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The truth is... [Maxime] Anneau10

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 The truth is... [Maxime]

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Peter J. MacArthurHistoria PactumPeter J. MacArthur
Peter
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MessageSujet: The truth is... [Maxime]   The truth is... [Maxime] EmptyMar 28 Jan - 23:20
Peter
&
Maxime
And I say, "I'm only playing," but
The truth is this
That I've never seen a mouth that I would kill to kiss
And I'm terrified, but I can't resist
Les cris d’une mère agacée retentirent dans la grande bâtisse. Elle cherchait son fils qu’elle peinait à voir depuis plusieurs jours ; Peter semblait toujours très occupé à filer à l’anglaise. Il était toujours sorti et était devenu secret sur ses allers et venues. La Française avait beau ne pas être une Écossaise pure souche, elle en avait pris les codes sociaux et avait laissé son caractère déteindre. Du haut des dix-huit ans qu’il fêtera sept petits jours plus tard, le jeune adulte grogna sous les amoncellements de draps et de coton tissé avec beaucoup de savoir faire ; ses parents n’achetaient jamais que le meilleur pour la famille MacArthur, comme si cette histoire de clan avait encore la moindre importance. Sa mère se faisait de plus en plus impatiente et ses répétitions d’un pieu mensonge n’avaient certainement pas aidé à la calmer. Ils reprenaient les cours le lendemain et rien n’était prêt. Peter n’avait pas commencé à arranger la grande malle qui lui servait de valise ; il n’avait pas non plus ouvert le moindre bouquin - ce qui très franchement avait terminé de mettre la puce à l’oreille de sa jolie mère déjà très inquiète. L’an passé, il lui avait fallu redoubler de promesses pour pouvoir mettre les pieds au château écossais ; autant dire que les événements de l’été tout juste terminé n’avait pas aidé le garçon à plaider sa cause. La femme du Laird n’avait pas ignoré longtemps son implication dans la réapparition d’une défunte et le coma d’une autre figure importante du monde magique britannique. Elle avait également su qu’il avait découché en… Égypte. La femme était folle de rage et de souci ; comment est-ce que son cher et tendre Peter avait-il pu se mettre ainsi en danger ? Fréquenter une Gaunt passait encore mais courir sa propre vie pour aller fouiller les pyramides, non, elle ne parvenait pas à trouver le moindre sens dans ce changement qu’elle trouvait si soudain chez son fils. Elle aurait juré l’avoir vu quelques jours auparavant sur le Chemin de Traverse avec une jeune fille. Pourtant, lorsqu’elle s’était montrée, Peter l’avait rapidement semée pour ne pas être approché. Lui qui d’habitude ne cachait jamais ses nombreuses conquêtes, qu’elles soient féminines ou masculines, se mettait maintenant à tromper ses parents.

“Je peux pas ma’, faut que j’aille changer de tête. J’ai besoin de changement et j’ai pris rendez-vous chez un coiffeur moldu. Tu sais comme ils sont, rapport aux retards !”

Sa mère insistait pour qu’ils prennent le petit-déjeuner - un full Scottish Breakfast végétarien - avant qu’il sorte (“encore”). Le jeune homme embrassa sa mère sur le front et saisit une tranche de pain grillée qui suffirait à combler momentanément sa petite faim. Ses entrailles grondaient pourtant d’une faim qu’aucun pain n’aurait pu sustenter ; il lui fallait sortir et trouver quelqu’un, vite.

Une belle rousse se promenait dans les ruelles de la capitale des Terres Hautes d’Écosse. Elle papillonnait de boutique en boutique et empruntait ces petits raccourcis ; n’avait-elle jamais entendu parlé des monstres qui y rôdaient parfois ? Le sorcier la suivait depuis quelques minutes ; il se tenait loin, pour ne pas effrayer la biche effarée. La souris jouait, elle aussi. De ses sourires et de ses regards, elle attirait le loup dans son trou. Peter sourit, dévoilant une rangée de dents blanches et parfaitement alignées ; elles semblaient immaculées et presque luisantes depuis qu’il était devenu un Mage. Sa peau n’admettait pas la moindre imperfection et ses pores avaient tout simplement disparu. Il l’attrapa par la taille et dans un gloussement partagé l’embrassa passionnément. Qu’il était bon de goûter à son fruit le plus sucré : son énergie s’échappait en de larges volutes pourpres et était happée par la bouche et les narines du garçon avide d’une magie bien particulière. Il la laissa finalement tomber sur le sol (ses forces lui manquaient mais elle était bien en vie). Cette fois, le jeune homme avait été capable de se retenir de la vider comme un lapin. Ce serait un corps de moins à cacher. Peter n’eut pas besoin de sortir sa baguette pour incanter un Oubliettes. Il fit le surpris et prit soin d’elle avant de lui donner un faux numéro de téléphone moldu et de prétexter un rendez-vous important en ville.

🔺🔻🔺



14.09.24
C’est affublé d’une nouvelle tête que Peter s’était présenté le lendemain sur le quai de la voie 9¾. Sa transformation n’était pas passée inaperçue (et s’ils en savaient le quart !). Il était de ceux qu’on remarquait d’ordinaire mais les petits contretemps de cet été avaient terminé d’attirer les regards vers ce jeune garçon qui, devant les yeux de tout le cortège, se transformait en homme. La magie du Q-Ulte avait rendu ses yeux plus perçants encore, ses muscles plus dessinés, sa peau resplendissante et sa barbe de quelques jours impeccable.

Ce matin-là, Peter dévala les escaliers de la tour ouest. Il quittait à peine la salle commune des Serdaigle quand une connaissance l’arrêta net en bas des marches. C’était une élève de Poufsouffle qui se demandait si elle serait invitée à sa petite sauterie le soir-même. Le sorcier célébrait ses dix-huit ans et la fête était devenue une vraie nécessité quand Peter avait senti les regards inquisiteurs de certains camarades. Il fallait noyer le poisson et se comporter comme si rien n’avait changé et, surtout, comme s’il n’était coupable que d’avoir un peu trop joué avec Kassie… Pauvre Kassie… Ils n’avaient pas idée.

“Bien sûr ! On dit 7:00 pm? Par contre… attends… T’es pas majeure ? Je ne suis pas sûr que tu pourras nous suivre. Faudrait demander une dérogation spéciale auprès du professeur responsable de ta maison… et encore ! Bon, tu me tiens au courant ? Faut que j’envoie un hibou pour ce soir. À tout à l’heure, bella.”

Il ne la laissa pas terminé, lui décocha un clin d’œil dont il avait le secret et se précipita dans le couloir du septième étage. Le sorcier était occupé à sourire à un ami Serdaigle qu’il avait aperçu plus loin quand il sentit son corps entrer en collision avec un autre corps masculin ; sa carrure, sa stabilité ne laissaient aucun doute. Par automatisme et pour ne pas tomber, sa main s’était logée sur l’avant-bras du garçon en question.

“Oh, my bad dude, je… Oh. Hey. Pardon. Je t’avais pas vu.”

Bien sûr qu’il ne l’avait pas vu, il était bien trop occupé à l’éviter depuis le mois de mars ! Fuck. Il était toujours aussi beau.
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Maxime LeroyHistoria PactumMaxime Leroy
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MessageSujet: Re: The truth is... [Maxime]   The truth is... [Maxime] EmptyMer 29 Jan - 0:04

The truth is... | Peter & Maxime
L’été a été rude pour Maxime. En réalité, depuis mars, il n’est plus vraiment lui-même. Comme lors de la mort de son frère, quelque chose a changé chez lui. Quelque chose d’imperceptible que ceux les plus aguerris pourront remarquer. Tout est une question de comportement, de regard, de posture… Après son anniversaire, Maximen n’est pas retourné tout de suite à Beauxbâtons, se faisant porter pâle. Comment expliquer à tous ces camarades ce teint blafard et dépressif, les cernes sous ses yeux rougis par la tristesse ? S’il n’avait pu éviter ses parents et leurs questions, Maxime avait tout fait pour ne pas provoquer celles des élèves de l’Académie. Aucun ne devait savoir ce qu’il s’était passé, l’humiliation qu’il avait subi ce soir-là. Bien sûr, certains se souvenaient que Peter, apparu à la soirée, n’était reparti avec personne - chose étrange de sa part, déjà à l’époque. Beaucoup spéculent encore aujourd’hui qu’il était resté avec Maxime et que, peut-être, ces deux-là avaient passé à l’acte. S’ils savaient… Le Français a tout fait pour taire les rumeurs ridicules mais toujours est-il que la froideur de Peter à son égard, lui qui lui tournait toujours autour dès qu’il était sur les terres françaises, laissent planer le doute sur leur relation. Et quand on est adolescent, les ragots courent vite. Il aurait aimé ne pas en être une cible et cela aurait pu se calmer si, l’été même, on ne l’avait pas vu rager devant le baiser qu’il avait offert à Kassie. Si jusque là, il avait pris sa fuite pour une simple peur de l’engagement, ce baiser avait changé la donne pour Maxime. Encore maintenant, il se sent floué, trahi, humilié comme jamais il ne l’a été. On ne lui a jamais fait subir tel supplice et il se demande encore pourquoi on l’a choisi, lui plutôt qu’un autre. A-t-il vraiment l’air si naïf ?

Il dû se faire une raison. Peter était passé à autre chose et le Français utilisa ses vacances pour se détacher de cette histoire. Il tenta même de séduire d’autres personnes, sans réel succès. Non pas qu’il soit impossible à apprécier, bien au contraire, mais dès que l’on exprimait un peu trop d’affection à son égard, il ne faisait que penser à Peter et s’enfuyait à son tour. Peureux, craignant de souffrir à la première occasion venue, il se contenta de passer son été à faire du dessin, sortir avec des amis et entretenir son corps de futur majeur. C’était simple, mais efficace pour lui vider la tête. Son retour à Beauxbâtons dès la rentrée se passa bien mieux qu’il se l’était imaginé. Les histoires autour de sa potentielle relation avec le Serdaigle s’étaient peu à peu étouffées et il reprit une scolarité normale. Jusqu’à ce que, un après-midi, il ne rencontre Rasmus, le Serpentard peintre. Celui-ci ramena à sa mémoire l’existence d’un être que Maxime avait tout fait pour oublier, enfermer à double-tour dans la prison de son cœur. Depuis ce jour, il sent bien que les émotions refont surface et pas que les positives. La tristesse, la colère, la rancœur… toutes ces choses qu’il s’était promis de ne plus ressentir. Il en vint même à penser que s’il recroisait Peter à l’avenir, il saurait quoi lui dire.

Fort heureusement, les cours sont là pour le détourner de toutes ces peines. Et la septième année s’annonce prometteuse pour lui. Se concentrant uniquement sur son devoir en tant qu’élève sorcier, Maxime étudie avec ferveur et c’est la raison pour laquelle, ce jour-là, il se trouve à Poudlard. Ses cours de soins aux animaux magiques s’y trouvent et c’est une consultation avec le Professeur De Castille, présent momentanément dans les murs de l’école, qui le pousse à parcourir les étages du bâtiment. Ses ouvrages scolaires entre les bras, il salue sur son passage les quelques élèves qu’il lui semble reconnaître. Personne ne semble le dévisager ou le regarder étrangement et il s’en accommode. Après tout, peut-être que cette histoire est réellement derrière lui ?
La collision se produit à l’instant même où, distrait, il croit reconnaître quelqu’un à travers la fenêtre de l’étage. Une main ferme se pose sur son bras et aussitôt, une odeur familière l’envahit. Pendant quelques secondes, il se fige. Son sang ne fait qu’un tour, son sourire se fane, ses yeux s’emplissent d’une colère mêlée à de la tristesse et, peut-être oui, de la joie non assumée. Il est là, beau comme un dieu, bien plus encore que dans ses souvenirs. Le rafraîchissement de sa nouvelle coupe lui donne un air espiègle et mature qu’il ne manque pas de remarquer. Tout chez lui paraît cent fois plus désirable et Maxime se dit que c’est probablement le manque et le temps qui font de Peter un être si attirant à ses yeux. Et même s’il n’oublie pas tout ce qu’il lui a fait subir, le Français ne peut s’empêcher de tomber à nouveau sous son charme. Bien sûr, il s’en veut pour ça. Quand comprendra-t-il qu’il n’est pas fait pour lui ? Qu’il est tout sauf une bonne personne dans sa vie ? Il retire tout de suite son bras de la main de l’Ecossais, comme si ce simple contact le brûlait. Il sait bien que, depuis plusieurs mois maintenant, Peter fait tout pour l’éviter. Comme s’il n’assumait pas sa couardise, son manque de tact et sa franche humiliation. Mais à cet instant, alors qu’il a le regard dans le sien, si perçant et perturbant, lui aussi a envie de fuir très loin. De s’enterrer quelque part.

“Tu as fait de l’exercice.” Est la seule chose qu’il trouve à dire et il se maudit aussitôt d’être assez stupide pour le complimenter alors qu’il lui en veut de toutes ces forces. Ce discours qu’il a si bien répété dans sa tête ces derniers mois lui échappe totalement et pourtant, il était plein de bon sens. Il essaye d’en retrouver des bribes mais le visage de Peter l’en empêche. Le déstabilise. Le brise encore une fois de l’intérieur. Pourquoi ? Pourquoi lui avoir fait ça, à lui ? C’est la seule question qu’il a envie de poser mais trop d’élèves croisent leur chemin. Trop de regards indiscrets, d’oreilles traînantes.

“On dit que tu fais une soirée pour ton anniversaire ce soir ?” Ce simple mot, anniversaire, a un effet de blocage dans sa gorge, car il pense aussitôt au sien. A ce qu’il a ressenti. A la façon dont cela s’est terminé. A la crise de rage et de douleur qui l’a suivi. A cette vulnérabilité dont il ne fera plus jamais preuve avec personne car sa confiance a été brisée à tout jamais ce soir-là. “Faudrait peut-être qu’ils sachent que t’as des pannes sexuelles, histoire d’être au jus sur la marchandise avant de vouloir la tester. On peut vite être déçu.” Son ton est âcre, plein de rancœur. Son discours, lui, n’existe que pour le faire réagir. Pour le faire souffrir.
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MessageSujet: Re: The truth is... [Maxime]   The truth is... [Maxime] EmptyMer 29 Jan - 16:08
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Cette nuit-là était gravée à jamais dans sa mémoire, comme un vieux disque qui tournerait en boucle sur une de ces plateformes moldues et grippées que son père appréciait tant. Le souvenir vif de cet instant précis se joua devant ses yeux perdus dans l’horizon de son regard bleuté. Peter sentait de nouveau son cœur sur le point de lâcher et batailler fièrement avec sa tête pour lui faire entendre raison ; il se voyait de nouveau allongé, peau contre peau avec cet être extraordinaire, dans des draps censés se faire les témoins silencieux d’un moment inoubliable ; il sentait de nouveau son souffle chaud et parfumé à la menthe sur son visage brûlant de désir ; l’adolescent se voyait perdre alors la tête dans la contemplation de ces lèvres qu’il lui était enfin donné d’embrasser. Plus douloureusement, il les sentait s’éloigner - comme une déchirure - quand Peter avait lu la crainte dans les yeux de l’homme qui aurait pu tout changer. Ce fut justement le moment que choisit Maxime pour retirer son avant-bras, jusqu’alors tenu par le Serdaigle complètement médusé. Son regard voyagea tour à tour de ses lèvres charnues et rougies à ses beaux yeux bleus et profonds. La raison pour laquelle ils s’ignoraient et s’évitaient le frappa violemment au visage : ils auraient pu être et aujourd’hui n’étaient plus rien. Comment agir maintenant que le destin, ce tortionnaire diabolique, les avait rassemblés dans un nouvel entrechoc ? Comment prétendre que rien n’était jamais arrivé et repartir comme si une discussion ne s’était jamais imposée ? Il avait besoin d’explications que Peter n’avait pas été en mesure de lui fournir. Maxime méritait tant et tellement plus qu’un homme incapable de parler des sentiments qu’il ressentait enfin, après les avoir cherchés dans tous ces corps et toutes ces courbes généreuses. Pourtant, le garçon s’était échappé sans articuler qu’un “pardon” et les avait laissé tous les deux, dévastés. La douleur et la rage qui étaient nées dans ses entrailles, cette nuit-là, avait eu besoin de trouver une cible sur lesquelles se déverser et se concentrer. Le Serdaigle, ingénieux, s’était dit que le travail et ses recherches personnelles seraient sûrement les plus abréactions les plus indiquées ; il s’était enterré dans les livres de transfiguration et de métamorphoses les plus avancées, avait cherché à percé le secret fantasmé d’un groupe de sorciers ayant prétendument atteint l’impossible ; enfin, Peter avait trouvé ce qu’il avait si durement et longuement cherché toutes ces années et s’était rapproché de son objectif ultime pour devenir quelqu’un. Il était du moins devenu quelque chose. Et quand sa mission fut accomplie cet été, Peter accéda enfin à un monde qui lui ferait tout oublier, jusqu’à Maxime - jusqu’à la raison. Il avait menti, avait tué aussi… Le Peter que le Français avait connu était mort, lui aussi, cette nuit-là.

