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 Let's get the party started {Maxime}

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Peter J. MacArthur
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Peter J. MacArthur
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MessageSujet: Let's get the party started {Maxime}  Let's get the party started {Maxime} EmptyMer 19 Fév - 17:17
Peter
&
Maxime
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Un paquet sous le bras, Peter tournoyait dans sa chambre pour attraper coup sur coup sa cape, son manteau (un peu plus moldu et passe-partout), son écharpe et puis encore sa baguette qu’il avait posée sur la table de chevet. Il devait se dépêcher pour arriver à temps au portail qui devait le mener en France pour l’occasion. Un sourire aux lèvres, le garçon remercia son père d’une accolade et s’approcha de l’objet que la patriarche des MacArthur avait transformé en Portoloin pour que sa femme puisse rejoindre sa famille dès qu’elle en exprimait le besoin.  Bienheureux de pouvoir profiter de ce transport magique, le garçon sourit et fit un signe de tête à sa mère qui peignait dans un coin de la pièce avant de saisir le miroir argenté mais brisé dans sa main droite et le paquet dans la gauche. Son visage se dissipa en de larges vagues vaporeuses tandis que la pièce se mettait à tourner de plus en plus vite et qu’ils étaient aspirés vers le plafond. Ce dernier semblait se dérober pour laisser le ciel épouser le tourbillon magique qui l’avalait tout entier et faisait voler ses cheveux longs dans le vent. Peter éclata de rire et entendit sa joie tempêter dans l’espace temps. Il aurait dû attacher ses boucles brunes pour s’éviter de ruiner plusieurs minutes de brossage réglementaire ; on n’obtenait pas des cheveux aussi soyeux en lambinant devant l’idée de les soigner. Fort de toutes les visites qu’il avait dû rendre à sa famille française, le jeune homme n’expérimentait plus depuis longtemps les nausées que ces voyages occasionnaient chez les plus novices. Le tourbillon décéléra doucement et il sentit la gravité se raccrocher à son corps pour le faire tomber des cieux et apparaître dans le salon cossu de sa tante. Celle-ci l’attendait de pied ferme, un croissant et une tasse en porcelaine pleine de thé posées à côté d’elle sur une jolie nappe blanche. Elle se jeta sur lui et lui prit joyeusement le miroir des mains pour le poser sur un guéridon et le prendre dans ses bras. La jolie femme aux rides d’expression et au chignon impeccable lui fit la bise avant de l’inviter à s’asseoir et prendre des nouvelles de ses parents.

“Ils vont très bien. Maman t’embrasse, elle terminait sa dernière peinture quand je suis partie. Papa demande à ce que tu lui fasses parvenir un pot de miel, tu sais, comme celui que tu nous avais amené la dernière fois ?”

Il prit une gorgée du Ceylan noir et un croc dans la viennoiserie achetée pour lui. Sa tante lui raconta les dernières frasques de son mari, un grand banquier moldu de bonne famille qui était, selon ses dires et selon les légendes familiales, l’homme le plus maladroit au monde. Qu’il ait atteint un tel niveau dans sa carrière avec ce défaut était un miracle moderne, même pour une famille de sorciers. Peter rit de bon coeur mais ne fit qu’une bouche de la pâtisserie beurrée. Il se rinça la bouche au thé très infusé et se leva pour récupérer son paquet.

“Je ne sais pas trop à quelle heure je rentrerai. Je ne veux pas que tu t’inquiètes !”

La dame balaya sa remarque d’une risette franche et d’un mouvement de la main gracieux et lui promit de le traiter comme le fils qu’elle n’avait jamais eu. Autant dire tout de suite qu’elle serait folle d’angoisse si Peter ne donnait pas signe de vie ce soir-là. Elle lui parla du téléphone - cette invention moldue qu’elle était sûre qu’il trouverait chez son hôte à Paris - et d’un numéro qu’il devait composer sur le cadran pour la joindre et la rassurer. Devant la complexité de la chose, Peter grimaça et lui promit plutôt de lui laisser un mot pour lui dire à quelle heure il était rentré. Cédant devant le sourire charmeur et déterminé de son neveu, la dame lui ouvrit les bras, l’enlaça une nouvelle fois et le laissa partir avec les bras croisés sur sa poitrine. Peter descendit les marches de l’immeuble haussmannien et sortit dans la cour intérieure pour transplaner loin des regards indiscrets.

Il réapparut aussitôt dans une petite rue que sa tante empruntait toujours pour transplaner. Un charme de confusion empêchait les moldus d’y prêter la plus petite des attentions et l’endroit était une cible de choix pour apparaître et disparaître loin des yeux indiscrets. Replaçant ses longues mèches couleur corbeau derrière ses oreilles, le sorcier sortit de sa cachette et rejoignit le flot de personnes qui déambulaient d’un pas décidé dans les rues de la capitale française. L’oiseau avait étudié la carte et savait où il devait se diriger. Heureusement pour lui, la ruelle se situait dans le bon arrondissement.

Reprenant son souffle après avoir gravi deux par deux les marches de l’escalier parisien, Peter appuya sur la sonnette, certain d’être le premier arrivée à la petite soirée. Et pour cause ! Il n’était que treize heures.

“Hey ! Je suis pas en retard, si ?”, il plaisanta en voyant le panneau de bois pivoter sur son axe.
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Peter
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Maxime Leroy
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Maxime Leroy
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MessageSujet: Re: Let's get the party started {Maxime}  Let's get the party started {Maxime} EmptyMer 19 Fév - 18:45

Let's get the party started | Peter & Maxime
Un dragon crachant du feu, des balais un peu partout, une baguette magique très puissante… son rêve - un gros foutoir sans nom - prend fin lorsque son oreille perçoit le son du réveil de ses parents. Il sait qu’il va ouvrir les yeux d’ici quelques secondes - ou peut-être minutes avec de la chance - et Maxime lutte de toutes ses forces pour garder les paupières closes. Déjà, il entend les pas de ses géniteurs qui trahissent leur affairement pour mettre en place le petit déjeuner français, dont ils ont coutume. Le jeune sorcier enfonce son visage dans l’oreiller, tentant de grappiller quelques secondes supplémentaires de son sommeil. Bientôt, il lui faut abandonner cette entreprise car son corps se réveille à son tour, sa vessie en première. Il entrouvre un œil pour se faire aussitôt agresser par un rayon de soleil qui perce les stores de sa chambre. Un deuxième et bientôt, il doit ouvrir les deux yeux et tente de s’accommoder à la luminosité qui va bientôt inonder la pièce. Se frottant la tête, il se tire du lit et marche en baillant vers la fenêtre, qu’il ouvre avant de faire de même avec les stores. Aérer un peu ne fera pas de mal. Il sent très vite l’odeur du café et du pain chaud se glisser dans les encadrures de sa porte et content d’avaler quelque chose de bon, il sort rejoindre ses parents pour le petit-déjeuner.

Ceux-ci ne manquent pas de lui faire des recommandations quand à son comportement une fois qu’ils seront partis pour leur séjour en Autriche. “On te l’a dit, on est d’accord pour que tu fasses une fête avec tes amis mais pas plus de vingt personnes, et pas de magie !” L’adolescent hoche de la tête, tentant de ne pas lever les yeux au ciel tandis que sa mâchoire s’évertue à ramollir le pain dans sa bouche. Il sait bien que sa mère n’aime pas qu’il y ait de la magie entre ces murs et c’est une règle qu’il compte bien respecter. Par contre, pour le nombre d’invités, il a en effet omis quelques personnes… Car, de ce qui est prévu, ils seront bien plus de vingt ! Mais là encore, il ne veut pas fâcher ses parents, qui ont été bien sympathiques de lui laisser l’appartement pour son anniversaire. Ils ne rentreront que le surlendemain ce qui, selon ses calculs, lui laissera assez de temps pour réparer les futures bêtises de ses comparses.

Le petit-déjeuner terminé, Maxime va traîner dans sa chambre pendant que ses parents terminent de faire leurs bagages. Vers onze heures, ils sont enfin prêts à partir et il va les saluer, cachant sa joie d’être enfin seul. Il a énormément de choses à faire pour préparer la soirée qui arrive et s’est même fait une petite liste pour ne rien oublier. Le plus important étant les courses, pour qu’ils aient de quoi manger et boire en suffisance. Mais avant cela, il fait un peu le ménage dans les pièces de l’appartement puis se fait un déjeuner rapide, composé du reste de la baguette fraîche du matin, de jambon et de beurre. Plus français, tu meurs. Avec tout ce ménage vient inévitablement la douche et en voyant qu’il n’est pas loin de treize heures, il se dit qu’il a largement le temps de se prélasser un peu. Se décrasser est un vrai plaisir, qui aurait duré plus longtemps si on n’avait pas sonné à la porte du domicile. Il n’attend personne avant plusieurs heures et ses parents seraient entrés avec leurs propres clés - alors qui cela peut-il bien être ? Essayant de ne pas glisser sur le parquet de l’appartement, Maxime attrape un drap de bain qu’il passe autour de sa taille, met une autre petite serviette autour de son cou pour rattraper les gouttes de ses cheveux encore bien mouillés et se dépêche d’aller ouvrir. Sûrement la vieille voisine qui a encore perdu son chihuahua. Il en a plus que marre de courir à la recherche de ce rat sur pattes.

Donc quelle n’est pas sa surprise lorsque ce n’est pas le vieux visage fatigué de Mme Durand qui apparaît derrière le battant en bois, mais celui jeune et fringuant de son camarade Ecossais. Maxime doit sûrement avoir l’air surpris, parce qu’il l’est vraiment et a bien du mal à le cacher. Sa main se porte aussitôt vers son drap, qu’il ressert un peu plus autour de ses hanches. Il se sent soudainement très mal à l’aise d’avoir ouvert dans cette tenue si légère… “Hey…” Arrive-t-il à dire entre deux déglutissements. Sa présence si tôt n’était pas attendue, il n’était même pas sûr que Peter vienne à cette soirée. Il s’y est repris à quinze fois avant de l’y inviter et s’est toujours dit que le jeune homme ne serait pas assez intéressé pour s’y pointer. Ou du moins, qu’il viendrait pour la dernière heure, avec quelqu’un au bras et repartirait de la soirée avec une autre personne. Bref, la surprise est totale.

“En retard ? Non, là ça ne risque pas… mais entre !” Il se déplace sur le côté pour le laisser s’infiltrer dans l’appartement, que Maxime se félicite soudainement d’avoir eu le temps de nettoyer avant que son ami n’arrive. Il le regarde se faufiler dans le couloir et referme la porte de l’appartement à clé derrière lui, pour plus de sécurité. Il espère qu’aucune autre personne n’aura la même idée que Peter, car son après-midi risque d’être compliquée. Mais en même temps, l’idée d’être seul avec le Serdaigle est assez étrange et un peu effrayante. De quoi vont-ils parler ? Il fantasme sur lui depuis des mois sans jamais se permettre de tenter quoi que ce soit. Parce qu’il sait bien comment il est, qu’ils ne se correspondent pas…

“Je suis désolé, je n’attendais personne si tôt. Rien n’est prêt, je dois encore aller faire des courses, tout ça… Mais euh… pourquoi t’es là si tôt ?” Demande-t-il légitimement après tout, car il est certain d’avoir dit à tout le monde de venir à partir de dix-neuf heures seulement. Histoire qu’il ait le temps de tout préparer et d’assurer ses arrières en cas de retard de sa part. Encore dégoulinant de sa douche récente, il lâche la serviette autour de sa taille - qui heureusement, tient bien - pour frotter et sécher ses cheveux au plus vite.

“Est-ce que tu veux quelque chose à boire, le temps que j’aille m’habiller ? Tu peux te servir dans le frigo sinon, si tu veux. Y’a un peu de tout mais évite de toucher au bourbon de mon père ou il va péter une pile.” Il s’approche un peu plus de Peter tout en maintenant une certaine distance de sécurité.
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Dernière édition par Maxime Leroy le Jeu 20 Fév - 19:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Let's get the party started {Maxime}  Let's get the party started {Maxime} EmptyJeu 20 Fév - 10:25
Peter
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Il y eut d’abord ces yeux bleu océan, ce regard impressionnant, happant, puis ces cheveux d’ordinaire châtain clair mais alors trempés et qui gouttaient sur ses épaules largement sculptées. Détaillant du regard le garçon qui lui ouvrait la porte, Peter attarda son regard sur son torse à peine séché, sur son abdomen parsemé de bosses gracieuses et sèches, et sur la serviette blanche qui tenait fermement sa taille. Un sourire malin se dessina sur ses lèvres alors qu’il faisait marche-arrière pour fixer l’heureux élu du jour dans les yeux. Il avait peut-être bien fait, finalement, de venir plus tôt. L’idée n’avait pas été trouvée sans arrière-pensée.

Il chantait à en perdre le souffle, tentant et réussissant chaque fois à atteindre les notes difficiles de la chanson choisie par leur maître des arts magiques. Sa voix se répandait dans la salle en magnifiques réverbérations. Le professeur guidait ses gestes de sa baguette, l’incitait à se redresser, à fermer les yeux et à laisser son corps être investi par le son. Le morceau touchait à sa fin et le professeur l’invita à reposer sa gorge sèche. Peter avala plusieurs lampées d’eau fraîche et prit place sur une chaise pour réviser son couplet. Ils passeraient bientôt à la chorégraphie de la chanson pour maîtriser parfaitement le numéro. Dans un coin de la salle, un étudiant français le regardait avec insistance depuis plusieurs minutes déjà. Habitué à l’attention qu’on pouvait lui porter, le Serdaigle ne s’en était bien sûr pas formalisé et lui laissait tout le temps de venir parler sans risquer de le brusquer. Il connaissait Maxime depuis quelques mois et avait échangé quelques mots agréables avec le jeune homme qui semblait aussi intéressant qu’il était beau garçon. Prenant son courage à deux mains, le jeune homme s’approcha finalement de lui et prit place sur la chaise toute proche pour le saluer et lui parler de son anniversaire ; il semblait presque confus et subitement timide de le mentionner. Il organisait une petite fête et se disait que “ce serait sûrement cool s’il pouvait venir”. Le garçon avait ri dans sa barbe et l’oeil brillant, s’était tourné vers lui pour lui confirmer sa présence. Là encore, le très touchant jeune homme sembla désolé de l’avoir mentionné.

La surprise se lisait dans son regard ; à l’intérieur, les flots se précipitaient pour briller plus fort dans la lumière. Peter sourit à nouveau, content du petit effet que son arrivée anticipée avait provoqué. Il aurait pu décider de passer la journée avec sa famille ; sa tante lui répétait souvent qu’il lui manquait et que son mari était chaque fois attristé de ne pas avoir pu le saluer. Plutôt que de renouer avec le lignage de sa mère, le bel Écossais avait préféré se pointer plus tôt à la petite soirée - bien plus tôt. L’idée de passer la journée en compagnie du charmant et énigmatique Maxime le rendait si heureux qu’il ne tenait pas en place. Il ressentait la même excitation qu’on expérimentait à l’approche de son anniversaire, d’une sortie au parc d’attractions des sorciers ou d’un premier rendez-vous galant. Une chose était sûre : la vue ne lui faisait pas regretter son choix. Leroy se décida à le laisser entrer avant de se réduire à l’état de flaque tant il dégoulinait sur le palier. Le jeune homme se plaça de côté dans l’encadrement de la porte et l’invita à pénétrer dans l’appartement parisien. Peter pivota pour lui faire face alors qu’il entrait dans le petit couloir. Sans réfléchir une seconde, il profita de la proximité que lui offrait l’espace réduit pour sentir son parfum discrètement et le frôler ; Maxime sentait bon le gel douche et la lessive fraîche. Il le regarda droit dans les yeux alors que son bassin frôlait la serviette qu’il tenait fermement dans ses mains. S’éloignant dans l’entrée, le grand joueur se retourna pour lui faire de nouveau face. L’appartement était aussi cossu que celui de sa tante et Peter repéra la même cheminée condamnée ; elle était peinte en blanche et servait d’étagère. Il rit en entendant Maxime s’excuser de son accoutrement quand, honnêtement, Peter s’estimait des plus chanceux de pouvoir profiter de la vue.

“Faire les courses ? Dans cette tenue ? Si tout le monde fait ça à Paris, je vais peut-être déménager.”, plaisanta-t-il en gardant ses yeux terriblement accrochés aux siens.

Peter sourit et le détailla des yeux, se souciant peu de l’intrusion dans l’intimité de Maxime. Son corps était recouvert de petites gouttelettes que ses cheveux terminaient de répandre sur la peau blanche et soulignée par sa minceur. Il s’attarda plus encore sur la ceinture improvisée que s’était trouvé Maxime. Celui-ci se séchait vigoureusement les cheveux et la contraction de ses muscles faisait trembler son corps resserré. Le spectacle de cette serviette fermement attachée à sa taille gracile le fit hausser un sourcil ; le physique du garçon n’avait donc aucun défaut. Se remémorant la question de l’étudiant à Beauxbâtons, Peter fit quelques pas en avant pour réduire tout doucement la distance qui les séparait dans le couloir étroit.

“Mmmh ? Une histoire de Portoloin à heure fixe et surtout de culpabilité : je me suis dit que j’allais quand même pas laisser le Birthday Boy se débrouiller tout seul. Ca ne me dérange pas…”, lança-t-il, curieux. “... de te filer un coup de main, je veux dire.

Peter rit en levant la tête pour mieux le dévisager ; Maxime était plus grand d’au moins cinq bon centimètres, une chose que le corbeau remarquait tout seulement maintenant.

“T’es vachement grand !”, le coupa-t-il spontanément.

Le jeune homme s’approcha pour mesurer la différence de taille et se retrouva quasiment nez à nez avec le garçon qui n’en finissait plus de tremper le parquet. Les yeux posés sur son front et sur la naissance de ses cheveux, Peter fit mine de jauger la dissemblance et, satisfait, annonça son verdict avant de rire :

“Je dirais bien… au moins deux inches de plus… 6 pieds 4 ? Mmmh pardon. Comment vous dites en français déjà…? 1m93, quelque chose comme ça ?”

