour-là, elle n’a pas sauvé mon frère. Cela faisait à peine plus d’un an que j’étais à Beauxbâtons et je ne connaissais encore que très peu de choses sur la magie, mais… ce que voulais plus que tout, c’était qu’elle le sauve. Et j’ai pas pu faire ça, tu comprends ? Et je m’en veux parce que j’aurais dû être celui qui le guérit. C’est stupide…” Car il sait maintenant que la magie ne peut rien contre ce type de maladie. Que ramener les morts, grâce à elle, serait sombrer dans la magie noire et s’infliger de pires douleurs. Il n’a plus qu’à accepter mais c’est une tâche difficile pour Maxime.
L’instant qui suivit cette vérité pure et dure, le jeune homme le ressentit comme un profond soulagement. Le poids, bien que toujours présent dans son cœur, s’était quelque peu déchargé. Il ne pensait pas qu’en parler à quelqu’un comme Peter l’aiderait à ce point et pourtant, l’effet est bien là. Mais alors qu’il a à peine le temps de se remettre de ses émotions, le Serdaigle le prend à nouveau au dépourvu. Sans casser leur proximité, il lui demande s’il peut l’embrasser. La question a l’effet d’une bombe et pousse Maxime à se poser toutes sortes de questions.

Pourquoi ? Pourquoi maintenant ? L’a-t-il épaulé, est-il resté dans l’unique but de le faire céder ? L’a-t-il consolé et souhaite-t-il profiter de sa vulnérabilité pour arriver à ses fins ? Est-il vraiment sincère, en fin de compte ? Les premiers sentiments sont ceux de la suspicion. Il relève les yeux vers Peter pour y déceler un semblant de… quelque chose. Une vérité cachée. Une preuve qu’il n’a pas fait tout cela dans l’unique but de le mettre dans son lit ce soir parce que ça, Maxime ne le supportera pas. Et surtout pas dans cette chambre, qui a une telle signification à son cœur.
Il ne répond pas tout de suite. On doit probablement voir à son regard qu’il est perdu. Perdu entre ses doutes concernant les intentions de Peter et ses propres envies. Car oui, il le désire. Plus que jamais. Il aime cette tendresse qui est sienne, ce regard qui le scrute en quête d’une approbation, ce corps brûlant tout prêt du sien qui ne demande qu’à être tenu et embrassé. Maxime n’a jamais éprouvé telle douleur à résister à quelqu’un. Jamais une personne ne lui a paru si désirable et redoutable à la fois. Il a peur de se perdre avec Peter et ne rêve que de cela. Étrangement, il aurait aimé que Peter ne pose jamais la question et qu’il prenne ses lèvres sans lui demander son autorisation. Ainsi, il n’aurait pas à réfléchir de la sorte. Le Peter à la réputation sulfureuse l’aurait fait. Celui qui se trouve devant lui semble réellement se soucier de son accord. Serait-ce du respect ? De la peur ? Il le regard encore longuement, sa réponse se faisant désirer. Et puis, il se décide enfin.
Pour une fois, Maxime ne veut pas réfléchir. Pour une fois, il veut s’accorder l’impossible. Il veut s’écouter, se comprendre, se donner l’opportunité d’éprouver des choses fantastiques. Peut-être souffrira-t-il mais… ce n’est qu’un baiser non ?

“Oui.”
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MessageSujet: Re: Toi, moi, nous. [Ft. Peter]   Toi, moi, nous. [Ft. Peter] EmptyDim 26 Jan 2020 - 9:44
Peter
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Maxime
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Pour un esthète tel que lui, être subjugué par un homme en pleurs était quelque chose de très nouveau. Pourtant, les larmes qui roulaient dans une chute interminable, tirées par la gravité sur ses joues lui inspiraient mille chansons. Même dans cet état de fragilité, le jeune homme était extraordinairement beau et son cœur manqua un battement ; son grand frère était mort et il était dévasté ; il était une ruine que ses mains voulaient remonter vite pour faire cesser les douleurs du passé. Maxime avait longtemps capté son regard sans que Peter ne puisse expliquer pourquoi. Il avait une belle gueule, un corps mince et musclé , un sourire enfantin et charmeur et des paillettes de vie dans les yeux. Ce soir, le jeune homme termina quelque chose qu’il avait débuté des semaines plus tôt; il le séduisit comme on ne parvint jamais à le séduire auparavant. Le sorcier en fut d’autant plus aveuglé et en oublia les monstres de philosophie qui se tenaient dressés comme deux chiens de garde pour leur défendre de se trouver. Peter en oublia qu’ils ne partageaient pas la même vision des choses et qu’ils seraient indubitablement blessés par le choc de leur rencontre. Il laissa la vérité se distiller dans ses gestes et le toucha enfin d’une main douce et rassurante. Ces doigts lui murmuraient qu’il était là, que Maxime n’était pas seul et qu’il pouvait être vrai sans craindre d’être jugé ; il ne jugeait jamais, il ne Le jugerait jamais. Pour la première fois ce soir-là, l’hédoniste ne songea pas une seule seconde à le faire céder et à l’étreindre avec toute la passion dont il était réputé capable. Il avait l’impression de sauter du haut de ces machines moldus dans lesquels ils montaient pour parcourir de longues distances - les balais mécaniques moldus bruyants et gigantesques. Les deux garçons faisaient une chute libre et se rassurait de la présence de l’autre ; il pouvait voir son incompréhension et cette même quête dans son doux océan, dans son regard.

Les doutes envahissaient la pensée du Français qui se déclara plus incertain. Bien sûr que Peter, Son Peter était fier de lui. Il était un jeune homme incroyable et plein de courage ; car il en fallait pour survivre à un tel traumatisme et pour retrouver le sourire, cela ne faisait aucun doute. Il ne le coupa pourtant pas, se contentant de secouer légèrement la tête en guise de désapprobation. Les mots étaient incapables de panser ses plaies car déjà le garçon fuyait son regard et baissa les yeux. Il avait honte d’être là, d’être ainsi tourné vers Peter et de se laisser aller à sa peine. Son propre cœur se serra une fois de plus et il se promit d’embrasser chacune de ses blessures quand Son Paris lui ferait suffisamment confiance. Sa première question hasardeuse lui fit l’effet d’une bombe et le beau ‘Roy leva de nouveau les yeux pour juger le garçon digne d’une foi aveugle. Les mots se répandirent sur le sol de ce sanctuaire comme l’eau d’un évier qui continuait à se remplir. La vérité était effroyable et tortueuse. Le garçon s’en voulait d’avoir survécu à son grand frère et de ne pas avoir su le sauver. C’était un héros à qui tout avait été pris : sa joie de vivre toute entière s’était éteinte ce jour-là. Il était si jeune, si vulnérable quand l’impensable s’était produit. Le garçon se pensait stupide et Peter comprit tout de suite ce sentiment, cette frustration. Ses bras voulurent l’entourer d’un cocon protecteur et aimant mais une fois encore hésitèrent à se poser sur sa peau brûlante de l’aveu qu’il venait de formuler à haute voix ; la première fois, visiblement. Le jeune homme avait ce regard inquisiteur, comme s’il était prêt à être fusillé, comme s’il s’attendait à ce que l’on rie de lui. Ce n’était pas stupide, c’était humain. C’était louable et inimaginablement beau de sa part d’avoir tout tenté pour le sauver, d’avoir remis en cause sa propre nature pour vouloir l’offrir à quelqu’un, de tenter de se donner tout entier pour qu’un autre puisse subsister. Ce sacrifice fantastique n’en était pas amoindrie par le triste échec qui s’en était suivi. Rien n’aurait pu le sauver si c’était son heure… Pas même la magie. La vérité été dure, pointue et elle s’enfonçait ostensiblement dans sa chair depuis des années.

“Tu es beaucoup de choses Maxime mais tu n’es pas stupide… Tu es... ”

Il ne termina pas sa phrase, le souffle lui manquait. Peter venait d’être couché à terre par son regard ; il était brisé, fracturé et suppliant et en cet instant précis, l’hédoniste aurait tout abandonné, jusqu’à sa vie pour que ce beau regard retrouve la joie qu’il lui connaissait. Au lieu de cela, une de ses deux mains vint caresser sa nuque et le maintenir front contre front tandis que ses yeux lui hurlèrent silencieusement mille déclarations. C’était plus fort que lui. Il lui demanda l’autorisation, se maudissant déjà de ne pas avoir saisi ce qui était juste là, à porter de lèvres. Mais cette fois, il voulait faire les choses bien pour ce garçon qui s’offrait si vulnérable et si fragile dans ses mains parfois brutales. Cet homme de cristal n’aurait su être brisé sous ses doigts ! Il ne se l’aurait jamais pardonné et ne se le pardonnerait peut-être jamais… Il regretta instantanément d’avoir posé la question quand il remarqua le silence qui s’était installé et qui pesait lourdement sur la charpente du grand appartement parisien. L’âme de Maxime se tournait et se débattait dans ses yeux alors que, de toute évidence, le jeune homme tentait de donner du sens à tout cela. Peter le laisserait, lui rendrait sa liberté. Il n’avait qu’un mot à dire ; ce refus serait le plus cruel qu’il eût entendu. Les papillons prirent tous leur envol dans son ventre et le retourna de l’intérieur quand il entendit cette suite de voyelles ; la plus belle qu’il ait jamais entendu ! Maxime s’était-il rendu compte qu’il avait répondu en français ?