Il n’y avait donc aucune raison pour que son regard perçant et emprunt de colère le heurte avec tant de déflagration ; les paillettes de son courroux voletaient et aveuglaient le jeune homme qui resta muet en l’entendant louer sa carrure. Maxime ne savait pas que Peter avait changé bien plus qu’une simple coupe de cheveux. Il y avait une raison impardonnable et imprononçable à ce dépassement de beauté, une attirance surnaturelle qui n’avait tout de même pas tout à voir avec le médaillon qu’il portait en permanence sur son torse bombé. Le jeune homme regarda le bras que le Français avait récupéré avec hâte sans laisser passer la moindre émotion sur son visage puis releva les yeux pour les planter confortablement dans son regard ombrageux. Oui, sa nouvelle requérait quelques petites… acrobaties, et son corps n’avait pas attendu pour en porter les fruits. Un sourire faussement à l’aise se dessina dans le coin de sa bouche quand Maxime mentionna la fête pour laquelle il s’apprêtait justement à s’envoler jusque dans la volière. Fâcheuse idée qu’avait eu l’ancien directeur de l’école en y interdisant le transplanage ; Peter se serait sûrement économisé d’une conversation douloureuse et désolante en apparaissant directement en haut de la tour voisine à celle de son dortoir. Peu importe ce que cela pouvait lui coûter de formuler les quelques mots qu’il avait en tête, le sorcier se jura d’agir comme si de rien était. Personne ne pouvait savoir ce qui s’était réellement passé ce soir-là.

“Ah, t’en as entendu parler ?”, demanda-t-il d’un air faussement - c’était évident - détaché. Il tourna la tête vers la vitre d’à côté, comme absorbé par un oiseau qui ne passait pas réellement par-là. “Tu devrais passer si t’as rien de prévu. L’ambiance devrait être bonne. On ne fête pas toujours ses dix-huit ans...”

C’était cruel et adolescent de mentionner son propre anniversaire après le cadeau terrible qu’il lui avait offert au sien. Le sorcier s’efforçait toujours d’être le plus détaché possible quand il entendit soudain Maxime faire une remarque des plus surprenantes dans sa bouche ; il n’avait jamais connu une telle haine dans les mots qu’il venait de cracher autour d’eux. Toute oreille avertie les avait sûrement entendus. Peter pivota la tête pour lui faire face et le regarder avec curiosité ; il percevait à son tour quelque chose de changé dans le visage du garçon.

“Tout va bien Leroy ?”, demanda-t-il narquois. “Tu veux me parler d’un truc ?”

Le sourire carnassier qui s’était dessiné sur ses lèvres était aussi faux que son innocence dans l’affaire des Gaunt. Maxime pouvait bien lui hurler dessus dans les couloirs ; il s’emparerait de la situation pour tourner les faits à son avantage. Forts étaient les manipulateurs qui parvenaient à rester impassibles lorsque leurs proies se débattaient entre leurs griffes acérées et prêtes à couper, déchiqueter. Peter avait, malheureusement pour Maxime, fait son entrée dans la meilleure des écoles possibles : la secte du Q-Ulte. N’étaient-ils pas encore relayés au rang de simple fable ? D’histoires d’épouvante pour les jeunes sorciers ? Ils vivaient pourtant chez eux, jusque dans l’enceinte de cette école et depuis tant d’années !

“Écoute, Maxime, je suis désolé si t’as apprécié mais c’est pas dans mes habitudes de me forcer.”

Mensonge ! Il l’aurait bien déshabillé, là tout de suite, aujourd’hui encore ! Peter aurait su trouver une utilité à ce placard à balais que ses yeux experts avaient déjà décelés plus loin dans le couloir. Mais il lui fallait faire mal à Maxime pour que personne ne soupçonne jamais ses véritables intentions ; si Peter avait peur de lui faire du mal quelques mois plus tôt, il avait aujourd’hui peur pour sa survie… Eux, en particulier, ne pouvait jamais l’apprendre ! Il ne se le serait jamais pardonné. Quelques camarades de classe qui passaient par là remarquèrent le masque blasé que Peter avait enfilé et s’écartèrent en silence, comme s’ils craignaient qu’une tempête éclate au septième étage d’un château perdu dans les terres écossaises. Vas-t'en, je t’en prie… Le garçon retenait pourtant sa main de saisir la sienne et de le tirer sous les escaliers de la tour où, dans la pénombre, il pourrait embrasser ses traits sans que jamais personne ne l’apprenne. Mais après quoi… Quel avenir funeste les attendait au détour de ces lourdes marches ?
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MessageSujet: Re: The truth is... [Maxime]   The truth is... [Maxime] EmptyMer 29 Jan - 20:54

The truth is... | Peter & Maxime
Peter a quelque chose de différent. Il le trouvait déjà incroyablement beau et attirant auparavant mais aujourd’hui, il y a quelque chose de plus. Quelque chose qu’il voit mais sur lequel il ne peut pas mettre le doigt. Son physique ? Il est vrai qu’il a une peau à croquer et que sa nouvelle coupe met en valeur sa mâchoire si carrée et virile… Ou alors son aura ? Il y a sûrement de ça. Il dégage quelque chose d’incroyable, ce n’est pas que physique. Il donne envie qu’on soit près de lui, contre lui. En tout cas, c’est l’effet qu’il a sur Maxime. Ce dernier, les premières minutes, a bien du mal à le cacher. Il aimerait être insensible à son charme mais la vie est plus cruelle que cela. La preuve, il ne peut s’empêcher de le complimenter sur sa silhouette qui, à ses yeux, semble avoir changée. Est-ce parce qu’il lui paraît si indisponible qu’il est aussi séduisant ?

Bien sûr, il a entendu parler de cette fête. Comme toutes les autres fêtes de Peter auparavant. Mais celle-là l’interpelle bien plus. Peut-être parce que c’est une fête d’anniversaire et que la dernière à laquelle il ait participé - la sienne - s’est terminée de la pire façon possible. Peut-être même que la mort n’aurait pas été aussi horrible à vivre que ce que Peter lui a fait subir ce soir-là. Il le regarde et n’arrive pas à croire qu’il ait l’audace de l’inviter à venir, après tout ce qu’il s’est produit. Parce qu’il s’est produit quelque chose, n’est-ce pas ? Entre eux. Il ne l’a pas inventé, il n’a pas pu. Son corps est encore marqué par la moindre de ses caresses, ses lèvres hantées par ses baisers. Il lui arrive de rêver de retrouvailles enflammées mais le réveil lui fait toujours plus mal au cœur.

“J’aurais bien aimé, mais j’ai mieux à faire.” Répond-il sur un ton assez glacial. Le voir papillonner à droite et à gauche, hôte de la soirée, et se faire tripoter par tous les invités ? Non, jamais. Il préfère mourir que de subir cette vision cauchemardesque de l’homme qu’il aime préférer la compagnie des autres. Cette invitation incite la haine à envahir son cœur et elle s’y installe sans ménagement. Il ne l’épargne pas par ses mots, allant jusqu’à affirmer haut et fort qu’il est impuissant. Quelle sera sa réaction ? Lui donnera-t-il enfin une explication décente pour son comportement de cette soirée ? Maxime compte beaucoup là-dessus. Tout ce qu’il veut, c’est la vérité, même si elle le blesse. Il veut que Peter s’ouvre à lui, qu’il soit vulnérable. Mais ce n’est pas ce qu’il reçoit en retour de sa pique, disons-le, assez méchante. Bien sûr qu’il est différent d’avant, et c’est uniquement de sa faute. Il a fait de lui un être jaloux et plein de rancœur alors qu’il s’est toujours efforcé de respirer le bonheur et la joie. Il veut simplement savoir pourquoi… et ce qu’il entend finit de le détruire. Si Peter lui a brisé le cœur à son anniversaire, là, il en écrabouille les morceaux à grands coups de pieds. Et c’est une douleur atroce qui traverse son corps tout entier. Pendant une petite seconde, il détourne le regard, déglutit, retient ces larmes assassines qui ne demandent qu’à couler. Se forcer ? Réellement ? C’est là la vérité ? Il n’a pas voulu “se forcer” ? Qu’est-ce sensé vouloir dire ? Qu’il n’est pas assez attirant à ses yeux ? Qu’il a voulu coucher avec lui juste pour s’amuser mais qu’au final, l’amusement n’était pas une raison suffisante pour provoquer son désir ? C’est cruel. Maxime pourrait jouer la sincérité, lui faire savoir ô combien il souffre par sa faute mais ce ne serait que lui donner satisfaction. Et Peter ne mérite pas d’être heureux, plus maintenant. Si c’est là le jeu auquel il veut jouer, alors il le suivra et gagnera. L’humiliation a assez duré.

“Je crois que tu te méprends.” Reprend-t-il en baissant de nouveau son regard vers lui. Si au fond de ce dernier on peut déceler, avec beaucoup d’attention, une peine immense, il ne laisse plus rien transparaître d’autre que de la froideur. C’est à son tour d’afficher un petit sourire narquois. “J’essayais juste de déterminer si tu étais juste un impuissant honteux ou un gros connard égocentrique. Honnêtement, je ne sais pas ce qui est le mieux. Mais tu n’as pas à t’en faire pour moi. Tu n’as pas été très mémorable. En réalité, j’étais tellement mal ce soir-là que j’aurais couché avec n’importe qui, donc n’essaye pas de croire que tu es particulier à mes yeux. J’ai eu des expériences par la suite qui m’ont permis de comprendre à quel point tu es… bof.” Il ajoute un haussement d’épaules à son discours, pour enfoncer le clou. Jamais il n’a eu d’autres amants, il n’en voulait pas. Peut-être aurait-il dû ? En tout cas, le mensonge est son ami et l’aide à surmonter les propos de Peter. Il veut bien s’inventer tous les amants du monde si cela peut lui permettre de faire comprendre à l’Ecossais qu’il ne lui a jamais été acquis. Qu’il ne le sera jamais. Qu’il a perdu la seule occasion d’être bien avec lui. “Au moins, avec eux, je n’avais pas de haut le cœur à chaque fois qu’ils me touchaient. Tu n’es bon qu’à te lier qu’avec des personnes qui ont assez peu de principes et de respect envers eux-mêmes pour coucher avec toi. Regarde-toi en face Peter. Tu n’as rien à offrir à personne, tu es vide à l’intérieur. Tout ce que tu sais faire, c’est utiliser ta queue. Franchement, je suis triste pour toi, tu me fais de la peine. J’ai pitié.” Les derniers sonnent comme une sentence. Tout est dit sous la colère, bien qu’il ait un ton étrangement calme. S’ils savaient la vérité de ce qu’il pense, il rirait de lui, c’est une certitude… alors Maxime ne peut pas être honnête. Il ne peut pas lui dire qu’il souffre de son absence. Qu’il se languit de le voir tous les jours alors que lui, s’obstine à le fuir. Toutes ces choses, il les garde pour lui et les remplace par des mensonges haineux. Et il se déteste pour dire de telles choses car cela ne lui ressemble pas. Son frère aurait honte de son comportement… mais quel choix a-t-il ?
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Peter J. MacArthurHistoria PactumPeter J. MacArthur
Peter
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MessageSujet: Re: The truth is... [Maxime]   The truth is... [Maxime] EmptyDim 2 Fév - 17:01
Peter
&
Maxime
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Longtemps, des années durant le jeune homme avait cherché la beauté dans les visages, les courbes généreuses ou menues des hommes et des femmes qui avaient croisé son chemin. À force de la chasser, le garçon s’était finalement dit que rien ne serait jamais suffisamment pur pour satisfaire sa soif douloureuse. L’Écossais avait trouvé dans un petit groupe légendaire - dans un mythe - l’espoir de trouver enfin ce but et ce sens à sa vie. Têtu et passionné, Peter avait dévoré des ouvrages plus poussiéreux et invraisemblables les uns que les autres ; il avait poussé les limites de l’acceptable en dérobant les livres les plus précieux ; s’était approprié les clefs d’une énigme vieille de plusieurs centaines d’années ; s’était perfectionné dans l’art de la Transfiguration et de la Métamorphose, en avait étudié les conséquences et les histoires ; véritable amoureux des lettres qu’il y avait découvertes, le garçon avait su déchiffrer le sens caché des mots, lire entre les lignes d’auteurs qui comme lui étaient effrayés et fascinés par de pareilles créatures. Peter les avait trouvées et leur avait vendu son âme, les persuadant de sa valeur et de ses mérites en accomplissant des missions qui lui paraissaient alors sans importance. Il s’était pourtant compromis et avait appris à ses dépends que le prix d’une beauté aussi incroyable qu’était la leur - la sienne à ce jour - entachait tout ce qui faisait de Peter lui ; c’était maintenant un être poisseux et sirupeux qui attirait dans sa toile les pauvres âmes égarées qui, fascinées par la lumière, s'emmêlaient les membres dans les draps et y laissaient la vie. Il ne l’avait pas voulu et pourtant, si ce sacrifice lui permettait de trouver un sens à sa vie et de garder ce beau visage pour l’éternité, le jeune garçon s’était surpris ; il en était capable. Le jeune adulte se dressait fièrement devant un garçon qui, d’apparence, était plus grand de quelques centimètres. Muni de ses nouveaux attraits, Peter savait pertinemment qu’il pouvait tout faire : renverser des gouvernements, détruire des vies et piétiner tout ce que ses ennemis considéraient comme cher à leur cœur. Contre toute attente, il se trouvait soudain bien démuni devant l’aigreur de Maxime qui, comme la mer et ses marées, repoussaient le sable fin de ses avances. Non, il ne viendrait pas à sa soirée. Non, il ne saurait pas démordre de cette nuit qui l’avait profondément heurté. Si le Mage se rassurait en se répétant que c’était justement ce qu’il cherchait, la violence des mots et des traits tirés du jeune homme le blessait bien plus qu’il ne voulait se l’admettre. Il entrapercevait une vie qu’il avait refusé par simple et pitoyable peur, y voyait toutes ces chances ratées et cette avenir accueillant qu’il avait broyé.

Il lui fallait le détruire, l’étouffer avant que les sentiments soient tels qu’ils soient visibles aux yeux de tous, des plus dangereux. Dans ces lieux planait un danger de moins en moins secret. Les morts s’additionnaient bien qu’ils revenaient parfois à la vie et les Mages, dans leur folie, cherchaient à s’amuser autant qu’ils voulaient contrôler. Il ne fallait pas que le beau Français devienne une cible de ces gens-là. Et si pour cela Peter devait cesser tout contact avec son Roy, ainsi soit il ! Les mots acerbes coulèrent comme la lave d’un volcan qui détruisait tout sur son passage ; balayés les espoirs, brisés les rêves, anéantis les vestiges de sentiments. Peut-être était-ce sa voix, faussement posée, qui fit mouche et lui piétina le cœur ; Maxime détourna le regard. Sur son doux visage s’étiraient les traits du désespoir et de la douleur. Le cœur de Peter manqua un battement, comme cette nuit-là. Il avait fait une erreur qu’il ne serait jamais en position de réparer. Comme en témoigna bientôt ses mots mordants, Maxime ne pourrait jamais lui pardonner. Le grand et impressionnant jeune homme le toisa et déposa ses yeux, aujourd’hui brûlants de haine, avant de lui cracher au visage. La violence, bien que métaphorique, n’en fut pas moins stridente. Sur son visage déformé par la douleur et la colère - Tu étais si beau… - un sourire inhabituel ornait des lèvres qu’il voudrait à tout jamais embrasser ; c’était la pire des punitions. Lui qui pouvait désormais embrasser qui que ce soit en un clignement des yeux se voyait privé de la seule personne qui avait jamais compté ! Les mots s’élevèrent et se répandirent dans les airs. Un autre ? Le sang si chaud dans ses veines se figea, glacé de la pire des façons ; Peter ressentit un pincement au cœur qui lui donnait envie de hurler de douleur. Lui qui avait voulu partager les plaisirs de la vie et ne jamais emprisonner personne se découvrait une jalousie insoupçonné. Le sentiment étranger éveilla ses pires instincts qui, bientôt, activèrent son pouvoir d’attraction de manière incontrôlable. L’air semblait à présent chargé d’une tension sexuelle qu’il était difficile de repousser ; il s'infiltra dans les poumons des futures victimes qui n’avaient plus qu’une idée en tête, retrouver l’homme au visage si parfaitement taillé. Il rayonnait. Plus Maxime lui jetait ses mots au visage et plus Peter devenait beau, la colère alimentant un don sur lequel il n’avait pas encore la pleine maîtrise. Dans sa tête, une idée se fixait pour ne plus jamais être délogée : celle de retrouver l’homme qui lui avait volé - l’hypocrite ! - Maxime pour le faire payer. Il ne le tuerait pas tout de suite, non, mais le rendrait fou d’amour et d’obsession pour lui avant de le conduire lui-même au suicide pour ne pas éveiller les soupçons. Il ne se voulait même pas se nourrir de lui - un tel monstre devait avoir un goût infect !

Du dégoût dans les paroles de Maxime qui faisait mouche sans même s’en rendre compte, tant le visage de Peter devenait ravissant. Tout en lui bouillonnait pourtant et il était prêt à imploser. Il fut un temps où le Français se jugeait suffisamment bas, d’après ses mots, pour vouloir de lui. J’ai pitié. L’incube leva la tête pour ne pas lui donner la satisfaction de se montrer sous son véritable jour. Une lueur violette luisit dans ses yeux assombris, seuls témoins de son combat intérieur.

“On peut dire que tu as échappé belle”, conclut-il à voix basse.

Peter était plus que jamais convaincu que son choix avait été le bon : il avait libéré Maxime de son emprise, d’une vie qu’il ne pourrait jamais lui donner et des dangers de son destin. Le garçon murmura quelques mots, trahissant son émoi pour lui, et rien que pour lui :

“Tu ne sais plus rien de moi. … Tu ne sais rien.”