Il recula ensuite, s’intéressant à une babiole sur la cheminée. Il déposé le paquet qu’il avait apporté juste à côté.

“Thanks, Leroy, il lui donnait un surnom pour la première fois. “Je pense que je vais me prendre un verre d’eau pour commencer. N’essaie pas déjà de me rendre saoul, j’ai toute la soirée pour ça.”

Le corbeau gloussa de nouveau en s’imaginant la soirée épique qui se préparait. Il se retourna au moment même où Maxime s’approchait, sa main ayant dangereusement quitté la ceinture qu’il tenait fermement autour de sa taille. Les yeux sombres du garçon s’éclaircirent alors qu’il s’approchait de lui pour le suivre jusque dans la cuisine.

“Fuck!”

Une petite flaque d’eau sur le parquet ciré l’avait fait glisser et Peter avait entraîné le jeune homme dans sa chute. Nez à nez avec Maxime, Peter se retrouvait étendu sur lui et sentait son tee-shirt noir sécher son corps détrempé.

Sorry, mate. Je t’ai pas fait mal au moins ?”, demanda-t-il en se redressant sur l’appui de ses seules mains.

Interesting..., pensa-t-il en réalisant que la protubérance qu’il sentait contre sa jambe ne pouvait pas être la baguette magique de Maxime. Il se redressa rapidement et lui tendit une main ferme pour l’aider à se soulever.

“Tu devrais me dire où je peux trouver la serpillère. Je vais passer un coup pendant que tu te douches. On n’a pas spécialement envie de voir tes convives s’étaler sur le sol…”

Or… do we? Peter attendit que Maxime lui indique le petit placard où sa famille rangeait leur matériel de nettoyage.

“Fuck! J’oublie toujours que je maintenant je peux faire de la magie en dehors de l’école. Un petit sort et cette flaque fait pouf.”, proposa-t-il.
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MessageSujet: Re: Let's get the party started {Maxime}  Let's get the party started {Maxime} EmptyJeu 20 Fév - 19:55

Let's get the party started | Peter & Maxime
Il ne s’attendait pas à le voir arriver si tôt, ni même à venir tout court à sa soirée. Cela fait des mois que Maxime observe Peter depuis sa place, n’ayant échangé avec lui que quelques phrases dans lesquelles il ne brille pas par sa confiance. Il n’a jamais eu la sensation de l’intéresser et n’a jamais rien fait pour que ce soit le cas. Car s’il sait bien une chose, c’est que l’Ecossais n’est pas pour lui. Lors de son observation approfondie du spécimen, il a pu remarquer les innombrables conquêtes qui sont passées par ses bras, sans jamais rester plus de quelques heures. Et s’il y a bien une chose qu’il ne veut pas être, c’est l’une d’entre elles. Alors Maxime a toujours tout fait pour rester éloigné de la flamme, sans pour autant renoncer à son bel éclat. Pour lui, Peter est comme une sirène qui l’apprivoise de son chant, mais qui pourrait bien le dévorer à vif s’il s’en approchait trop.
Ceci explique sa surprise de le voir sur le pas de sa porte, à une heure où il est sensé être seul à ses préparatifs. Bien évidemment, il ne sait pas comment réagir et encore moins face au Serdaigle, qui l’a toujours tant impressionné par son naturel et son charme bien particulier. Bien évidemment, il finit par le laisser entrer, hors de question de le laisser sur le palier à attendre que la soirée commence. Maintenant qu’il est là, peut-être pourra-t-il se rendre utile ? Maxime se décale sur le côté pour le laisser passer mais est bien loin d’imaginer que l’étroitesse du couloir parisien ne sera pas en sa faveur. Ou peut-être que si. Il a souvent imaginé ce que cela ferait d’être si proche de Peter et maintenant qu’il en a l’occasion, il est frissonnant de peur et de timidité. Leurs bassins se frôlent et dans un déglutissement, sa main se resserre sur sa serviette qu’il craint de voir tomber. Sa tenue le rend bien plus vulnérable et il n’a qu’une hâte, en changer pour être plus confiant et à l’aise.

Il se met à rire nerveusement, avec un brin de rouge aux joues, alors que le jeune homme évoque sa tenue et il essaye tant bien que mal de se montrer sûr de lui et pas du tout dérangé par sa présence. Ce qui est tout l’opposé de ce qui se passe dans sa tête en ce moment. D’ailleurs, il ne tarde pas à lui demander la raison de sa venue si avancée, quand tout le monde ne sera là que dans quelques heures. Il ne pense pas une seule seconde qu’il peut avoir une idée derrière la tête, ne se voyant pas comme une victime potentielle des avances du Serdaigle. Le Français tente tant bien que mal d’arrêter l’inondation en commençant par sécher ses cheveux, se rendant plus décoiffé qu’il ne l’était déjà. Sa serviette tient comme par magie et il en est bien content, car exposer sa nudité face à cet élève en particulier le rendrait rouge de honte. Les adolescents peuvent être cruels entre eux, même les sorciers et Maxime ne veut pas être l’objet de rumeurs absurdes sur son physique à Beauxbâtons, ou même à Poudlard. Or, à ses yeux tout du moins, Peter a l’air de quelqu’un qui aime bien papoter de ces choses-là… Sa joie de vivre est pourtant communicative.

“Bah… euh… c’est gentil mais tu sais, je peux m’en sortir tout seul. Enfin, comme t’es là maintenant… c’est bien aussi ! Comme ça, ça ira plus vite.” Il ne veut pas qu’il pense que sa présence le dérange. Cela le rend juste un peu inconfortable, du moins tant qu’il ne se sera pas mis une petite couche de tissu sur le dos. Le Serdaigle se rapproche alors encore plus de lui et fais un commentaire sur sa taille. Maxime se demande bien à quoi il joue. S’il tente de faire la conversation parce qu’il est lui aussi mal à l’aise, ou si sa taille l’intéresse vraiment. Difficile de choisir et il n’imagine pas une autre option. Il a un petit sourire pour lui répondre mais fronce aussi les sourcils, tentant de comprendre le manège auquel s’adonne l’Ecossais - qui décidément, devrait reculer un peu. “Oui c’est ça, 1 mètre 93. Mais on fait quasiment la même taille hein…” Fait-il remarquer. À quelques centimètres près, c’est du pareil au même et il peut l’affirmer puisque le nez et les lèvres de Peter sont quasiment face aux siennes. Beaucoup, beaucoup trop proches… Le français se racle la gorge et recule un peu à son tour, détournant le visage pour se reprendre. Voilà pourquoi, depuis tous ces mois, il ne s’autorise pas à être seul avec son camarade. Il a bien trop peur de ce qu’il peut provoquer chez lui… Le jeune homme est bien loin de maîtriser ses pulsions adolescentes et il est indéniable que le charme de Peter opère sur sa personne. Il aimerait que ce ne soit pas le cas, mais cela ne se contrôle malheureusement pas. Jusqu’à présent, il a réussi à ne pas faire de gaffe, se contentant de le regarder de loin ou de lui parler de la pluie et du beau temps - parfois, un peu de magie quand ils sont ensembles dans un cours. Mais jamais il ne s’est autorisé à entrer dans un cercle intime avec le Serdaigle. Il connaît sa réputation…

Il sourit un peu à sa réflexion et part en direction de la cuisine pour lui servir le fameux verre d’eau, bien inconscient sur le moment qu’il en distribue sur le parquet à tout va. Il a à peine le temps d’entendre le juron de son camarade que ce dernier s’étale de tout son long sur lui, la surprise l’empêchant de les retenir tous les deux. La chute ne se fait pas en douceur et sous le choc, Maxime ne réalise pas tout de suite que sa serviette cache très difficilement sa partie vulnérable. Il n’est bientôt obnubilé que par le corps de Peter sur le sien, qui aspire toute l’eau de son torse. Interdit, rougissant, le beau français le regarde en se demandant s’il a remarqué que la chute lui a provoqué une petite bosse… Il espère que non.

“N… Non. Y’a pas de mal. Peut-être juste un bleu… ahah.” Il est évidemment très mal à l’aise. Lui qui ne voulait pas trop se rapprocher de l’Ecossais l’a en plein écran, sur lui. Et la sensation de son corps contre le sien est tout à fait grisante. Maxime essaye de taire ses réactions d’adolescent mais il n’y peut rien, c’est plus fort que lui. La proximité de Peter l’a grisé, voire même réchauffé. Alors que ce dernier l’aide à se relever, il fait tout pour remettre sa serviette en place et cacher le début d’amour qui se trouve dessous. Il est extrêmement gêné et honteux mais se dit également que ce n’est pas assez visible pour que Peter l’ait remarqué et que ce dernier ne doit pas avoir senti grand chose pendant chute. Du moins, c’est ce qu’il espère.

“Pas de magie” dit-il brusquement en entendant son camarade parler de sort. “Ma mère interdit la magie dans l’appartement. Le matériel est dans le placard du couloir, je te laisse… faire pendant que je vais m’habiller. Merci du coup de main.” Il se rend aussitôt compte du double sens de ses propos et rougit encore plus. Décidément, il est temps qu’il aille se réfugier dans sa chambre pour se calmer un peu ! Il commence à dire n’importe quoi. C’est d’ailleurs ce qu’il fait aussitôt qu’il a terminé sa phrase et se précipite jusqu’à son armoire, où il sort des vêtements de jour qui se feront remplacer, plus tard, par la tenue qu’il a au préalable préparée pour la soirée. Ne se préoccupant ni de ce que fait Peter ni de la porte de sa chambre ouverte - à sa décharge, elle ferme très mal - il retire complètement sa serviette, s’en sert pour se sécher pour de bon et enfile des vêtements confortables. Il a bien sûr pris le temps de penser à des images très peu excitantes pour faire redescendre la température de son corps. En général, les mamies à poil ça fonctionne bien. Boxer, t-shirt, pantalon, et un sweat pour quand ils sortiront, il revient ensuite dans le salon où il n’y a plus trace de ses flaques d’eau.

“Merci encore, c’est sympa. Bon ! Puisque tu es là pour m’aider, autant s’y mettre tout de suite ! J’ai fait une liste de ce que je dois acheter et mes parents m’ont laissé du fric. Ma mère pense qu’on sera vingt donc je vais sûrement devoir rajouter un peu et piocher dans mes deniers personnels. Mais bon. C’est pas tous les jours son anniversaire !” Tais-toi Leroy. Tais-toi. Il se trouve un peu bien bête à parler autant, avec peut-être un peu trop d’enthousiasme. Il est comme ça Maxime, quand il est nerveux. Et la présence de Peter le rend TOUJOURS nerveux. Alors que ça ne le devrait pas. C’est juste un élève, comme lui.

“Par contre, est-ce que tu veux un autre t-shirt ? Le tien est… un peu mouillé. C’est de ma faute…” Est-ce qu’il se sent coupable ? Oui. Mais beaucoup moins quand il constate que le caractère trempé dudit t-shirt laisse connaître la taille fine et robuste de Peter. Il parlait de quoi déjà ? Ah oui, les courses. Non, le t-shirt. Il faut qu’il soit plus naturel, il ne tiendra pas toute l’après-midi en étant aussi tendu. Façon de parler.
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MessageSujet: Re: Let's get the party started {Maxime}  Let's get the party started {Maxime} EmptyVen 21 Fév - 10:16
Peter
&
Maxime
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À peine quelques centimètres séparaient les deux garçons qui jouaient à deviner lequel des deux était le plus grand. De son œil expert, le sorcier écossais avait deviné la taille du dégoulinant jeune homme qui se pensait maladroitement devoir justifier cet écart. La réaction étira plus largement les lèvres de Peter qui baissa inconsciemment le regard pour le fixer droit dans les yeux ; l’océan bleuté s’écrasait sur les rochers sombres de ses iris.

“Non, non. T’es quand même plus grand.”

Le jeune homme ne faisait que constater une différence de hauteur et ne portait pas le moindre jugement ; Maxime semblait penser le contraire et l’Écossais se demanda s’il ne partageait pas cette malheureuse opinion de lui. Le jeune homme aurait sûrement concédé tous les beaux partis qu’il avait eu le plaisir de fréquenter pendant plusieurs heures mais aurait refusé de se voir estampiller l’étiquette du garçon toujours prêt à critiquer les autres. Peter était plutôt du genre à ne pas se mêler des affaires des autres ; il écoutait paisiblement ses camarades se confier sans jamais révéler leurs secrets les plus obscurs et les plus mélancoliques ; il leur donnait parfois son avis quand celui-ci était sollicité ; Peter vivait et laissait vivre. Son intérêt sur quelqu’un se portait rarement plus d’une dizaines de jours et, il est vrai, le corbeau amassait alors toutes les informations qu’il était en mesure de découvrir pour échantillonner sa vraie part de beauté. Car seul le beau avait de la valeur à ses yeux. Il était bien entendu attiré par les corps généreusement conçus par Mère Nature mais aussi et surtout par la beauté de l’esprit et de l’âme. Peter était parfois séduit par un intellect - il aurait pu être Serpentard mais le Choixpeau l’avait placé chez les Serdaigle pour une raison - et tantôt par un regard lumineux. Ses conquêtes avaient toutes ce petit quelque chose en plus que les autres recherchaient sans, souvent, le trouver.
Maxime se recula presque instantanément pour suivre le mouvement initié par l’oiseau espiègle ; comme deux aimants de forces contraires, ils s’étaient vus propulsés par le champ magnétique. Qu’aucun des deux garçons ne se fourvoient : ils retrouveraient bien assez tôt cette intimité à la fois si désirée et si redoutée - par l’un plus que l’autre. Le destin fit plaisamment glisser la patte de l’oiseau qui ne parvint pas à prendre son envol et qui s’étala de toutes ses plumes sur l’oiseau blanc et majestueux. Le tissu qui recouvrait son propre torse se teintait d’un noir plus sombre tandis que l’eau tiède de la douche tout juste quittée par le propriétaire des lieux envahissait le coton finement tissé. Peter redressa la tête et prit appui sur ses mains pour regarder Maxime et s’assurer qu’il ne lui avait pas fait mal dans sa maladresse qui, très franchement, était la bienvenue. Le nœud de la serviette du Français semblait être d’accord pour prolonger cet instant encore juste quelques secondes. Le jeune homme rougissait et Peter comprit ; son regard s’illumina et il retint un rire incontrôlable. Il avait vraiment bien fait de venir plus tôt.

Peter se redressa à contre-cœur et aida le très gêné macaron tout rouge à se lever. Celui-ci tirait sur sa serviette comme un fou pour lui éviter une vue qu’il croyait sûrement devoir dissimuler. Le Serdaigle songea à tous ces sportifs qui, ayant compris le fonctionnement du sixième année, ne prenaient même plus la peine de se cacher lorsqu’ils se changeaient. Malgré sa réputation sulfureuse, le jeune homme ne voulait pour autant pas compter des milliers de personnes dans son lit. Les joyaux de sa couronne étaient nombreux mais les places restaient malgré tout limitées. Le garçon cherchait avant tout un vrai contact, une vraie histoire, chaque fois. Il ne se satisfaisait que de ces moments délicieux de jeux, de chasse, de séduction ; il se voyait dans les yeux flamboyants de ses partenaires de jeux comme dans le plus généreux des miroirs et appréciait l’image que cette réflexion.

Peter se tourna vers Maxime en l’entendant parler d’un coup de main et il pouvait jurer n’avoir jamais vu quiconque prendre une couleur cramoisie ; ses joues en feu mettaient en valeur la douceur enveloppante de son regard. Le jeune homme se contenta de hausser les sourcils puis de hocher la tête en guise d’approbation. Il suivit Maxime dans le couloir pour trouver le dit placard de moldus ; sa mère en avait un semblable, il ne serait pas difficile de le distinguer dans le dédale de portes blanches. Le sorcier ouvrait la porte du cabinet quand son regard fut attiré par le mouvement sur sa droite. À quelques mètres de là, Maxime se changeait derrière sa porte entrebâillée. L’avait-il fait exprès ? Peter s’humecta machinalement les lèvres en regardant avec attention le spectacle que lui offrait peut-être consciemment le beau Français : il se penchait, de trois-quart de dos, pour enfiler enfiler son boxer et le reste de ses vêtements. Le corbeau rit silencieusement en secouant la tête ; Maxime était si innocent qu’il avait oublié de refermer sa porte de chambre. Il était impossible de rougir comme il l’avait fait et de faire ce geste sciemment. Laissant son charmant hôte terminer de s’habiller, Peter attrapa le chiffon informe et blanc qu’on appelait serpillière et s’approcha de la flaque bénie qui les avait rapprochés quelques instants plus tôt. Prenant appui sur ses genoux, il frotta les lattes de bois pour faire disparaître toute trace de savon et d’eau sur le parquet. Il avait tout juste eu le temps de refermer le placard et de regagner le salon quand Maxime fit son retour. Même complètement vêtu, la silhouette grande et élancée du sorcier lui rendait justice et l’œil jaloux de son invité ne se priva pas de souligner ce fait.

“Cool,” valida-t-il en hochant de nouveau la tête.

Il l’aurait suivi n’importe où après son petit numéro ; sa candeur et son innocence venaient compléter un tableau magnifique auquel Peter n’était pas insensible.

Pardon?, demanda-t-il en anglais. Il lui fallait sortir de ses rêveries : “Ah, euh, ouais je veux bien. Il ne fait pas tellement froid mais si on sort… J’aurais bien utilisé un sort mais je suis du genre à respecter les règles de la maison.”, promit-il.

Peter lui décocha son plus beau sourire accompagné de son plus charmant clin d’œil, puis se frotta la nuque en prenant soin de contracter son bras. Il maîtrisait à merveille ce petit jeu pour l’avoir expérimenté plusieurs années de suite. Matthew lui avait sûrement appris plus d’un tour dans son sac mais au fur et à mesure, le petit Serdaigle avait fini par y ajouter un soupçon de lui-même.