Peter termina de réduire le maigre espace qui les séparait et laissa la tendresse guider ses lèvres. Elles touchèrent enfin le fruit défendu et en gouttèrent d’abord la tendresse. Chastes, pures, elles se caressèrent doucement, timidement. Encore et encore, elles se promettaient de ne jamais oublier la délicatesse de ses lèvres ou le goût sucré de sa peau. Peter inspira longuement le parfum ensorcelant du garçon avant de perdre patience. Sa langue, jalouse, s'immisça timidement dans la commissure de ses lèvres et le serpent caressa tendrement son âme sœur. Sa main pressait la nuque de Maxime et le tirait gentiment vers lui pour qu’il s’y fonde et que les deux garçons disparaissent dans une danse aussi belle que dangereusement inflammable. Non, pas ici… Pas là. Ils ne se le pardonneraient jamais. Chaque chose en son temps. La nuit était jeune et le soleil n’avait pas encore daigné se lever. À contre cœur, le sorcier caressa une dernière fois les lèvres si parfaites du jeune homme et termina leur premier baiser dans une longue et dernière étreinte. Malgré la douceur et la tendresse de l’instant, Peter était à bout de souffle. L’émotion avait investi chaque parcelle de sa peau et chacune de ses pensées. Un véritable feu d’artifice se jouait dans ses oreilles et la lumière lui parut bien vive lorsqu’il ouvrit finalement les yeux. Retrouvant sa place - c’était comme s’ils étaient faits pour se poser front contre front - l’enfant retrouvé sourit bêtement et murmura sa contemplation :

“Wow…”

Soudainement, il avait douze ans et sa vision de l’Amour était chamboulée ; elle était prise dans les courants marins les plus instables de son regard à Lui et ne parvenait plus à distinguer la surface des fonds. Son corps était recouvert de chair de poule et son pouls témoignait d’un cœur épris. Sans un mot, Peter attrapa tendrement sa main - qu’elle était grande et fine dans la sienne - pour se relever et l’inviter à en faire de même. Il l’invita du regard à quitter la pièce qui après toutes ces révélations devait retrouver un peu de calme et de sérénité. La porte fermée, Peter se retourna.

“Pourquoi tu m’as fui ce soir ?”

Lui demanda-t-il dans le couloir, alors qu’il le tenait par les deux mains et s’était adossé contre le mur faisant face à la chambre de Maxime. Sa voix n’était pas teintée du moindre reproche ; il se posait la question, simplement. Ses doigts joints aux siens se chatouillaient et cajolaient chaque intérieur de ses pouces et de ses index. Il avait eu raison de penser que sa peau serait douce ; elle était tellement plus que cela, elle glissait sous sa poigne légère et pourtant si envieuse. Il déshabilla le garçon du regard à la fois à la recherche de la vérité et à la recherche de son corps parfaitement taillé.

“Je t’ai cherché cent fois”, avoua-t-il à demi-mots. Mille.

Ce soir ? Dans cette vie ? La pression de ses lèvres sur les siennes lui manquait déjà terriblement, ce loup affamé de d’une tendresse incomparable.
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MessageSujet: Re: Toi, moi, nous. [Ft. Peter]   Toi, moi, nous. [Ft. Peter] EmptyDim 26 Jan 2020 - 12:26

Toi, moi, nous. | Peter & Maxime
Il ne sait pas pourquoi il ne termine pas sa phrase pour le décrire, lui qui est d’ordinaire si locace. C’est un fait, Peter est doué avec les mots et c’est sûrement la raison pour laquelle il parvient toujours à ses fins. Il sait séduire mieux que quiconque, mieux que Maxime. Ce dernier en est certain. Rien que par son regard, il est capable de faire tomber n’importe qui. Et lorsqu’il croise le sien, le jeune français ne sait plus quoi penser. Les mots dans sa tête se bousculent et se chevauchent. Il est incapable de raisonner correctement. C’est étrange pour lui de se sentir aussi déboussolé pour une seule personne… et il n’est pas au bout de ses peines. Le phénomène s’amplifie lorsque, sans détour, Peter lui demande l’autorisation de l’embrasser. C’est un grand capharnaüm dans son cerveau, entre sa propre voix qui lui hurle de ne pas céder car décidément et objectivement, Peter n’est pas fait pour lui et risque de le faire souffrir ; et celle qui l’enjoint à accepter cet échange qui pourrait lui procurer des sensations nouvelles, dont il n’a pas idée. La dernière tente d’ailleurs de le convaincre que le Serdaigle ne fait pas tout ça dans un but précis, qu’il est peut-être plus innocent qu’on ne le pense. Et Maxime a envie de croire cela. Naïf qu’il est, il veut se dire que Peter n’est pas là pour le séduire, mais par réel soutien et s’il en est venu à cette demande, c’est parce qu’il en a ressenti l’envie sur l’instant. Que rien de tout cela n’a été calculé. Il veut croire à cette alchimie. Ne sont-ils pas magiciens après tout ?

Dans un souffle, il lui donne son accord, sans même se rendre compte que sa langue natale a pris le dessus. Son corps est tellement tiraillé entre deux feux qu’il n’a pas le temps de réfléchir à parler dans une autre langue. Et, de toutes manières, il sait Peter capable de comprendre ce petit mot. Celui qui a tant de sens. Celui qui peut tout aussi bien rendre heureux que faire souffrir. Trois lettres collées l’une à l’autre qui feront bientôt de lui un homme comblé. Car il le sait, surtout par les rumeurs, que le jeune homme face à lui embrasse bien. Comment ne le pourrait-il pas avec de telles lèvres ? Il n’a jamais rien trouvé de plus désirables que cela. Son cœur bat à tout rompre tandis qu’elles s’approchent de lui. Pendant les frêles secondes qui précèdent le baiser tant voulu, Maxime se dit que lui, en revanche, n’a que peu d’expérience en la matière et qu’il risque d’embrasser comme une loutre. Il va falloir qu’il fasse de son mieux pour ne pas décevoir le beau garçon qui le désire.

Il sent ses jambes le quitter à l’instant même où Peter pose ses lèvres sur les siennes. Il leur trouve une douceur incomparable et une maîtrise presque… magique. Il fait preuve d’une tendresse infini et Maxime, lui, se laisse faire. Les premières secondes. Il ferme les yeux, inspire l’odeur si entêtante du sorcier, savoure le goût sucré et tenace de ses lèvres. Il finit par répondre, les laissant trouver leur partenaire et entamer une danse dont il ne pensait jamais tirer autant de plaisir. Une nouvelle fois, il était bien naïf de croire que cela en resterait à un baiser chaste et que la seule chose qu’il pourrait ressentir, ce serait un petit picotement dans la poitrine. C’est plutôt un océan de sentiments qui le submerge lorsque Peter pousse le baiser à un tout autre niveau, liant leurs langues dans une danse sensuelle et endiablée. Maxime a l’impression de ne plus savoir respirer. Son air, c’est Peter qui la détient. Mais rien ne lui semble plus suffisant désormais et cette sensation, cette plénitude dans l’échange, il ne veut pas la quitter. Il agrippe le vêtement du sorcier, rapproche son corps du sien, tente de faire durer ce moment le plus longtemps possible même s’il est désormais à bout de souffle et pourrait s’évanouir d’un instant à l’autre. Il n’en a que faire. Ce que lui donne Peter est bien trop bon. Tout son corps le ressent. Une succession de frisson, de chaleur, d’ébullition dans son ventre. Il est totalement perdu.