De tout, de nous, de mes raisons, du bien que je t’ai fait en te quittant ce soir-là, … Et si tu savais, tu me fuirais, tu me détesterais. Mieux valait le jeter au dehors plutôt que d’être abandonné à son tour.

“Je vous souhaite beaucoup de bonheur, à toi et ton prince charmant,” sa voix se voulait chaleureuse mais puait l’ironie à des kilomètres à la ronde.

Il lui souhaitait surtout de survivre, à son prince. Une lumière brilla dans ses yeux alors qu’il le fixait :

“J’te verrai sûrement dans le coin, Leroy.”

Peter fit le premier pas pour le contourner et le fuir comme il l’avait déjà fait fois-là. Sur son torse dessiné brûlait son médaillon enflammé.
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MessageSujet: Re: The truth is... [Maxime]   The truth is... [Maxime] EmptyDim 2 Fév - 19:40

The truth is... | Peter & Maxime
Jamais il n’a menti aussi éhontément et force est de constater que le beau Français ne se ressemble plus. Son visage d’ordinaire rayonnant de joie n’est plus que rictus de haine et de colère. Il n’a jamais ressenti telle puissance et besoin de faire du mal à autrui, lui qui est toujours si tendre et amical. On peut dire que Peter l’a changé et il s’en rend bien compte à cet instant. Il le regarde et tout ce qu’il ressent, c’est un profond désir mêlé à de la peine et de la colère. Un cocktail explosif qui le pousse, au fil des mots, à dire les pires horreurs sur un être qu’il trouve pourtant si attirant. Car oui, l’Ecossais a un je-ne-sais-quoi qui lui remue les tripes, lui vide la tête. Il ne pensait pas avoir de tels propos lorsqu’il le retrouverait, mais s’acharnerait plutôt à savoir ce qui l’a poussé, ce soir-là, à le quitter si bruptement. Il faut dire que ce dernier ne l’aide en rien, avec ses mots durs et repoussants. C’est sans aucune faille qu’il a évoqué le peu d’intérêt que Maxime avait pour lui, ce qui détonne avec son comportement à Paris. Il avait tout fait pour rester après la soirée, l’avait embrassé comme personne auparavant, l’avait poussé à devenir plus vulnérable qu’un oisillon hors du nid pour la première fois… Était-ce donc si étrange de trouver cela anormal qu’aujourd’hui, il lui avoue sa répulsion ? Son manque d’intérêt ? Il ne peut qu’y répondre de manière plus brutale encore.

Peut-être qu’une part de vérité se cache dans ce discours assassin. Il n’a pas envie de philosopher là-dessus, pas à cet instant. Il s’invente des relations sexuelles inexistantes, tentant de provoquer… quoi, de la jalousie chez lui ? Il faudrait déjà, pour cela, que Peter ait tenu à lui ne serait-ce qu’une minute. Et rien n’est moins sûr que cela. Mais un étrange effet se produit au fur et à mesure que les mots perfides sortent de sa bouche. Plus il trouve des adjectifs péjoratifs au Serdaigle et plus celui-ci devient séduisant, comme si l’univers faisait tout pour lui prouver à quel point il a tort. Et il se déteste pour avoir tant envie de l’embrasser, pour éprouver cette irrésistible attirance à son égard qui le trouble et le rend malheureux. Le phénomène s’amplifie au fil des secondes et à l’instant même où il dit avoir pitié de lui, une inconnue sensation le parcoure. Leurs regards se croisent et s’il ne distingue pas clairement cette lueur violette dans le sien, il croit pourtant la voir se refléter. Les battements de son cœur s’intensifie et il termine sa tirade avec le même essoufflement qu’un coureur de marathon. Il lui en veut profondément… mais il le désire encore plus. Ce n’est même plus qu’une question de sentiment… c’est aussi physique. C’est cette chaleur dans son corps qui se propage, ces papillons dans le creux de son ventre, ce feu dans son entrejambe… qui remonte jusqu’à son visage et il frissonne. Il est certain désormais que sa température corporelle vient d’augmenter d’un bon degré et il ne peut plus détourner son regard de celui de Peter. Peter aux lèvres si tentantes, aux courbes si séduisantes… Il se prend à le regarder de haut en bas avec un désir qu’il n’avait plus ressenti depuis son anniversaire. Tout en lui l’attire et il voudrait y apposer, agripper sa taille, rapprocher leurs corps pour sentir sa chaleur communiquer avec la sienne. Qu’est-ce qui lui prend ? Il y a à peine quelques minutes, il n’en éprouvait pas autant. Il n’avait pas envie de le coller au mur pour lui arracher sa tenue et poser ses lèvres sur sa peau nacrée si fine et douce. N’a-t-il donc aucun amour-propre pour penser de cette façon de la personne qui l’a si injustement malmené ? Même le son de sa voix lui paraît différent. Plus sensuel… plus attirant. Il est comme un papillon attiré par la lumière. Imperceptiblement, Maxime se rapproche. Ses pupilles se dilatent peu à peu, son corps se tend à l’idée de rentrer en contact avec celui qui lui fait tant d’effet. La colère est toujours là mais ne fait qu’alimenter ce feu sans fin.

“À qui la faute…” répond-il d’une voix rauque déformée par le combat qui se mène à l’intérieur de son corps. S’il ne sait plus rien de lui comme il semble le croire, pourquoi ne pas mettre ces informations au goût du jour ? Maxime serait ravi d’en apprendre plus à son sujet, de connaître tout de lui. C’est tout ce qu’il a toujours voulu, depuis qu’il l’a rencontré… ne l’a-t-il jamais compris ? Tous ces regards, ces échanges discrets n’ont-ils jamais eu de sens à ses yeux ? Il a envie de lui crier que ce ‘prince charmant’ dont il fait mentionner n’existe pas. Ou si, il pourrait exister s’il l’osait. S’il arrêtait ce manège auquel il s’adonne. S’il leur donnait leur chance. Mais rien ne sort de sa bouche sur l’instant, luttant toujours contre son corps en feu qui réclame son dû. Il perçoit sur le moment que Peter s’apprête à nouveau à l’abandonner. À le fuir. Et si la première fois il n’a rien fait pour l’en empêcher - par surprise et peur sans doute - cette fois-ci, une force sourde et invisible prend le dessus sur lui et l’oblige à stopper la progression du Mage. Alors que ce dernier le contourne, Maxime tend le bras et agrippe sa taille pour l’empêcher de passer. À la manière dont on retourne une crêpe - avec force et habilité - il force Peter à lui faire face et le plaque violemment au mur d’à côté, se fichant de lui faire mal ou non. Après ce qu’il lui a fait, ce ne serait que justice qu’il ait quelques bleus non ?

Le regard de Maxime se fait dur et plein de désir. Son corps, lui, témoigne du feu qui le consume. Son cœur menace à tout moment de s’expulser de sa poitrine. Mais sa force nouvelle est telle qu’il ne laisse aucun choix à l’Ecossais. “Cette fois, tu ne me fuiras pas. Pas encore. J’sais pas à quoi tu joues, ni qui tu crois être, mais je te lâcherais pas sans une explication valable. Et ose encore me dire que tu ne me désires pas.” À ces mots, il fait la seule chose qui lui hante l’esprit depuis quelques minutes. Ses lèvres se plaquent contre les siennes avec une grande brutalité et une possessivité qui rendrait envieux n’importe qui. Et c’est avec un grand soulagement qu’il retrouve cette odeur, cette douceur et cette sensation de plénitude lorsqu’il embrasse Peter. Les premières secondes, en tout cas, lui semblent paradisiaques.

Puis, une nouvelle sensation dans son corps. Une sensation qu’il ne connaît pas. Qu’il ne maîtrise pas.
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MessageSujet: Re: The truth is... [Maxime]   The truth is... [Maxime] EmptyLun 3 Fév - 17:40
Peter
&
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La faute à qui ? Sa faute à lui, celle de sa peur irrationnelle de l'homme qui trouve enfin ce qu'il a cherché pendant des années et qui est terrifié de l'avoir trouvé ; c'est parce qu'il n'avait pas imaginé comme ce serait fort, comme ce serait beau ; c'est parce qu'il n'avait pas pensé au mal qu'il ferait sûrement à cet homme ; c’est parce qu’il n’avait pas envisagé la promesse secrète et surtout intenable de ne jamais le blesser. Mille et une choses que Peter avait voulu sceller dans un baiser unique, à jamais réservé à Maxime. Des centaines de promesses que le sorcier avait souhaité tenir ce soir-là. Quand son beau Français s’était finalement offert tout entier, corps et âme au loup la gueule grande ouverte, une étincelle de survie avait brillé dans son regard ; la même qu’il avait sans doute eue quand Peter s’était redressé, avait attrapé ses vêtements à la volée et était parti sans se retourner ; identique à celle qu’il devait cacher présentement dans ses pupilles dilatées. Le jeune homme ne répondit pas, trop conscient d’avoir causé lui-même cette situation infernale. Dans sa rage, Maxime trahissait un peu plus sa douleur à chaque syllabe, chaque mot qu’il crachait à son visage impassible. Bien que le bourreau tentait de camoufler ses émotions, il n’était pas infaillible et manquait de pratique. Ses yeux brillaient d’une magie inconnue des étudiants ; ils révélaient son désarroi et la colère qui grondait derrière les remparts de ses mains tenues parfaitement immobiles. La voix de Maxime était bien plus ambiguë et bien plus suspecte que celle de Peter ; sa formation en cours avait peut-être laissé des traces, finalement. Elle évoquait un manque soudain de confiance en lui - lui qui jusqu’ici s’était montré si incisif, si mordant - et soulevait une carence brusque de colère. Son visage criait pourtant tous les mots qu’il semblait renfermer derrière la barrière de ses deux lèvres captivantes ; il semblait lutter contre une urgence. Était-il près à lui mettre son poing dans la figure ? Inutile d’en arriver là, Peter partirait et le laisserait avec ce semblant de réponses en espérant que cette discussion déplaisante suffirait à l’éloigner à jamais de lui et des dangers qu’il encourait à son contact. Le jeune adulte tourna les talons et s’efforça d’ignorer le regard meurtrier de l’homme qui allait tout changer pour le contourner et partir se réfugier dans la volière. Seul dans la tour, il ferait sans doute peur aux volatiles en criant toute sa confusion. Il se réfugierait de nouveau dans ses livres et dans les contacts qu’il avait avec la jolie et meurtrière Zoé, sa mère et son amante ; elle lui avait redonné vie lorsque la sienne était arrivée à son terme. Le garçon avait beau réussi à s’approcher, centimètre après centimètre, d’un secret obscur, tout son intellect n’aurait pu le préparer au premier sacrifice qu’il avait dû faire cet été-là pour devenir un des Leurs - le sien. Il était mort. Vraiment, purement et simplement : son coeur avait cessé de battre. Lorsqu’il avait de nouveau pompé le sang dans ses artères et dans ses veines, celui-ci avait changé, parasité par celui d’une créature de légende, par celui de Zoé. Le médaillon était si chaud qu’il l’aurait sans doute trouvé brûlant si les mains de Maxime sur sa ceinture abdominale n’avaient pas brouiller son esprit. Ce simple contact avait suffi à le mettre dans le même état que celui dans lequel son pouvoir était en train de plonger le septième étage tout entier. Les battements s'accélèrent dans ses tempes alors que Maxime le plaquait contre le mur et que sa tête heurtait légèrement la pierre derrière lui ; un bourdonnement explosa dans ses oreilles et dans sa tête, interrompant suffisamment la colère qui lui brûlait les entrailles et faisant s’évanouir toute emprise déraisonnable qu’il avait alors tenue sur son entourage grâce à la magie. Il était incapable de réagir, figé dans l’attente de ce corps qui déjà se rapprochait et se pressait contre lui alors que ses lèvres se mouvaient pour former des mots, des lettres qui parvinrent difficilement à ses oreilles. Il ne le laisserait pas s’enfuir, il ne le laisserait pas le sauver cette fois, ils étaient perdus et jamais la perdition n’avait eu un pareil goût. Le jeune homme avait fondu sur ses lèvres et l'embrassait déjà à pleine bouche ; comme s’il avait retenu sa respiration pendant tous ces mois, il reprenait de grandes goulées d’air et caressait fiévreusement ses lèvres. Le parfum de Maxime enchanta le Mage qui perdit une nouvelle fois tout contrôle sur sa personne. Morgane pouvait bien dévorer son âme, il embrassait Maxime et ne voulait jamais cesser de le faire ! Peter répondit bientôt à son baiser passionné et dévora sa bouche de ses lèvres envieuses. Ses mains se jetèrent sur ses joues minces pour les maintenir alors qu’il lui offrait toute sa frénésie. Le baiser langoureux s’intensifia quand Peter le pressa contre lui pour caresser sa langue qui, elle aussi, s’était trop longtemps langui de son âme soeur. Il était impensable de s’oublier, de délaisser ce sentiment qui incendiait leurs entrailles et qui enflammait leur bassin. À cet instant précis, l’incube n’en était pas un et leur relation en était une. Dans cette petite minute qu’ils passèrent à se déclarer physiquement leur manque insoutenable, le sorcier n’était qu’un jeune adulte déclarant ses sentiments à un semblable. Mais cette chaleur dans son bas-ventre provoqua une nouvelle fois sa nature nouvelle ; ses yeux se teintèrent de violet tandis que Peter commençait à l’embrasser de manière charnelle. Pour les yeux extérieurs et amusés qui les regardaient, l’embrassade ressemblait guère à autre chose qu’à une querelle d’amoureux qui prenait fin dans la soif du corps de l’autre. Pour des yeux plus avertis, des regards qui étaient bien moins chastes que ceux tournés vers le couple enfin heureux, la scène était terrifiante. Du corps animé de Maxime s’échappait une énergie serpentine, parfaite volute de force à l’état pur, sa force vitale, une magie sexuellement transmissible que les siens étaient capable de glaner et d’arracher au corps encore chaud de leurs victimes.

La faim insatiable se taisait alors que Peter dévorait les forces de Maxime à pleine bouche. Enivré par sa propre passion, l’incube ne comprit pas tout de suite ce qui était en train de se produire ; il ne ressentait que son propre corps, tendu droit vers le ciel, près à s’enfoncer dans celui de l’homme qu’il exaltait de sa langue et de ses lèvres expertes. Pourtant, le Français faiblissait à vue d’œil : son teint devenait pâle, ses yeux ouverts se voilaient et ses muscles lâchaient les uns après les autres. Il avait arrêté de l’embrasser, lui, et ne pouvait résister à l’impensable. Le monstre était sur le point de tuer l’homme de sa vie.

Maxime gémit et murmura son prénom…. Peter… L’appel figea net le Mage qui, pris dans sa propre folie ne pouvait s’arrêter. Il ouvrit à son tour les yeux pour observer l’homme qu’il estimait en train de mourir. Sa beauté fanait en même temps qu’il sombrait dans l’inconscience. STOP! Le sorcier recula la tête brusquement et se cogna une nouvelle fois contre le mur. Le beau Français le regarda sans le voir tant ses yeux s’étaient obscurcis et ses jambes cédèrent. Rendu plus fort et plus rapide par l’énergie qu’il venait de lui voler, Peter se jeta en avant pour retenir le corps lourd de muscles de l’amant qui ne serait peut-être jamais. Fuck. Son pouls était irrégulier et faiblard. Il fallait l’emmener à l’infirmerie… Comment allait-il pouvoir expliquer la situation aux responsables de l’école ? Ne meurs pas… Ne meurs pas Maxime. Je suis là. Je ne fuis pas.

***


Deux élèves de sixième année lui étaient venus à l’aide : ils avaient alerté Miss Daniels et l’avait aidé à porter Maxime. Peter avait insisté pour porter lui-même le corps inerte de celui qu’il avait presque tué et l’avait hissé sur son épaule.

“Il était… bizarre. Je ne sais pas ce qu’il a pris ou s’il est malade mais il avait des propos incohérents, était en colère et puis d’un coup il s’est mis à m’embrasser. Je crois qu’il doit avoir de la fièvre. Il va… Il va s’en sortir ? Il est juste tombé ? J’ai juste eu le temps de le retenir pour qu’il ne se cogne pas. Il… Ça va aller ?”

L’infirmière nota que le garçon était juste épuisé et qu’il avait l’air d’avoir très peu dormi. Ils en sauraient plus à son réveil. Elle lui administra des filtres et des tonics et leur laissa un peu d’intimité pour aller secourir une jeune fille qui s’était évanouie en première année (une sale histoire de Mandragore et de protège-oreilles mal placé).

Le regard noir de colère - envers lui-même - et les yeux embués de crainte, Peter tenait fermement la main de Maxime dans les siennes. L’infirmerie était vide de présence humaine et cette solitude lui était réconfortante ; l’aile baignait dans une douce lumière d’un été qui se terminait sur les terres écossaises.
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MessageSujet: Re: The truth is... [Maxime]   The truth is... [Maxime] EmptyLun 3 Fév - 19:01

The truth is... | Peter & Maxime
Le volcan en lui est tel qu’il se sent pousser des ailes. Maxime n’est pas le genre confiant, surtout lorsqu’il s’agit de ses sentiments. Et s’il a permis à Peter de fuir si longtemps, c’est uniquement parce qu’il n’avait pas le courage d’aller le voir lui-même pour lui faire dire la vérité. Mais quelque chose en lui a changé. Il se sent… puissant, guidé par une force mystérieuse qui lui dicte sa conduite. Ne le laisse pas partir. Affirme toi. Obtient de lui ce que tu veux. Et il obéit aveuglément à ce nouveau lui. Il lui fait confiance car jusqu’à présent, son instinct n’a fait que le tenir éloigné de celui qu’il aime. Pour quelle raison ? Il l’ignore, mais il ne le supporte plus. Peu importe ce que lui cache Peter, ce qu’il pense devoir lui dissimuler et qui expliquerait son comportement à son anniversaire… Il n’a jamais été aussi sûr de ses sentiments envers quelqu’un. Il sait qu’il le veut, qu’il le désir de tout son être. Jamais personne ne lui avait fait tant d’effets et oui, c’est douloureux. Oui, il en souffre tous les jours depuis que son regard a rencontré, pour la première fois, celui du bel Ecossais. Mais aimer, c’est souffrir, il en est conscient. Et si Peter a peur de souffrir par amour, il le rassurera le plus possible. Il lui dira qu’avec lui, il n’a rien à craindre, qu’il peut se laisser aller à ces sentiments car ils n’ont rien de mauvais ou de honteux. Qu’ils sont beaux, au contraire.