“Tu vas quand même pas t’excuser d’être tout mouillé…”, lança-t-il au garçon qui partait dans sa chambre lui trouver un nouvel habit.

Il sourit au sous-entendu qu’il avait volontairement - tout le contraire du grand Maxime qui avançait maladroitement dans la boutique de porcelaine - couché entre ses mots.

“Thanks, Leroy.”

Il le remercia et apprécia silencieusement que Maxime lui ait trouvé un tee-shirt de la même couleur. Sans aucune autre cérémonie, le garçon retira son haut sans même prendre la peine de se tourner. Il disposa lentement le coton sur une chaise pour qu’il y sèche cette après-midi, roula le nouveau tissu sous ses doigts et y passa sa tête, ses bras, son tronc.

Fits like a glove!

D’accord, il était légèrement plus long que le sien, mais Peter appréciait l’odeur de sa lessive. Cette après-midi, le jeune homme sentirait comme Maxime et il y avait bien pire odeur.

“Détends-toi, Max’, ça va bien se passer. T’as jamais organisé de fête avant ?”, demanda-t-il en replaça une mèche rebelle de ses cheveux qui était tombée devant ses yeux.
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MessageSujet: Re: Let's get the party started {Maxime}  Let's get the party started {Maxime} EmptyVen 21 Fév - 18:20

Let's get the party started | Peter & Maxime
Le moment est extrêmement gênant, surtout pour lui. Si Peter a dû très souvent se retrouver dans cette position horizontale avec d’autres hommes, ce n’est pas le cas de Maxime qui l’expérimente pour la première fois. Et autant dire que la surprise est de taille. Il a presque de la peine à déglutir, sous le choc de la friction de leurs deux corps qui ne manque pas de le stimuler. Une fois debout et très gêné, il fait son possible pour cacher sa maladresse et ne pense qu’à une chose : s’enfuir en courant pour se réfugier dans un endroit protecteur. Dans ce cas, sa propre chambre. Il n’y courre certainement pas, mais l’envie y est. Il se sent particulièrement honteux de sa réaction, bien que cela ne doit pas être étranger au Serdaigle. Mais justement. Il ne veut pas que Peter se fasse des idées à son sujet et si après leur rencontre, Maxime a rapidement compris qu’il était tout autant intéressé par le corps des garçons que par celui des filles, il ne souhaite pas laisser penser à qui que ce soit que l’Ecossais lui fait de l’effet. Ce serait se mettre dans une situation qu’il n’envisage pas, du moins pas pour l’instant.
Une fois à l’abri - enfin c’est ce qu’il pense - dans sa chambre, il se dépêche de s’habiller tout en prenant le temps de se calmer et remettre ses idées en place. Il lui suffit de se convaincre que Peter n’a rien vu et qu’il n’est, somme toute, pas intéressé. Sinon, il aurait tenté quelque chose il y a de cela des mois, n’est-ce pas ? Bien qu’ils n’aient eu que peu de conversations l’un avec l’autre par le passé, s’il l’avait voulu, le Serdaigle aurait très bien pu lui faire un peu de charme. Or, il n’en a jamais rien fait - du moins, Maxime ne s’en est jamais aperçu. Certains mettront cela sur son caractère naïf et lui préfère penser qu’il n’est simplement pas intéressé.

Le voilà de retour au salon et tenta de parler normalement, comme n’importe quel ado le ferait il explique rapidement la situation et le programme à Peter. Dont il remarque rapidement le t-shirt mouillé. Là encore, le jeune vierge tente désespérément de ne pas avoir de pensées obscures et propose tout simplement de lui en prêter un autre. Il n’y a là aucun plan tordu de sa part pour le voir torse nu, seule sa gentillesse est à prendre en compte. “Et c’est cool de ta part.” Dit-il en l’entendant affirmer qu’il respectera la volonté de sa mère de ne pas faire de magie dans l’enceinte de l’appartement. Maxime lui-même a fait cette promesse, bien que cela lui en coûte souvent de la tenir. Sa mère, bien que moldue, a comme un sixième sens en ce qui concerne la magie et devine facilement si elle a été utilisée entre ces murs récemment. Le jeune homme n’a jamais compris comment elle s’y prenait mais à force, il a fini par abandonner l’idée de percer ce mystère un jour.
Ses yeux s’attardent sur le bras contracté de son camarade, qui laisse aisément deviner un muscle bien formé. Il se demande comment il est possible d’être naturellement si séduisant, sans avoir même l’idée que le geste de Peter puisse être calculé en ce sens. Maxime se sent, comme tout un chacun, un peu jaloux du charme naturel du brun, qui lui a sûrement ouvert bien des portes. Surtout une, en fait, que le Français n’a encore jamais osé ouvrir. Parce qu’il est un peu anxieux, certes, mais surtout parce qu’il n’a pas trouvé la bonne personne avec qui la traverser. Cela ne fait pas de lui le garçon le plus en vogue de Beauxbâtons mais personne ne s’est encore penché sur son cas pour le moment, et il croise les doigts pour que cela reste ainsi. Les rumeurs, il s’en passera bien.
Il a un léger sourire teinté de rouge en entendant les propos de Peter mais fort heureusement, il est déjà retourné dans sa chambre à ce moment-là, si bien que sa réaction n’a pas été aperçue. Ouvrant la porte de son armoire, il passe quelques secondes à faire le tour visuel de ses t-shirts, jusqu’à en sortir un presque neuf, qu’il n’a porté qu’une fois, et aussi noir que le regard de son camarade qui l’attend dans le salon. Il revient rapidement lui apporter et à sa grande surprise, le Serdaigle se change à même l’endroit. Maxime a juste le temps de détourner le regard, faisant mine de vérifier sa liste de course dans sa poche. Mais ses yeux dérivent inévitablement vers le corps fin et nacré du corbeau, qu’il n’avait encore jamais vu d’aussi près. De la pure tentation et l’oisillon pourrait bien s’y brûler les ailes. Juste à temps, il reporte son attention sur le papier avant de se voir ‘rassuré’ par son compagnon de journée. La question le déroute un peu et il a peur de passer pour un idiot, ou alors un has-been. Mais c’est avec toute sincérité qu’il répond.

“Bah non, jamais. Je ne suis pas très fête, à la base…” Contrairement à lui, il le sait fort bien. Maxime a pu avoir le loisir de participer à une ou deux d’entre elles, mais en organiser ? Cela ne lui ressemble pas. Pourtant, c’est bien ce qu’il compte faire désormais. Être un hôte implique beaucoup de responsabilités et sa grande crainte reste que cela se passe mal, ou qu’il arrive un malheur. Et en invitant Peter à y participer, il ne se doutait pas qu’une autre crainte viendrait l’habiter… celle de le voir s’acoquiner sous ses yeux. Il n’en est simplement pas encore tout à fait conscient, ne se permettant pas de pouvoir penser avec le cerveau de la jalousie.

“On ferait mieux d’y aller, j’ai pas envie d’avoir à me précipiter pour faire les courses. T’inquiètes, c’est juste à côté.” Il récupère le double des clés de l’appartement et, un cabas avec lui, ils sortent faire leurs emplettes. Le chemin du palier jusqu’en bas de l’immeuble est plutôt silencieux, surtout à cause du Français qui n’a aucune idée de quoi dire à son camarade. Sa présence n’était pas prévue, alors il n’a pas eu le temps de préparer quoi que ce soit. D’ordinaire, il aurait beaucoup réfléchi à des sujets potentiels de conversation pour ne pas passer pour un abruti face à Peter. Mais là, c’est trop tard. Et il n’est pas très impulsif de nature. Ce qui lui ressemble, lui, c’est la réflexion. Trop de réflexion, même et c’est ce qui l’empêche parfois d’avoir l’air normal. Ou ce qui lui met des bâtons dans les roues, comme en ce moment.
Ils marchent sur le trottoir et, les mains dans les poches, le regard fuyant, il cherche vainement un sujet à traiter qui pourrait animer quelque peu leur duo, du moins le temps qu’ils arrivent au supermarché. Théoriquement, ils sont plus que compatibles niveau conversation mais Maxime se met des barrières en toute situation. Il lui suffirait de parler des cours - communs entre eux ou non, de la magie, de leurs amis, de leurs passions… mais il a la gorge sèche et le cuir chevelu qui le démange. Il passe d’ailleurs un nombre incalculable de fois sa main dans ses cheveux, signe de son stress évident. Quiconque le connaît peut le remarquer. Finalement, il a une illumination et se tourne vers l’Ecossais.

“Tu es déjà venu à Paris auparavant ?” Demande-t-il tout simplement, se trouvant bête de ne pas avoir pensé à cette question plus tôt. C’est passe-partout, cela lance la discussion sur la ville et peu importe la réponse, il trouvera à son tour de quoi répliquer. Il faut vraiment qu’il arrête de se mettre la pression pour rien… et garder en tête que Peter, ce n’est qu’un camarade de cours. À la limite, peut-être un ami d’ici la fin de la journée. C’est dingue la capacité qu’il a à se compliquer la vie inutilement. Jusqu’à preuve du contraire, Peter n’attend rien de lui et il n’y a pas de raison que la réciproque existe. En se disant cela, Maxime se retire un poids des épaules. Pas la totalité, certes, mais il se sent déjà plus léger à l’idée que rien ne peut se passer. Et que si justement, il a l’impression que quelque chose se produit, ce ne sera que le pur produit de son imagination fertile.
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MessageSujet: Re: Let's get the party started {Maxime}  Let's get the party started {Maxime} EmptyLun 24 Fév - 17:17
Peter
&
Maxime
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Ce petit jeu n’était pas nouveau pour le garçon qui s’amusa de voir Maxime détourner le regard. Il maîtrisait si bien la partie qu’il était capable de rendre la chose toute naturelle. À bien y regarder, on aurait sûrement compris son petit jeu et immédiatement vu qu’il souhaitait taper dans l’œil du Frenchy ; un juste retour des choses après le spectacle improvisé que lui avait offert le mangeur de grenouilles une poignée de secondes plus tôt. Terminant de dérouler le tissu noir opaque qui viendrait cacher sa poitrine finement sculptée, son abdomen taillé et sa taille sèche et mince, le jeune hédoniste ne manqua pas de maintenir son regard fixement posé sur le propriétaire du tee-shirt. Celui-ci semblait aussi mal à l’aise que lorsqu’il qu’il s’était étalé sur lui de tout son long. Peter avait beau s’amuser de la situation, il n’en était pas moins compatissant ; tout le monde n’était pas aussi confortable que lui avec la nudité de parfaits inconnus. Les deux sorciers avaient beau avoir le même âge, ils ne venaient pas du même pays, de la même école et du même bain culturel. Le corbeau savait en outre être une des rares exceptions, même chez lui in Bonnie Scotland. L’oiseau noir lui offrit ses ailes pour le rassurer et calmer ses craintes. N’était-il pas la personne rêvée pour lui donner ce type d’assurance ? Peter savait forcément de quoi il parlait ; le garçon était la personne à inviter pour s’assurer que l’événement serait détendu et de bonne compagnie. L’adolescent avait fait la fête dans plus de maisons qu’il n’avait réussi à compter sur le bout de ses doigts ou sur le nombre de gobelets utilisés. Il n’était pas si étonnant de le voir débarquer à la soirée organisée par Maxime. Ce qui était plus étrange finalement, c’était de le voir débarquer plusieurs heures plus tôt pour aider à organiser l’événement alors que rien ne l’y obligeait. Il n’avait vraisemblablement rien à gagner, non, à part du temps avec l’habitant des lieux.

I’ve got your back, Leroy”, lui promit-il en scellant le pacte d’un clin d’œil entendu.

Si le novice voulait des ses conseils, le professeur-party-hard l’aiderait à prendre les décisions qui s’imposent pour que chaque convive y trouve son intérêt sans pour autant dénaturer l’événement et la touche personnelle de l’homme le plus important de la soirée.

“Et tu verras, j’ai lu dans un livre que les fêtes étaient souvent bien plus intimistes qu’on ne les imagine.”

Il était si simple de prendre un convive à part et de lui parler de ses rêves, de ses envies, de ses lèvres qu’on voulait tant dévorer, de ce cœur qu’on souhaitait chérir infiniment… Peter avait bien l’intention de passer un moment particulier avec un certain convive : l’invité d’honneur lui-même. Il avait terriblement apprécié le regard doux avec lequel Maxime avait pris le risque de l’inviter à sa petite soirée. Avant cela, les deux jeunes hommes avaient discuté ici et là, principalement sur l’initiative du plus expérimenté du duo. Ce dernier avait remarqué le beau Français bien avant que celui-ci ne s’en rende compte. Il avait vu son corps élancé, son visage tendre et délicat, la sensibilité de son regard, la douceur de ses lèvres et les reflets dorés dans ses cheveux satinés. Malgré tout le charme dont il était investi, Maxime, lui, n’avait jamais montré plus d’intérêt pour lui que d’ordinaire ; il se contentait généralement de sourire gentiment, de rire à gorge déployée - le plus beau rire que ses oreilles aient été données d’entendre - et de prendre part à la conversation.

Le garçon attrapa un sac et ses clefs pour qu’ils puissent quitter l’appartement. Dévalant les escaliers tous les deux, les deux garçons semblaient perdus dans leurs pensées. Peter referma sa veste pour affronter le vent qui se levait dans la capitale et franchit le seuil de l’immeuble en premier. Il attendit patiemment que son ami leur indique le chemin à emprunter pour faire leurs emplettes. Le sorcier se demanda s’il n’allait pas pouvoir observer Maxime dans son élément naturel : une baguette sous le bras, un béret sur la tête et une gousse d’ail dans son petit sac. Le nez en l’air, l’étranger prenait plaisir à détailler les immeubles du regard ; il comprenait l’engouement des Moldus pour cette grande ville. L’architecture y était souvent très jolie et très accomplie. Il se perdait dans sa contemplation quand le garçon le sortit de ses rêveries ; juste à temps pour qu’il évite de justesse de foncer dans une passante qui râla pour rendre justice aux stéréotypes. Peter s’excusa platement en français avant d’éclater de rire, quelques mètres plus loin.

“Pardon, oui. Je suis déjà venu. Enfin, j’ai jamais vraiment visité. On vient souvent voir ma tante, en fait. Il vit pas très loin d’ici. Mais c’est souvent pour un anniversaire ou un événement du genre. Du coup, on sort très peu. J’ai vu… L’Arc de Triomphe, les Champs Elysées mais c’est à peu près tout.”

Le rythme avec lequel ils marchaient lui permettait de parler sans trop manquer d’air. Le sorcier se tourna vers son ami, un large sourire complice sur le visage. Les cheveux de Maxime volaient dans le vent et lui éclairaient son regard bleuté.

“À l’occasion, tu pourrais peut-être me montrer les plus beaux trésors de la ville.”

Il voulut faire signe à Maxime mais ses mains étaient toujours rangées dans ses poches, à l’abris du fond de l’air un peu frais.

“C’était cool de ta part de m’avoir invité, au fait.”

Il avait beaucoup apprécié sa prise d’initiative ; l’invitation lui promettait de jolis moments à venir. Peut-être Maxime n’était-il pas si insensible à son charme, finalement ? Le garçon avait cru qu’une amitié était dès lors possible. Il s’était préparé pour la soirée avec l’envie de passer un agréable moment avec ses camarades et fêter son anniversaire. Le petit paquet posé sur la cheminée du garçon témoignait de son gage d’amitié. Ils n’avaient simplement pas la définition exacte de ce qu’était une telle relation. Et lorsque Peter avait senti le corps de Maxime sous le sien, tout désir d’une relation purement platonique avait été soufflé dans le vent. Son regard semblait lui dire tout cela et plus encore alors qu’il le remerciait d’avoir fait le premier pas.
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MessageSujet: Re: Let's get the party started {Maxime}  Let's get the party started {Maxime} EmptyLun 24 Fév - 20:41

Let's get the party started | Peter & Maxime
Après tout ce temps et ces déceptions dans la vie, Maxime a appris à enfouir certaines de ses émotions pour ne pas paraître trop transparent au regard des autres. S’il laisse volontiers filtrait les sentiments positifs tels que la joie ou l’humour, il se fait une règle de bloquer tout ce qui pourrait le faire passer pour stupide, faible ou dépendant. De ce fait, il n’a jamais montré à qui que ce soit la colère qu’il pouvait ressentir et face à l’amour, le Français opte pour la même technique. Bien qu’il n’ait jamais pu s’empêcher de regarder un peu trop souvent Peter, il s’est toujours attaché à ne jamais lui faire comprendre qu’il est très intéressé. Encore maintenant, après tout ce qu’il s’est produit sur le sol de son salon, il tente de garder la face, de faire comme si tout cela ne l’atteignait pas alors qu’au fond de lui, les flammes de l’Enfer sévissent. Le Serdaigle est plus que séduisant, il l’attire comme un aimant et il est fort possible que, si Maxime ne garde pas ses distances, il puisse finir entre les serres du corbeau. Ce qui ne doit pas se produire. Il sait pertinemment à quoi ils ressembleraient s’il se laissait aller à ses sentiments et il n’y aurait rien de bon à cela. S’il s’était dit au début que, peut-être, il pourrait sortir avec Peter, il s’était vite rendu compte en apprenant à le connaître - autant par lui-même que par les autres - que le sorcier n’était pas celui qui saurait prendre soin de lui ou rester à ses côtés. Il s’est persuadé qu’ils n’avaient aucun avenir ensemble et depuis, se contente de le regarder de loin car ainsi, il n’a pas peur de se brûler les ailes. Mais tel Icare, Maxime n’a pas résisté à l’attrait de son soleil, si beau et chatoyant, et est venu l’inviter à sa soirée. Pourquoi ? Il ne saurait le dire. Sur le moment, l’idée lui paraissait bonne et pleine de sens. Maintenant que Peter est là, portant l’un de ses t-shirts, le Français se demande ce qui a bien pu lui passer par la tête pour qu’il se mette dans une telle situation. Il lui semble parfois qu’il oublie sa résolution de se tenir éloigné sentimentalement de l’Ecossais, que tout paraît amuser.