Il l’aurait embrassé jusqu’à l’inconscience si Peter ne les avait pas arrêté. Et lorsqu’il le fait, Maxime en ressent aussitôt un manque dévorant. Ses yeux pétillent d’une nouvelle lueur, mêlée à une ancienne qu’il pensait pourtant avoir bien cachée. De l’amour et de l’envie. Deux partenaires qui, mains dans la mains, poussent leur hôte à perdre la tête. Son regard dans celui du jeune homme, il rougit en écoutant son compliment qui prenait alors la forme de trois petites lettres. Il les trouva peu suffisantes pour décrire le changement qui vient de se produire en lui. Son corps tend à retrouver le sien et s’il s’écoutait, il l’embrasserait encore, tout de suite, juste pour se rappeler cette sensation. Pour se dire qu’il n’a pas seulement rêvé. Mais le lieu n’est pas adéquat, la voix de la raison le lui fait bien comprendre. C’est Peter qui prend les devants et, sa main dans la sienne, l’enjoint à se trouver un nouveau nid. Du moins, c’est ainsi que Maxime voit les choses. Dans un silence amoureux, il se lève à sa suite et une fois sortis, le Serdaigle lui pose une question à laquelle il ne s’attendait guère.

Maxime sait pourquoi il l’a fui, mais est-il seulement en droit de le lui dire sans prendre le risque de le blesser ? Tout ce qu’il veut, à présent, c’est que Peter l’embrasse à nouveau et ne s’arrête jamais. Il est trop naïf pour se rendre compte qu’il agit sur lui comme une addiction. Inspectant le regard sombre du jeune homme face à lui, il baisse légèrement la tête mais ne lâche pas ses mains qui jouent avec les siennes à un jeu qu’elles seule semblent connaître.

“J’ai peur que tu ne veuilles pas la même chose que moi…” Et c’est réellement la raison principale de sa fuite. Maxime sait que s’il cède à Peter, il souffrira. Car ce dernier n’attend pas les mêmes choses que lui. Sa vie est empreinte de luxure, de partenaires multiples… tandis que Maxime, lui, cherche un seul amour inconditionnel. Ces deux idéaux ne se mêlent pas, c’est une évidence. Pourtant, ainsi face à Peter, si proche de lui, il en oublierait presque le sien, d’idéal. Il voudrait s’abandonner à lui, continuer à ressentir cette plénitude qu’il est le seul à pouvoir lui procurer. Jamais personne n’avait provoqué tel tourment par un seul baiser. “C’est toi que je veux…” Murmure-t-il si bas qu’un assurdiato en deviendrait inutile. Son regard se plante à nouveau dans celui de son congénère, puis glisse comme une caresse jusqu’à ses lèvres qu’il désire plus que tout au monde. Cette fois, c’est lui qui prend les devants, montrant ainsi à Peter qu’il n’a jamais fait que le désirer, tous ces mois. Tellement que ça lui faisait mal, au cœur, au corps, à l’esprit. Il ne veut plus se battre contre ses envies mais au contraire, les assouvir. L’une de ses mains se libère pour venir se poser dans la nuque nacrée du sorcier et il joint de nouveau leurs lèvres. Son corps tout entier, à ce simple contact, se presse contre celui de Peter, le collant à la surface dure à laquelle il s’était adossé.

Il retrouve alors tout ce qui lui avait tant manqué ces dernières minutes. L’odeur, le goût, la sensation de plénitude, l’envie dévorante qui lui brûle la chair… Il n’est pas beaucoup plus grand que Peter mais sur l’instant, il lui semble le dominer. Pas très longtemps, car il reste novice en la matière et tout ce qu’il fait semble n’être que pur hasard. Mais Maxime s’en accommode, espérant que son désir évident pour Peter suffira à racheter son innocence dans le domaine. Il peut lui apprendre. Il veut apprendre. Il veut que ce soit Peter et personne d’autre. Cette soirée prend une tournure qu’il n’avait jamais envisagé, même dans ses rêves les plus fous, mais ce n’est pas une mauvaise chose. Le plus beau cadeau que Peter pourrait lui faire, c’est de se donner à lui de la même manière. Il se sent prêt. Il ferait tout pour lui. Il repousse ses limites. Il l’aime à n’en plus savoir comment respirer.
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MessageSujet: Re: Toi, moi, nous. [Ft. Peter]   Toi, moi, nous. [Ft. Peter] EmptyDim 26 Jan 2020 - 14:14
Peter
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Comme il craignait la réponse que Maxime allait lui apporter ! Comme cela le terrifiait de décevoir un homme d’une si grande rareté ! Il avait peur de ces quelques mots que le garçon était sur le point de prononcer. On l’avait désiré, on l’avait voulu éperdument jusqu’à en perdre la raison et jusqu’à succomber aux flammes alléchantes de la luxure. Peter s’était échappé, chaque fois que la passion d’une nuit fut envolée. Il avait retrouvé sa liberté qu’il chérissait tant et n’avait jamais souhaité faire de mal à qui que ce soit. Il avait toujours été clair et précis dans sa quête de volupté ; son honnêteté inébranlable envers ses amants lui avait sûrement valu la chance de ne pas être détesté. L’adolescent avait peut-être brisé des cœurs sans s’en rendre compte mais avait toujours mis un point d’honneur à l’éviter ; rien de plus fragile à ses yeux que cet organe merveilleux qu’il semblait, lui, préserver par milles remparts et par mille feux. Aucun prétendant n’était arrivé jusque là ; aucune femme n’avait réussi à l’atteindre comme Maxime s’apprêtait à le bouleverser. Il n’avait pourtant rien fait, si ce n’est être lui. Derrière un visage répondant à tous les critères de la beauté comme Peter l’imaginait se cachait un être plus beau encore qu’il avait la maladresse de chambouler. Il était pris de cette passion dévorante de le désarmer et de le coucher dans des draps de satin et souhaitait pourtant l’y laisser immaculé ; comme s’il savait que son toucher risquait de salir, de ternir ce beau joyau qu’il n’était peut-être pas encore tout à fait prêt à porter. Le Prince n’était peut-être pas prêt pour la royauté ; il regardait avec candeur et, plus incroyablement encore, avec une lueur de peur le jeune homme qui s’apprêtait à faire le grand saut en priant pour que Peter soit celui qui le rattraperait. Ce baiser était indubitablement le plus délicieux qu’il lui ait été donné de goûter. Nombreux étaient ceux et celles de talent et qui savaient manier leur langue avide mais rares étaient ceux et celles capable de le transporter. Si rare que la rareté se tenait juste devant lui, ses mains entrelacées précieusement dans les siennes. Incapable de briser ce contact, Peter ne savait regarder ailleurs, hypnotisé. Quand l’évidence vous frappait de la sorte, il n’y avait rien à faire pour tenter de l’éviter. Impossible de se dérober devant l’inévitable quand Maxime annonça l’arme qui détruirait la confiance de Peter ce soir-là. Il avait peur de ne pas être désiré comme lui le désirait ; il était terrifié de n’être un Trevor de plus ; il était affolé de croire que Peter ne puisse pas le vouloir autant que lui. S’il avait su… S’il avait eu confiance en lui-même, peut-être le destin les aurait-il préserver ; le Serdaigle aurait sans doute changé sans s’en apercevoir ; il auraient partagé des moments si beaux que sa soif aurait enfin été étanché et il aurait abandonné son idéologie sans même s’en rendre compte ; il se serait senti libre dans les bras d’un homme et d’un seul. Il observa Maxime, interdit. Une soudaine envie le prenait de lui crier que c’était lui qu’il voulait, qu’il s’en rendait compte et que rien d’autre ne faisait sens de toute façon. Il ressentait le besoin de le maintenir contre un mur et de le combler de baisers jusqu’à ce que sa tête sombre dans l’euphorie du moment et en oublie tous les doutes qui le terrassait. Ce fut pourtant lui, le grand garçon aux yeux clairs, qui le prit de court en murmurant des mots qui ce soir-là firent enfin sens : c’est toi que je veux. Et personne d’autre. Juste toi. Je te veux toi. C’est tout ce que j’ai jamais désiré dans ma vie. Il n’y a rien d’autre qui ait du sens si tu n’es pas là.

Sa poitrine éclata sous l’émotion et lui coupa le souffle net. Un feu brûlant prit dans son regard et communiqua par sa peau chauffée à blanc. Lui-même n’avait jamais rien voulu de plus fort que Maxime en cet instant. Il voulait l’engloutir tout entier et ne faire plus qu’un avec Lui, lui céder toute sa propriété, à son Roy. Le Français fondit sur lui comme si ses propres mots avaient eu fini de le convaincre. Il l’embrassa avec une passion nouvelle qui, malgré toute la tendresse dont il était capable, mettait commençait un brasier de leurs deux corps qui bientôt s’embraseraient dans la pièce d’à côté. Il était grand et le surplombait de quelques centimètres à peine mais pour la première fois depuis longtemps, Peter se sentait novice. Il répondit langoureusement à son baiser, plus fort, plus puissant encore que le dernier, plus puissant que ce qu’il avait connu jusque-là ; car derrière les feux de la passion et de la tendresse se cachait quelque chose d’entièrement nouveau ; la Terre se dérobait sous leurs pieds et Peter s’accrochait plus fort à lui pour qu’ils ne puissent jamais être séparés. Ses lèvres dévoraient les siennes et répondaient, terminaient d’apprendre à cet être parfait comme l’être davantage. S’ils ne partageaient pas le même air, l’Écossais ne savait plus respirer. Il le voulait, se donner, sûrement autant que Maxime. Il réalisait à peine ce que cela impliquait. Impossible de réfléchir quand toutes ses pensées lui étaient destinées. Peter les fit tourner sur le mur comme une torpille et prit le dessus pour soudain reculer la tête et le regarder comme il n’avait jamais regardé personne :

“Je te veux.”