Bien sûr, il ne fait pas preuve d’autant de douceur dans ses gestes. Il se sent comme une nouvelle force. Il plaque Peter contre le mur tout en lui faisant comprendre qu’il ne le laissera plus lui filer entre les doigts. Que cette fois, c’est pour de bon, qu’il ne peut plus s’amuser à lui mentir pour soulager sa conscience. Et il l’embrasse avec tellement de force et de passion que le sorcier est obligé de se rendre compte de l’intensité de ses sentiments pour lui. Oui, il n’a jamais aimé personne comme il aime Peter et il se perd contre lui, agrippant sa taille avec le désespoir de celui qui a peur de se faire rejeter à nouveau. Chaque nouveau contact avec ses lèvres est comme un retour à la vie, au monde du possible. Il en redécouvre la texture, le goût, la finesse et la douceur, en prenant possession comme s’il avait peur de les perdre. C’est le cas. Il se sait possessif mais pas à ce point. Jamais il n’acceptera qu’un autre que lui puisse toucher Peter de cette façon. Puisse glisser sa langue entre ses lèvres, caresser sa peau de ses hanches jusqu’à ses fesses légèrement bombées et passer ses mains dans ses cheveux d’ébène. Il ne le sait pas encore, mais Maxime ne partage pas.

Quelle n’est pas sa satisfaction lorsqu’il sent les lèvres de son camarade lui répondre de la même manière, dévorant les siennes avec un engouement incontrôlable. Et en sentant sa vigueur contre la sienne, Maxime sait qu’il a eu raison. Le désir, Peter le ressent, c’est une certitude. Ce soir-là, il n’est pas parti “parce qu’il n’y arrivait pas” ou qu’il était indésirable à ses yeux… il y a une autre raison et il fera tout pour la découvrir. En attendant, il profite de chaque seconde à l’embrasser qui lui est donnée.
Le changement paraît imperceptible et pourtant, Maxime le ressent. Quelque chose chez l’Ecossais devient plus urgent, plus profond… plus charnel. Sa façon de l’embrasser change et il ne dira pas que c’est mauvais, bien au contraire. Sa soif le fait se perdre de plus en plus en lui et les yeux clos, il s’abandonne. Littéralement. Car petit à petit, son être semble le quitter. Il ne peut décoller ses lèvres de celles du sorcier, n’en ressent même pas l’envie. Il veut continuer encore et toujours à l’embrasser, jusqu’à ce que la moindre parcelle de son âme soit repue. S’il n’en perçoit pas les détails, il sent quelque chose le quitter. Quelque chose qui était toujours là, en lui, qui semblait ne jamais vouloir bouger mais qui, aujourd’hui, se donne à Peter. Il n’a pas conscience que dans ce baiser dont il a tant soif, il lui lègue tout son être. Petit à petit, sa prise sur le corps du sorcier se fait plus faible. La chaleur qui transportait son corps s’évanouit pour ne laisser place qu’à une froideur sans nom. Bientôt, il n’a plus la force nécessaire pour continuer leurs échanges linguaux. Et tandis que Maxime tente de se raccrocher par tous les moyens possibles au dernier souffle de vie qu’il lui reste, Peter, lui, fait tout pour le lui voler. Son esprit sombre alors dans l’inconscience, ses yeux entrouverts se voilent et dans cet océan de confusion, il le voit. Lui qu’il a toujours voulu retrouver. Dont il pleure tous les ans l’absence dans sa vie. Lui qu’il désirait tant revoir…

“Peter…” Sans comprendre comment ni pourquoi, il se retrouve dans une pièce vide, debout en son centre. Une pièce qui n’a ni début ni fin. À sa droite, Peter, au visage doux et enfantin, qui lui tend sa main comme pour venir chercher la sienne. Sur son poignet réside encore le bracelet d’hôpital qu’il portait à l’époque. Il le voit et il sourit. C’est une vision réconfortante. C’est son frère, il a toujours voulu le retrouver et à présent, il en a l’occasion. Mais sa tête tourne de l’autre côté. À sa gauche, il y a aussi Peter. L’autre. Celui dont il est éperdument épris. Celui qui lui provoque mille douleurs. Celui qui lui a appris ce que c’était d’aimer quelqu’un à en perdre la vie. Littéralement. Il lui tend la main à son tour, ses yeux noir suppliant de le rejoindre sans un mot. Son regard passe de l’un à l’autre, il ne sait lequel choisir. Il prend alors conscience que dans ce combat, il devra en abandonner un au profit de l’autre. De nouveau, il se tourne vers son frère, le jeune Peter, plein de promesses et de bonheur. Avec lui, tout est toujours si gai. Il le comprend comme personne, il le protège… Ce serait tellement facile de lui prendre la main, là, maintenant, et de partir avec lui de l’autre côté. Il en a furieusement envie. Et alors qu’il tend sa propre main vers la sienne, elle lui paraît plus petite. Plus enfantine. Il a de nouveau 12 ans. Maxime observe son corps d’enfant, il ne lui semble pas le reconnaître. Il n’en veut plus, de ce corps. Il a changé. Il a surmonté cette épreuve, il a mis du temps à s’en relever mais il l’a fait. Et si la facilité n’était pas la solution ?
À nouveau, il change de direction. Lorsqu’il se retourne vers le sorcier, ce dernier semble vouloir partir. Il s’efface, peu à peu et la boule dans sa poitrine gonfle, jusqu’à exploser. Ne m’abandonne pas !Il se défait de son enveloppe charnelle d’enfant pour courir après lui et attraper sa main. Celle d’un jeune adulte. Et à l’instant même où Peter le regarde, il sait qu’il souffrira. Oh oui, il aura mal, plusieurs fois même, et peut-être qu’il regrettera souvent cette décision de le choisir, lui, plutôt que la douceur de son frère. Mais il s’y accroche, laissant derrière lui son passé, ouvrant ainsi les pages de son avenir.

* * *

Le réveil est douloureux. Toute force semble l’avoir abandonnée. Pourtant, il parvient à entrouvrir les paupières. Une fois, deux fois. Puis entièrement, la troisième fois. Il ne reconnaît pas tout de suite les lieux, en sait pas où il est. Il sent simplement une main dans la sienne, un contact fort et sécurisant qui l’a poussé à revenir de très loin. Le bleu de ses yeux revenus à eux-mêmes se pose sur un visage familier. Peter est là, à son chevet et la simple vue de son visage si parfait lui fait remonter quelques souvenirs flous. Les mots plein de rage et de colère. Ce baiser si langoureux. Et… un trou noir, abyssale. Il ne se souvient plus de rien.

“Qu’est-ce qu’il s’est passé… ?” Demande-t-il d’une voix encore faible, profonde, pleine d’inquiétude, alors qu’il manifeste son réveil auprès du Mage. Seul lui pourra lui expliquer ce qui lui est arrivé et pourquoi, dans son rêve un peu fou, il a vu son frère.
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MessageSujet: Re: The truth is... [Maxime]   The truth is... [Maxime] EmptyMar 4 Fév - 16:10
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That I've never seen a mouth that I would kill to kiss
And I'm terrified, but I can't resist
C’est un garçon bien tourmenté qui faisait les cents pas devant le lit rendu tout juste confortables par les draps blanchis et assainis par les décoctions de la même infirmière qui les avant accueilli un instant plus tôt. Peter coucha avec précaution le corps de son amant sur le matelas et ajusta sa tête sur l’oreiller qui l’enrobait comme un petit nuage ; l’entreprise paraissait tendre et attentionnée aux yeux des autres mais aux siens, elle trahissait une culpabilité écrasante. Et à juste titre ! Si Maxime rendait son dernier souffle ce soir, comme d’autres l’avaient fait ces deux derniers mois alors que Peter luttait pour prendre le contrôle sur sa nouvelle disposition, le jeune homme ne se le pardonnerait jamais. Comment pourrait-il vivre avec un tel poids sur les épaules, en sachant qu’il avait tué la seule personne à qui il voulait justement éviter cette fin ? Les remords feraient pencher la balance dans le camp de l’oubli et Peter serait sans doute capable de disparaître à jamais, se vouant tout entier au plaisir et à sa destinée ; le chien de garde deviendrait peut-être maître chien, avec le même regard mauvais et la même insatisfaction qui le pourrissait de l’intérieur ; un pastiche du bonheur se tiendrait alors pour l’extérieur quand tout en lui mourrait à petit feu. Le jeune homme avait une nouvelle fois posé son regard sur le visage inconscient et paisible du garçon qui semblait glacé dans la mort. Sa peau chaude semblait presque marbrée, comme si son cœur n’était plus en mesure d’alimenter correctement cette grande machine. Le spectacle fit naître une lumière de panique dans le regard de Peter qui dut très vite retrouver son calme pour expliquer les mésaventures d’un Maxime plongé dans un sommeil qu’il espérait réparateur. Il se rappelait encore du visage de la dernière personne à qui il avait volé son énergie sans être capable de s’arrêter ; ce n’était qu’une fois repu que ses lèvres avaient consenti à relâcher celles de sa victime qui était tombée brutalement sur le sol, inerte. Cette faim insatiable était née dans son ventre alors que Maxime se jetait éperdument en lui ; elle n’avait pas surgi du néant et ne résultait pas d’un manque de force. Peter s’était nourri récemment et se savait encore pouvoir tenir plusieurs heures sans avoir peur de se flétrir. Non, Lui avait été différent, Lui l’avait provoqué. Sa couronne était tombée malencontreusement lorsque le fou du Roy n’avait pas été capable de s’arrêter. Si le garçon n’avait pas mieux su gérer ses émotions et ses gestes, il aurait sûrement imploré l’infirmière de sauver l’étudiant de Beauxbâtons. Par la fée Morgane, il se fichait bien des relations que pouvaient entretenir les deux écoles et ne désirait que très égoïstement son prompt rétablissement.

Les dalles claquaient sous ses chaussures à talonnettes, inéluctablement imposées par l’uniforme de Poudlard. Le grand pendule tiquait mécaniquement les secondes qui passaient et résonnaient dans l’aile du château toute entière. Est-ce l’horloge pouvait cesser ce bruit assourdissant ? Le garçon n’était même plus sûr d’entendre le son de sa propre voix alors qu’il répondait à l’infirmière qui administrait des filtres dans la bouche de Maxime et le faisait avaler de force. Peter lui était véritablement reconnaissant mais ne voulait pas en faire de trop ; sa couverture tout juste en place ne devait pas courir le risque d’être révélée. Le Français était fautif de ce qui lui était arrivé, un point c’est tout. Il manquait sûrement de sommeil, depuis plusieurs jours. N’avait sûrement pas dû voir la lumière du jour depuis des semaines. En scellant la réputation du sorcier auprès de la médicomage, Peter les protégeait tous deux d’une réalité bien plus effrayante. Ne meurs pas... Ses yeux fixaient une fois encore les yeux clos du jeune homme qui semblait heureux - ses traits resteraient peut-être à jamais figés dans cette impression de bonheur. Si lui même n’avait pas fait tout cela pour échapper à la mort, le Serdaigle se serait sans doute dit que mourir ainsi était le plus beau cadeau qu’on pouvait faire à quelqu’un. Il ne fallait pas qu’ils bougent, l’infirmière reviendrait bientôt prendre soin de Maxime ; pour l’heure, elle était attendue d’urgence dans les serres de première année où ses compétences étaient immédiatement sollicitées.

“Fais pas le con, Paris…”, souffla-t-il tandis que l’infirmière quittait son lieu de travail.

Le grand brun contourna les jambes étendues du blondin et vint s’asseoir à son chevet. Sa main entrouverte ne demandait qu’à être tenue et il y joignit les deux siennes. Si Zoé avait un jour dit au Mage qu’il pouvait faire tout l’inverse, si elle lui avait montré comment rendre ce qu’il avait volé - ne serait-ce qu’un peu - Peter l’aurait fait. Courir chercher son aide était évidemment proscrit et pour la première fois depuis cet été, l’incube se sentait prisonnier de sa condition. Ironie du sort pour celui qui avait cherché si longtemps la liberté que lui promettait une telle vie. Maxime ne répondait pas à la pression de ses serres fortement enroulées autour de ses petites pattes sans vie. La loutre reprenait pourtant des couleurs. Les tonics devaient commencer à faire effet quand Peter leva la tête au ciel pour relaxer sa nuque bien trop tendue par l’inquiétude qui emplissait tout son être. La voix, faible mais bien celle de Maxime s’éleva dans les airs et ramena l’homme sur Terre. Interdit, Peter planta ses yeux dans son regard encore ankylosé par la fatigue subite qui l’avait avalé un instant plus tôt.

“Maxime… Je suis désolé. Je suis tellement désolé… Je voulais… Je voulais éviter ça…”

C’était tout ce qu’il était capable de dire sans se trahir complètement ; un aveu à demi-mots, arraché à sa bouche par la peur de l’avoir perdu à tout jamais et d’avoir privé le monde de sa lumière étincelante.

“Tu… Comment tu te sens ? Mrs Daniels va te remettre sur pieds en deux minutes, tu verras. Ses tonics font déjà effet.”

Il récupéra une de ses mains pour la placer sur son front et y caresser la naissance de ses boucles dorées. Un sourire rassuré se dessinait sur ses lèvres tandis qu’il repoussait l’inévitable pensée ; bientôt, Maxime aurait ce qu’il était venu cherché et Peter ne serait plus en mesure de se dérober. Il aurait pourtant dû s’enfuir ; par sa faiblesse, le sorcier les condamnait tous les deux.

“Tiens, tu devrais manger un truc.”

Il n’en avait véritablement aucune idée mais sa mère lui répétait sans cesse qu’avoir un peu de sucre dans le sang pouvait requinquer n’importe qui. De son autre main, il fouilla sa poche à la recherche d’un petit sachet dont il tira une friande avec beaucoup d’expertise et de dextérité - une capacité qu’il n’avait pas attendu de développer. Ses autres couraient toujours sur son beau visage qui reprenait vie.

“Je suis quasi sûr que celui-ci est à la banane. Tu aimes ?”

Peter ou, plus connu sous le sobriquet de “celui qui faisait l’autruche”.
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MessageSujet: Re: The truth is... [Maxime]   The truth is... [Maxime] EmptyMar 4 Fév - 22:00

The truth is... | Peter & Maxime
Il y a pire façon de mourir, n’est-ce pas ? C’est ce qu’on est en droit de se dire lorsqu’on examine la situation. Si vraiment il avait dû mourir ce jour-là, Maxime aurait été ravi de le faire en étant avec la personne qu’il aime, en faisant avec elle ce qu’il apprécie le plus. Il a rêvé pendant des mois entiers de l’embrasser mais n’avait jamais envisagé que cela puisse lui coûter la vie. Et encore maintenant, alors qu’il se tire peu à peu de son sommeil reconstructeur, il n’en a pas idée. Il sait simplement que quelque chose d’étrange s’est produit en lui, quelque chose que ce baiser a provoqué. Que cela l’a plongé dans une morte quasi imminente et qu’il a dû faire un choix. Partir pour de bon ou s’accrocher pour rester. Beaucoup penseront que ce choix est simple, mais pas pour Maxime. Il ne déteste pas sa vie, là n’est pas la question. Simplement, la douceur et la chaleur qu’il a ressenti en serrant la main de son frère l’a presque convaincu de rejoindre le côté obscur, et de ne laisser qu’une enveloppe charnelle vide derrière lui. S’il ne l’a pas fait, c’est exclusivement parce que Peter était là. Il ne sait pas pourquoi ni comment, mais il l’a senti. Et alors qu’il se réveille peu à peu de sa longue et profonde torpeur, il continue de le sentir. Sa main dans les siennes le tire de ses songes et il entrouvre les yeux pour l’apercevoir. Il est aussi beau que dans ses souvenirs et son visage est marqué par l’inquiétude. Pour lui ? Cela le déboussole. Il ne sait pas ce qui s’est passé, il n’en a pas l’ombre d’une idée mais il ne s’attendait pas à se réveiller de la sorte, avec le Serdaigle à ses côtés qui semble si soucieux. Lui qui jusqu’à présent s’était fait à l’idée que Peter ne l’aimait pas, ne le désirait pas ou ne s’inquiétait pas pour lui, trouve ses convictions chamboulées. Une petite étincelle se ravive en lui à l’instant même où le regard sombre du sorcier se pose sur lui. La fatigue est bien présente et Maxime a bien du mal à se mouvoir à sa guise, mais il ressent un bonheur intense à le voir là, à son chevet, comme si rien d’autre ne comptait.