Sortir faire les courses et par la même occasion, prendre l’air lui remet quelque peu les idées en place. Maxime se persuade qu’ils ne sont qu’amis, ne décelant aucunement chez son camarade un quelconque acte de séduction ou d’intérêt particulier. S’il savait qu’il est tout simplement trop naïf pour voir la vérité… En attendant, cette autopersuasion est suffisante pour qu’il aborde un sujet de conversation avec Peter, après que celui-ci ait failli percuter une passante. Son français est plutôt bon, ce qui l’interroge sur ses origines. Sa question, donc, a du sens et il écoute la réponse avec attention, souhaitant tout retenir de ce qu’il lui dira. Mais toujours, Maxime garde ce visage de marbre, cachant à quel point Peter le fascine et l’intéresse.

“Oh, ta tante est française ! Donc tu as des origines alors, c’est marrant. Je t’imaginais… 100% écossais ou moitié british et moitié écossais.” Dit-il d’un air pensif. Encore un nouveau point commun entre eux qu’il est possible d’exploiter. “Ah oui en effet, c’est très peu de choses… Paris regorge d’endroits très atypiques et charmant. C’est dommage que tout le monde s’arrête toujours à la Tour Eiffel, le Louvre ou les Champs-Elysées. Il y a tellement plus à découvrir si on s’y attarde un peu… Mais oui, je te ferais voir si tu veux, enfin sûrement une autre fois.” Tout comme pour lui. Maxime fait partie de ces garçons qui n’ont peut-être pas l’air forcément profond ou intéressant de prime abord, mais dont l’intérieur foisonne d’originalité. Si on ne gratte pas la surface de sa coquille, on ne découvre pas grand chose de lui. Que des rires, de la joie et de la bonne humeur et ça, personne ne l’a encore compris. Personne n’a vraiment cherché à gratter un peu plus la surface de sa personnalité. C’est sûrement pour cela qu’il a voulu inviter Peter à cette soirée, parce que comme pour lui, il imagine que ce qui se cache sous cette apparence frivole est bien plus intéressant que ce qu’il laisse montrer. Et Maxime aimerait en savoir plus sur lui.

“Je t’en prie, c’est… plutôt normal. On a pas mal discuté dernièrement quand on se croisait, on a des amis en commun… je pense pouvoir affirmer sans trop m’avancer qu’on est… des amis non ?” Ce terme concernant Peter ne lui sied guère mais c’est tout ce qu’il peut lui accorder pour le moment. Ou même tout court. S’aventurer plus loin que de l’amitié, ce serait mettre son cœur en péril et le jeune sorcier n’est pas certain d’être prêt à prendre ce risque. Il lui manque une certaine garantie de la part de Peter qu’il ne se jouera pas de lui, ou qu’il ne le traitera pas comme toutes ses autres conquêtes. Il le sait, elles ont toutes été ravies de passer dans ses bras et toutes - ou presque - affirment que le Serdaigle n’a jamais caché ses intentions à leur égard. De l’honnêteté pure concernant ce qu’il comptait faire, une fois le jeu de la séduction terminé. Mais pour Maxime, tout ceci n’est pas suffisant. Quitte à mettre son cœur sur la table, il veut plus en retour qu’une simple nuit de débauche, aussi agréable soit-elle.

“On s’arrête au supermarché au premier, ensuite on prendra le métro pour aller dans une autre magasin parce que dans celui-ci, on ne trouve pas tout ce qu’il y a sur ma liste.” Les voilà arrivés et ils passent les portiques du magasin, ladite liste sous les yeux. Maxime se contente de prendre un panier, ce qu’il estime être bien suffisant pour ce qu’il compte acheter. Et ils commencent à parcourir, ensemble, les rayons. Épicerie, alcool, frais… ils finissent vers les fruits et légumes et le jeune homme s’approche des étalages, expliquant à son camarade ce qu’il compte faire pour le “repas” de la soirée. Car bien sûr, il se contentera de disposer simplement des aliments sur les tables, sans se préoccuper de faire un vrai plat. Tout le monde préfère se servir quand il le souhaite et rester debout, pour continuer à s’amuser !

“Je crois qu’il y a des végétariens dans le lot, donc j’avais envie de faire un petit méli-mélo de crudités à tremper dans de la mayo ou une sauce genre crème-oignons, fromage frais-thon. Cela pourrait être sympa non ?” Demande-t-il au garçon qui l’accompagne, avant de s’arrêter devant les carottes. Il en sélectionne quelques unes puis passe à l’étalage suivant, son préféré en matière de légumes. Encore une chose que l’on ne peut pas savoir sur lui si on ne le côtoie pas, ou que l’on ne s’attarde pas. “Ah oui, il nous faut du concombre. J’adore ça, personnellement, surtout quand ils sont bien fermes. Trop mûrs, c’est moins bon. Limite, je les préfère bien durs.” Il en prend deux, qu’il serre légèrement entre ses doigts pour en établir la fermeté, et ce avec une petite moue appréciatrice. Il va même jusqu’à les sentir, souhaitant éviter de se retrouver avec quelque chose de pourri. Après quelques petites secondes à chercher les meilleurs - ou du moins ceux qui lui correspondent le plus - il en dépose deux dans son panier. “On n’en a jamais assez, de concombre.” Rajoute-t-il dans un rire, inconscient du manège auquel il a lui-même joué. Les subtilités de la séduction ou même de la perversité lui sont étrangères et pour Maxime, un concombre est un concombre. Rien d’autre. Pourtant, la façon dont Peter le regarde face à sa manière de les tenir, de les sentir et de les tâter aurait dû lui faire comprendre qu’il se prêtait à un jeu dangereux. Mais c’est là toute la beauté de son caractère : il peut faire preuve d’une naïveté sans pareille, qui soit prête à rire, soit rend confus et mal à l’aise. Il se tourne vers Peter avec un grand sourire.

“Et toi, quel légume tu préfères ? Parce qu’on peut prendre autre chose aussi hein ! Je ne peux pas suivre les goûts de tout le monde mais vu que t’as fait le déplacement exprès pour m’aider, tu mérites bien une petite faveur. T’es plus quoi ? Céleri ? Patate douce ?”
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MessageSujet: Re: Let's get the party started {Maxime}  Let's get the party started {Maxime} EmptyMar 25 Fév - 11:17
Peter
&
Maxime
Every time I leave you pull me closer
I hang up the phone, you call me back
Why don't you mess me 'round like you're supposed to?
Aux yeux de tous les passants, les deux adolescents se connaissaient depuis toujours et sortaient faire les courses pour une énième soirée qu’ils s’apprêtaient à passer ensemble. Ils étaient pourtant en train de faire connaissance, laissant derrière eux les conversations futiles et sans intérêt. Peter lui jetait des miettes de sa vie et l’oiseau les picorait volontiers pour retrouver le chemin. Le Petit Poucet avait bien grandi et dans ses grands yeux bleus, la bonté n’avait pas faibli. Il sembla trouver un certain attachement à sa famille française, comme si ce simple fait remettait en question tout ce qu’il pensait savoir sur lui. Le jeune homme accueillit sa surprise avec un sourire malicieux :

“Parce que tu m’imagines, Leroy ?”

Ils n’étaient pas tombés l’un sur l’autre depuis plusieurs minutes et la confusion rouge sur ses joues manquait déjà au Serdaigle espiègle. Il appréciait véritablement d’avoir un quelconque pouvoir sur lui, de pouvoir le déstabiliser à l’excès et le voir s’empourprer de jolies couleurs chaudes ; le fard soulignait la profondeur azurée de son regard et lui donnait cet air enfantin gêné qui le séduisait tant.

“Désolé de te décevoir. Ma grand-mère est française, en fait. Ma mère - elle s’appelle Alice - a vécu à Paris, elle aussi. Elle a un peu bataillé avec mon père pour que j’aille à Beauxbâtons d’ailleurs. Mais comme nous vivons dans les hautes terres d’Ecosse, Poudlard semblait plus approprié. Tu me fais un peu penser à elle quand tu parles anglais : elle a toujours son petit accent français. Je crois que ça rend fou d’amour mon père.”

Et le sien n’était pas mal non plus dans le genre… Peter se livrait sans retenue ; cette générosité s’exerçait généralement avec un soupçon de pudeur mais son désir de plaire à Maxime lui déliait la langue. Car malgré l’amitié de plus en plus installée entre eux, le garçon voulait captiver son attention, la capturer et l’installer dans une cage ouverte de laquelle il espérait que l’oiseau ne voudrait jamais plus s’envoler. Le parisien critiqua ses visites dans la capitale et qualifia le tourisme d’ordinaire. Si Peter détestait quelque chose, c’était bien de se sentir ordinaire. La promesse de Maxime adoucit l’observation qu’il savait être sans arrière-pensée ; la simple idée de le revoir au détour d’un café, d’une ruelle dont Maxime avait le secret, d’un jardin luxuriant, lui donnait envie de sourire et faisait battre son cœur plus fort.

It’s a date.,” commença-t-il en anglais avant de répéter dans la langue natale de Maxime : “Une prochaine fois.”

Son propre accent était parfaitement attaquable : ses voyelles ne sonnaient pas comme elles auraient dû, sa langue roulait peut-être trop les r, mais Peter comprenait parfaitement ce qu’il disait. Il avait appris au contact de sa mère qui affectionnait particulièrement l’usage de sa langue natale, et à celui de sa grand-mère qui n’avait jamais fait l’effort de parler dans la langue des Jacobites - comme elle aimait les surnommer. Le petit garçon s’était d’ailleurs souvent amusé à la taquiner en répétant une phrase que lui avait appris sa mère : “Mes hommages, madame.” L’expression avait le don d’enrager la matriarche de la famille qui finissait toujours par éclater de rire après l’avoir rouspété - encore un mot qu’il avait appris avec elle.

“Et toi ? 100% Frenchy?”, s’enquit-il.

Il le remercia bientôt et sans logique apparente pour son invitation et écouta Maxime se justifier. Le Beaubâton semblait hésiter et finalement décida de les qualifier d’amis. Peter n’y voyait aucun inconvénient - il oubliait régulièrement que ses camarades n’avaient pas tout à fait la même appréciation de l’amitié que lui. Le sorcier voulut alors rassurer Maxime : il apposa sa main sur le dos du garçon qui marchait à la même allure que la sienne et le flatta doucement.

“Bien sûr qu’on est amis !”, il riait.

Le citadin lui expliqua qu’ils devraient se rendre dans une autre boutique - celle-ci ne disposant pas de toutes les denrées qu’il souhaitait acheter. Peter hocha la tête pour lui communiquer son accord silencieux et pénétra dans les lieux juste derrière lui. Le garçon avait beau vivre au contact des Moldus, il ne mettait que très rarement les pieds dans de pareilles commerces. Aussi, les lumières, les rayonnages lui paraissaient souvent sortir tout droit d’un rêve ou d’une autre époque. Il flâna le long des étagères de produits secs, observa Maxime choisir avec une grande concentration - il n’avait jamais vu quelqu’un se concentrer autant pour un paquet de pâtes et cette singularité l’amusait autant qu’elle le séduisait - et le suivit vers les rayons frais. Le beau châtain savait exactement ce qu’il était venu chercher dans la petite boutique et Peter n’osait pas y mettre son grain de sel. Il prit une bouteille de vin supplémentaire et la glissa dans le panier.

“Crois-moi, avec ça, tu vas faire la soirée de l’année. Je les connais.”

Lui le premier ne s’imaginait pas faire la fête en France sans une bouteille de rouge. Nourri par les livres qu’il avait dévoré sur les légendes françaises et sur la culture gastronomique d’un pays aussi raffiné, Peter avait une vision assez romancée de la nation. Maxime mentionna la présence de végétarien à sa petite soirée et lui demanda conseil sur les amuse-bouches.

“Eh! Tu demandes à un expert. Je ne mange pas de viande et les crudités dans la sauce blanche, c’est ma spécialité !”, promit-il.

Il l’aida à compter les carottes dans le petit sachet en papier fourni dans l’espace maraîcher de l’échoppe. Le végétarien tournait autour de l’étalage de légumes dans le sens inverse à celui de Maxime quand il l’entendit s’exclamer de joie devant les concombres. Alors qu’il parcourait les étendues colorées de ses doigts, Peter se figea net en l’écoutant et en le voyant porter le fruit allongé et charnu à son visage d’une main ferme. Peter préféra avaler sa lèvre inférieure pour réprimer un fou-rire. Maxime avait prouvé sa candeur par deux fois déjà et l’association malheureuse des mots et de pareils gestes ne pouvait être que fortuite. Malgré tout, lui voyait très bien où le jeune homme pourrait en venir. Noted, songea-t-il en imaginant le fruit en être un tout autre. C’était comme être pris dans la lumière d’un phare : il était incapable de porter son attention sur autre chose et ses yeux restaient fixés sur la main de Maxime. Peut-être avait-il hésité à les appeler des “amis” pour une toute autre raison que celle envisagée par le brun ténébreux ? C’en était assez : il réitéra l’accident et Peter tourna la tête pour rire silencieusement et à l’abris des yeux du jeune homme. Il en fallait moins pour provoquer l’esprit flamboyant du garçon qui déjà sentait le désir l’envahir. Son sérieux à peine retrouvé, l’Écossais s’aventura de nouveau à le regarder ; il lui souriait en retour, peut-être inconscient des images mentales qu’il venait d’éveiller. Okay, là ça devient indécent… Maxime ne semblait pas comprendre la portée de ses propres mots et on pouvait toujours compter sur Peter pour attraper au vol ce genre d’allusions.

“Moi ? Je suis plutôt aubergine.”, dit-il en attrapant un fruit. “Tu as déjà goûté ? Quand ils sont comme ça, bien épais, ça veut dire que la chair est délicieuse et bien juteuse.”

L’observation était aussi vraie qu’elle était teintée de double-sens. Celui-ci était sans doute renforcée par la main de Peter qui glissait sur l’aliment piriforme et l’englobait tandis que ses yeux brillaient du désir grimpant dans son corps. Lui aussi accueillit Maxime avec un large sourire sur les lèvres ; il était bien moins ingénu que le sien, évidemment.

“Un ou deux ? Trois ça fait beaucoup.”, poursuivit-il en ramassant deux fruits qu’ils cuisineraient pour l’occasion. “Maxime ?”, l’appela-t-il pour sortir le garçon de ses rêveries.

Peter sourit et vint déposer innocemment son choix dans le panier que portait Maxime.

“Je voulais te payer une partie mais euh… Je viens de capter que j’ai pas pensé à échanger ma monnaie. J’ai que des Gallions sur moi. Je peux te rembourser comme ça ?”
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MessageSujet: Re: Let's get the party started {Maxime}  Let's get the party started {Maxime} EmptyMar 25 Fév - 13:47

Let's get the party started | Peter & Maxime
Le rouge lui monte rapidement aux joues lorsque Maxime se rend compte qu’il a, sans le vouloir, fait connaître à Peter son intérêt pour lui. Il aurait voulu s’enterrer à même le trottoir alors qu’il perçoit chez son camarade ce petit sourire qui signifie “je t’ai eu”. Il cherche une façon de se justifier et le Serdaigle le délivre en continuant de parler, ne lui donnant pas l’occasion de répondre. De toute évidence, Maxime n’aurait rien sû dire pour justifier ce mot “imaginer”. Il a un léger sourire gêné en entendant son histoire, content d’en apprendre plus à son sujet. Il sait s’être promis de ne pas pousser la relation plus loin avec Peter mais le connaître d’avantage lui procure une grande satisfaction. Cela attise même sa curiosité.

“Oh, je ne suis pas déçu ! On a failli être de la même école alors.” Si cela avait été le cas, peut-être que leur relation serait différente. Ils auraient pu être meilleurs amis depuis leurs onze ans par exemple, ou commencer à sortir ensemble dès leurs quatorze ans, avant que Peter ne devienne ce tombeur que tout le monde connaît à Poudlard. Tout aurait pu être très différent et cela le pousse à en imaginer d’avantage. Il a un léger sourire à l’évocation de son accent, se demandant si ce dernier a le même effet sur Peter que pour son père. Mais il ne posera pas la question, bien trop prude.

“Ouai, une prochaine fois.” Enchaîne-t-il en se pinçant les lèvres, se demandant s’il est sérieux en disant cela ou si ce n’est que par pure politesse. Rien ne dit qu’il reviendra sur Paris et Maxime lui-même évite parfois d’y remettre les pieds. Il y a trop de souvenirs dans cette ville qui lui font de la peine. “Mais tu ne te débrouilles pas trop mal niveau français, je trouve. Ta mère a fait du bon travail.” Il met donc cela sur le compte des origines françaises du côté maternel de sa famille et cela l’amuse particulièrement de voir ce point commun entre eux. “Moi ? Je dois avoir des origines scandinaves très très très lointaines du côté de mon père mais sinon, oui, 100% français. Rien de très extraordinaire, en somme.” Ajoute-t-il dans un petit haussement d’épaules. Il n’a jamais vraiment joué la différence et ne cherche pas spécialement à se démarquer. Parmi tous les français de Beauxbâtons, il n’est certainement pas le plus exceptionnel ni intéressant, il en a bien conscience. C’est peut-être cette banalité qui lui permet de se faire si facilement des amis et en parlant de cela, il évoque avec Peter le fait qu’il puisse en être un pour lui. La situation le met légèrement mal à l’aise, craignant le refus catégorique de l’Ecossais qui aurait sûrement mieux à faire que de se lier d’amitié avec lui. Mais contre toute attente, il va même jusqu’à lui tapoter le dos en lui assurant qu’amis, ils le sont certainement. Lâchant un énième sourire, ils finissent par arriver au magasin et il explique rapidement la marche à suivre à son camarade. Celui-ci ne doit pas avoir côtoyé beaucoup de supermarchés moldus français et il est réellement amusé de voir son regard si intéressé par tout ce qui les entoure. Finalement, Maxime lui-même passe le masque de la concentration pour ne rien oublier et faire de cette soirée quelque chose de réussi. Ou au moins passable. Il voit alors Peter glisser quelque chose dans son panier et sourit.