Je te désire. Je te veux dans mes bras. Je veux respirer le même air que toi. Je veux sentir ta poitrine se soulever au rythme de la mienne. Je veux sentir ton odeur. Je veux avoir ton odeur ! Je veux sentir ton corps sur le mien, dans le mien, et le mien dans le tien. Je veux qu’on ne fasse qu’un et je veux qu’on disparaisse. Je veux qu’on oublie tout de nous. Je veux qu’on s’apprenne. Je te veux. Ses yeux hurlaient tout ce qu’il ne savait pas dire. Alors, il attaqua ses lèvres du mieux qu’il le pouvait, laissant enfin s’exprimer son envie et son désir qui se manifestaient ô combien durement chez l’adolescent ! Peter attrapa sa chemise - il était beau dans cette chemise...  Fallait-il qu’il soit aussi beau ? - et commença à la déboutonner dans le couloir pour se frayer un chemin jusqu’à son cou. Car s’il lui dévorait le cou, Peter pouvait retenir sa respiration et ne pas respirer le même air quelques instants. Bientôt il remonterait chercher ses lèvres et prendre une grande goulée de vie. Il le tira par la chemise presque entièrement ouverte et passa une main dans son dos pour ouvrir la porte de sa chambre. Il voulait la découvrir, cette chambre, durant des heures. Il voulait s’allonger là et regarder chaque objet qui faisait sa vie quand leurs corps trop fatigués d’avoir hurlé leur demanderait quelques minutes de répit avant que la passion ne les possède une fois de plus.

Leurs pas rendus maladroits par deux pairs de lèvres qui refusaient de séparer les conduisirent jusqu’au pied de son grand lit d’adolescent. Chanceux avaient été ceux et celles qui déjà avaient pu souiller les draps de leur amour ; terne cet amour était pourtant comparé à ce qui les transcendait maintenant aux yeux de Peter. Le sorcier recula pour observer la plus belle des magies à l’œuvre. Son corps musclé se dessinait dans la fenêtre ouverte de tissue.


“Tu es… ” Tout. Tu es tout. “Magnifique.”

Ses mains terminaient de déboutonner la chemise du Français tandis que ses yeux lui promettaient de répondre à chacun de ses désirs les plus ardents. Une fois la chemise du garçon sur le sol, Peter commença à relever son tee-shirt noir pour l'imiter.
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MessageSujet: Re: Toi, moi, nous. [Ft. Peter]   Toi, moi, nous. [Ft. Peter] EmptyDim 26 Jan 2020 - 15:20

Toi, moi, nous. | Peter & Maxime
Il l’a enfin dit, haut et fort. Comme un éclair dans le ciel noir, une lueur dans l’obscurité. Il le veut. Il le désire. Il n’a jamais autant voulu de quelqu’un dans sa vie et son petit cœur d’adolescent trépigne d’impatience, trébuche à chaque battement. Car le regard de Peter est tout ce qu’il lui faut pour le conquérir. Maxime ne veut plus résister à l’appel de ses yeux, de ses lèvres, de ses mains… Celles-là même qui le tiennent, possessives. Et dans toute cette agitation qui bouleverse son corps et son esprit, il ne lui paraît qu’une seule chose évidente : il est prêt. Il veut de ça, il veut de cette étreinte qu’il a si souvent rêvé et redouté. Lui, l’inexpérimenté, dans l’attente d’un amour qui ne semblait jamais le voir, il veut en ressentir les effets. Il veut goûter à cette luxure que tout le monde lui décrit comme un paradis. Et c’est Peter qu’il a choisi. Pas par dépit car beaucoup d’autres se sont proposés avant lui, des hommes comme des femmes, mais parce que son cœur en a décidé ainsi. Il ne se voile plus la face. Il n’y a qu’une seule personne à qui il est prêt à se donner et elle se trouve devant lui, contre ce mur et semble vouloir répondre à ses attentes.
Il n’attend aucune réponse de sa part et va chercher ce dont il a besoin. Ces baisers, cet air qu’il lui donne, cette sensation de se détacher de son corps tout entier, tout en en ressentant le moindre frissonnement. Le français se fait plus empressé, lui témoigne sa volonté de passer à l’étape supérieure. Et Peter lui répond avec une dextérité qui le comble de bonheur. Tout dans ses mouvements est là pour lui donner du plaisir. Il n’y a rien à jeter, c’est incomparable. Plus jamais il n’embrassera quelqu’un d’autre car personne ne pourra, à ses yeux, rivaliser avec un baiser de Peter. Il n’est même pas certain de vouloir qu’un autre touche ses lèvres. Non, c’est une certitude. Il n’est qu’à lui. Et alors que l’Écossais échange leur position contre le mur pour le dominer, il se sent complètement dévoué. Rien de ce qu’il pourra faire ou dire ne le fera changer d’avis désormais. Son anniversaire, son cadeau, c’est Peter.

Il le veut. Il l’a formulé à son tour, de façon si nette et déterminée. Il le veut et jamais Maxime n’a entendu nouvelle plus réjouissante. Pour la première fois de sa vie, il a l’impression d’exister de nouveau aux yeux d’un être. Depuis la mort de son frère, il s’est éteint petit à petit, ne trouvant dans le regard des autres aucun point d’attache auquel se raccorder. Mais tout cela est derrière lui. Il regarde Peter et il sent irrémédiablement accroché à lui, comme un singe à sa branche. S’il lâche, il n’est pas certain de survivre à la chute qui en découlera.

Peter se fait possessif et ce n’est pas quelque chose qui lui déplaît, au contraire. Sa manière de le plaquer au mur, ses mains bien ancrées sur son corps, cette expression dans le regard… il ne pensait pas autant aimer voir ça chez quelqu’un. Il l’embrasse bien plus avidement qu’auparavant et c’est avec son enseignement qu’il lui répond de la même manière. Son corps trouve ses marques, ses lèvres deviennent plus habiles. Il ressent un plaisir frustrant, une chaleur équivoque dans son bas-ventre l’irradie tout entier. Il sent contre lui le désir de Peter - ou alors est-ce le sien ? C’est étrange et excitant à la fois. Il s’imagine tout ce qu’ils pourraient faire, tout ce qu’il ne sait pas, tout ce qu’il a seulement rêvé d’expérimenter dans sa vie. Ce n’est encore qu’un novice et les plaisirs de la chair lui sont inconnus.
Il éprouve de nouvelles sensations lorsque les lèvres de Peter quittent, à son grand regret, les siennes pour s’attarder dans son cou. Il n’est même pas certain d’avoir vu quand est-ce que l’Écossais l’a déshabillé de la sorte, mais peu importe. Sa chemise lui semble bien superflue tellement il est bouillant. S’il pouvait la lui enlever entièrement, il ne dirait pas non. Il prend comme une attaque en plein cœur chacun des baisers du jeune homme sur sa peau, qui semble marquée sur son passage. Dans un bref instant de relâche, il émet un petit son de plaisir.

Il ne voit pas la porte s’ouvrir mais sans son accroche à Peter, il serait sûrement tombé en arrière. Titubant à reculons, il ne lâche les lèvres du jeune homme pour rien au monde, bien trop heureux de sentir les effets de sa langue contre la sienne. Pendant une fraction de seconde, il tient son visage en coupe entre ses mains pour intensifier cet échange qu’il a peur de voir se rompre. Ce qui finit par arriver. Peter se tient devant lui et il le trouve beau à ne plus en savoir comment respirer ni penser. La lueur dans son regard fait écho à la sienne et plus que jamais, il le désire. Ses joues s’empourprent alors qu’il remarque l’effet que leurs baisers ont eu sur lui et constate que la réciproque est valable. Non pas qu’il n’ait jamais eu d’érection de sa vie, mais pas face à un quelqu’un. Pas face à Lui. Dans l’intimité de sa chambre, il a envie de se découvrir, de LES découvrir l’un avec l’autre, sur l’autre, en l’autre. Il veut apprendre tout ce qu’il a à lui enseigner et plus encore.
Il le qualifie de magnifique sans se rendre compte que l’être le plus beau de cette pièce, c’est lui. Lui qui défait sa chemise pour la lui retirer avec une fièvre qu’il ne lui a jamais vue. Lui qui retire son t-shirt aussi sombre que ses yeux pour lui laisser voir ce corps qu’il a toujours voulu sentir contre lui. Maxime le regarde avec autant de désir que d’amour.