Peter se confond en excuses, des mots qui n’ont aucun sens à ses oreilles. Pourquoi semble-t-il penser que son évanouissement - parce qu’il s’agit bien de cela n’est-ce pas ? - est de son fait ? Il le regarde sans réellement comprendre le sens de ses paroles. Son cerveau est trop las pour digérer les informations que, tacitement, Peter vient de lui donner. Peut-être les comprendra-t-il plus tard…

“C’est pas ta faute… c’est moi… je dois être malade. Je me sentais fiévreux… j’aurais dû me reposer.” Il est, bien sûr, bien loin de la vérité. Mais comment pourrait-il croire que le garçon l’a presque entièrement vidé de sa magie et de son énergie vitale ? C’est une chose aberrante pour lui, une chose qui n’existe que dans les livres de fiction. Il ne voit aucun rapport entre sa fatigue et l’Ecossais. Bien au contraire, il se sent chanceux d’avoir été secouru et emmené ici par ses soins. Que vont penser les élèves à présent ? Maxime se remémore les derniers instants avant son black-out et se rend compte de l’horreur de son comportement.

“Je suis encore un peu fatigué mais ça va.” Il le regarde, le voit s’agiter, chercher de quoi le faire manger dans sa poche… et a un tendre sourire en le voyant s’exécuter. Il trouve un grand réconfort dans les douces caresses qu’il prodigue sur son front, lui trouvant une tendresse dont il n’avait fait preuve à son égard qu’une seule fois auparavant. Ce jour précis où tout a basculé pour lui. “J’aime la banane oui.” Affirme-t-il dans un hochement de tête, portant la friandise à sa bouche. Mâcher reste une épreuve, déglutir encore plus. Il n’a pas très faim en réalité, il fait ça simplement pour le rassurer parce qu’il se sent coupable. Coupable de l’avoir forcé à prendre soin de lui, coupable de lui avoir dit ces mots atroces un peu plus tôt… coupable de l’avoir embrassé alors qu’il était malade. Sa mémoire semble vouloir lui faire savoir que Peter a répondu à ce baiser, mais il n’est plus sûr de rien. Peut-être a-t-il, au contraire, tenté de le repousser ?

“Si j’avais su qu’il fallait que je tombe dans les pommes pour que tu te préoccupes de moi, je l’aurais fait bien plus tôt…” Dit-il brusquement, se sentant rougissant la seconde qui suit. Il ne pensait pas dire cela tout haut, mais c’est bien ce qu’il pense. Depuis tous ces mois, Peter s’acharne à le fuir et s’il avait su que tomber malade aiderait à les faire se retrouver, peut-être qu’il aurait cherché à le faire plus tôt. Le jeune homme détourne quelques instants le regard, gêné, puis se mordille la lèvre avant de reporter son attention sur lui. Oui, l’Ecossais est encore plus beau qu’avant, mais comment fait-il ? Il ne quitte pas sa main, ayant trop peur de la lâcher et de tomber dans un vide qui n’existe pas. Et puis, cela lui permet d’être en sa compagnie un peu plus longtemps. Il a tellement peur que Peter s’en aille…

“Écoute Peter je… je suis désolé d’accord ? Je ne devais pas avoir assez dormi, je me suis mis en colère et j’ai dit des choses… des choses que je ne pensais pas. Je ne me souviens pas très bien… je crois juste que j’étais triste qu’on soit comme des étrangers l’un pour l’autre. Je ne peux décemment pas te demander de m’apprécier plus que comme un ami mais… ne me fuis pas, d’accord ? Et pardonne-moi. Je n’aurais vraiment pas dû dire toutes ces choses sur toi. Je trouve très doux, unique et drôle, et…” Son cœur se gonfle, il s’arrête là dans ses propos. S’il va plus loin, il risque encore de gaffer et mieux vaut ne pas s’engager sur ce terrain glissant. Il veut simplement voir le pardon dans les yeux du sorcier. “Enfin voilà… c’était pas moi tout ça. J’suis pas méchant comme ça, tu le sais. Et pour ce qui s’est passé à mon anniversaire… eh bien… tu dois avoir tes raisons et si un jour tu as envie de me les dire, alors j’écouterais.” Étrangement naïf, il veut croire en sa bonté. Parce qu’il ne peut pas être si mauvais qu’il utilise des gens comme des kleenex. Non, il voit autre chose en Peter. Quelque chose de meilleur qui ne demande qu’à être mis en valeur. Et la façon dont il l’a rabaissé ne l’aidera jamais à briller. Alors il s’excuse avec toute son âme, avec tout son être, inconscient que, dans l’histoire, c’est lui la victime…
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MessageSujet: Re: The truth is... [Maxime]   The truth is... [Maxime] EmptyMer 5 Fév - 15:36
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The truth is this
That I've never seen a mouth that I would kill to kiss
And I'm terrified, but I can't resist
Un monstre de culpabilité s’était assis au chevet du beau au bois dormant, plongé dans un sommeil éternel par le baiser du fou de la cour du Roy. De ses yeux inquiets, il parcourait son corps endormi de haut en bas ; les membres se soulevaient doucement au rythme de sa respiration légère et sereine. Peter n’avait jamais été très croyant ; ses parents ne nourrissaient aucune foi et n’avaient pas conséquent pas abreuvé son jeune esprit de paroles saintes et vertueuses. Les MacArthur lui avaient plutôt appris à rester lui-même dans l’adversité et à ancrer plus profondément ses valeurs dans le sol pour y pousser comme le majestueux arbre qu’il était destiné à devenir. Sa découverte d’un culte un peu particulier n’en était que plus invraisemblable et personne, pas même sa famille, n’aurait pu s’en douter. Il était tombé dans les filets de ce groupuscule qu’il jugeait incroyable et avait vénéré chacun de leurs actes, de leurs pas pour se rapprocher du soleil suprême qui, de son visage inconnu, les baignait dans une lumière bienfaitrice. Des promesses de jeunesse éternelle et de beauté à tout jamais épanouie avaient terminé de le convaincre de vendre son âme, son corps et son esprit. Pas même la mort des fleurs les moins belles n’avait amoindri son choix. Il était devenu cette bête qui, affamée, était prête à tuer pour assouvir sa soif de jouvence.

Les pupilles noires du garçon apparurent et disparurent aussi vite sous les paupières lourdes du jeune homme qui clignait des yeux pour soulever le poids écrasant de la fatigue. Peter sourit pitoyablement, trop heureux de ne pas avoir été la main ferme qui avait écrasé à tout jamais cet être mince et fragile ; les choses les plus belles étaient décidément les plus vulnérables. Incapable de réfléchir face à l’évidence - une ficelle du destin qui restait intouchée - le sorcier s’était excusé platement sans prendre le temps de réfléchir aux répercussions de sa confession faite à demi-mot. Maxime articula péniblement qu’il n’avait rien à se reprocher et s’engagea dans le conte de fée que Peter avait raconté à l’infirmière quelques minutes plus tôt. La situation était suffisamment drôle pour qu’un sourire se dessine une fois de plus sur le visage du garçon que seuls les traits de l’inquiétude étaient en mesure de parfaire. Le sorcier annonça l’évidence - inconscient qu’il avait une chance folle de n’être que cela, justement - avant d’accepter son offrande sucrée. La dragée aromatisée à la banane termina dans sa bouche emplies déjà de milles saveurs plus délicieuses les unes que les autres. Le Mage n’avait pas un seul instant songé que sa victime puisse avoir tout oublié de ce qui l’avait mise dans cet état. C’est seulement lorsqu’il plaisanta que Peter remarqua l'ellipse qui avait pris place dans sa mémoire. Si seulement il s’était tu, le Serdaigle n’aurait jamais dû trouver une manière invasive pour lui extirper tout fragment de preuve. Ils vérifieraient… Ils le testeraient et jetteraient un Prior Incantum sur sa baguette pour savoir si le novice disait vrai, s’ils pouvaient lui faire confiance et laisser la vie sauve à Maxime.

“Tu sais très bien que tu n’as jamais eu besoin de ça”, lâcha-t-il soudainement en colère.

Il pouvait bien le lui dire : Maxime aurait tout oublié d’ici quelques minutes. À l’abri d’un sortilège d’amnésie, Peter pouvait se confier à loisir et vider enfin son sac. Plus il y aurait de choses à faire taire dans son esprit et plus le tortionnaire espérait se sentir légitime dans sa démarche. Il continuait à frotter son crâne avec douceur, ses yeux perdus dans l’océan qui menaçait de l’engloutir à tout moment. Maxime ne le laissa pas poursuivre et s’engagea dans une multitude d’excuses qui sonnaient comme une peine réservée aux pires des condamnées. Fallait-il qu’il lui dévoile sa vérité nue alors qu’il s’apprêtait à lui faire oublier leur histoire ? Les rumeurs ne seraient restées que ce qu’elles étaient et les deux garçons auraient aisément pu tirer leur épingle du jeu. L’un aurait simplement démenti tandis que l’autre aurait promis aux siens qu’il avait la situation sous contrôle. Il était désolé ? Lui ? La situation prenait une tournure insupportable, même pour l’être réputé sans cœur que le même malade avait peint de son deuxième plus beau pinceau ce jour-là. Peter pouvait sentir la main de son Roy retrouver la poigne qu’il avait connu au beau milieu d’une passion inassouvie : elle serrait la sienne de peur, sans doute, de le voir partir. C’était décidément ce que le garçon faisait de mieux. “... et…” Et ? Et quoi ? Tu n’as pas le droit Maxime. Tu ne comprends pas ? Tu ne vois pas ? Le blondin confessait lui aussi des choses à la dérobée. L’un comme l’autre ne jouait pas franc jeu et se targuaient de faire justement tout le contraire. Maxime termina de lui promettre une patience éternelle et une oreille tendrement à l’écoute devant les yeux tremblants d’un Peter qui commençait à s’agiter comme un oiseau mis en cage. Ce n’était pas la main de l’humain qui l’avait mis derrière les barreaux d’une prison dorée mais seulement cette situation impossible dont l’issue la plus évidente commençait à lui coûter.

Peter ouvrit la bouche puis la referma. Aucun son ne voulait sortir de sa gorge serrée. Il ne le quitta pas du regard et porta la main du malade à ses lèvres pour y déposer un des baisers les plus doux de toute sa jeune vie. Il lui sourit et promit silencieusement de ne pas partir. Le sorcier avança péniblement jusqu’à la porte de l’infirmerie restée ouverte, la tira vers lui pour fermer les gigantesques panneaux de bois et tira sa baguette de la poche intérieure de sa cape.

“Collaporta!”, murmura-t-il d’une voix humide et pourtant ferme.

Une lueur jaillit de son extrémité pour verrouiller durablement la porte et leur offrir l'intimité dont il avait besoin pour se décider.

“Cridurut!”, insista-t-il à voix basse en effectuant un mouvement du poignet.

La lueure s’étendit derrière la porte et remonta jusqu’au plafond, formant momentanément une barrière lumineuse qui disparut presque aussitôt. Si quiconque tentait approchait de la porte de l’infirmerie, une série de cris avertirait l’incube qui aurait le temps de se dissimuler. Rassuré mais loin d’être résolu, Peter garda sa baguette puis fit demi-tour avec lenteur pour approcher du lit où Maxime l’attendait.

“Tu ne comprends pas Maxime…”

Tournée vers le sol, sa baguette n’attendait qu’un signal, qu’un mouvement pour lui faire oublier jusqu’à son prénom s’il le fallait.

“Je ne suis pas celui qu’il te faut… Tu te trompes sur moi.”

Et bordel, ce que ça faisait mal de se l’admettre à voix haute ! C’était comme sa face prenait feu à chaque syllabe.

“Je ne pourrai jamais te rendre heureux, pas comme tu le mérites. C’est… trop tard. J’ai merdé et c’est le prix à payer. Je ne le savais pas… Mais je commence à comprendre.”

Toutes ces victimes, ces corps désabusés et laissés comme un tas informe sur les pavés n’étaient pas le prix à payer ; IL était ce coût et IL était extraordinairement salé.

“Tu veux la vérité ? D’accord. La vérité c’est que tu m’as fait peur. Peur parce que je t’avais enfin trouvé… et que j’ai compris que je pourrais te briser. Et s’il y a bien quelque chose que je voulais éviter, c’était de te faire du mal. Tu méritais mieux, tout simplement. Et puis… Et puis, j’ai changé. S’ils savaient que tu comptes autant… Ils ne doivent jamais le savoir.”

Peter réfléchissait comme il parlait et ses pensées s’entrechoquaient dans son esprit sans faire grand sens pour quiconque ne suivait pas son courant de pensées ; il ne faisait bien sûr pas référence aux nombreux amants qu’il collectionnait déjà, mais ça Maxime était susceptible de ne pas le comprendre. Et sa baguette restait tendue, comme une épée de Damoclès au dessus de leur destin.
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MessageSujet: Re: The truth is... [Maxime]   The truth is... [Maxime] EmptyMer 5 Fév - 20:25

The truth is... | Peter & Maxime
Ses sourcils se froncent lorsqu’il entend son ton colérique. Il ne s’attendait pas à ça, il n’était même pas censé dire ces mots. Ils reflètent juste sa pensée présente, le fait que tout ce temps, Peter l’ait fui comme la peste et qu’il ait fallu qu’il soit malade pour qu’il soit à ses côtés. N’est-ce pas là la réalité ? Même s’il ne se souvient pas de l’intégralité de leur échange d’il y a quelques heures, il sait que sans cet évanouissement, le Serdaigle serait parti. Encore. Quelque chose en lui l’assure de ce fait.

“T’es sûr de ça ? Parce que ces derniers mois m’ont plutôt prouvé le contraire. T’avais pas vraiment l’air de te soucier de moi. Mais je ne t’en veux pas, on ne peut pas avoir d’intérêt pour tout le monde.” Sa voix s’est un peu éteinte, son ton laisse transparaître la peine qu’il a ressentie tout ce temps à le voir si loin de lui. Il aimerait tellement qu’il lui dise la vérité, qu’il lui parle à cœur ouvert… Pense-t-il qu’il ne serait pas capable de comprendre son problème ? Ou qu’il le jugerait ? Cette simple idée renforce la prise de sa main sur la sienne, comme pour l’inciter à ne pas bouger d’ici. Il lui chante alors ses louanges, le réel fond de ses sentiments à son égard sans pour autant les dire à voix haute. Il y a des choses qu’il n’est pas encore prêt à dire, bien qu’il pense les ressentir. Le Serdaigle a un comportement qui le dépasse, trahissant une nervosité qu’il ne lui a jamais vu. Il est d’ordinaire toujours si… cool et sans prise de tête. Qu’est-ce qui peut l’agiter de cette façon ? Est-ce une chose qu’il aurait dite ou faite ? Ce baiser qu’il ne voulait pas de lui et qui, maintenant, le mettrait mal à l’aise ? Maxime se sent perdu.
Il porte sa main à ses lèvres pour la baiser et le jeune homme aurait sûrement sourit s’il n’avait pas vu Peter se lever après cet acte. Si ses yeux lui promettent de ne pas fuir, il ne peut s’empêcher d’être plein de doutes. Se redressant sur ses coudes, il observe le brun quitter sa place pour aller verrouiller magiquement la porte de l’infirmerie. Ses gestes, ses actions n’ont pas de sens pour Maxime, qui se demande à quoi il peut bien penser pour agir de la sorte. Quel est son but ? Pourquoi tant d’intimité ? Bien sûr, il pense aussitôt à l’acte qu’ils ont failli commettre des mois plus tôt et le rouge lui colore légèrement les joues quelques secondes, avant qu’il ne se reprenne. Impossible de savoir pourquoi, mais il doute que Peter ait cette intention. Ce dernier, d’ailleurs, se tourne vers lui, sa baguette toujours à la main, prête à être actionnée. Il fronce les sourcils en le regardant s’approcher, attendant qu’il lui explique la raison de toute cette mascarade. Son comportement diffère avec celui qu’il lui connaît, même son regard n’est plus le même. Que s’est-il passé lors de ces mois de séparation ?

“Comment ça, je me trompe ?” Demande-t-il pour essayer d’en savoir un peu plus. Peter semble avoir envie de se confier à lui mais quelque chose alerte le Français. Cette baguette, toujours tendue dans ses doigts resserrés autour d’elle, ne lui dit rien qui vaille. Pendant les cours, on leur apprend à utiliser leurs instincts pour contrecarrer des attaques, à sentir le coup venir à l’avance pour préparer un sort de défense. Et cette même alarme sonne dans sa tête, stridente, comme lorsqu’il est en duel face à un camarade. Elle lui intime de se défendre, lui indique qu’on s’apprête à lui faire du mal. Ses yeux passent de la baguette jusqu’à ceux de l’Ecossais, cherchant dans son regard un signe qui lui prouverait que son instinct est détraqué. Qu’il ne compte pas user d’un sort sur lui, encore moins d’un maléfice. Il n’oserait pas, n’est-ce pas ? Instinctivement, il cherche en toute discrétion sa propre baguette sur lui mais ne la trouve pas. Il la remarque alors, dans la poche de sa veste d’uniforme, pendue sur la chaise à côté de son lit. Elle est à moins d’un mètre, il pourrait la saisir… mais ce serait donner le signal à Peter pour agir. Et il veut lui laisser la chance de s’expliquer avant de faire quoi que ce soit. Après tout, c’est un sentiment amoureux qui le porte et il a envie de croire que son avis sur lui est le bon.

Mais les mots du sorcier, eux, sont incompréhensibles. Il ne saisit pas où il veut en venir, de quoi il parle, tout est extrêmement confus. Il essaye réellement de comprendre le dilemme qui le ronge, mais son attention est fixée sur sa main tenant la baguette, qui semble se lever et se baisser au gré de ses propos. Comme s’il hésitait lui-même à en user.