“Je te fais confiance alors, surtout avec du Bordeaux. Sacré bon choix.” Non pas qu’il soit un expert en vin mais ses parents en sont de bons consommateurs, et lui ont donc légué ce savoir. Se sentant de plus en plus à l’aise dans cet environnement en la compagnie du Serdaigle, qui s’affichait d’une grande aide, il va même jusqu’à lui demander conseil sur les amuse-bouche, surpris d’apprendre qu’il fait partie de la catégorie des végétariens. Silencieusement, Maxime se félicite d’y avoir pensé car ainsi, il marque des bons points. Bien sûr, il n’est pas censé penser de cette manière mais… c’est plus fort que lui. Il veut que Peter l’apprécie, même si ce n’est que comme ami.
Ils passent, chacun de leur côté, le rayon légumes en revue et le français lui fait alors connaître son amour du concombre. Ce n’est certainement pas une blague et Maxime ne saisit pas l’ampleur de ses propos mais, depuis qu’il est tout petit, il a toujours adoré le concombre. C’était même très étrange pour un si petit garçon d’aimer autant un légume et encore aujourd’hui, il ne s’en lasse pas. Et avec le temps, il a appris quelques petites techniques pour repérer les meilleurs dans le bac, afin d’éviter des déceptions gustatives. Et ces techniques, il décide de les partager avec Peter, de façon si naïve que cela en est presque ridicule pour un œil extérieur. Et quand il a terminé ses explications, il prend deux légumes qu’il porte à son panier avant de demander à son camarade ce qu’il veut prendre, en plus de cela. Il n’y a pas regard plus pur que celui que Maxime offre au Serdaigle sur le moment et lui-même est bien loin de s’attendre à ce que Peter compte lui répliquer, sur un ton bien différent du sien.

Il choisit l’aubergine, ce qui lui fait froncer les sourcils. Ce n’est que rarement le légume préféré de quelqu’un et il ne s’attendait pas à un tel choix de la part de l’Ecossais. Son regard s’attarde sur celui, brillant d’une lueur nouvelle, de son ami dont la main effectue de légers mouvements de va-et-vient sur l’aubergine qui prennent alors un tout autre sens. Le français se sent plus perturbé par les yeux de Peter que par le reste de ses actions et une petite voix dans sa tête se demande s’il ne serait pas en train de faire des allusions étranges. Mais cette idée lui paraît totalement saugrenue et il la chasse de son esprit. C’est juste lui qui a mal interprété les choses, ou qui est bien trop sensible au charme naturel de Peter.

“J’ai jamais goûté encore…” Répond-il après s’être raclé la gorge, signe de son malaise existant. Il se sent brusquement ridicule et détourne le regard, remettant correctement des choux en place. “Hein ? Ah, deux ce sera suffisant je pense. Je ne sais pas qui d’autre que toi aime l’aubergine parmi mes invités…” Il déglutit difficilement, se gratte la nuque et regarde autour de lui à la recherche d’un rayon dans lequel se perdre pour ne plus penser à l’idée de Peter touchant autre chose que l’aubergine de cette façon. Le parallèle avec sa propre manière de tâter le concombre ne lui vient même pas à l’esprit. Il est simplement perturbé par l’intensité du regard du sorcier, qui l’a toujours fasciné. Ce dernier pose les légumes dans son panier et lui demande alors comment lui rembourser une partie des courses. Maxime rougit instantanément en s’imaginant tout ce qu’il pourrait demander à Peter en échange de payer l’intégralité des courses. Bien sûr, cela reste chaste, ce sont les pensées de Maxime après tout. Mais un baiser, rien qu’un… Non, ils sont amis, il doit rester sur ce fait et ne pas s’aventurer plus loin. C’est son regard qui chamboule tout… il faut qu’il arrête de le regarder et tout ira très bien.

“Oh tu sais, j’avais prévu de tout payer déjà, c’est mon anniversaire… donc t’as pas besoin de me rembourser. En plus, tu vas m’aider à préparer donc c’est comme si tu me remboursais… en nature.” Ce mot semble bien plus étrange prononcé à voix haute que dans sa tête et une nouvelle fois, il détourne le regard. Ce dernier se pose sur son panier et il se racle à nouveau la gorge avant de prendre un air faussement enjoué.

“J’ai tout ce qu’il me faut pour ici, on peut passer au prochain magasin ! On n’est pas en avance.” Cela pourrait s’apparenter à une fuite et au fond, c’en est peut-être une. Il prend littéralement ses distances avec le sorcier et se déplace jusqu’à la caisse, où il pose ses articles avant de les payer. Après quelques minutes d’attente, ils finissent par sortir du supermarché et se dirigent vers la bouche de métro la plus proche. Là encore, il se sent obligé d’expliquer leur manœuvre, mais plus pour combler le silence étrange qui s’est installé entre eux que par réelle nécessité. Car quand ils ne discutent pas, il sent bien le regard insistant de Peter sur lui et cela le met très mal à l’aise.

“Hum, on trouvera plus tout ce qui est assiettes en cartons, gobelets et serviettes là-bas. Ce sera plus simple de tout jeter après. Enfin, tu connais ça je pense, c’est pas ta première fête.” Cette évidence lui permet de se rappeler que Peter est un habitué de ce genre d’événement et que, surtout, on le voit souvent en repartir avec une nouvelle conquête au bras. Cette fois-ci ne risque pas d’être différente, Maxime en a bien conscience. Parmi tous les élèves qu’il a invité, de toutes les écoles, il y en a forcément un avec qui il n’a pas encore couché et qui repartira avec lui ce soir. Il ne se fait pas d’illusions et c’est ce qui lui permet de tenir sa résolution de rester le plus possible éloigné sentimentalement du Serdaigle. Il sait bien que tout ce qu’il peut lui offrir, c’est un coup de main pour l’organisation de sa soirée et rien de plus.
Ils font rapidement leurs emplettes car le temps file vite et en moins d’une heure, les voilà de retour dans le métro, bien plus bondé qu’auparavant. Le charme - ou pas - de la vie parisienne. Et dans ce genre de moment, il n’y a rien d’autre à faire que de rester collé à ses voisins de galère, en espérant que l’un d’eux n’ait pas la mauvaise idée de relâcher son sphincter ou avoir les mains baladeuses. C’est un bien plus grand mal pour Maxime qui, inévitablement, a pour voisin direct nul autre que Peter en personne. Et ils sont assez proches pour constater qu’en effet, niveau taille, ils ne sont pas si différents l’un de l’autre. Le français peut en attester à la proximité que sont ses lèvres des siennes. Quasiment face à face. Les petites secousses du métro parisien manquent plusieurs fois de les réunir et Maxime lui-même se fait violence. Seuls les sacs de course entre eux deux lui donnent un peu de répit. Pour ne pas se faire entendre du reste des moldus, il murmure, ce qui rend l’ambiance encore plus intime et étrange entre eux.

“C’est la première fois que tu prends le métro ? Je suis désolé, j’avais oublié qu’à cette heure, c’est carrément plein à rabord…” Va-t-il vraiment en vouloir à la situation de tant les rapprocher ? Maintenant plus que jamais, le jeune sorcier se retrouve dans une position délicate. Avec un autre ami, il n’y aurait eu aucun problème, aucune ambiguïté… mais il lui suffit de penser à la façon dont il a réagit quand Peter lui est tombé dessus dans son salon, ou aux idées que lui ont inspiré ses gestes sur l’aubergine pour qu’il se sente aussitôt gêné. Et il faut bien admettre que si Peter tentait quelque chose, il ne pourrait sûrement pas y réchapper. Même avec toute la volonté du monde…
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MessageSujet: Re: Let's get the party started {Maxime}  Let's get the party started {Maxime} EmptyMer 26 Fév - 11:48
Peter
&
Maxime
Every time I leave you pull me closer
I hang up the phone, you call me back
Why don't you mess me 'round like you're supposed to?
Le garçon secoua la tête, visiblement amusé par les dires du pur souche. Il ne l’aurait jamais qualifié de “banal”. Maxime ne s’était apparemment jamais regardé dans un miroir.

“Et ta mère ? Je veux dire, elle a réagi comment quand elle a appris pour ton père ?”, demanda-t-il de but en blanc.

Sa propre famille n’était pas sans compter quelques cracmols mais ses deux parents étaient nés sorciers. Ils s’étaient rencontrés lors d’un échange entre les deux écoles. À cette époque, les étudiants ne pouvaient pas encore prendre d’option dans un institut étranger. Alice, grande jeune fille aux cheveux de flammes était arrivée à la capitale écossaise, une simple malle dans les mains. Elle était sortie du train avec un foulard plié dans les cheveux et son père avait su : il ne devait pas la laisser s’échapper. Le tombeur à la barbe déjà fournie malgré ses dix-sept petites années avait insisté pour porter son maigre bagage et l’adolescente avait accepté, un sourire convaincu couché sur ses lèvres. Française et de bon goût, la sorcière avait appris l’art et la manière de mener son père à la baguette et Harold n’en était que tombé plus amoureux d’elle encore ; voyez-vous, chez les MacArthur, on aimait les femmes caractérielles, puissantes et incroyablement belles. Alice rassemblait et incarnait parfaitement toutes ces qualités. C’était sûrement d’elle que le jeune garçon tenait son amour de l’esthétique et de la beauté. Aux yeux de son fils, l’incroyable femme était resplendissante et n’était ni plus ni moins qu’une déesse aux pouvoirs immenses. Peter n’avait pas menti tantôt en mentionnant son affection pour l’académie française ; sa mère avait redoublé d’efforts pour le convaincre d’y effectuer son transfert quand Oriana et feu la directrice de Poudlard avaient été retrouvées assassinées. Mrs MacArthur était une lionne qui régissait sa vie autour de la famille et des valeurs que leur clan portait. Elle maniait la cigarette et le tabac comme un moyen d’expression plus grand que les mots et un simple geste sur la tige blanche pouvait vous signifier son désaccord dans un vacarme plus bruyant que n’importe quel cri strident.

“Je veux dire… ça a dû lui faire un choc, non ? C’est pour ça qu’elle ne préfère pas qu’on… enfin tu vois ?”

Si vous pensiez que Peter ne voulait pas se montrer indiscret, vous vous trompiez lamentablement ; c’était exactement ce que cherchait le jeune homme. Pourtant, il ne pensait pas à mal. Il lui semblait tout naturellement que sans cette intrusion, quelqu’un ne pouvait jamais se vanter de connaître véritablement une personne. Ses bavardages étaient toujours teintés de cette gentille impudence qu’il maîtrisait aussi bien que sa mère maîtrisait l’art de la cigarette.

Maxime lui promit de l’emmener visiter la capitale française un de ces quatre et ils pénétrèrent tous les deux dans la tanière du commerçant après avoir élaboré un plan d’attaque - comme les deux chevaliers vaillants qu’ils étaient. Pour se rendre utile, Peter imagina les aboutissements de la soirée d’anniversaire de Maxime, se représenta ses invités dans la tête et anticipa leurs besoins les plus réguliers. Voilà une bouteille qui ferait l’affaire. Et peut-être qu’avec un peu de chance, un petit rigolo aurait l’aimable obligeance de la multiplier avec un Gemino. Peut-être même que ce petit rigolo serait majeur et pleinement sorti de son école ; les sorciers adolescents n’étaient pas tout à fait habilités à jeter des sorts en dehors de l’école et des salles de classe ou d’études. S’ils ne se gênaient pourtant pas dans l’enceinte de leur académie magique, l’expérience était toute autre lorsqu’ils se trouvaient dans le monde extérieur ; ils risquaient d’enfreindre la loi et d’être très vite convoqué au Ministère. Mieux valait peut-être en prendre deux dans ce cas ? Peter n’eut pas le temps de réfléchir plus longtemps - Maxime le congratulait déjà pour son choix audacieux et éclairé.

“Merci, Leroy. Il y a deux choses pour lesquels je suis très doué vis-à-vis des Français. Choisir un bon vin, c’est la deuxième.”

Il lui laissait tout le loisir de deviner son premier talent et se retira à quelques pas de là pour observer les légumes avec intérêt. La scène lui donna une furieuse envie de se jeter sur ses belles lèvres qu’il dévorait du regard et d’éclater de rire. Maxime était le plus beau dans l’innocence dont il faisait preuve encore et encore. Sa description audacieuse d’un concombre ne lui suffisait visiblement pas et il lui demanda quel légume ferait son plus grand bonheur. Sans réfléchir longtemps, Peter mentionna son adoration de l’aubergine violette et dodue. Avec des gestes bien plus maîtrisés que ceux de Maxime qui - assurément - ne pensait pas à mal, le sorcier décrivit une toute autre scène que celle à laquelle le Français pouvait assister. Dans ses mains, le fruit de cette plante devenait une arme de séduction massive. Peter avala de nouveau sa lèvre inférieure en l’entendant dire qu’il n’avait jamais encore goûté. Si Maxime parlait toujours du légume, il n’en était pas de même pour le sorcier plus expérimenté qui trouvait la situation plus cocasse que jamais. Par respect et pour ne pas le froisser, l’Écossais se retint de rire en mordillant sa joue.

“Je connais deux-trois de tes invités qui adorent l’aubergine, ne t’en fais pas. Ce ne sera pas perdu ! Mais je te promets, je te la cuisinerai moi-même : tu vas adorer.”

Pense nourriture. Pense aubergine ! Pense légume !, se rappelait-il pour ne pas éclater de rire dans les rayonnages. Peter les déposa dans son panier et lui offrit son plus beau sourire (une auréole brillante s’était sûrement déposée sur les deux cornes qui ornaient le sommet de son crâne). Maxime semblait avoir compris son petit manège car il cherchait désespérément des yeux un endroit où se cacher. Sa réaction attendrissante le fit sourire une nouvelle fois et à changer de sujet pour lui offrir la paix qu’il cherchait farouchement. Peter se proposa de le rembourser en monnaie de sorciers anglaise et Maxime lui répondit maladroitement qu’il le paierait en nature. Il faisait bien sûr référence à la cuisine qu’il ferait un peu plus tard dans l’après-midi mais le quiproquo était trop gros pour être manqué. Le garçon éclata de rire avant de retenir le reste de son gloussement.

“Sans problème, Maxime.”

Il joua l’indifférence mais s’imaginait déjà le plaquer contre un mur dans une ruelle adjacente pour le remercier des denrées qu’il achetait pour lui. Secouant la tête, hilare dans son silence, le garçon accompagna Maxime jusqu’à la caisse. Il observait la machine sur laquelle le vendeur pianotait comme un instrument et le regarda passer chaque article devant une sorte de rayon magique qui faisait biper l’instrument. Son coiffeur moldu n’avait pas de pareille machine et la chose le fit sourire. Sa tante Hilda - qui n’était pas vraiment sa tante mais plutôt une employée fidèle de la maison - faisait les courses pour toute la belle famille et leur épargnait de se rendre trop souvent en ville pour faire face aux ragots des êtres dépourvus de magie.

Un peu en retrait, Peter regarda le Français sortir de sa poche un portefeuille et en tirer quelques billets qu’il n’avait jamais vus de sa jeune vie. Ses longs doigts - qu’ils étaient gracieux ! - glissaient sur le papier coloré comme sur une peau douce et tendaient avec attention la monnaie au commerçant qui le remercia machinalement pour leurs emplettes. Ils sortirent avec un grand sac de victuailles et marchèrent d’un pas plus pressé qu’auparavant pour descendre dans les entrailles de la terre et passer un tourniquet que Maxime actionna avec une carte. Peter dut lui passer à l’aide d’une languette de papier que la fente avala avant de lui rendre, visiblement repue. Les yeux agités du garçon trahissait une sorte d’excitation enfantine pour ces choses nouvelles ; sa tante ne lui avait jamais montré le métro et il ne l’avait jamais pris à Londres non plus.

“Mmmmh je t’avoue qu’en général, je pars avant que la fête soit finie. Mais j’imagine que les camarades demandent aux majeurs de jeter un ou deux Failamale et Recurvite.”


Leurs dernières courses faites, les deux garçons se précipitèrent à nouveau dans le gosier de la ville et Peter s’empressa de passer son ticket dans la machine pour passer de l’autre côté. L’endroit était bruyant et bondé de monde. Il ne lâcha pas Maxime d’une semelle, se disant que s’il devait le perdre, le garçon serait bien incapable de retrouver son chemin pour sortir de la fourmilière. Lorsqu’il vit le wagon s’arrêter devant eux, le sorcier pensa innocemment qu’ils attendraient le prochain mais Maxime s’empressa de prendre place dans la voiture déjà gonflée à bloc. Les odeurs n’étaient pas les plus plaisantes au monde et le sorcier retint son souffle pour se faufiler au milieu et tenir dans sa main une barre métallique qui, très franchement, aurait bien eu besoin d’un Tergeo ou cinq, ou dix. Deux-trois personnes les suivirent et achevèrent de combler la cabine. Chacun se pressait un peu plus contre ses voisins et Peter sourit en se disant que, décidément, le Français moyen était plein de contradiction. Ils semblaient tous s’éviter du regard et se retrouvaient bêtement collés les uns aux autres, plus intime que le plus chaud des regards. Devant lui, à seulement un sac de concombre de distance, se tenait debout Maxime, le regard désolé et compatissant. Il aurait pu lui murmurer milles délices aux oreilles et le garçon en aurait entendu chaque mot. Le garçon décida que cette heure de pointe n’était finalement pas la malvenue. Il ne regretta même pas leur petit voyage quand la cabine fut secouée et manqua de le faire tomber ; le garçon gloussa en silence et reprit appui sur la barre sans pour autant augmenter la distance qui le séparait de son camarade. Les chuchotements du beau châtain glissèrent sur son oreille comme une tendre caresse.