Dans un geste qu’il espère maîtrisé, il passe son index entre le pantalon de Peter et son ventre ferme, pour le tirer jusqu’à lui. Tant de premières fois qu’il en a le souffle court. Le Français a peur de mal faire car, après tout, il n’est qu’un ignare en la matière. Pourtant, quand le jeune homme est à nouveau tout contre lui - à un point tel que leurs souffles ne font plus qu’un - il ne peut s’empêcher de garder ses doigts posés sur sa peau tendue. Il regarde Peter, cherche une approbation qui l’aiderait à se sentir plus confiant, à lui faire savoir qu’il est sur la bonne voie. Leurs lèvres se cherchent, se titillent. Ses mains hésitent.

“Apprends-moi ce que tu sais.” Dit-il tout bas, désireux de lui donner ce qu’il a toujours cherché chez ses autres partenaires. Les autres… Maxime tente de ne pas y penser. Car se rappeler qu’il n’est certainement pas le premier à parcourir de ses mains le corps de Peter ne l’aide pas à être plus confiant. S’il veut que le Serdaigle soit son premier, il est bien conscient que lui, ne le sera jamais. Reculant une dernière fois, il pose son séant sur le lit, entraînant Peter avec lui.
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MessageSujet: Re: Toi, moi, nous. [Ft. Peter]   Toi, moi, nous. [Ft. Peter] EmptyLun 27 Jan 2020 - 18:34
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Il ne connaissait pas Maxime si entreprenant ; en réalité, il le connaissait peu. Les pattes de la loutre s'abattirent sur son tee-shirt pour mieux le tirer contre lui puisqu'ils ne voulaient faire plus qu'un. Le coton des deux vêtements se détissait et se rassemblait pour les aider à briser cette ultime barrière qu'ils s'étaient imposée et qui les empêchait de sentir la peau chaude de l'autre sur la sienne. Le morceau de vêtement aurait beau se tordre et se détendre, rien ne lui ferait perdre son attention portée toute entière sur l'homme qu'il pouvait enfin embrasser. Leurs lèvres étaient faites pour se toucher et pour entrer dans une danse dont seuls les deux garçons avaient le secret. L'effet tant attendu se fit ressentir alors que leurs désirs fusionnaient et qu'ils n’étaient plus en mesure de déterminer lequel des deux mâts dressés était le sien. Incapable de résister plus longtemps après ces longues journées, ces longues semaines d’attente, Peter ouvrit la porte où tout se passerait ce soir. Sa première fois avec Maxime ; une première fois pour bien des raisons ; la première fois qu’il planterait son regard dans l’horizon bleutée de son cœur alors qu’ils se mélangeraient et deviendraient un ; la première fois qu’il lui serait donné de voir le garçon dans son plus simple et son plus bel appareil ; la première fois qu’il n’était pas sûr d’être capable de résister aux appels tendres de son amant qui le presseraient de lui donner cette tendre et merveilleuse petite mort ; la première fois qu’il était certain de vouloir rester étendu auprès de Lui pendant des heures et pourquoi pas des jours ; la première fois qu’il se donnerait entièrement et peu importe toutes les fois où il avait cru le faire auparavant. Le mur solide ne put supporter plus longtemps leurs cris de loups. Le plus expérimenté des deux prit les devants en tirant dans la chambre celui qui, en réalité, avait tout autant de choses à lui apprendre.

Il ne connaissait pas encore très bien Maxime mais il voyait la pureté de son cœur. Ses yeux cartographient chaque centimètre de son abdomen musclé qu’il venait de libérer, chaque volupté de sa poitrine finement musclée, chaque poil sur cette peau de lait parfaite et sans défaut ; il dessinait la carte pour mieux retrouver son chemin sur la montagne de son corps grand et de toute évidence rendu coupant par de longues séances de sport. Le tout était si harmonieux qu’on aurait dû crier au sortilège, à la tromperie ! Sa mâchoire apparaissait tout en haut de son cou élargi sur ses épaules encore couvertes d’un joli tissu qui finirait très vite sur le sol ; une destination qu’il espérait finale. Dans son pantalon, Maxime ne parvenait pas à cacher ses émois. Le tissu était robuste et tenait bon malgré la forte pression provoquée par son désir. Le Français était parfait… Simplement parfait. Aucune parcelle de peau, aucun membre ne dérogeait à la règle. Cette remarque fit à lui-même sembla faire rougir le beau Roy. Peter, lui, ne s’en cachait pas. Enivré à l’idée de faire de ce corps, de ce bas-ventre siens et plus encore de pouvoir déclarer Maxime une partie de lui-même ce soir-là, Peter perdit le peu de volonté qu’il lui restait. Il ôta une chemise qui décidément était de trop et s’empressa de soulever son propre tee-shirt sans le quitter du regard ; ses yeux lui contaient monts et merveilles, l’histoire d’une nuit passée à deux à se découvrir, centimètre carré après centimètre carré, baiser après baiser. Ils lui parlaient d’amour et d’un feu violent et inépuisable qu’ils s’efforceraient sans heurt à éteindre cette nuit-là. Ils étaient en sécurité ici et tous leurs secrets pouvaient être dévoilés sans que rien n’entâche jamais ce moment si spécial, si beau. L’élève apprenait vite et le saisit au niveau de son pantalon pour l’attirer contre lui. La chose ne passa pas inaperçue et eut pour résultat d’attiser le feu qui embrasait le bas ventre de Peter. Maxime était hésitant, pourtant sûr de lui. Il le questionnait du regard pendant que son inconscient utilisait ce même vaisseau pour lui promettre de pareilles choses. Il allait y arriver, il allait le faire tomber ; la chute ferait atrocement mal, mais avec Maxime pour se relever, Peter n’avait plus peur du noir. À seulement quelques centimètres de ses lèvres, les siennes devinrent joueuses, cherchèrent à s’emparer des siennes sans jamais lui laisser l’occasion d’être capturées à leur tour. Contre lui, la virilité du Français se révélait encore davantage à chacune de ses provocations. Son sang ne fit qu’un tour : Apprends-moi. Le fou ne savait-il pas qu’il en perdrait la raison ? Peter se mordit la lèvre inférieure pour ne pas se jeter sur lui, purement et bestialement. Le jeune homme le tira de nouveau contre lui alors qu’il s’asseyait sur le lit. Malgré ses supplications, l’Écossais posa plutôt les genoux à terre pour se prosterner devant celui qui dorénavant et pour toujours régnerait sur son royaume. Ses mains, plus adeptes, n’hésitèrent pas un seul instant à venir flatter le haut de ses cuisses et à se frayer un chemin jusqu’à la braguette de son pantalon rendue inaccessible par une montagne d’excitation. L’œil provoquant, il baissa la tête pour embrasser son genou à travers le tissu. C’était ce qu’il voulait, ce qu’ils voulaient tous deux. Mais plus encore maintenant, il voulait l’entendre râler d’impatience et de plaisir. Un nouveau baiser fut chastement déposé sur l’intérieure de sa cuisse gauche alors que ses doigts parvenaient enfin à débarrasser sa taille. Le pantalon fut rapidement tiré vers le bas pour le faire tomber et le serviteur proposa son aide pour libérer ses jambes et ses pieds déjà nus sur le parquet qui craquait à l’idée de soutenir une romance comme la leur. Ses mains de nouveau apposées sur la peau sacrée du jeune homme près de ses hanches, Peter embrassa cette même cuisse qui tressaillait sous l’émotion et les chatouilles. Les lèvres caressèrent sa peau jusqu’à ce qu’elles rencontrent du tissu, plus haut, bien plus haut. Trop haut ? Le souffle court, Maxime ne semblait pas capable de refuser. Le jeune homme sourit, amusé et excité. Il se redressa doucement sans le quitter des yeux - croyait-il que Peter serait incapable d’attendre et de le faire se languir ? - et retira doucement mais d’une poigne ferme la ceinture de son propre jean qu’il laissa courir le long de ses jambes jusqu’aux chevilles qui le poussèrent promptement. En sous-vêtement devant l’homme qui changerait sa vie, Peter ne laissa pas le temps à Maxime d’admirer longtemps le spectacle ; il ne pouvait plus attendre. Le garçon s’assit sur les cuisses du Français pour que leurs peaux s’aiment à leur tour. À ce contact chaud, le jeune homme fondit sur les lèvres de Maxime et l’embrassa de tout son être. Il les fit tomber puis rouler sur les draps pour lui faire face. Sa main caressait son dos, la chute de ses reins et menaçaient de courir sur son ventre dont la route était décidément bien barrée.