“Je ne comprends rien à rien, Peter. C’est qui, ils ? Tes ex ? Mais je m’en moque d’eux, de ce qu’ils pensent. Qu’est-ce qu’ils peuvent contre toi ? Contre nous ? Tu ne me brises pas, je suis un grand garçon. Je prends mes propres décisions et si je te choisis toi, c’est en connaissance de cause. Je sais que t’es volage et que tu te donnes un genre, mais c’est pas ça qui compte pour moi. C’est pas ce que je vois en toi. Et puis, si t’as changé une fois, tu peux encore le faire non ? Je ne suis pas parfait, moi aussi je peux te faire du mal. T’y as pensé ? Alors arrête de croire que je suis sans défense, qu’un oisillon trouvé à terre. On est pareils.” Il est incroyablement naïf mais au fond, pas tant que ça. Car en même temps qu’il lui répond, il se redresse un peu plus sur son lit. Donnant l’aspect d’un blessé qui cherche à trouver une position plus confortable pour discuter, il rapproche sa main peu à peu du bord du lit, près de son veston. Sa baguette n’est plus qu’à quelques centimètres de son index, il peut presque en ressentir le bois. Il ne sait toujours pas ce qu’il en fera, mais les propos de Peter ne le rassurent pas. Au contraire, son regard lui fait peur. Sa façon de se tenir, de se rapprocher, de parler avec un langage incompréhensible…

“Et puis, de toute façon, tu comptes faire quoi au juste ? C’est pas comme si t’allais t’en prendre à moi pour faire disparaître tes traces.” Il dit ça sur un faux ton humoristique parce que justement, il ne sait pas ce dont il est capable. Mais il se dit surtout que Peter n’est qu’un élève, comme lui, et qu’il ne pourra jamais s’en prendre à un camarade jusqu’à le blesser… ou le tuer. Alors quel autre choix lui reste-t-il ? Pendant un court instant, il lui semble comprendre. Ce “Ils ne doivent pas savoir” résonne dans sa tête, provoque des frissons dans son corps. C’est comme une sentence d’exécution. Il voit les doigts de l’Ecossais se resserrer autour de sa baguette. Sa respiration se met à s'accélérer alors qu’il comprend pourquoi il lui dit tout ça. Parce qu’il sait que demain, il ne s’en souviendra pas. Parce qu’il va s’en prendre à lui. “Tu ne vas pas faire ça, Peter.” Ses yeux trahissent sa brusque peur de se voir attaqué par la personne envers laquelle il a le plus de sentiments. Des sentiments si forts qu’ils en sont devenus incontrôlables. “Tu ne vas pas faire ça parce que même si tu le faisais, tu ne feras que te supprimer de ma tête mais pas du reste de mon corps. Lui, il s’en souviendra. Il saura. Et te cherchera sans relâche jusqu’à me rendre fou, jusqu’à pousser ma mémoire à revenir. Je ne te laisserais pas faire ça.” Les nerfs à vif, il croit voir le Mage bouger et sans attendre, il saute sur sa baguette.

“Expelliarmus !” Sa tête atteint le sol en même temps que la baguette de Peter, à l’autre bout de l’infirmerie. Cela lui a coûté toutes ses forces, mais il est désormais désarmé. “J… J’te laisserai pas… faire ça… P*tain mais qu’est-ce qui m’arrive…” Il peine à se redresser, la chute du lit ayant été douloureuse. Son corps est comme en manque d’énergie, ce dont il ne se rendait pas forcément compte lorsqu’il était allongé. Et une intuition lui dit que ce n’est pas un simple rhume ou un manque de sommeil qui peut provoquer un tel état. L’aurait-on empoisonné ? Il a la tête qui tourne mais trouve quand même le courage de regarder l’Ecossais, attendant une réaction de sa part. Il risque de lui en vouloir. Mais peu importe le secret qui le ronge, il ne le laissera pas l’effacer de sa mémoire.
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MessageSujet: Re: The truth is... [Maxime]   The truth is... [Maxime] EmptyMer 5 Fév - 22:43
Peter
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Les doigts crispés sur cette autre extrémité de lui-même - ce bout de bois tantôt salvateur, tantôt meurtrier - Peter s’avançait vers un garçon vulnérable sans savoir s’il aurait la force de mettre son plan à exécution. Les talonnettes claquaient sur le sol et rythmaient son avancée dans le terrier du lapin blanc ; Peter perdait la tête lorsqu’il plongeait son regard dans celui du Français ; il oubliait le danger et les conséquences de ses actes ; il pensait être capable de déjouer les méfaits de sa faction pour lui, pour eux. Une cascade de mots se déversa de sa bouche sans être en mesure de reconstruire le moindre sens ; il parlait et se dévoilait sans réussir à le faire véritablement. Seuls son attitude et ses gestes trahissaient son état de crainte et de nervosité. Maxime se redressait déjà pour mieux l’observer de ses yeux inquiets. Plus la distance s’amoindrissait entre les deux garçons et plus l’incube était en mesure de voir la crainte dans son regard ; cette même peur qu’il avait reconnue ce soir-là, lorsqu’il avait été sur le point de céder et d’imaginer qu’il méritait cette beauté infinie qu’il avait finalement trouvée en Lui. Il ne la supportait pas : elle s’infiltrait dans ses pensées, lui rongeait le ventre de l’intérieur et l’agitait tant qu’il n’était plus capable de réfléchir. C’était pourtant ce qu’il essayait de faire, maintenant qu’il se tenait debout devant ce lit et devant celui qui devait oublier tout de son secret. Maxime semblait comprendre sans saisir l’urgence de la situation. Ses yeux étaient constamment redirigées vers sa main fermement serrée sur sa baguette. Il tentait de mettre de l’ordre dans l’inondation de mots dans laquelle Peter les avait tous les deux plongés ; il ne voyait pas tout cela en Peter, ne voyait que ce qu’il voulait y voir sans doute ; il ne croyait pas à son histoire et ne l’avait jamais fait ; Maxime pensait le connaître, lui prêtait une réputation qui n’était plus secrète depuis bien des années ; il lui promettait d’être encore en mesure de changer, l’inconscient. Ne comprenait-il pas ? N’entendait-il pas ? Le Mage ne pourrait plus jamais faire marche-arrière. Les secrets les mieux gardés de ce monde l’avaient conduit à devenir un des Leurs et aucun secret encore jamais découvert ne serait en mesure de dissoudre la promesse de sang qu’il avait faite cet autre jour dans le tombeau égyptien de son ancienne vie. Il lui parlait de ses relations passées et présentes, s’interrogeait avec tant d’aveuglement que cela en devenait risible : il n’était pas vulnérable, il n’était pas un petit oisillon ? Ses forces lui avaient été tirées sans qu’il n’oppose la moindre résistance. La plus belle des malédictions était sûrement aussi une incroyable bénédiction pour Maxime. On est pareil. Ces trois petits mots le firent éclater de rire à gorge déployée. Ses yeux s’emplissaient des larmes de la folie qui le guettait ; son coeur tambourinait dans sa poitrine et, le temps d’une seconde, Peter songea à quel point il aurait souhaité que cela soit vrai.

Bien que la réaction de Maxime ne soit pas étonnante, elle agitait un mal profondément ancré dans la poitrine du sorcier fou qui se tenait toujours droit et hilare devant le pied de lit. Son discours changea brusquement et celui qui aurait pu et aimerait être tenta un trait d’humour pour se sortir d’une situation dans laquelle il n’aurait jamais dû être. Humour ou pas, il avait touché juste et visé en plein coeur : Peter comptait jeter un sort d’amnésie et effacer toute trace de ce qui venait d’être dit. De cette façon, ni lui ni personne ne serait en danger ; les étoiles étaient déjà contre eux, il n’avait pas besoin que son groupuscule le soit également.  Le trait, vif et tranchant, coupa net le rire insensé de Peter qui le fixa, interdit. Il avait l’air si… blessé et soudainement si… terrifié. Ce fut sans doute sa punition pour avoir envisagé une telle torture pour l’homme qu’il aurait pu aimer. Le garçon tentait de rester calme mais sa respiration précipitée trahissait chacun de ses gestes calculés. Sa voix tremblait bien plus que Maxime ne le voulait et il ressentait chaque mot comme un marteau sur sa tête endolorie. Il ne parvenait plus à penser et presque plus à voir tant les larmes avaient embué sa vue. Deux battements de cils suffirent à évacuer les grandes eaux et à lui restituer l’acuité qui semblait leur manquer.

Jusqu’à me rendre fou. La main de Peter serra tant sa baguette qu’elle aurait pu éclater en morceaux dans ses doigts blanchis. Cette faim inassouvissable, ce supplice, Peter le connaissait tant et si bien que l’idée suffit à ébranler ses maigres résolutions. Il serra les dents et pinça ses lèvres rosies. Le jeune homme n’eut pas le temps de demander pardon : Maxime avait saisi sa baguette et tentait de le désarmer. Rendu plus habile par son entraînement et par une mission fatale dans le tombeau de Karnak, Peter leva machinalement sa baguette en invoquant le bouclier :

“Protego!”

Les deux incantations résonnèrent dans l’aile vidée de tous ses autres occupants et s’entrechoquèrent comme le jet de lumière de Maxime sur l’écran scintillant qui fit rebondir la magie sur un portant d’où un drap fut soufflé plus loin. Maxime se plaignit sans avoir le temps d’apercevoir Peter lâcher sa baguette pour se précipiter en avant et tenter de l’attraper une nouvelle fois avant qu’il ne tombe. Il ne fut pas suffisamment rapide cette fois et il entendit la tête de Maxime heurter le sol.

“Maxime !”

Le garçon parlait encore et c’était rassurant pour un garçon comme Peter qui n’y connaissait pas grand chose en médicomagie. Il s’agenouilla et l’attira contre lui pour regarder de plus près sa tête. Même avec cette jolie bosse qui se profilait sous ses cheveux, le garçon resterait des plus ravissants.

“Je suis ce qui t’arrive Maxime. Tu ne comprends pas ? C’est moi qui t’ai fait ça. J’aurais dû… J’ai essayé de l’empêcher… De t’avertir. Mais je ne peux pas te dire… et je… ne peux pas te faire ça. Je ne me le pardonnerais pas. Pas toi.”

S’il avait commencé à révéler sa nouvelle nature à voix haute, Peter avait rapidement opté pour l’aveu de son plan tout juste abandonné.

“Si je savais comment te remettre sur pied… Je le ferais Maxime… Je… Je n’ai jamais voulu que tu aies peur de moi. Pour… quoi que ce soit ! Et regarde ce que je suis devenu… Si tu savais ce que j’ai fait... Tu ne me regarderais même pas.”

Il connaissait des charmes de soin mais sa baguette se trouvait bien loin sur un pavé au bout du lit.

“Il ne faut jamais qu’ils le sachent… Jamais...”, leur promit-il à voix basse.

Assis par terre, sa proie dans les bras, Peter essuya les larmes qui avaient perlé sur ses propres joues avant de poser son front sur celui de Maxime. Juste comme ça, il déposait les armes, s’abandonnait complètement à ce qui l’attendait : un amour transformé en haine, un destin devenu prison. Comment en aurait-il pu être autrement ?

Si ce jour devait finalement sonner le glas de leur relation, Peter abandonnait toute logique et tout sang-froid. Il termina d’approcher son visage de celui de Maxime et avant qu’il n’ait le temps de le lui refuser, lui vola ce qu’il pensait être un ultime baiser. Le même baiser d’abord tendre, sincère et apeuré que celui qu’ils avaient échangé la nuit où tout avait commencé et qui s’était rapidement enflammé pour devenir ce même baiser passionné et motivé par la peur que tout puisse subitement s’arrêter. Ses mains caressaient tendrement l’encolure de son haut ; il avait trouvé comment résister à la faim maudite de sa condition : il lui suffisait de penser à lui et à ce qu’il représentait pour sa vie passée, présente et future. Une larme glissa inopportunément sur sa peau chaude et parfumée.

“Une vie éternelle pour un dernier baiser...”, ria-t-il. “Tu ne sais pas ce que ça me coûte de te tenir à l’écart, Paris. Je croyais pourtant tout avoir...”
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MessageSujet: Re: The truth is... [Maxime]   The truth is... [Maxime] EmptyJeu 6 Fév - 20:05

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Le rire de Peter n’a rien fait pour le rassurer et face à lui, Maxime se sent… en danger. Il n’a jamais pensé ressentir ça un jour, pas en face d’un camarade de classe et encore moins d’une personne pour qui il a des sentiments si fort. Il aimerait ne pas avoir cette impression que sa vie va s’arrêter s’il ne fait pas quelque chose, il aimerait ne pas ressentir la peur… Oh oui, il aimerait tellement de choses mais on semble vouloir tout lui interdire. Alors il commet le seul acte qu’on lui a appris à faire pendant ces 7 dernières années : il se défend par l’attaque. Jamais il n’avait envisagé un jour d’utiliser un maléfice sur Peter mais il se sent au pied du mur, bloqué… vulnérable. Sauf qu’il ne se savait pas si affaibli. Il a à peine le temps d’attraper sa baguette et de lancer son sort que ses jambes flanchent sous lui et qu’il se retrouve au sol. Il ne sait même pas s’il a pu lancer son sort, si celui-ci a atteint sa cible. Il se doute que non tellement sa faiblesse est grande. L’expelliarmus a tiré toutes les dernières forces qui lui restaient et il sent sa tête heurter le sol, provoquant des petites vagues successives de douleur dans son crâne. Il n’ouvre pas les yeux tout de suite et sa main lâche sa baguette, incapable d’en faire d’avantage. Là, il se plaint, partage son incompréhension vis-à-vis de son état lamentable, qui n’a pas de source valable à ses yeux. Il aimerait savoir ce qui lui est arrivé, ce qu’on lui a fait pour qu’il soit une telle loque.

Pour lui, le danger n’est pas parti mais il ne peut plus lutter contre lui. Sans baguette, sans force, il est à la merci de Peter et il en a parfaitement conscience. Cela ne lui coûterait qu’une petite seconde de son temps pour l’effacer à tout jamais de sa vie et alors qu’il le voit être plus proche de lui, il ne comprend pas ce qu’il attend. N’était-ce pas son but, après tout ? S’il est resté avec lui à l’infirmerie, c’est essentiellement pour protéger ce secret dont il n’a même pas idée. Sans ça, il l’aurait sûrement laissé moisir dans le couloir, inconscient.
Peut-être exagère-t-il un peu, il ne sait plus. Sa vision du Serdaigle est plus que floue. Que doit-il croire venant de lui ? Ses mots n’ont pas de sens, rentrent par une oreille et ressortent par l’autre. Il aimerait juste qu’il lui dise franchement les choses. Tout ce mystère lui donne mal au crâne. Il semble répéter sans cesse que son état est de son fait, mais n’en donne pas l’explication. Quoi, il l’aurait empoisonné ?

“Peter… je ne comprends rien à ce que tu dis.” Dit-il d’une voix pâteuse, essayant vraiment de comprendre ce que le jeune homme tente de lui avouer. Il veut réellement le comprendre et peut-être même l’aider dans cette nouvelle situation qui semble le tirailler. Mais dans cet état, il n’est pas sûr d’être bon à grand chose. “Apparemment… je ne sais pas qui tu es. Ce que tu m’as fait. Ou ce que tu veux me faire. Ce que tu as déjà fait aux autres. Qui c’est ce “ils” dont tu parles sans cesse… et cette menace constante… m’épuise. Dis-moi juste la vérité telle qu’elle est, je t’assure que je pourrais comprendre.” Et il le pense vraiment. Bien qu’il soit légèrement dans les choux, à bout de vie et que la simple addition de 2+2 soit l’équivalent d’une équation compliquée pour son cerveau actuellement, il a réellement envie de faire partie de la vie de Peter, de comprendre ce qui le ronge autant. Et même si ce n’est clairement pas le moment, il tente de se souvenir de quelque chose qui l’aiderait dans ce but. Une image, un mot… tout et n’importe quoi. Il n’a rien bu venant de Peter. Tout ce qu’il a fait, c’est l’embrasser. Est-ce cela qui aurait causé toute cette perte d’énergie ? Mais dans quel univers un simple baiser provoquerait une telle réaction ?
Il aimerait lui dire qu’il n’a pas peur de lui, mais ce serait mentir. Car sur l’instant, il ne lui fait pas confiance. Comment le pourrait-il ? Il lui avoue des demi-vérités qui n’ont pas de sens, change de comportement tel un lunatique. Pourtant, cela ne l’empêche pas de savourer sa présence, de la désirer plus que d’ordinaire. Maxime sait très bien où ce sentiment va le mener. À la souffrance. Car si Peter le tient de la sorte pour le moment, cela ne durera pas. Il s’éloignera, comme il le fait toujours, avec ses excuses sans queue ni tête, ces mystères qu’il doit déchiffrer seul une fois abandonné. Le supportera-t-il encore longtemps ?