“Et bien… techniquement, c’est la deuxième. Mais ouais, je connaissais pas. C’est pas grave, ça me dérange pas.”

On est pas si mal, là…, continua-t-il dans sa tête en sentant le parfum du jeune homme prendre le dessus sur les odeurs des personnes environnantes. Cette effluve fit bouillir ses pensées et le sang dans ses veines. Il prétexta d’être poussé en avant par son voisin de derrière pour approcher sa tête de la sienne. Debout, face à face, ils se tenaient à seulement quelques centimètres l’un de l’autre. Ses yeux s’étaient accrochés à ses lèvres et semblaient demander l’autorisation de pouvoir les toucher. Il pouvait sentir l’odeur mentholée de son haleine et presque ressentir la chaleur de ses lèvres contre les siennes. Peter comptait attendre la soirée pour le goûter mais l’après-midi semblait en avoir décidé autrement. Il jeta un œil à Maxime qui se trouvait visiblement dans la même situation d’envie que lui et reporta son attention sur sa bouche pour l’embrasser. Ils s’apprêtaient à se toucher quand le train fut secoué une nouvelle fois et fit perdre l’équilibre à Peter qui fut rattrapé par les corps debout derrière lui. Il s’excusa platement et se redressa pour voir que l’instant crucial s’était volatilisé. Il lui faudrait maintenant faire taire le feu qui brûlait dans son ventre. Le corbeau se racla la gorge pour reprendre une contenance et planta son regard dans celui de Maxime.

“On sort à quelle porte ?”

Il n’était pas capable de trouver mieux pour leur offrir une sortie de secours.

Les deux garçons demandèrent poliment aux autres de leur céder le passage et Peter attrapa de force un des deux sacs de course pour le prendre avec lui et soulager Maxime.

“Je connais ton parfum ?”, demanda-t-il curieux.

La question se posait réellement : il avait cette odeur boisée, orientale et légèrement poivrée que Peter adorait par dessus toute autre. Ce savant mélange ténébreux tranchait avec la pureté de ses yeux bleus et renforçait le charme que Maxime exerçait sur lui. L’Écossais tenta de se remémorer les arômes qu’il avait perçus près de son cou. Du vétiver ? Il aurait voulu se baigner dans son parfum et se prélasser contre son corps dans la mousse mais avait plutôt tourné sa question en simple curiosité.
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MessageSujet: Re: Let's get the party started {Maxime}  Let's get the party started {Maxime} EmptyMer 26 Fév - 13:08

Let's get the party started | Peter & Maxime
Ses parents ont mis du temps à lui parler de leur rencontre, essentiellement parce que sa mère n’appartient pas à leur monde et qu’à l’époque, son frère Peter n’était pas sensé savoir que les sorciers existent. Ils ont attendu que Maxime soit prédisposé à en devenir un pour leur parler de la vraie nature de leur père et ce n’est pas forcément un bon souvenir pour le français. Le fait d’être séparé de Peter par la magie lui a fait beaucoup de mal - encore plus quand celle-ci s’est avérée inefficace pour le guérir. Le garçon baisse un peu la tête avant de la tourner vers son camarade et de sourire, afin de sauver les apparences de son âme brisée par le passé.

“Ma mère est une artiste, elle a toujours eu l’esprit un peu ailleurs et très ouvert. Mon père ne lui a dit la vérité que lorsqu’il s’est senti prêt à s’engager sérieusement avec elle et ça n’a pas été facile. Elle a eu du mal à le croire parce qu’il était du genre… dragueur invétéré à raconter des cracs pour séduire les filles. Mais le fait qu’il lui en parle, qu’il lui prouve que malgré son statut de moldue, elle avait sa place dans sa vie, ça l’a décidée à se marier avec lui. Enfin, c’est comme ça qu’elle le raconte. Et si on ne peut pas utiliser la magie dans l’appartement, c’est uniquement par souci d’équité. Pour que personne ne se sente mis à l’écart parce qu’il n’est pas sorcier. Ce qui n’empêche pas mon père de le faire de temps en temps…” Il sourit un peu à l’évocation du caractère parfois un peu enfantin de son père, comme s’il était resté un jeune homme sorcier en pleine découverte de ses pouvoirs. Le fait de se marier à une moldue ne lui a pas valu les honneurs de la famille Leroy, qui pratiquait jusqu’à présent le sang pur. Maxime se sent donc en décalé avec le reste de son ascendance. Heureusement qu’il y a la famille moldue de sa mère pour lui apporter un peu de sérénité de temps en temps. Ils ne connaissent rien au monde des sorciers et c’est souvent très reposant à vivre, plutôt que de se prendre les réflexions de sa grande-tante sur la qualité impure de son sang. La royauté en a pris un coup, le jour où ses parents se sont unis l’un à l’autre. C’est peut-être aussi pour cela que sa mère refuse de voir la magie opérer entre les 4 murs de sa maison.
Maxime décide de ne pas aller plus loin dans les confidences pour ne pas accidentellement évoquer l’ancienne existence de son défunt frère devant un camarade qui n’est sûrement pas très enclin à accueillir la nouvelle. Quelques uns sont au courant à Beauxbâtons mais le jeune français se fait discret quand à sa vie privée en général. Et il ne se voit pas en discuter avec Peter en pleine rue pavée, comme s’il parlait de la pluie ou du beau temps. Peut-être qu’un jour prochain, il aura assez confiance en lui pour en discuter.

Il préfère largement se concentrer sur ses emplettes, quitte à faire quelques petites bourdes dont il n’a lui-même pas conscience. C’est vrai, pourquoi remettre en doute le sens de ses propos concernant les légumes ? Cela ne lui viendrait jamais à l’idée et pourtant, alors qu’il croise le regard chatoyant de Peter, il a comme l’impression de discuter de toute autre chose que d’une bonne poêlée de légumes. Sûrement son imagination débordante d’adolescent qui est en cause. Autant pour l’aubergine que pour le vin, il n’y a pas vraiment de sous-entendu, n’est-ce pas ? Maxime est autant curieux qu’il n’a pas envie de savoir, car il sait que la vérité le mettrait mal à l’aise et révélerait au garçon qui lui plaît - malgré lui - le plus qu’il est un parfait ignare en la matière. Il n’y a rien de moins excitant que cela, non ? Surtout lorsque l’on sait comme lui que parmi les invités, il y a de très belles personnes expérimentées déjà qui plairaient plus que de raison au Serdaigle. Il est même quasiment certain que l’une d’elles termina la soirée avec lui. Cela lui coûtera de les voir faire, mais c’est le prix à payer pour l’avoir invité à sa fête.
Maxime tente de changer de conversation mais quoi qu’il dise, cela semble être pris sous un autre sens et le rire de l’Ecossais ne manque jamais de le rendre confus. Il ne sait bientôt plus où regarder ni quoi dire, alors il se dirige vers les caisses pour payer ses emplettes. Le geste est tellement ordinaire pour lui qu’il n’y réfléchit même plus - mais un sorcier pure souche comme Peter ne doit pas penser la même chose. En tournant la tête vers lui, il le voit observer les mouvements du caissier et a un petit sourire. Cette machine - cette monnaie même ! - doit lui être étrangère sur beaucoup d’aspects. Une fois sortis, il lui explique pourquoi ils vont dans une autre boutique et sa réponse est plus qu’attendue pour une personne qui utilise la magie dans tous les aspects de sa vie.

“Ouai mais comme tu sais, pas de magie chez moi. Ce sera assiettes en cartons et poubelles. Mais c’est vrai que si tu pars tôt, t’y échapperas aussi.” Il discerne lui-même un soupçon de jalousie dans le ton de sa voix et s’en veut aussitôt. Qui est-il pour demander à Peter de rester jusqu’à la fin de la soirée ? Surtout pour débarrasser les poubelles de tout le monde. Littéralement personne, alors il ne le fera pas. Cela lui confirme bien d’ailleurs que Peter est du genre à venir chercher sa proie et à repartir avec avant que les festivités ne soient terminées. Il faut simplement qu’il se rappelle qu’il ne l’a pas invité dans un quelconque but et que, de ce fait, il ne doit rien attendre de lui.
Ils continuent donc leurs emplettes ce qui les amène, inévitablement, à rentrer par le métro chez le jeune sorcier. Il est vrai qu’à force de passer son temps à Beauxbâtons, Maxime a un peu oublié les horaires d’abondance dans les métro parisiens et se retrouve pris de court lorsqu’ils se font coincer dans la foule, à même la rame, collés l’un contre l’autre avec juste un sac de course pour leur donner un peu d’intimité. Cette proximité avec les autres ne lui plaît guère mais ce qui lui demande le plus d’effort, c’est de résister à l’appel des lèvres de Peter, dont le visage se retrouve à quelques centimètres du sien. Mauvaise idée qu’il a eu de prendre le métro à cette heure-ci, le bus leur aurait offert plus d’intimité et surtout, lui aurait épargné de paraître si désespéré à l’idée de l’embrasser. Alors, pour ne pas se sentir ridicule et se changer les idées, il tente de discuter avec le jeune homme. Cela ne mène évidemment à rien car l’envie, qui semble réciproque, est bien trop forte. Plus de nouvelles personnes entrent dans la rame et plus ils se retrouvent l’un contre l’autre et bientôt, Maxime peut allégrement profiter de la senteur de sa peau, de son souffle qui vient se déposer sur ses lèvres alors que ces dernières ne demandent qu’une chose : être prises. Il en oublie quelques instants le lieu où ils se trouvent et son regard reste rivé sur les fines lèvres de Peter qui s’approchent toujours plus des siennes. Cela va finalement se produire et il a un soupçon d’angoisse mêlé à de l’excitation à cette idée. Il s’est arrangé toute la journée pour qu’ils se rapprochent pas mais il suffit uniquement de quelques secondes pour qu’il oublie cette bonne résolution.
Alors qu’il sent enfin le baiser tant attendu arriver, la rame s’arrête dans un mouvement brusque et propulse leurs visages à l’opposé. Maxime a juste le temps de voir le nom de la station pour constater qu’il s’agit de la leur et qu’ils n’ont que quelques secondes pour sortir.

“Derrière toi.” Indique-t-il au sorcier tandis qu’ils se frayent un chemin jusqu’à la sortie. Les sacs dans les mains, ils parviennent finalement à poser les pieds sur le quai du métro et se dirigent vers la lumière du jour, qui éclaire encore doucement Paris à cette heure-ci. Il ne leur reste que peu de temps avant que les invités n’arrivent mais Maxime ne pense qu’à une chose : ce presque baiser qui lui a retourné les entrailles. Est-ce que cela allait réellement se produire, s’ils n’avaient pas eu à descendre du métro ?

“Mon parfum ?” Peter le tire de sa rêverie et il fronce les sourcils en tentant de comprendre sa question. Il lui fallut quelques secondes pour trouver quoi répondre à cette question somme toute étonnante. “C’est ma mère qui me l’a offert, elle est très senteur boisée. C’est… du vétiver, je crois. Mon père en a un similaire. Elle dit que ça colle aux hommes de la famille Leroy.” Il hausse les épaules, ne trouvant sur le coup pas grand intérêt à ce détail lorsqu’il se rend compte que si Peter a pu reconnaître ce parfum, c’est qu’il a dû sacrément le renifler. Signe d’intérêt à son égard ? Maxime ne veut pas s’emballer. Lui-même n’ose pas aborder l’odeur pénétrante que dégage l’Ecossais, un parfum enjôleur et enivrant qui n’a pas manqué de titiller son cœur - ainsi que d’autres parties de son anatomie dont il ne parlera pas. Ils retrouvent le confort de l’appartement parisien et il va aussitôt déposer les sacs sur la table de travail de la cuisine. Légumes, assiettes, gobelets, amuse-bouche… Maxime sort tout dans l’optique de se dépêcher de dresser ce qui fera office de repas pour ses convives. Et en même temps, se concentrer là-dessus lui permet d’oublier momentanément qu’il a failli embrasser Peter.

“Hem, ça ne te gêne pas de cuisiner pendant que je termine d’installer tout le reste ?” Lui demande-t-il. Avec Peter d’un côté de la cuisine et lui de l’autre, il y a moins de risque qu’ils se croisent, se touchent ou se regardent un peu trop. Maxime ne veut pas risquer de lui tomber dans les bras, ce serait bien trop facile pour l’Ecossais qui obtient quasiment tout ce qu’il veut. Le Français réorganise le salon afin de laisser assez d’espace pour danser - tout en conservant un nombre d’assise plus que respectable. Il dépose et empile les gobelets sur la table de repas, les accompagnants de différentes bouteilles. Le reste ira au frais et sortira le moment venu. Laissant Peter s’affairer aux fourneaux - après lui avoir expliqué comment une gazinière moldue fonctionne - il s’occupe des amuses-bouche, qu’il organise dans des plats adaptés et installe un peu partout dans le salon. Il y a à manger pour tout un régiment d’adolescents !

“Je crois que c’est pas trop mal, t’en penses quoi ? Tu t’en sors avec la gazinière ?” Qu’il ne mette pas le feu à l’appartement, sa mère risque de ne pas leur pardonner du tout si cela devait se produire ! Prenant son courage à deux mains, il revient dans la cuisine, se positionne à côté de Peter et regarde ce qu’il leur concocte. “Hum, ça sent bon…”
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MessageSujet: Re: Let's get the party started {Maxime}  Let's get the party started {Maxime} EmptyJeu 27 Fév - 14:33
Peter
&
Maxime
Every time I leave you pull me closer
I hang up the phone, you call me back
Why don't you mess me 'round like you're supposed to?
Ainsi donc, le père Leroy était un dragueur invétéré - tout le contraire de Maxime. Il aurait pu l’être, entendons-nous bien, mais le garçon charmait davantage en dépit de lui-même. Malgré ses yeux troublants, sa taille à la fois gracile et puissante et son sourire enchanteur, le jeune homme ne portait pas sur lui la marque des séducteurs qui usent et abusent de leurs charmes. Il était tout simplement charmant ; quelque chose se dégageait de sa personne et s’il l’avait voulu, le beau Français aurait pu déborder de charisme. C’était peut-être aussi cette ignorance qui le rendait si captivant ; peut-être que s’il s’était su incroyablement beau, Maxime en aurait perdu son don le plus précieux. Peter rit volontiers en entendant le scepticisme dans la voix de son camarade ; il était probable que sa mère ne lui raconte que ce qu’elle voulait bien de cette jolie histoire. Pour d’aussi jeunes hommes, et malgré toute leur expérience, il était difficile de concevoir que leurs parents avaient eu des vies avant de les avoir, eux. L’adolescent ténébreux avait beau savoir que son père et sa mère s’étaient rencontrés à l’âge de dix-sept ans, il n’imaginait pas un seul instant la moindre amourette avant cette belle confluence. Des questions, il en avait des milliers ; tout au fond de ses yeux, le jeune homme avait remarqué une retenue. Malheureusement, leurs pas les avaient déjà menés jusqu’à la petite échoppe où les adolescents feraient le plus gros de leurs achats. Le petit sourire que Maxime avait étiré sur ses lèvres en mentionnant les bêtises de son père lui fit fondre le cœur ; le garçon avait l’air d’aimer profondément son père et de se retrouver en lui. Une, deux aubergines, quelques concombres, de quoi émulsifier de la sauce blanche et les voilà qui étaient repartis. Le beau brun lui expliqua la raison de leur déplacement et mentionna l’impossibilité d’utiliser la magie pour faire oublier leur passage dans l’appartement parisien. Encore quelques mois et Peter serait majeur ; il pourrait alors user et exagérer de sa baguette. Pour ce soir, il accepterait de se contenter de méthodes plus moldues. Le jeune homme le rassura rapidement mais détourna le regard, comme s’il voulait cacher quelque chose. Se pouvait-il que Maxime soit déçu de l’imaginer partir ? Après toutes ces semaines d’incertitudes, le corbeau au noble plumage réalisait qu’il avait peut-être une toute petite chance de s’envoler avec lui.

“Oh, tu sais, c’est un peu comme venir en avance pour aider. J’suis pas sûr de savoir quoi faire exactement - je suis toujours à la bourre d’habitude.”

Cette petite confidence faite, ils grimpèrent à bord d’un Poudlard Express plus caché que celui des sorciers et filèrent à vive allure dans les souterrains vers leur prochaine destination. La boutique n’était pas aussi vide que la précédente et il leur fallu patienter quelques instants pour atteindre la caisse. Là, un employé scanna de nouveau les articles qu’ils avaient mis dans leur panier et leur annonça un prix en euros. Cette fois, le sorcier se plaça moins loin encore de la monnaie pour pouvoir l’observer par dessus son épaule. Il regarda le billet rose avec intérêt et épia la petite monnaie que lui rendait le caissier : des pièces d’argent et d’or. Son œil éclairé reconnut instantanément qu’il s’agissait de faux or et de faux argent. La chose lui parut bien curieuse. Tante Hilda se chargeait toujours de payer le coiffeur en avance, si bien qu’il n’avait jamais eu à manipuler de pareille monnaie. Pourquoi les Moldus se pavanaient-ils avec du faux or ? Ne pouvaient-ils pas simplement utiliser de vraies matériaux nobles ? Peter fit la moue et se promit de se procurer un livre ou deux sur la question ; peut-être que son ancienne professeur d’étude des moldus pourrait le dépanner. À peine étaient-ils sortis de la boutique que Maxime les avait pressés dans les entrailles de la Terre - ils allaient finir par se mettre en retard. Fier de lui, le garçon était passé dans le tourniquet sans aucune aide et s’était arrêté net devant le wagon plein à craquer. Quand faut y aller, faut y aller... Si son ami était parti sans lui, Peter n’aurait sûrement pas été capable de retrouver son chemin. Les portes de la voiture métallique s’ouvrirent plusieurs fois pour accueillir plus d’occupants dans sa gueule grande ouverte et pourtant déjà bien pleine. Chaque station forçait les voyageurs à se rapprocher et à se découvrir. Les autres voyageurs avaient visiblement l’habitude : ils ne levaient que rarement les yeux de leur petit appareil mobile et écoutaient leur musique sans accorder la plus petite attention à ce qui se déroulait autour d’eux. Peter ne trouvait pas la chose si désagréable - elle avait le mérite de le coller un peu plus à Maxime. Il aurait suffi de deux personnes de plus pour qu’ils se retrouvent aussi proches que lorsqu’il lui était tombé dessus un peu plus tôt dans l’après-midi. Ses yeux brillaient de malice chaque fois qu’il inspirait les effluves du parfum de Maxime. Cette odeur boisée lui inspirait des images d’orient, de draps en satin bleus et de nuits étoilées passées avec un homme. Tout doucement, son visage s'approcha du sien, comme hypnotisé par la mer bleue qui se fracassait contre les pupilles dans ses yeux bleus. Peter ferma les yeux pour anticiper la douceur de ses lèvres et oublier le monde autour d’eux quand le métro se stoppa brutalement sur les rails. L’inertie fut telle qu’ils furent projeté à l’opposé l’un de l’autre. L’univers leur envoyait un message : ces lèvres ne devaient pas s’unir, ou sinon... “Derrière toi”, l’informa Maxime comme si de rien n’était. Peter était pourtant sûr qu’il avait ressenti la même chose, la même attraction et que sans ce satané train, il aurait découvert quel goût il avait. Attrapant un sac pour aider son camarade, Peter se retourna et franchit la porte au moment où celle-ci sonna sa fermeture imminente. Maxime eut tout juste le temps de le suivre et la machine repartit sur sa route. La terre continuait presque de bouger sous ses pieds et Peter trépignait ; il lui fallait garder le mouvement pour ne pas céder à l’excitation et l’impression que la planète avait subitement cessé de tourner sur son orbite. Son odeur toujours en tête, le jeune homme changea sensiblement de sujet en l’interrogeant sur son parfum aussi enivrant que délicat. Peter ne put s’empêcher d’exclamer son triomphe lorsqu'il mentionna la plante.