“Je veux te sentir contre moi Maxime…”

Il sourit et fit courir doucement ses doigts sur l’élastique de son boxer en regardant sa main avec envie.

“C’est joli… Ce tatouage...”

Le reste n’en était pas moins impressionnant.
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MessageSujet: Re: Toi, moi, nous. [Ft. Peter]   Toi, moi, nous. [Ft. Peter] EmptyLun 27 Jan 2020 - 19:34

Toi, moi, nous. | Peter & Maxime
Plus que jamais, il veut apprendre les choses de l’amour. Du plaisir charnel. Il n’est certainement pas le seul adolescent de 17 ans sans expérience à Beauxbâtons, Poudlard ou Durmstrang et au fond, il s’était promis d’attendre qu’une personne exceptionnelle arrive pour le convaincre de s’y prêter. Une personne qui le comprenne, qui voit le monde comme lui ou d’une manière similaire… une personne qui puisse l’aimer inconditionnellement et en qui il pourrait avoir entièrement confiance. Pas quelqu’un qui pourrait le briser d’un instant à l’autre. Pourtant, le voilà, face à Peter, dans sa chambre d’enfant. Et le Serdaigle ne ressemble en rien à ce qu’il attendait d’un partenaire idéal. Il est volage, papillonne à droite et à gauche, ne semble jamais réellement se poser. Ses desseins sont flous et son niveau de confiance très bas. Alors pourquoi en est-il arrivé là avec lui ? Parce qu’il est tout simplement irrésistible. Jamais personne ne lui avait fait tant d’effet, ne lui avait donné envie d’envoyer dans les roses toutes ses convictions. Ce qu’il est clairement en train de faire. Peter, il le connaît à peine. Il n’a même pas pris le temps de découvrir profondément ses envies, ses rêves… son passé. Qui est Peter MacArthur ? Juste ce garçon profondément désirable, au regard hypnotique qui lui donne envie de se dépasser, de croire aux causes perdues. Car il en est une. Au fond de lui, Maxime sait très bien qu’il ne peut rien lui apporter mais naïvement, il croit encore. Il pense que tout peut changer. Qu’une nuit dans ses bras pourra faire de Peter ce qu’il aimerait tellement trouver dans sa vie… et le révélerait lui-même à sa vraie nature.

Le Français se découvre de nouveaux états qui, sur le moment, peuvent paraître inquiétants. Son pouls est rapide, son souffle saccadé, sa peau exagérément brûlante et il a peur que ses mains deviennent moites tellement il est en surchauffe. L’excitation pure et dure qui se manifeste de la plus belle des façons. Il constate cette réaction chez Peter également et bien sûr, cela lui provoque autant de gêne que de plaisir. Jamais il n’avait été confronté d’aussi prêt au désir d’un autre homme - un désir dont il est la cause. Il compte plus que tout sur l’Ecossais pour prendre les choses en main, le guider dans cette nouvelle facette de sa vie. Car ce qu’il éprouve actuellement lui donne envie d’en découvrir d’avantage.
Il s’attendait à ce qu’il vienne le surplomber mais Peter en décida autrement. À genoux face à lui, il n’en était que plus désirable et beau. Les premières secondes, il ne comprend pas ce qu’il attend de lui. Tout cela est tellement nouveau… quelle est la marche à suivre ? Il se sent déjà tellement à l’étroit que c’en est douloureux. De ses yeux brillants d’excitation, il fixe le brun en tentant de comprendre son manège. Le moindre de ses gestes fait encore plus vrombir son cœur qui va bientôt lâcher sous tant de pression. Il voit, sent ses mains s'approcher de la braguette de son pantalon et il se mord la lèvre lorsqu'elles atteignent leur cible. Ne pas céder si tôt, il passerait pour un vrai novice. Un puceau. Ce qu'il est assurément, mais rien ne l'empêche de tenir la distance, n'est-ce-pas ? Surtout que Peter doit être habitué à bien plus habile que le Beauxbâtons.
L'exercice devient de plus en plus difficile. Doucement, son vêtement le quitte tandis que l'Ecossais prend peu à peu ses marques sur lui. Soutenu par ses bras tendus, Maxime émet un léger gémissement en sentant ses lèvres si douces et perfides se poser contre la peau fine de sa cuisse. C'est tellement cruel de lui jouer un tel tour... cruel et délicieux. Il veut encore ressentir cela, cette décharge électrique qui a traversée son corps lorsqu'il l'a touché. Muet, immobile, il ne peut que subir ses attaques, vaincu d'avance par la puissance de ce plaisir. Mais c'est lorsque Peter dépose un baiser sur son entrejambe encore dissimulée qu'il se rend compte qu'il est bien loin d'avoir connu toute la puissance d'un tel désir. Sa poitrine se soulève au rythme effréné de son cœur tambourinant et à cet instant, il n'a qu'une seule envie : l'attirer contre lui pour l'embrasser éperdument. Mais le Serdaigle en décide autrement et pour son propre bonheur, retire à son tour son pantalon. L'acte est bien trop rapide et Maxime n'a pas le temps d'en saisir tous les détails. Mais comme une réponse à ses prières, il vient redonner contact à leurs deux corps et lui offre le baiser tant désiré. Totalement à sa merci, le Français n'a même pas conscience de la position qu'il leur fait prendre, se contentant de savourer le moindre frisson qui le parcourt lorsqu'il sent sa peau contre la sienne. Il en perdrait la tête.

"M-Moi aussi..." Il bégaye tellement il est à court d'idées ou de mots pour décrire ce qu'il ressent à cet instant. Il ne se voit plus faire machine arrière, sa décision est prise. "Je te veux tout entier." Et il le pense. Est-ce qu'il a peur ? Légèrement. Comme n'importe qui lors de sa première fois surtout quand, comme lui, on a idéalisé ce moment dans sa tête depuis des mois, voire des années. Non, des mois, depuis qu'il a vu le visage de Peter dans les couloirs de Beauxbâtons. Depuis ce jour, oui, il les voit ensemble dans un endroit quelconque, il les voit unis. Et jusqu'à ce soir, il s'était toujours refusé de croire en ce rêve car tout semblait lui indiquer que cela ne pourrait pas se produire. Que Peter ne le désirait pas de cette manière. Qu'il n'était pas prêt, lui, à se donner entièrement à quelqu'un. Mais le voilà, perdu dans son regard, vulnérable comme jamais il ne l'a été et pourtant, fort d'un amour dont il ne saurait prononcer le nom.
Un frisson le parcourt lorsqu'il sent les doigts du jeune homme toucher la partie de sa peau où se trouve le tatouage en hommage à son frère. Personne ne l'a jamais vu, personne n'en connaît le sens à part lui. Mais à Peter, il a envie de le dire.