Il est surpris par les larmes du sorcier. Honnêtement, il ne pouvait pas s’y attendre. Mais cela le touche profondément, lui fait du mal. Il ne le pensait pas capable d’être si vulnérable avec lui. Non pas qu’il soit un monstre de froideur mais, jusqu’à présent, il a toujours été celui des deux qui se montrait sans sa carapace. C’est à cet instant qu’il ressent toute la détresse de Peter, de cette situation qu’il lui est compliquée d’expliquer. Comment pourrait-il lui encore lui en vouloir après cela ? Maxime ne résonne pas ainsi. Le simple fait de voir cette petite larme sur sa joue lui donne envie de le consoler, de lui donner tout ce qu’il veut si cela peut le rendre heureux.
Contre toute attente, l’Ecossais vient l’embrasser - et ce avec une tendresse et une douceur qui font exploser son cœur. Décidément, il ne sait pas vraiment à quoi il joue, ni ce qu’il attend de lui, alors Maxime se contente simplement d’être là, de profiter de ces quelques secondes. C’est peut-être le dernier baiser que Peter lui accordera. Le dernier dont il se souviendra jamais. Ou pas. Peut-être qu’il ne sera qu’un souvenir transformé en rêve ou en fantasme, suite à l’Oubliette qu’il comptait lui faire précédemment. Quelque chose de salé vient toucher ses lèvres et il comprend que c’est une nouvelle larme. Son pouce vient se poser délicatement sur la peau de Peter pour retirer toute trace de cette eau maudite, qui ne devrait pas exister sur un tel visage. Il est tellement beau, tellement parfait… Comment pourra-t-il jamais l’oublier ? Tous les sorts du monde ne seront pas suffisants pour effacer ses sentiments.

“Alors ne me tiens pas à l’écart. Je ne sais peut-être pas qui tu es, ce que tu cherches et qui tu crains, mais je sais que ce qui existe entre nous est vrai. Plus vrai que toute la magie du monde. Et je n’abandonnerais pas ça. C’est toi que j’ai choisi.” Il aurait pu suivre son frère. Il aurait pu mourir, il en avait la pleine décision. Mais c’est cet espoir d’avenir avec le Serdaigle qui l’a poussé à en faire autrement. C’est l’envie poignante de construire quelque chose de solide et durable qui le pousse encore à se battre dans cette infirmerie. Et il fait face à un adversaire coriace. Toujours avec des mots mystérieux, il croit voir Peter renoncer à ce qu’ils pourraient être et cette idée le déchire. Il ne sait pas ce qu’il doit dire ou faire pour le convaincre que les obstacles ne sont pas insurmontables, quels qu’ils soient. Après tout, ne vient-il pas de l’embrasser à cet instant ? Il ne se sent pas plus faible qu’avant. Pas moins non plus, mais stable. Maxime se met alors à tenter une chose courante chez lui, pour désamorcer une situation : l’humour.

“Harry Potter a vaincu Voldemort alors quoiqu’il t’arrive, on le vaincra. Puis eh, si Ron a pu avoir Hermione, y’a pas de raison que moi, je ne t’ai pas… Tu verras, je suis aussi coriace qu’un Weasley !” Il sourit un peu, garde sa main sur le visage de Peter. Ses yeux ne quittent pas les siens et en silence, il tente de le convaincre. De croire en eux. Parce que lui, il a envie le faire. Malgré la crainte toujours présente et le manque de confiance qu’il peut en effet ressentir envers le jeune homme, quelque chose en lui lui assure que Peter est quelqu’un qui sera important dans sa vie. Qui comptera. Peut-être en mal, peut-être en bien… mais il ne peut pas simplement passer à côté de lui sans découvrir ce qui pourrait advenir d’eux, s’ils en faisaient l’effort.
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MessageSujet: Re: The truth is... [Maxime]   The truth is... [Maxime] EmptyVen 7 Fév - 18:45

The truth is... | Peter & Maxime
Les jambes du garçon avaient cédé sous le poids du secret ; l’émotion et la crainte étaient telles qu’elles avaient terminé de lui tirer toutes les forces que Peter avait déjà extirpées d’un succulent baiser. Dans ses yeux baignés de larmes et voilés par la vigueur qui lui manquait anormalement, l’ange blond avait chu de son piédestal et s’était écrasé lourdement sur le sol. L’avalanche de surprises désarma Peter qui laissa tomber une partie de lui pour accourir et s’élancer sur les pierres froides du château ; il arrivait trop tard et le corps blessé, vidé de Maxime se cogna violemment contre la dureté du sol plutôt que d’être accueilli par les bras réconfortants de son assaillant. La terrifiante réalité jaillissait dès lors de sa bouche comme un flot de mots tant incontrôlable que incompréhensible ; il lui montrait son vrai visage avec un manque d’habilité que l’on pouvait attribuer à la la panique qui tremblait dans ses yeux. Il lui était difficile de construire du sens quand lui-même réalisait la gravité de la situation en même temps que son confident. Les yeux plantés dans le regard vitreux de celui qu’il avait presque tué, Peter cherchait à mettre de l’ordre dans leurs deux esprits quand il aurait d’abord dû essayé de le ramener à lui. Guérisseur ou pas, le garçon aurait sans doute eu mieux fait de jeter un charme pour lui rendre ses esprits. Il se trouvait pourtant bien incapable de penser à la baguette magique qu’il avait laissé disparaître sous un lit voisin dans sa hâte ; ses yeux étaient rivés sur son doux visage sur lequel il voulait à jamais rester ancré. Il ne comprenait pas et le sorcier serra plus fort les dents - c’était peut-être aussi bien comme ça. De sa voix affaiblie et fragilisée, le doux français énonçait toutes les choses qu’il vivait comme des attaques. Chacune des réflexions de Peter était prise comme un peu de sel versé sur les blessures béantes qu’il avait ouvertes cet autre soir. Il était certain de pouvoir comprendre si le Mage daignait prendre le temps de lui expliquer vraiment ce dont il retournait. Pourquoi la vérité lui arrachait-elle si atrocement la langue maintenant qu’il avait commencé à déverser ses craintes ? De quoi avait-il peur ? Quoi de plus ? Maxime en savait déjà trop et sa tête serait peut-être mise à prix lorsqu’il sortirait de cette infirmerie. Les portes scellées ne pourraient pas le rester indéfiniment et sa magie n’était pas suffisamment forte pour le protéger ; il les avait vus à l’oeuvre, les avait rejoint et leur avait prêté main forte. Le garçon savait à quoi s’attendre ; aussi, une larme coula sur sa joue et rencontre bientôt le doigt fébrile et pâli du garçon étourdi. Ce simple geste le poussa à rompre sa promesse de ne plus lui faire mal, de s’éloigner et de préserver la pureté qu’il risquait d’entacher si profondément qu’aucune rédemption fut possible. Ses lèvres rencontrèrent leurs âmes soeurs et les baisèrent tendrement et justement. Leroy était le joyau le plus brillant qu’il lui ait été donné de voir de sa vie humaine et pour cette raison, il méritait un baiser unique qu’il ne réservait qu’à lui. Cette belle chorégraphie avait déjà été imaginée et dansée des centaines de fois dans sa tête et avait un goût somptueux qui remuait bien des choses en lui. Ses entrailles grondaient qu’il devait partir mais leur voix était couverte par les battements de son coeur - fort, il tambourinait dans sa poitrine. Peter sentait la grosseur dans sa gorge diminuer : au contact de ses lèvres, le plus faible des deux se sentait rassuré. Maxime essuya une dernière fois ses joues et lui fit une promesse déroutante. Ce fut au tour de Peter de ne rien y comprendre. Rien n’avait de sens. Pourquoi le choisir lui quand tout indiquait qu’ils étaient faits pour coexister et se voir sans jamais se rencontrer ? Pourquoi lui quand tant d’autres seraient plus dignes de lui donner ce qu’il méritait et voulait vraiment ? Après tout ce qu’il venait de confesser, Peter se sentait vide, lui aussi ; vide de sa force de persuasion. Se pouvait-il qu’il se soit trompé et que Maxime ait eu raison tout ce temps ? Peut-être se trompait-il. Peut-être ferait-il mieux de leur accorder plus de crédit. Se savoir choisi lui retournait le ventre : des milliers de papillons y voletaient, privés de leur nid et c’était sa faute. Le jeune homme rit à son tour, promettant qu’ils seraient capable de tout surmonter. Ils le pourraient sûrement, s’élevant au-dessus de la mêlée, surpassant les petits et gros conflits de la vie mais survivre aux Mages serait une toute autre affaire. Cette après-midi-là, Peter était prêt à le croire, s’enfouir la tête dans le bac à sable du déni et courir se cacher dans un trou sombre avec son amant.

“Ah ça pour être coriace…”

Il n’avait pas été en mesure de l’ignorer bien longtemps. Leurs chemins s’étaient croisés plus d’une fois et son regard l’avait heurté chaque fois ; de véritables petites dagues y semblaient logées, prêtes à le transpercer de toute part s’il commettait l’affront d’appuyer trop longtemps son regard. Peter se redressa et prit appui sur ses jambes pour le hisser à son tour et le pousser à s’asseoir sur le lit qu’il avait quitté pour l’attaquer. Pour l’heure, le beau paon devait se reposer.

“Je pourrais te tuer... ” Peter baissa les yeux, honteux. “Je ne le veux pas, bien sûr. Juste… Tu me rends dingue et j’aurais beaucoup de mal à le retenir… c’est pour ça que tu… et bien que tu n’as plus de force. Je… Je te l’ai volée. Tu as réveillé ce quelque chose en moi qui a… que j’ai changé. Je croyais avoir enfin trouvé la beauté que j’ai cherchée toute ma vie. Je n’avais pas compris que je l’avais déjà… Paris, si je t’embrasse encore… je ne suis pas sûr de pouvoir un jour m’arrêter.”

Parce qu’il en mourrait d’envie. Parce qu’un baiser de plus les conduirait tous deux à perdre la raison et à se perdre dans le corps de l’autre. Parce que leurs lèvres jointes serait l’invitation ultime à d’autres festivités auxquels eux seuls seraient conviés. Parce son parfum lui faisait perdre la raison et qu’il voulait le sentir au creu de ses hanches. Parce que la vue de ses jambes musclées et pendant au bord du lit lui donnaient envie de caresser ses cuisses de ses doigts enflammés. Parce qu’il voulait sentir de nouveau la douceur de sa peau contre la sienne et qu’il voulait chasser ces derniers mois dans une étreinte réelle. Cette idée lui fit lever les yeux pour observer l’encolure du jeune homme.

“Maxime… Je n’ai jamais envie de m’arrêter quand je t’embrasse.”

Son corps semblait savoir mieux que lui de quoi ses lèvres parlaient ; il s’approcha jusqu’à venir se loger debout entre ses jambes et venir coller son front contre celui de l’oiseau majestueux. Même assis, le paon grandiose dominait le corbeau de malheur. Comme il rêvait d’entendre dans la bouche si proche de la sienne que tout était pardonné et que tous les maux qu’il avait provoqués - la mort, la destruction, la douleur aussi - étaient pardonnés.
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MessageSujet: Re: The truth is... [Maxime]   The truth is... [Maxime] EmptyVen 7 Fév - 21:44

The truth is... | Peter & Maxime
Il ne sait pas quel sens a ce baiser, s’il est là pour exprimer quelque chose. Pour Maxime, il est l’évidence même que ce qu’il ressent pour Peter n’est pas anodin. Tout son corps se précipite pour lui répondre, quand bien même il est fatigué et à l’article de l’évanouissement. C’est la preuve irréfutable que, peu importe ce que le sorcier peut lui faire, il répondra toujours présent. Immanquablement, et quitte à en souffrir. Cela coule de source, alors qu’il essuie cette larme surprenante mais bien présente sur la peau de marbre de l’Ecossais. Pendant un instant, il se demande même s’il n’est pas légèrement masochiste, ou si sa naïveté n’a pas atteint des limites dont on ne peut plus revenir. Le fait est que la fragilité de Peter à cet instant est la plus belle chose qu’il ait jamais vu et qu’il ne veut être séparé de lui pour rien au monde. Cela ne l’empêche pas de le craindre, à juste titre. Ces sentiments contradictoires ne font que le perturber d’avantage, lui qui a déjà du mal à aligner deux phrases sans balbutier. Son cerveau est à la dérive et il s’accroche comme il le peut au beau regard du Mage. Cet océan de noirceur qui, pour lui, regorge de promesses. Il veut réellement croire en lui, en ce dont il est capable, peu importe les actions passées dont il semble avoir si honte. Son cœur bat fort, uniquement pour lui. Est-ce que cela ne suffit pas ?

Maxime a un léger sourire à sa remarque. Cet adjectif les qualifie tous les deux, de manière égale. Peu importe le nombre de fois où ils se sont croisés depuis leur première rencontre, aucun des deux n’a abandonné. Leurs regards se combattaient, se cherchaient, se voulaient… sans lâcher prise. Et le Français ne compte pas abandonner maintenant, pas après tout ce qu’ils ont vécu, ce qu’ils ont comme promesse d’avenir ensemble.
Son camarade se redresse, l’entraînant à sa suite et il se tient à Peter pour ne pas tomber encore une fois, ses jambes étant bien trop faibles pour faire office de support stable. Assis sur le lit, il ne lâche pas le jeune homme du regard, la tête légèrement redressée. Il est très fatigué et ne demande qu’un peu de repos, mais pas sans lui. Pas sans son accord, tacite ou direct, qu’il ne fera rien contre lui. Qu’il ne brisera pas sa confiance dans son sommeil en commettant l’acte impardonnable. Il fronce légèrement les sourcils en écoutant l’explication de celui qui pourrait être son premier amant. Ce dernier tente comme il le peut de lui avouer son rôle dans cette histoire et Maxime a bien du mal à y croire. Sauf que la sincérité de Peter est indéniable. Il comprend alors que ce manque de force n’est vraiment dû qu’à ce baiser, chose qu’il ne pensait pas possible il y a de cela quelques minutes. Que ce qu’il y a en le Mage l’a poussé à lui tirer tout ce qui pouvait faire de lui un sorcier. Et que s’ils venaient à recommencer ce petit manège, il n’y survivrait peut-être pas. Mais étrangement, cela ne lui fait pas peur. Bien sûr, il ne connaît rien de la condition de Peter, de ce mal qui semble le ronger de l’intérieur et des actes de son passé. Cela doit-il pour autant l’empêcher de croire en sa bonté ?
Il reste silencieux les premières secondes qui suivent cette révélation. Il a besoin de réfléchir à ce qu’il pourrait lui dire, à ce dont il a réellement envie pour eux. Est-il vraiment prêt à faire face à ce nouveau défi, dont il ne mesure pas encore l’ampleur ? Il a déjà failli y rester. Son regard rencontre de nouveau celui du corbeau, alors qu’il lui avoue la plus belle chose au monde.

“Moi non plus, je ne veux pas que tu arrêtes de m’embrasser.” Dit-il tout bas, le sentant s’immiscer entre ses jambes pour se rapprocher de lui. Ce simple contact fait accélérer les battements de son cœur, alors qu’il ne le quitte pas des yeux. Peter est là, tout près, son visage à quelques centimètres du sien, offert. Mais il ne le prend pas tout de suite. Pas encore. Il est toujours confus, dans le doute. S’il n’a pas peur de la mort, il ne cherche pas nécessairement à la provoquer. Et si, en effet, Peter ne savait pas se retenir ? Que ce qui l’habitait prenait le dessus sur ses sentiments à son égard et le dévorait tout cru ? Il s’en voudrait d’être sa victime. Ce serait de sa faute, il l’aurait poussé à l’embrasser une dernière fois, par peur de le perdre.
Ses mains viennent se positionner sur ses jambes et remontent le long de sa taille, avec douceur et prudence. Il peut sentir sa chaleur communiquer avec la sienne et ne rêve que d’une chose, passer ses doigts sur sa peau fine d’albâtre. Il veut connaître à nouveau cette sensation indescriptible quand il le tient contre lui, lui fait savoir qu’il le désire. Son odeur, entêtante et enivrante, ne cesse de martyriser son pauvre cerveau qui lui crie, sous toutes ces émotions, de se tenir à l’écart du Mage. Qu’avec lui, il ne fera que souffrir. Mais il ne l’écoute pas. Ses mains prennent le visage de l’Ecossais en coupe et le tirent un peu plus vers lui, laissant leurs lèvres s’effleurer dans un désir commun d’unisson.