“Je ne sais pas si ça va à ton père, mais toi ça te va très, très bien. J’adore cette odeur.”

Et puis, comme s’ils venaient d’échanger leur avis sur le temps qu’il faisait, Peter se retourna pour chercher la sortie des yeux. Il reconnut le panneau et interrogea Maxime du regard. Le Français sortit de sa léthargie et lui confirma la direction dans laquelle ils s’engagèrent tous les deux les mains pleines. Cette fois, Maxime laissa son invité passer en premier pour ne pas gêner son passage dans l’encadrement de la porte (pour la plus grande déception du Serdaigle). Peter laissa momentanément son sac dans l’entrée pour retirer rapidement ses bottines noires cirées. Déchaussé, il rejoignit le propriétaire des lieux dans le cœur de l’appartement parisien. Les victuailles déposées sur la table, Peter enfourna ses mains dans les poches arrières de son pantalon et regarda l’heureux élu du jour. Ses yeux s’attardaient toujours un peu plus sur la bouche qu’il avait failli embrasser quelques minutes auparavant et il ne tentait même pas de se retenir. À contre cœur, il laissa Maxime lui montrer comment allumer la gazinière et se garda bien de lui avouer qu’il savait le faire. Tout seul dans la cuisine, Peter fit craquer ses mains en tirant sur les jointures de ses doigts puis s’empressa de se laver les mains. Le temps était venu pour lui de montrer qu’il avait retenu les conseils de tante Hilda. Les courses furent rapidement sorties du sac et disposées un peu partout où la place le permettait ; il fallait y voir plus clair. Peter fit préchauffer le four dans lequel les petites amuses-gueules décongèleraient et finiraient de cuir tout doucement. Il fit sauter l’opercule de métal qui protégeait le thon en boîte qu’ils avaient acheté et essora le poisson dans une passoire. Un bol… Non… Non… Gagné !, commenta-t-il en ouvrant un à un les meubles de la cuisine décorée avec goût. En deux temps, trois mouvements, Peter avait préparé la sauce au thon et fromage frais sans oublier l’ingrédient secret de sa tante qu’il avait déniché dans un des tiroirs : de la soupe lyophilisée aux oignons. Une pincée de cette poudre magique moldue et voilà, le goût s’en voyait délicieusement amélioré ! Il attrapa une planche à découper qui traînait dans le coin et commença à éplucher les concombres avant de les rincer et de les découper. Quel grand malheur de découper en fines lamelles un si bel objet ! Les bâtons verte étaient parfaitement symétriques et Peter n’eut aucun mal à les arranger de sorte à former un genre de joli bouquet dans un petit pot. Il en fit de même avec les carottes et fignola son arrangement de légumes avec des touches de couleur orange ici et là. Il fallait que le plat tout simple fasse envie aux invités. Peter songea aux quelques biscuits salés qu’ils avaient achetés pour l'apéritif. Il n’aurait pas dit non à un petit verre de vin rouge, là maintenant, tout de suite. Peut-être même que les Leroy aimait le fromage et qu’ils en avaient un ou deux d’avance dans le réfrigérateur ? Avant de passer aux aubergines, il lança la cuisson des mini-pizzas dans le four. Peter revenait à son plan de travail quand Maxime se décida enfin à pointer le bout de son joli nez.

“T’inquiète, je suis plutôt doué de mes dix doigts !”, il plaisanta avant de regarder l’espace qu’avait aménagé Maxime pour la soirée. “Euh… Le vase, là-bas, tes parents y tiennent ? Tu ferais peut-être mieux de le mettre dans ta chambre… Ou encore mieux, celle de tes parents. En parlant de ça, elle ferme à clef, la chambre de tes parents ?”, il demanda un air amusé devant sa méfiance.

Maxime se positionna doucement à côté de lui - voilà qui était bien mieux - et observa sa petite popote en s’exclamant que ça sentait bon. Il tourna la tête vers lui pour l’observer un instant, un large sourire affiché sur les lèvres. Peter trempa son index propre dans la sauce qu’il avait préparé et la montra à Maxime qui n’avait visiblement pas le courage de goûter à même son doigt. Dommage… il ne savait pas ce qu’il manquait ! Pour ne pas le mettre dans plus d’embarras, le sorcier fit mine d’avoir prévu de la goûter lui-même depuis le début et porta sa main à sa propre bouche. Il suçota son doigt avec un délice non simulé en le regardant et partagea finalement son avis.

“Tu devrais goûter ! J’y ai ajouté un petit twist, sourit-il. “Tu arrives pile poil pour la préparation des aubergines. Tu vas pouvoir m’aider. Je te montre sur mon aubergine et tu fais pareil avec la tienne ? J’arrive pas à croire que t’y as encore jamais goûté.”

Il appuya son regard sur lui une seconde de trop avant de se tourner vers l’évier pour se laver les mains à nouveau et enfin reporter son attention sur le fruit violet.

“Bon, techniquement, c’est un fruit, mais il est consommé comme un légume. C’est mon prof de botanique qui serait fier, tiens…”

Il secoua la tête en se disant que ce n’était vraiment pas le moment de penser à @”Lorn Atwings”. Il avait arrêté de suivre son cours et ce n’était ni le lieu, ni l’endroit pour mentionner le professeur que bien des étudiants de Poudlard redoutaient.

“Tu prends l’aubergine dans ta main, comme ça, et tu la mets devant toi sur la largeur. Tu la découpes comme ça, tu peux gratter un peu cette partie là… Là, tu vois ? Et maintenant il suffit de s’amuser avec les épices. T’as des épices, dis ?”

Jusqu’alors, il n’avait trouvé que le sel et le poivre.

“On dirait que t’as fait ça toute ta vie.”
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MessageSujet: Re: Let's get the party started {Maxime}  Let's get the party started {Maxime} EmptyJeu 27 Fév - 22:59

Let's get the party started | Peter & Maxime
L’instant est chargé, que ce soit en émotion ou en hormone. Maxime n’a jamais ressenti telle attirance pour qui que ce soit et pourtant, il a eu des opportunités rien que dans l’année en cours. Seulement, on n’a jamais eu cet effet sur lui et c’est aussi excitant qu’effrayant. Il a peur de ce que ça pourrait le forcer à faire et il craint, surtout, d’être sous l’emprise de la mauvaise personne. Pourtant, plus il passe de temps avec Peter et plus il le trouve incroyable. Il comprend pourquoi tous ceux avant lui ont craqué et même s’il tente par tous les moyens de ne pas céder à son tour, la tâche commence à être ardue. Il est beau, drôle, intelligent, perspicace… et sûrement d’autres qualités dont il n’a pas encore conscience. Mais par-dessus tout, il a un charme à nulle autre pareil. Sauf qu’à trop énumérer ses qualités, il en oublie ses principaux défauts, ceux face auxquels il ne peut pas fermer les yeux. Ils ne veulent pas la même chose d’une relation… et pour le moment, cela pèse bien plus lourd dans la balance que tout le reste. Fort heureusement pour le sorcier, la rame de métro l’aide à se tenir séparé du Serdaigle et en moins d’une minute, ils se retrouvent à quai. L’instant est passé et, perdu dans ses pensées, Maxime se dit qu’il est préférable que les choses se soient déroulées ainsi.

Le garçon rougit légèrement en entendant les propos de son camarade sur son parfum. Il n’y a jamais vraiment fait attention, se contentant de mettre ce que lui offre sa mère chaque année. C’est une odeur qui lui convient, qu’il ne trouve ni trop fade, ni trop rebutante. Certains parfums sont tellement forts qu’ils en donnent des maux de tête. Ce n’est pas le cas de celui-ci. Mais il ne s’attendait pas à un tel compliment de la part de Peter, alors il n’ose rien répondre. Surtout pas que son odeur naturelle, à lui, est bien plus excitante que la senteur boisée qu’il porte actuellement. Doit-il se réjouir que l’Ecossais, comme il le dit si bien, adore cette odeur ? Si Maxime cherchait à lui plaire, il prendrait ça pour un point positif mais dans l’état actuel des choses, il trouve cela encore plus dangereux.
Le trajet du retour est assez rapide et bien plus silencieux qu’à aller. On entend surtout les froissements des sacs de courses bien remplis. Et à l’arrivée à l’appartement, Maxime - qui apprend toujours de ses erreurs - laisse passer le brun devant lui pour ne pas se retrouver de nouveau collé contre lui dans le petit couloir qui suit la porte. Il s’est déjà bien assez mis en danger pour aujourd’hui et il a encore toute une soirée à tenir, pendant laquelle il devrait user d’inventivité pour ne pas croiser ni se retrouver trop en présence de Peter. C’est un peu triste, dit comme cela mais il en est à un stade où il se sent prêt à craquer. Et sa raison est encore trop forte pour qu’il en soit ainsi. C’est dans cette même optique qu’il les disperse, l’un travaillant en cuisine pendant que l’autre s’occupe du salon. Et c’est un duo qui fonctionne car les préparatifs avancent à bonne allure. Maxime se donne du mal pour penser à toutes les situations possibles qui pourraient intervenir pendant la soirée. Il espère simplement que les plus âgés d’entre eux sauront respecter la règle de la maison : pas de magie. Venant de sorciers, cela risque d’être compliqué. De temps en temps, il jette un œil en direction de Peter, qui lui semble bien plus à l’aise qu’il ne l’aurait imaginé dans sa cuisine de moldu. C’est là la preuve qu’il est encore très ignorant sur le personnage et sa curiosité étant, il a rapidement envie de savoir plus. C’est ce qui l’amène à retourner dans la cuisine, quémandant son avis pour garder bonne figure.
Le Serdaigle pointe alors du doigt un élément primordial du salon qu’il a complètement oublié de mettre à l’abri, tout en posant une question qui le fait froncer des sourcils tellement elle est étrange. “En effet, c’est un cadeau fait-main de grand-mère Pottier, ma mère me tuerait s’il venait à être brisé… Je vais le mettre dans leur chambre. Toutes les chambres ferment à clef de toute façon et je vais toutes les fermer. Il est hors de question qu’on s’amuse à fouiller ou à… forniquer là-dedans.” Maxime n’est pas dupe, il sait à quoi s’adonnent les garçons et les filles de son âge. C’est bien la raison pour laquelle il se sent tant en décalage avec eux. Pendant les rares soirées auxquelles il a participé, il ne lui est jamais venu à l’esprit d’aller dans une chambre avec quelqu’un d’autre pour batifoler, alors que tout le monde est de l’autre côté de la porte. Et dans le cas présent, il ne peut permettre à personne d’avoir ce genre de comportement dans les pièces privées de l’appartement. Surtout dans la chambre de son frère, qui n’a pas bougé d’un iota depuis six ans. S’il y trouvait quelqu’un en train de… non. Impossible. Il serait capable d’entrer dans une colère si noire qu’il en deviendrait peut-être violent - en tout cas, très peu agréable. Et jusqu’à présent, personne ne l’a vu comme ça.

Après avoir mis en sécurité la relique de la famille Pottier et fermé les portes des chambres, il revient vers Peter et se positionne près de lui - quoi qu’avec une certaine distance de sécurité. Mais de là où il est, il peut tout de même apprécier le joli grain de peau de l’Ecossais, qui apparemment ne demande qu’à être mordue et rougie. Maxime a pleine vue sur sa nuque, dégagée par les longs cheveux noirs de Peter qu’il a rapidement relevé sur son crâne pour se donner un peu de liberté. Il se pince la lèvre en la fixant quelques secondes, avant de se rendre compte qu’il est en train de lui expliquer ce qu’il fait et qu’il n’a rien écouté.

“Euh… ouai okay, l’aubergine. Bah tu sais, ça ne m’a jamais paru très appétissant mais tu vas peut-être me faire changer d’avis !” Il se rattrape comme il le peut et tente de se concentrer, surtout que désormais il a un couteau dans la main. Ce serait dommage de s’entailler la peau juste à cause d’une superbe nuque aussi blanche qu’un cygne. Maxime, tu t’égares… Fixant les mains graciles du sorcier, il suit ses mouvements avec son propre légume - qui est un fruit, apprend-il - et s’applique si bien qu’il reçoit un beau compliment de son chef. Bien évidemment, un grand sourire fier s’affiche sur son visage, qu’il ne peut maîtriser. Il aime toujours qu’on reconnaisse son travail et son utilité.

“J’apprends vite, surtout. Alors, les épices… Il me semble qu’on en a tout un bataillon.” Il se met à fouiller dans les placards comme s’il n’habitait pas là. Il sait bien que s’il venait plus souvent à Paris, il n’aurait pas ce type de problème mais revenir dans cet appartement est souvent difficile pour le jeune homme, qui y trouve beaucoup trop de souvenirs déplaisants. Finalement, il trouve ce qu’il cherche et dépose sur le plan de travail du curcumin, du curry, du paprika, des herbes de provence, du safran et du cumin. Satisfait de l’aide qu’il a pu apporter, il sourit à nouveau.

“Est-ce que ça suffira ?” Et suivant de nouveau les indications de son ami, il assaisonne son aubergine avec différentes épices bien dosées, ce qui dégage aussitôt de puissantes et délicieuses odeurs autour d’eux qui embaument rapidement l’appartement. Maxime se sent de plus en plus à l’aise aux côtés de Peter, allant presque jusqu’à oublier les différents incidents survenus entre eux au cours de la journée et qui ont le don, en se les remémorant, de le faire rougir.

“Où as-tu appris à cuisiner comme ça ? C’est vraiment surprenant, tout ce que tu sais et que tu sais faire.” Il doit bien avouer qu’il ne s’y attend pas, mais c’est sûrement son jugement biaisé concernant le Serdaigle qui y est pour quelque chose. Il a presque honte de se dire que tout ce temps, il s’est contenté de le juger selon ce qu’on lui disait de lui. Mais personne n’a jamais parlé de son savoir en cuisine ou de sa capacité à retenir et délivrer des informations importantes en temps voulu. À nouveau, il le trouve encore plus séduisant avec ces nouveaux éléments sur sa personne et c’est un problème. Il préférerait ne découvrir que des mauvaises choses chez Peter qui lui donneraient raison de se tenir éloigné de lui. Mais là, tout ce que ça lui inspire, c’est un rapprochement. Il lui trouve une douceur très réconfortante et veut en connaître d’avantage à son sujet. En vérité, quelque chose en lui a terriblement envie de le prendre dans ses bras, de les installer sur le canapé et de discuter pendant des heures de ce qu’ils aiment, détestent ou attendent de la vie. Maxime a toujours désiré trouver une personne avec qui il puisse faire ça, sans retrouver cette sensation chez quiconque de ses camarades. Jusqu’à Peter. Mais ce dernier a-t-il envie de s’ouvrir à lui de cette manière ?