"C'est pour Lui que je l'ai fait. Et je ne l'ai jamais montré à personne parce que c'est très intime et qu'il faut avoir confiance en quelqu'un pour lui montrer la partie la plus vulnérable de soi-même mais... mais toi, je peux. Parce que... parce que tu as réparé mon cœur brisé. Parce que tu me vois. Je peux être vulnérable avec toi." Finit-il dans un souffle, peut-être bien au bord des larmes car tout ceci lui rappelle une époque difficile, où plus rien d'autre que de la tristesse l'habitait. Mais c'est différent maintenant. Peter lui a ouvert les yeux sur une toute autre sorte d'amour et il peut lui faire confiance. Il ne brisera pas cela, il le sait. Il en est convaincu. Sa main exerce une pression dans le bas du dos de Peter, qu'il veut proche de lui plus que jamais. Ses lèvres cherchent les siennes, il a tant besoin de son contact désormais... Il le veut dans sa vie, il en a besoin.
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MessageSujet: Re: Toi, moi, nous. [Ft. Peter]   Toi, moi, nous. [Ft. Peter] EmptyMar 28 Jan 2020 - 16:33
Peter
&
Maxime
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Le poison se distillait rapidement et arriva bientôt dans la commissure de ses lèvres. Son Paris lui fit un aveu qui le projeta en dehors de lui-même ; c’était comme admirer la scène de l’extérieur, près de la porte. Peter était fait le voyeur de leurs ébats et il observait ces corps l’un contre l’autre et dont la nudité ne fut plus qu’une formalité, une histoire de secondes. Maxime voulait le sentir contre lui, il voulait, lui aussi, goûter au plaisir de sa peau contre la sienne, que sa splendeur révélée rencontre sa vigueur tendue sur son ventre. Ils souhaitaient que plus rien n’entrave jamais le bonheur qu’ils se promettaient cette nuit - et toutes les nuits suivantes. Ce fut  sans doute cette même promesse qui le mit littéralement hors de lui. Ses joues s'empourprèrent lorsqu’il l’entendit jurer qu’il le voulait tout entier. Cette supplication laissait bien sûr deviner un spectacle de sensualité et le fit se raidir plus fort encore ; mais cette même affirmation portait en son cœur une vérité qui dérangeait le garçon. Loin, près de la porte, Dorian Gray observait son propre corps se tordre pour essayer impatiemment de rencontrer celui d’un être pur et éclatant. La comparaison était presque aussi douloureuse qu’elle était vertigineuse. Le corbeau tenta de retrouver ses esprits longtemps perdus dans la contemplation de Maxime ; il l’interrogea sur son tatouage, mystérieux ornement venant habiller sa hanche découverte. Peter ouvrit la bouche pour lui susurrer qu’il voulait le voir nu, partir dans cette aventure qui n’était qu’à eux mais ne fut pas assez rapide pour arrêter le Français dans ses révélations. Son cœur s’était-il arrêté ? Pourquoi ne le sentait-il pas battre dans sa poitrine ? Un ? Deux battements ratés ? Sa peau et celle du bel Apollon français étaient à présent recouvertes de chair de poule. Ils auraient sans doute dû se réfugier sous les draps pour oublier tout le mal que cette vérité dérangeante avait apporté ; ils se regardèrent plutôt pendant une longue seconde qui dans leur tête dura des heures. Cette marque indélébile, presque aussi incrustée que son attachement pour le garçon les désarçonna tous deux et la folie de l’instant poussa Maxime à se livrer davantage. Il pouvait tout lui dire ; Peter aurait souhaité entendre chaque mot, chaque son qui s’échappait de la gorge serrée du jeune homme. Pourtant, en cet instant, il souhaita secrètement qu’il n’ait jamais rien dit. Se terrant dans les profondeurs du déni, le Serdaigle sourit timidement. Cette révélation le mettait mal à l’aise. Non pas parce que c’était une surprise mais parce qu’il l’avait choisi, lui et personne d’autre. L’ironie cruelle l’avait pourtant habitué à être le choix, le premier. Pourquoi lui ? Qu’avait-il de si particulier pour que Maxime se livre à lui et à personne d’autre ? S’il avait écouté son cœur qui battait dès lors la chamade pour rattraper les battements qu’il avait manqués, le corbeau aurait sans doute comprit que tout était pour le mieux et qu’ils pouvaient enfin se montrer vulnérables à deux. C’était une chose pour laquelle il ne s’était encore jamais senti suffisamment en confiance. La loutre, affectée d’émotions si fortes qu’elle en tremblait presque, le regardait avec des yeux grands ouverts et apeurés. Ce fut ce regard qui termina de briser la confiance que Peter eut en lui ce soir-là : jamais il ne serait à la hauteur de Maxime et il ne pourrait que le décevoir inévitablement.

La main posée dans le bas de son dos le rappela à la réalité et attira son esprit à l’intérieur de son enveloppe de chair et de sang ; un liquide vermeil qui courait à en faire craquer les vaisseaux les plus gorgés. Peter enfouit ses inquiétudes et ses doutes dans le cou de Maxime et déposa ses lèvres ici et là jusqu’à revenir sur une cible de choix : ces lèvres tendres et françaises qui lui donnaient envie de tout oublier. Ils s’embrassèrent quelques instants, la chaleur naissant de nouveau entre leurs jambes entremêlées. Le garçon tira enfin le caleçon qui moulait bien trop sa chair ; il le dévêtit et en fit de même avec son propre sous-vêtement, révélant la grandeur et la chaleur de son humanité. Ses yeux et son corps ne parvenaient pourtant pas à s’accorder ; si le premier le désirait toujours si douloureusement, sa tête, elle, repoussait tant bien que mal l’assaillant taillé dans les doutes et dans les craintes. N’y pense plus. Regarde-le… N’arrête jamais de le regarder. Et le spectacle aurait dû lui faire tout oublier : Maxime était grand d’un bon mètre quatre-vingt dix. Il était incroyablement beau et son désir promettait mille délices. Le garçon se mordit machinalement les lèvres en découvrant sa chair nue et s’allongea à nouveau sur lui pour laisser leurs corps communier, enfin. Les feux d’artifice reprirent dans ses entrailles et l’animal se réveilla momentanément de sa torpeur. Il embrassa d’abord son torse, son ventre tendu et musclé ; ses longs cheveux bruns tombaient en cascade sur sa peau opale pour former un tableau rieur sur le visage de Maxime dont l’expression se figeait peu à peu dans un gémissement de plaisir. Sa bouche emprunta le chemin du bonheur à l’état pur mais, taquine, trouva au dernier moment un autre chemin jusqu’au trait tracé entre la cage renfermant ses abdominaux saillants et l’intérieur de sa cuisse droite. Il rit en entendant le garçon gémir et râler de frustration ; Peter releva la tête pour l’observer et venir s’étaler de tout son long sur lui, peau contre peau, sexe contre sexe, tête contre tête. Il l’embrassa et ouvrit les yeux pour l’observer ; ses doigts caressaient ses cheveux en désordre. Ce regard… Ce même regard, là, caché tout au fond.

Les papillons se firent anéantir instantanément par le monstre de peur qui grondait depuis maintenant plusieurs minutes. Peter perdit son sourire et se renferma soudain devant les yeux pétrifiés de Maxime. Il ne pouvait pas lui faire ça ; ils étaient déjà allés trop loin. Peut-être l’avait-il déjà brisé ? Mais quel choix lui restait-il, face à un tel regard. Il s’apprêtait à souiller de son corps indigne une pureté rare, un joyau étincelant mais fragile qui menaçait de rompre à tout instant. Ce regard… Shit! Que pouvait-il faire ? Il voulait rester là, il voulait le posséder et se laisser posséder à son tour. Peter mourrait d’envie d’oublier ses peurs… Mais ils ne voudraient peut-être jamais la même chose et le sorcier ne méritait pas une telle chance. Il ne pouvait courir le risque de gâcher sa seule et unique chance d’être heureux. La panique devait se lire dans ses yeux car Peter s’était figé, l’air anxieux. Il était presque en colère ; il se détestait d’avoir été si loin, de ne pas avoir réfléchi plus longtemps et d’avoir laissé son habitude légère le porter jusque dans les draps d’un homme qu’il… ne méritait pas ! Par Morgane ! Que cela faisait mal de s’en rendre compte ! Et maintenant de tous les temps possibles ! Non… Non… Il fallait qu’il trouve une issue de secours. Il fallait qu’il s’excuse.

Sans un mot, Peter se recula pour se mettre à genoux devant le corps nu de l’offrande incroyable et intenable. Interdit, il contempla son œuvre comme un monstre qui viendrait de tuer pour la première fois une victime malheureuse qu’il n’aurait jamais voulu abattre. Qu’avait-il fait…
Il tourna la tête, ne tenant plus ce regard interrogateur et inquiet. Ne me regarde pas, voulait-il crier à Maxime qui n’avait pas peur d’être pétrifié par la Gorgone éperdue autant qu’elle était perdue. Mais le Français le regardait avec toute l’incompréhension qu’il était en son droit de manifester. Les yeux étaient si perçants que Peter se fit glisser jusqu’au parquet pour se relever. Lui tournant le dos, des larmes de haine dans les yeux, il se baissa pour attraper ses vêtements, enfiler maladroitement son caleçon et son pantalon. Son tee-shirt à peine enfilé, Peter parvint enfin à laisser un son douloureux et déchirant :

“Je ‘peux pas… Je suis désolé.”

Je me déteste. Tu mérites mieux que moi. Tu devrais être avec quelqu’un qui t’aime autant que tu l’aimes ! Je veux te posséder éternellement. Je veux être un. Je te détruirais. Je nous assassinerais. Je n’ai pas confiance, en moi, en ma capacité à te rendre heureux. Il baissa la tête et la pivota légèrement pour l’entrapercevoir derrière son dos, étendu sur ce matelas où leur amour était mort-né.

“Il… ‘Faut que j’y aille.”

Cruel monstre d'ego ! Il signait son propre arrêt de mort car son cœur avait cessé de battre ce petit-matin-là. Peter sentit une larme rouler sur sa joue et se retourna complètement pour que Maxime ne le voit pas ; il fonça sans demander son reste, le lâche, jusqu’à la porte de la chambre qu’il fit claquer sans le vouloir. Trop occupé à fuir, il en oublia son manteau, attrapa ses chaussures et… transplana dans le cœur de la ville parisienne. Il transplana de nouveau jusqu’à l’école française où le portail, son seul salut, lui permit de disparaître. Ô comme il voulait disparaître.