“Et si on y va doucement ? J’ai foi en toi. Je sais que tu ne me feras rien d’irréversible. S’il-te-plaît… Laisse-moi une chance…” De faire partie de sa vie, de connaître ses secrets. De l’aimer. C’est là tout ce qu’il souhaite de plus profond et inavouable. Pourtant, il sait bien que tout cela ne tient qu’à un fil. Qu’un beau jour, cette chose pourrait prendre le dessus sur Peter et le dévorer jusqu’à ne plus rien laisser de lui. Qu’il ne soit plus suffisant pour l’arrêter. Qu’il ne l’aime plus assez pour trouver de l’intérêt à sa vie. Tout ça, il le sait et il en a peur. Jamais il n’oubliera cette sensation de vide à son réveil, ce rêve étrange où il a dû faire un choix entre les deux Peter de sa vie. Mais plus fort encore, il y a ce qu’il ressent pour le sorcier. Il ne peut pas le taire ou le supprimer d’un coup de baguette magique ! C’est trop puissant, trop dur à supporter sans lui…
Son souffle se mêle au sien. Ses mains sont légèrement tremblantes contre sa peau. Il plonge son regard océan dans celui du corbeau. Malgré les cernes naissantes dues à sa condition et le trouble qui y réside, il n’a jamais eu d’yeux plus purs que ceux-ci.
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MessageSujet: Re: The truth is... [Maxime]   The truth is... [Maxime] EmptySam 8 Fév - 15:38

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Croyait-il vraiment pouvoir obtenir l’absolution dont il rêvait tant en lui avouant ses remords, en formulant sa plus grande peur ? Pensait-il sincèrement que Maxime serait en mesure de comprendre qu’à part Lui, il ne regrettait rien - pas un geste, pas un baiser, pas un seul fragment d’énergie dérobée à autrui ? Le sorcier ne pleurait pas son sort mais plutôt leurs étoiles contraires ; Shakespeare avait pourtant prévenu les sorciers des centaines d’années plus tôt : fous étaient ceux et celles qui croyaient pouvoir survivre au destin et s’aimer sans périr dans la douleur. Complètement aliéné du monde qui les entourait, Peter ne voyait que Lui, que cette grande salle jonchée de lits et de draps blancs. Il n’était pas en mesure de distinguer d’autre odeur que celle de son parfum enivrant tandis que son nez frottait le sien avec tendresse et qu’il séchait ses larmes en se perdant dans la chaleur du simple contact de ses jambes contre ses cuisses. Rien d’autre n’avait plus la moindre saveur ; il n’y avait que ces lèvres qu’il avait embrassées un instant plus tôt et qu’il désirait plus que tout au monde. Ses yeux voyaient pourtant les siens - inquiets et interloqués -, auraient dû le prévenir et le faire détaler sans demander son reste. Peter avait prouvé plus d’une fois qu’il ne savait pas ce qui était bon pour eux. La réalisation semblait difficile et, alors qu’elle se distillait rapidement dans les veines du jeune homme affaibli, le coupable fut heureux de sentir son attention absorbée par la douceur de sa peau. Même dans un sale état, le jeune homme était doux, attendrissant et incroyablement beau. Il ne s’était pas trompé ce soir-là, lorsqu’il avait vu en lui une chose incroyable, unique ; c’était cette même réalité qui lui avait fait la peur de sa vie. Il collectionnait d’ordinaire les joyaux les plus précieux du monde des sorciers mais n’avait jamais encore rencontré la parure des dieux. Son aveu enfin formulé, Peter attendait, blotti contre lui, d’entendre sa sentence : Maxime lui demanderait de partir, de ne jamais chercher à le recontacter, lui dirait sans doute qu’il le dégoûtait, comme il l’avait fait avant que leur baiser ne les conduise jusqu’ici. S’il lui était donné pour la dernière fois de le voir ce jour-là, le Mage voulait profiter de chaque seconde et sentir son parfum si fort qu’il serait capable de se le remémorer des semaines plus tard. Il regretta plus que jamais de ne pas avoir les capacités magiques de son amie qui avait ensorcelé un mouchoir en soie pour lui : enchanté, le bout de tissu retenait toutes les douces odeurs qu’on lui appliquait en le frottant. Il aurait pu capturer son parfum, l’odeur de sa peau, à défaut de de devoir le libérer de ses filets. Se sentant sale, le jeune adulte ne se sentait pas capable de soutenir son regard plus longtemps. Il méritait ce qui l’attendait…

Ses pupilles se dilatèrent lorsqu’il entendit Maxime confesser qu’il ne voulait jamais plus se passer de ses lèvres. Il planta son regard sombre dans les yeux clairs du jeune homme, un doux espoir naissant au creux de ses reins. Si l’un ne voulait plus jamais quitter la caresse de l’autre, le deuxième était terrifié que ce soit le dernier. Leurs cœurs semblaient battre à l’unisson et peut-être que s’il avait été plus attentif, Peter aurait été capable de les entendre taper de l’intérieur. L’adrénaline s’emparait doucement de chaque organe, chaque muscle et lui rendait toute la force dont il était investi. Ne pipant mot, Peter ne décrocha pas son regard du sien lorsqu’il sentit les mains hasardeuses du garçon passer prudemment sur ses cuisses et sur ses hanches, puis sur son visage pour calmer la respiration plus rapide de l’oiseau noir. La caresse d’un chuchotement lui parvint aux oreilles alors que Maxime l'invitait à lui faire confiance et à leur donner une chance de plus. Peter demeura interdit encore quelques instants. Les mots lui manquaient autant que sa respiration ; son cœur battait à tout rompre et sa tête était entourée de coton dans les mains de Maxime. Ses pensées cessèrent brusquement de tourner lorsqu’il ferma les yeux et laissa ses lèvres toucher les siennes avec la même douceur que le précédent baiser. Ses mains rejoignirent la hauteur des siennes pour attirer son visage plus fort contre le sien et le baiser se fit rapidement moins chaste. Dans chaque caresse se libérait son désir de lui et de rien d’autre ; dans chaque mouvement s’échappait le feu de la passion qui les guettait tous les deux depuis plusieurs mois. Le rapace renversa tendrement Maxime sur le lit, d’abord de côté pour ne pas le faire tomber, puis sur le dos pour qu’il soit confortablement installé. Il s’envola jusque sur le matelas et l’enfourcha en prenant soin de ne pas peser sur son corps vidé d’énergie. Ses lèvres retrouvèrent le chemin de son cou qu’elles avaient parcouru en mars. Il baisa sa peau chaude et pâlie de son feu ardent puis remonta jusqu’à ses lèvres blanchies. Ses yeux brillaient d’une flamme violette, signe que le monstre était bien là et qu’il luttait déjà pour le garder enchaîné. Dans son esprit se battaient deux créatures imposantes : son désir et sa peur de lui faire du mal. Cette fois, Peter était bien décidé à les laisser seuls mener ce combat pour accorder à Maxime toute l’attention qu’il méritait. Ses doigts s’emmêlaient dans les boucles du garçon adossé au matelas et son corps se soulevait et descendait sur lui dans une danse suggestive.

Il ne voulait plus qu’une chose : que Maxime puisse ressentir la même passion que lui, qu’il soit en mesure de lui rendre avec la même ardeur ses gestes et ses baisers passionnés, que son corps retrouve toute la vie qu’il lui connaissait. Ses baisers se firent plus pressants alors que son corps réagissait tout entier à la situation des plus séduisantes et se tendait de toute part. Ses lèvres ne laissaient aucun répit au paon blessé qui subissait sûrement autant qu’il redemandait la soif de l’Écossais. Peter ouvrit soudain les yeux en sentant un nœud se libérer dans ses poumons : une volute d’énergie violacée s’échappa de sa bouche pour regagner son propriétaire. Elle voleta et fut aspirée par le corps de Maxime qui luttait pour retrouver de sa superbe. Petit à petit, sans savoir comment, le démon rendait ses ailes à l’ange tombé à la renverse. Une deuxième volute s’échappa et revigora le garçon qui reprenait aussitôt des couleurs. L’incube sentait son trop plein de force le quitter en même temps qu’il perdait son esprit dans la contemplation de ce corps qu’il s’apprêtait enfin à dévorer de ses lèvres mortelles.

“Ne t’arrête jamais...”, l’implora-t-il en soulevant son haut de sa poigne pressée.

Il le voulait. Maintenant. Tout de suite. Il ne pensait plus qu’à ça, qu’à leur union. Ses lèvres ne laissèrent pourtant aucun répit au garçon qui reprenait vie sous ses yeux rassurés. Bientôt, Maxime dut l’aider à retirer son haut tandis que Peter ôtait prestement le sien. Torses nus, ils se mangèrent des yeux avant de reprendre l’activité la plus belle au monde : leur baiser.

“Leroy… Je t’ai toujours voulu... ”, lui promit-il alors que ses mains s’aventuraient sur la ceinture du jeune homme et la faisait glisser pour libérer son pantalon.

Une heure, ou deux c’était tout ce qu’il demandait. Que la fée Morgane les prenne tous les deux ensuite ! Il n’y songeait même pas. Il ne songeait qu’à lui, qu’à eux, qu’à leur corps enchevêtrés l’un dans l’autre. Je te veux plus que tout au monde, lui criait son regard et son sourire alors qu’il reculait son visage pour admirer le magnifique tableau qui se tenait sous son corps à genoux.
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MessageSujet: Re: The truth is... [Maxime]   The truth is... [Maxime] EmptySam 8 Fév - 18:28

The truth is... | Peter & Maxime
Une petite voix dans sa tête, celle de la raison, lui fait savoir qu’il a tort. Au lieu de lui céder de la sorte, Maxime devrait le chasser de l’infirmerie, lui dire ô combien il l’a fait souffrir et qu’il ne le mérite pas. Mais qui est-il pour décider du mérite de chacun ? Il ne se considère pas comme un être exceptionnel et, de ce fait, il ne croit pas que quelqu’un doive être spécial pour le mériter. Il n’est pas plus altruiste ou plus capable qu’un autre. Sa destinée ne lui semble pas être grandiose et il n’a rien fait par le passé pour lequel il puisse briller aujourd’hui. Alors oui, peut-être que Peter ne ressemble pas au partenaire parfait qu’il a tant cherché dans le regard de ses camarades, mais il est lui-même loin de la perfection. Et il n’y a que dans ses yeux qu’il a l’impression d’être vraiment réel. Pourquoi le chasser quand il est le seul à le faire exister ?
Il lui demande une dernière fois de leur laisser l’opportunité de se lier l’un à l’autre, conscient que si Peter vient à refuser cette fois-ci, il ne lui en fera plus jamais la proposition. Il ressentirait trop de souffrance à se faire rejeter une nouvelle fois et le désespoir pourrait le guider sur un chemin qu’il vient pourtant tout juste de quitter. La peur envahit son corps tandis qu’il attend un signe de sa part, même infime, lui indiquant qu’il veut de lui dans sa vie. La réponse se manifeste sous la forme d’un baiser tendre et délicat dont Maxime ne se sent pas repu. Dans son inspiration, il capture toute l’odeur de Peter, celle qui le fait chavirer et active les petits papillons dans son ventre. Cela pourrait tout aussi bien être un baiser d’adieu… Fort heureusement, il n’en est rien et avec un réel bonheur, le Français ressent la pression contre ses lèvres s’accentuer. Sans attendre, il donne à Peter tout l’accès qu’il désire, venant chercher à son tour la caresse de sa langue contre la sienne. Tout cela lui évoque de précieux et douloureux souvenirs, qu’il cherche à effacer de sa mémoire. Il n’y a pas de place pour le doute ou le questionnement, il ne peut pas se permettre de rompre cet instant magique.

Sa prise sur l’Ecossais se fait plus forte, malgré les maigres forces qu’il possède et c’est avec docilité qu’il le laisse l’allonger sur le lit blanc. Au-dessus de lui, Peter lui paraît plus imposant que jamais et sa présence se fait pressante. Il tente de ne pas perdre trop vite la raison et se concentre sur chacun des baisers du Mage, de ses lèvres à son cou, puisant dans ses dernières forces pour le suivre dans cette passion. Mais Maxime se sent diminué et il devient une véritable souffrance pour lui de subir les assauts pourtant ô combien délicieux de Peter. Chaque frisson, chaque flamme dans son corps requiert toutes ses capacités et il peine à lui répondre avec autant de fougue. Simplement allongé sur le dos, il n’est même plus en mesure de prodiguer au jeune homme les caresses qu’il rêve pourtant de lui donner. Sentir sa peau nue contre ses paumes est un délice qu’il ne peut se permettre. Pourtant, il ne lui demandera jamais d’arrêter, trop ivre de ses baisers, de sa passion et de sa chaleur. Il pourrait bien mourir de cette façon que cela ne le dérangerait guère. Ses lèvres viennent à nouveau trouver les siennes, espérant dénicher leur force dans un dernier baiser.
Et c’est au moment où Maxime pense qu’il ne parviendra jamais à offrir à Peter ce qu’il attend de lui, que l’impensable se produit. Aveugle de la situation, il ressent pourtant ce regain d’énergie dont la source n’est autre que son amant. Petit à petit, son teint retrouve de sa superbe et sa poigne se fait plus ferme. Son cœur bat d’une nouvelle flamme et il inspire grandement l’air qui l’entoure, comme s’il ne l’avait pas fait depuis une éternité. Une deuxième salve vient confirmer la première et étrangement, il se sent beaucoup mieux qu’avant. Il ne saurait expliquer comment ni pourquoi, mais son regard luit d’une toute nouvelle lumière.

“Toi, ne t’arrête pas.” C’est comme une supplique qu’il lui fait alors, un douloureux écho à cette soirée funeste où Peter avait cessé leur étreinte pour s’enfuir sans une explication. Enflammé par ce nouveau regain d’énergie, Maxime se promet qu’il ne le laissera pas partir cette fois. Son corps retrouvé, il se sent prêt à passer le pas de l’union avec cette personne plus énigmatique que merveilleuse. Offrant son aide, ils se retrouvent le torse à nu et sa contemplation du nouveau corps de Peter ne semble pas avoir de fin. Comme au jeu des 7 différences, il remarque ce qui n’était pas là auparavant ou ce qui a tout bonnement disparu. C’est un jeune adulte qui lui fait face, dont la peau marbrée attire ses baisers fiévreux.
Il est surpris par sa confidence, y trouvant un réconfort dont il ne soupçonnait pas avoir tant besoin. N’être qu’une passade pour Peter est loin d’être ce qu’il désire et sans qu’il ne lui en ait fait la demande, ce dernier lui apporte la confiance dont il a besoin pour se donner entièrement à lui. Il aura toujours cette crainte de se faire abandonner, tout comme le lui a fait justement remarquer Rasmus, quelques jours plus tôt. Essaye-t-il vainement de donner à Peter un rôle qu’il ne lui convient pas ? Doit-il lui en vouloir, dans ce cas, s’il ne correspond pas à ses attentes ? Des attentes qui ne reposent que sur un deuil mal géré. Il chasse ces pensées de son esprit et ses mains remontent en glissant le long des jambes encore trop protégées par le tissu du corbeau au-dessus de lui.
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MessageSujet: Re: The truth is... [Maxime]   The truth is... [Maxime] EmptyDim 9 Fév - 11:49
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L’énergie affluait en arabesques lumineuses aussitôt happées par la bouche envieuse du garçon qui ne demandait qu’une chose : retrouver son énergie pour profiter pleinement de la situation et de l’heureux élu. Leurs caresses ardentes attisaient le pouvoir du garçon qui libérait sans s’en rendre compte ce qu’il tenait jalousement prisonnier. Le médaillon brûlait sur son torse dessiné et enveloppait le Mage dans un cocon d’exaltation. À cet instant précis, Peter aurait donné sa vie pour préserver la sienne et pouvoir, ne serait-ce qu’un instant, goûter à un seul et tout petit moment de véritable bonheur. Et c’est ce qu’il faisait en lui rendant sa fougue et un peu plus encore. Son regard illuminé de violet retrouva bientôt la noirceur de ses iris sans fond. Il voulait y perdre le garçon et y garder prisonnier de ses bras le garçon pour toujours. Goûter sa peau, son corps serait un met aussi divin que la senteur de la vie qu’il était capable de lui voler en un battement de cil. Il mettait toute son énergie dans les caresses de ses lèvres sur son cou et sur son besoin de le sauver de lui-même. C’était sans doute pour cette raison que la magie avait opéré et, dans un moment aussi beau que leur union, avait consenti à rendre ce qui avait été dérobé. Déjà, Peter sentait les mains du garçon reprendre vie sur sa peau ferme et parcourir son corps avec une délicatesse appuyée d’un homme qui s’apprêtait à lui subtiliser quelque chose à son tour. Maxime lui rendait son baiser avec une passion qu’il ne connaissait que trop bien pour l’avoir déjà trouvée une fois auparavant en France. Ce graal, il lui semblait être incapable de s’en lasser un jour. Les deux corps appuyés sur le matelas s’entrechoquaient dans des bruits d’hommes qui longtemps avaient retenu leurs pulsions communes. Il le supplia à son tour de ne plus s’arrêter, de ne pas lui faire faux bond, pas une fois de plus. Un sourire se dessina sur les lèvres du jeune homme alors qu’il l’aidait à retirer son haut et en faisait de même avec le sien avant de fondre de nouveau sur son cou pour le couvrir de baisers beaucoup moins innocents. Le corps de Maxime retrouvait toute sa vigueur et manifestait son bonheur de voir ainsi l’homme en qui il accordait tant de confiance se dresser fièrement au-dessus du sien qu’il s’apprêtait à dévorer. La toison fine et presque invisible du sorcier blond attirait le regard de Peter en même temps que ses lèvres ; il était impeccablement dessiné et sa poitrine d’homme promettait mille délices à quiconque serait en mesure de la savourer. Son délicat parfum se faisait plus fort au creux de ses pectoraux naissants, là où la chaleur permettait aux arômes de se libérer dans une danse endiablée et ensorcelante. L’animale perdait la raison dans la contemplation et la délectation de ce torse qui renfermait un cœur prêt à exploser. Peter se redressa tout juste à temps pour voir Maxime se redresser et l’attaquer de baisers ; il pressa sa tête contre son torse enflé de désir et l’invita à ne jamais cesser ses caresses qui lui coupaient le souffle. Le corbeau avait pourtant connu d’autres mets plus gourmands mais la chaleur du souffle d’un Roy sur son corps le mettait dans des états qu’il ne connaissait généralement que bien plus tard. Il y avait une urgence dans leur respiration commune, un besoin de se prouver que tout cela était vrai. Ils s’accrochaient l’un à l’autre comme on s’accrochait à un rêve, de peur de le voir s’évanouir au petit-matin. Aucun réveil, aucun alarme ne venait faire taire le bourdonnement que Peter entendait chaque fois que les lèvres féroces de Maxime embrasaient son torse. Comme Maxime, le Mage abandonnait ses doutes pour s’oublier un instant et disparaître dans une étreinte préservée des regards et des représailles. Il n’y avait qu’eux. Ils n’étaient qu’eux. Ils ne seraient plus qu’un.
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