Pardonne-moi… Mais il était trop tard pour cela.
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MessageSujet: Re: Toi, moi, nous. [Ft. Peter]   Toi, moi, nous. [Ft. Peter] EmptyMar 28 Jan 2020 - 17:38

Toi, moi, nous. | Peter & Maxime
Est-ce ainsi, la folie ? Celle qui nous pousse à faire ce dont on ne faisait que rêver, qui nous embrume l’esprit et nous rend si vulnérable. Il doit être bien fou alors. Fou de lui céder, fou de lui dire son plus grand secret, fou de croire que derrière cette passion charnelle se cache un dessein plus profond, plus sentimental. Et cela le rend heureux. Il regarde Peter et il a ce sentiment étrange de peur mêlée à du bonheur. Car trouver quelqu’un qui puisse le combler, c’est tout ce dont il rêve et ce qu’il craint. Et s’il se faisait abandonner une nouvelle fois ? Maxime ne veut pas y penser. Il veut croire que Peter, malgré les ragots et les rumeurs, est plus sentimental qu’il ne le laisse paraître. Il veut croire que ce garçon d’apparence si volage possède une fragilité et une sensibilité que lui seul peut comprendre. Il veut être résolument sien. Mais le Français n’a aucune idée de la portée de ses mots. Il pense, naïvement, se confier et rendre ainsi l’Ecossais heureux de l’entendre se dévoiler à lui de la sorte. S’il savait… il se tairait. S’il savait que ses mots sont en train de briser la confiance de Peter, face à lui, il ne dirait rien, garderait le silence pour l’avoir à ses côtés encore quelques minutes supplémentaires. Il lui fait simplement confiance et le manifeste. Ce serait même… de l’amour ? Toujours est-il que chaque lueur lui semble plus vive et chaque contact plus intense lorsqu’il est avec lui. Plus rien n’est pareil. Il le sait, sa vie va changer… il n’a seulement pas conscience que le changement ne sera pas celui qu’il espérait secrètement.

Il le regarde, ses yeux l’hypnotisent. Qu’y voit-il ? Maxime a peur de trop en dire, trop révéler si vite. Il s’est déjà tellement confié, et s’il allait trop loin ? Et si… Tant de questions qui restent sans réponse et toujours, cette crainte viscérale de le perdre. Pour la première fois de sa vie, il ressent ce lien spécial avec un autre être et maintenant, il est effrayé. Effrayé par son ampleur, par son sens, par tout ce que ce lien est capable de faire. Mais il le veut, plus que jamais. Ce n’est pas de la mauvaise peur…
Il ferme les yeux quelques secondes, le temps que Peter dépose des baisers dans son cou et au retour de son baiser, il lui signifie son attachement plein et entier. S’il le pouvait, il n’arrêterait jamais de l’embrasser. Cela lui est devenu vital. Est-ce qu’il ressent la même chose à son égard ou tout cela n’est, pour lui, qu’une habitude ? Maxime ne veut pas se poser ces questions douloureuses. Les fantômes des amants précédents de Peter font pression sur leur proximité mais il ne les laissera pas gagner. Quoiqu’il ait pu faire ou dire par le passé, cela ne compte plus. Il n’y a qu’eux. Deux qui ne feront bientôt plus qu’un.
Et à présent, nus. Ainsi dévoilé contre lui, il ne peut réprimer un frisson de désir. Il n’aura jamais été aussi vulnérable. Ses yeux parcourent le corps de l’Ecossais, semblable à de la porcelaine, si doux et attrayant… une beauté qu’il n’imaginait pas être sienne un jour. Totalement dévoué, il ne peut que subir le traitement impitoyable mais si bon de Peter, retenant très maladroitement ses gémissements de plaisir. Ses mains s’accrochent fermement aux draps, il sent son corps se tendre sous ses délices. Il semble connaître tout ce qui le fait chavirer et plus encore. Maxime se concentre, il ne veut pas céder du terrain trop vite. Son ignorance en la matière lui joue sûrement des tours et il se demande pourquoi il le fait autant attendre, alors que son cœur bat tellement vite et fort qu’il semble sur le point de sortir de sa poitrine.

Et il revient à lui. Au retour de son corps contre le sien, il se contracte. Ses jambes trouvent les siennes pour les mêler et le baiser qu’ils échangent alors est si doux qu’il lui tire un sourire. Sourire partagé par son amant, éclairant son visage de mille soleil. Il le regarde avec toute l’admiration du monde. Il est heureux d’être là.
Oui mais… ce sourire, n’est-il que pour lui ? Le sera-t-il jamais ? A nouveau, les pensées destructrices. Il ne veut pas les avoir, il ne les contrôle pas. Ces lèvres charnues, cet air espiègle, cette peau d’ébène si douce… ne lui sont pas exclusives. Ne l’ont jamais été pour personne. Qui est-il pour faire de Peter un garçon fidèle ? Car c’est là toute la question qui se pose et s’est toujours posée. La raison pour laquelle toutes ces semaines, il a fait de son mieux pour ne pas lui céder du terrain. L’Ecossais n’est en rien ce qu’il attend d’un partenaire. Il aime voir d’autres horizons, il se complait dans la luxure, il prend plaisir à diversifier les chairs. Et lui, qu’est-il à ses yeux ? Une expérience de plus ? Un nouveau vierge à accrocher à son tableau de chasse ? Il s’était pourtant juré de ne plus penser ainsi. De donner sa chance à Peter, de lui laisser le prouver qu’il était plus que ce qu’il laissait paraître. Alors même s’il le regarde avec tout l’amour et le désir dont il est pourvu, il y a cette lueur au fond de son regard. Cette peur d’être déçu, d’être abandonné, d’être… inutile.
Et soudainement, il voit l’expression de l’adolescent changer. Il ne comprend pas. Il souriait pourtant, il semblait heureux. Tout à coup, il fait face à un mur de glace. Qu’a-t-il fait ou dit pour le contrarier ? Le pire se produit. Tout ce dont il a peur, tout ce qu’il craint est en train d’arriver. Il ne le saisit pas encore mais petit à petit, les morceaux se retrouvent pour ne former qu’un seul et même puzzle de tristesse. Peter met de la distance entre eux et il le suit du regard, interdit, inquiet…

“Peter ? Qu’est-ce qu’il y a ?” Demande-t-il d’une toute petite voix, avec la peur sourde de l’avoir contrarié d’une manière ou d’une autre. De l’avoir dégoûté, même. Est-ce que c’est son corps ? Le fait qu’il ait tant pleuré, un peu plus tôt ? Ou simplement, n’est-il soudainement plus assez attrayant à ses yeux ? Son cœur se met à battre à tout rompre à nouveau, mais plus pour la même raison. C’est à son tour de se redresser sur ses coudes lorsqu’il voit le jeune homme bouger, récupérer ses affaires. C’est incompréhensible. La seconde précédente, il l’étreignait comme si rien d’autre sur Terre ne comptait. Pourquoi ? Le choc est si fort qu’il n’ose même pas bouger. Si c’est une blague, elle est de très mauvais goût.

“Mais… mais attends, désolé de quoi ? J’ai fait quelque chose ? Peter !” Il n’éprouve plus aucun désir, juste une peur et une tristesse qui forment, à elles deux, une boule immense dans sa gorge. Il entend sûrement les derniers mots de l’Ecossais pour ce soir mais est incapable d’y répondre sur l’instant. La peur le paralyse et il le voit quitter sa chambre. Ce n’est que lorsqu’il voit disparaître sa silhouette qu’il retrouve de la mobilité et saute du lit sans attendre une seconde de plus, apparaissant dans le salon à l’instant même où Peter transplane. Sous ses yeux, il hurle son prénom un nom incalculable de fois puis tombe à genoux de fatigue. Nu. Vulnérable. Perdu. Les larmes envahissent ses yeux et déferlent sur son visage sans qu’il ne puisse les arrêter. Il l’appelle, encore et encore, il ne comprend pas. La tristesse est si forte qu’elle l’empêche de respirer, il panique. Tout ce qu’il craignait s’est produit. Il l’a trahi. Avant même de pouvoir lui donner ne serait-ce qu’une parcelle d’amour, il l’a quitté sans un regard en arrière, avec comme seul réconfort ce mirage de relation qu’ils auraient pu avoir. Mais maintenant, il est seul. Seul et idiot, car il le savait. Il savait que Peter le ferait souffrir. Il s’imaginait simplement pouvoir au moins recevoir un peu d’amour de sa part avant cela. Mais non, il n’a fait que le quitter. Comme s’il n’avait aucune espèce d’importance. Comme s’il n’était qu’un parmi tant d’autres. Un grain de sable dans le désert. Un numéro sur un calendrier.

Son cœur se brise une nouvelle fois.
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