“Tu sais, faut que tu prennes ça comme un compliment… t’es vraiment différent de ce qu’on dit de toi ou de ce que tu laisses parfois dégager de ta personne. Désolé, ça sonne très… mauvais dans ma bouche et je ne veux pas que tu penses que moi ou quelqu’un d’autre te juge… je suis juste agréablement surpris. T’es… différent.” Et dans la bouche de Maxime, c’est le plus beau compliment qu’on puisse recevoir. Ce dernier, d’ailleurs, en rougit et détourne légèrement le regard. Il n’est pas habitué à complimenter un garçon de la sorte. À vrai dire, jusqu’à Peter, il ne savait même pas que les garçons pouvaient l’intéresser… c’est comme l’aubergine, au final.
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De plus en plus sourd aux supplications de l’univers, les deux garçons se rapprochaient et se découvraient sous un jour nouveau et ô combien naïf. La chaleur de ces instants partagés terminaient de les convaincre de leur complicité. Même le mur à demi dressé n’était pas capable de contenir cette flamme chatoyante ; ils se regardaient chaque fois que l’autre était trop occupé pour le prendre en flagrant délit. Pour oublier et supporter cette exaltation qui secouait ses entrailles, étirait ses lèvres et lui donnait envie de rire - une douce euphorie, Peter concentrait ses efforts sur le découpage des légumes, le dressement des petits plats et la cuisson de quelques mets qu’ils devaient précuire s’ils ne souhaitaient pas tout faire à la dernière minute pour manger chaud. Les tiges de concombres se dressaient fièrement avec leurs homologues oranges et le joli bouquet trouverait bientôt son vase dans la crème épaisse et finement aromatisée qu’avait préparée Peter. Le commis de cuisine se tourna de nouveau vers son plan de travail mystérieusement arrangé en direction du salon où Maxime s’était affairé tout ce temps. Oh… Le beau Français n’y déplaçait plus les meubles et avait disparu de son champ de vision. Ne songeant pas un seul instant à la fuite qu’il aurait pu prendre face à tant de complicité dans le train, Peter s’attendait à le voir pénétrer son espace de travail et ne fut pas tellement surpris de le voir rappliquer dans la cuisine. La satisfaction d’un travail bien fait - et surtout de le sentir à nouveau près de lui - fut de courte durée et déjà Maxime repartit cacher le vase précieux de ses parents dans une des chambres qu’il en profita pour fermer à clef. Grand-mère Pottier…, nota-t-il en l’entendant parcourir le plancher du couloir. Il en apprenait progressivement davantage sur la famille qui avait enfanté pareille merveille et pouvait dors-et-déjà compter un père séducteur, une mère artiste, une grand-mère généreuse. Il attendit que le jeune homme ait filé dans le couloir pour laisser son visage exprimer toute la déception qu’il avait ressenti en entendant le propriétaire des lieux leur interdire à tous les joies d’une chambre ouverte dans l’immense intimité d’une soirée bondée. Ce message en cachait peut-être un autre ? Un qui lui était destiné ? Un genre de “pas de ça chez moi !” ou encore un “même pas en rêve, MacArthur” ? Le sorcier était belle et bien dépité par cette idée passagère. Cet instant de plénitude, d’attraction pure, il l’avait peut-être tout simplement imaginée. Maxime piétinait cette idée avec chaque pas qu’il faisait craquer sur le plancher dans sa route du retour.

Comme pour se faire pardonner de son avertissement et pour le troubler plus encore, Maxime se positionna près de lui pour observer ses gestes et les quelques victuailles qu’il préparait scrupuleusement. Une mèche mal attachée tomba de son chignon de fortune et vint caresser sa nuque tandis que Maxime l’observait davantage que la nourriture que Peter était en train de décortiquer sous ses yeux ; il lui tira un sourire en tentant de se donner une contenance. Le sorcier partageait un tel amour pour le fruit qu’il s’en trouvait quasi vexé.

“Quoi ? Mais c’est super bon ! Tu manges quoi si tu manges pas d’aubergines, enfin !?”, il fit mine de s’indigner.

Peter fit bien attention à ne pas se couper et détailla la manœuvre avec la patience d’un très bon professeur. La lame filait à travers la chair violacée et entaillait tendrement la peau qui dévoilait toute sa complexité. Ses yeux voyageaient tantôt sur le légume épais que son voisin de table tenait bien en mains pour vérifier qu’il s’y prenait correctement. Avec l’innocence d’un enfant qui reçoit son premier prix, Maxime sourit à s’en décrocher la mâchoire lorsque Peter le complimenta ; le spectacle lui attendrit le cœur et durcit son désir.

“Très.”, confirma-t-il.

Un léger sourire en coin, Peter termina de préparer son propre légume et le laissa sortir tout ce qu’il possédait dans sa cuisine. Il observa une à une les épices et trouva chaque récipient coloré aussi joli que perturbant. Sa tante Hilda gardait leurs épices et leurs herbes dans des petits pots fermés en terre cuite et non pas dans des petites fioles en verre avec d’aussi jolies étiquettes. Il reconnut certains noms comme le curry mais du se fier à l’odeur de certaines autres. Ses connaissances du français se trouvaient bien limitées sur le champ des condiments.

“On va voir ce qu’on peut faire avec tout ça…”

Sur ces mots, Peter se tourna vers le petit cabinet où il avait déniché quelques bols plus tôt dans sa préparation et s’empara d’un énième récipient où mélanger les épices. Avec une cuillère - la mère de Maxime devait avoir caché le mortier et le pilon - il dosa le sel, le poivre, ajouta quelques pincées de curry pour changer le goût et termina avec des herbes de Provence. Le tout mélangé impitoyablement dans le bol, il badigeonna le légume avec un peu d’huile d’olive trouvée par-là et saupoudra la poudre sur les chairs qui prirent une jolie couleur. Satisfait, il regarda Maxime dans le coin de son œil et rit en attrapant la plaque du four où les mini-pizzas avaient été pré-cuites pour les remplacer par le légume doré.

“Franchement, c’est pas grand chose ! C’est ma tante Hilda qui m’a appris. C’est la meilleure cuisinière que je connaisse. J’adore la voir faire, elle a l’air si heureuse quand elle fait à manger. J’imagine que j’ai retenu un truc ou deux... “

Il enfourna les aubergines au four, ajusta le thermostat et se lava les mains avant de faire quelques précisions.

“C’est une autre tante. En fait, ce n’est pas vraiment un membre de ma famille mais c’est tout comme. Elle vit avec nous, mes parents l’emploient pour s’occuper de la propriété familiale. J’ai l’impression qu’ils se connaissent depuis toujours et… pour tout te dire, je ne savais même pas qu’elle était employée, quand j’étais petit.”

Peter appréciait le regard que Maxime posait sur lui ; il semblait intrigué et véritablement surpris. Un autre sourire en coin, plus conquérant celui-là, s’étira sur sa bouche et il tourna autour du garçon pour reprendre sa place à ses côtés et poser ses mains sur le plan de travail et y prendre appui. Il s’apprêtait à lui dire qu’il avait l’air surpris quand Maxime fit le grand saut. Un air profondément perturbé voila momentanément le visage du corbeau pris au piège. Il demeura interdit quelques instants, laissant le pauvre garçon se dépêtrer tout seul du merdier dans lequel il s’était lui-même placé. Il aurait en effet pu très mal le prendre et il se retourna pour s’adosser au plan de travail et lui faire aux trois-quarts face tandis que ses bras et ses jambes se croisaient dans une position d’apparence détendue.

“Et qu’est-ce qu’on t’a dit, sur moi… ?”

Il ne le savait que trop bien et s’en fichait comme de son premier baiser ; il ne vivait qu’à la recherche du dernier, de ce baiser ultime qui scellerait une vie de bonheur et de beauté.

“Te bile pas, Leroy. Je sais très bien ce qu’on a pu te raconter sur moi. J’imagine que les gens aiment bien commémorer et s’en faire tout un monde. Ça les regarde, c’est pas mon délire mais si ça peut leur faire plaisir, après tout…”, finit-il par le rassurer.
“J’suis content que t’aies voulu te faire ta propre idée alors… Très content.”, fit-il en se penchant sur le côté pour lui donner un petit coup de coude chaleureux, le regard brillant.

“T’es plutôt cool aussi comme mec…”, rit-il à moitié.

Si leur relation perdurait, le taquiner serait sûrement une des choses les plus savoureuses de sa vie.
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MessageSujet: Re: Let's get the party started {Maxime}  Let's get the party started {Maxime} EmptyMer 4 Mar - 21:42

Let's get the party started | Peter & Maxime
Il est certain que l’amour que semble porter Peter pour les aubergines le dépasse, mais ça le fait aussi bien rire. Il le trouve vraiment passionné dans ce qu’il fait, ce qui lui donne un charme indéniable. “Je te l’ai dit, je ne vis que de concombre !” Chacun son truc, après tout. Suivant les directives du garçon, il découpe le fruit de manière très précise, montrant sa capacité d’adaptation et d’apprentissage. C’est un bon élève, Maxime, surtout quand on est un bon professeur ! Et lorsqu’il reçoit des compliments sur son travail, il est tout naturel qu’il soit flatté et légèrement rougissant. Mais c’est ce qui fait partie de son charme à lui.
Continuant dans cette direction, il sort toutes les épices qu’il peut dénicher dans les tiroirs de sa mère, les déposant tous face au sorcier et en voyant son air un peu circonspect face aux étiquetages, il a un petit sourire. La plupart des noms affichés sont bien français et il est possible que sa tante ne les lui ait pas tous appris. Il se fera un plaisir de le guider dans ce cas, à son tour d’être le professeur. Pas pour très longtemps, car Peter reprend ses gestes experts et délicats, assaisonnant l’aubergine avec dextérité et précision. Curieux, il a envie de savoir où il a pu apprendre telle technique, et avec qui. Cet aspect de son savoir-faire l’impressionne et il ne le cache pas. C’est une facette de lui qu’il n’a jamais pensé découvrir un jour, l’imaginant plutôt du style vraiment ado, à se faire livrer des plats tout fait ou des fast-food. Maxime lui-même n’est pas un grand cordon bleu, surtout lorsqu’il a très faim et estime ne pas vouloir prendre de temps pour cuisiner. Il se demande si Peter a d’autres aspects cachés similaires, qui font de lui un être bien plus intéressant que toutes les frasques qu’il laisse sur son sillage. Il tente donc d’en apprendre plus sur son sujet, intrigué.

“Oh je vois… une tante de cœur alors. En tout cas, elle a l’air de t’avoir transmis sa passion. Toi aussi, tu as l’air heureux quand tu cuisines… Enfin… tu vois.” Il se prend à nouveau les pieds dans les mailles du filet que le sorcier lui tend depuis son arrivée à l’appartement. Pourtant, il n’est pas le premier que Maxime complimente mais étrangement, dans ce contexte, le ressenti est différent. Il a peur qu’il prenne cela pour de la drague ou un encouragement à ce qu’il poursuivre lui-même ce flirt - et en même temps, cela lui plaît un peu de se sentir courtisé et d’y répondre. Il sait pertinemment que cela n’ira pas plus loin, parce qu’il l’a choisi et mais cela ne l’empêche pas d’éprouver beaucoup de gêne et de plaisir à participer de son mieux à cet échange. On peut même dire que Peter lui facilite la tâche d’ailleurs, ce qui le pousse à continuer le compliment, avant de se rendre compte que son camarade peut l’interpréter de la mauvaise manière. Voire, mal le prendre tout court. Confus et embarrassé à l’idée de lui avoir fait de la peine - ce qui avouons-le, ne lui ressemble pas, il ne ferait pas de mal à une mouche - Maxime se confond en excuses, entre deux balbutiements, tentant de faire comprendre à Peter que ses mots n’ont pas pour but de le blesser mais réellement de le complimenter sur sa personnalité. Il la trouve si fraîche, si charmante mais n’est pas en mesure de l’exprimer correctement. Il se sent aussitôt très stupide et s’attend à une pique de la part du Serdaigle. Il voit bien à son visage que cela le consterne et il se mord la lèvre lorsque ce dernier lui demande plus de précision. Mais le Français a surtout peur de s’enfoncer d’avantage et de le vexer.

“Rien… laisse tomber, ce n’est vraiment pas important. Je n’aime pas donner de l’essence aux ragots et j’ai été très maladroit de te dire ça. Je ne voulais vraiment pas te juger, tu peux me croire.” Il a sûrement l’air, actuellement, d’un chiot qu’on vient de disputer. Tête légèrement baissée, petits yeux tristes, air désolé… On lui donnerait le bon dieu sans confession et d’ailleurs, Peter ne semble pas plus offusqué que cela. Il doit souvent se faire dire les mêmes propos Maxime se dit que ce n’est pas une raison pour qu’ils sortent de sa propre bouche. À l’avenir, il fera attention. Se sentant pardonné, il ose un sourire lorsque son camarade vient le pousser gentiment du coude et se frotte nerveusement la nuque. C’est vrai qu’il est bien plus intéressé par se faire sa propre idée du personnage qui se tient devant lui, qui semble regorger de mystères. Il sent Peter totalement unique en son genre et c’est peut-être cela qui l’attire tant. Cette singularité, ce charme particulier, cette aisance dont il semble faire preuve constamment. Il lui inspire une liberté que Maxime ne se sent pas capable de prendre par lui-même et dans un sens, il l’envie pour cela.

“Cool n’est pas l’adjectif que j’emploierai à mon sujet…” Rit-il encore plus nerveusement qu’auparavant. S’il y a bien une chose qu’il ne pense pas être, c’est ‘cool’. Il ne participe pas vraiment aux soirées, ne fait rien de dingue, est plutôt scolaire et s’il est drôle, Maxime a souvent peur d’être du style ennuyant. Le genre de garçon qui ne vous fera pas vivre de grandes aventures. Pourtant, le jeune homme a de l’ambition, il aimerait incarner toutes ces choses. Il s’est toujours jugé très banal, autant dans la personnalité que dans le reste. Il n’est pas le plus grand, ni le plus musclé. Au contraire, il est plutôt mince, voir sec. Il ne se trouve pas un style particulièrement original et par-dessus tout, question séduction, il est bête comme ses pieds. Autant dire qu’il n’a pas la sensation d’être la proie désirée. Mais parler de cela avec Peter serait très embarrassant et passer pour le calimero de service ne l’intéresse pas.

“Je commence déjà à avoir faim, ça te dit de grignoter un petit quelque chose avant que les invités n’arrivent ? J’vais pas tenir jusque là.” Sans toucher aux produits qu’ils ont préparé spécialement pour la fête, il ouvre le frigo et cherche de quoi manger, avant de sortir tout bêtement un plateau de fromages. En le posant à côté d’eux, il tombe sur les bouteilles de vin que Peter lui a fait acheter et, ne se posant la question qu’une seule seconde, il sort deux verres à vin et les pose délicatement sur le comptoir. “Personne ne nous en voudra si on le commence, je pense.” Mais il a toujours dans l’idée de rester raisonnable. Il ne s’autorise qu’un seul verre, et pas rempli à ras bord. Il en a déjà bu avec ses parents mais des fonds, pas de grosses quantités et il ne sait pas ce dont il serait capable s’il en ingurgitait trop d’un coup. Il débouchonne la bouteille d’un joli ‘pop !’ et en verse un peu dans les deux verres, de la même façon dont il a vu son père le faire à table. Puis, il coupe quelques tranches des fromages présents, en met une dans sa bouche et fait tinter le réceptacle contre celui de son invité.

“Santé. Et encore merci pour ton aide.”
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MessageSujet: Re: Let's get the party started {Maxime}  Let's get the party started {Maxime} EmptyDim 8 Mar - 12:14
Peter
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Plus fins et plus longs, les concombres apportaient donc davantage de plaisir à la la langue du garçon aux cheveux d’or. Dans un éclat de rire, les deux jeunes hommes terminaient de s’investir dans la réalisation de délicieux mets épicés. Ils découpaient, tranchaient, s’effritaient et se dévoraient du regard. Passionné par tout ce qu’il entreprenait, Peter arborait cet air concentré qui avait le mérite d’étirer sa peau - quelle jolie moue que celle-là. Il déposait les épices sur la chair accueillante comme on saupoudre des paillettes sur une oeuvre d’art - avec précision et finesse ; il s’agissait de ne pas engorger les papilles et de respecter le goût naturel du légume qui, une fois cuit, devait mélanger volontiers ses saveurs à celles de l’assaisonnement. Comme tout ce qui touchait de près ou de loin le goût, le plaisir et l’esthétisme, la cuisine passionnait bien souvent le garçon qui aimait se prêter au jeu de la découverte. Il informa bientôt le petit curieux que sa tante était en partie responsable de son intérêt pour l’art culinaire ; son grand sourire, ses bouclettes dorées et son rire tonitruant dans le coeur de la propriété familiale étaient devenus synonymes de bonheur pour la famille MacArthur. Hilda avait ce don incroyable de réunir tout le monde autour de la grande table ; son père souvent préoccupé, sa mère et sa cigarette, le garçon au visage divin - tout le monde partageait souvent des scones beurrés pour le tea time en discutant des informations ou des choses pressantes de la vie. Peter chérissait sûrement ce souvenir plus que tout autre chose. Maxime la qualifia de “tante du cœur” et l’idée plut instantanément au sorcier qui imaginait certainement qu’on puisse se constituer sa propre famille au gré et aux humeurs de son cœur. Avec des yeux pareils et un sourire si attendrissant, le beau français n’avait sûrement eu aucun mal à s’entourer d’une famille bien à lui. Au fond, le Serdaigle espérait simplement pouvoir s’y faire une petite place ; une maigrichonne, rien que pour voir où cela pourrait les mener. Plus l’après-midi avançait et plus Peter se sentait chanceux de pouvoir faire sa connaissance. Si Maxime devait un jour compter parmi les joyaux de sa couronne, parmi ses amis les plus proches, alors il en serait sûrement le diamant le plus précieux. Sa beauté était telle à l’intérieur qu’elle en aurait presque éclipsé aux yeux de l’esthète la beauté dont Mère Nature l’avait si généreusement dotée. De nouveau, le rouge monta aux joues de Maxime qui fit une remarque peut-être un peu trop pertinente.

“Je pense que ça a moins à voir avec la cuisine qu’avec la compagnie.”

Peter lui décocha un sourire franc et dépourvu de tout faux-semblant pour appuyer les mots qu’il avait choisi avec grande précaution. Il se sentait bien dans cette cuisine, les mains dans la chair d’aubergine, les oreilles envahies des sons mélodieux que produisait la voix d’un grand et beau blond. Il passait véritablement un moment qu’il aurait volontiers qualifié de poétique tant il était simple et grisant à la fois. Les deux jeunes hommes flirtaient sans doute un peu, beaucoup, passionnément à la folie mais certainement pas “du tout” ; cette douceur adolescente laissait sur sa langue une petit goût sucré et amer qu’il voulait faire taire à grands renforts de baisers volés. Le temps ne semblait pas avoir la même emprise dans cette cuisine qu’au-dehors, dans la cavité du métro, où toutes les choses se précipitaient. Là, les corps et les rires semblaient à jamais ralentis dans une sérénité imperturbable que Maxime avait bien failli briser à jamais en mentionnant les rumeurs qui circulaient au sujet de son invité. Peter s’était adossé contre le plan de travail et avait observé la moindre réaction physique de son hôte ; celui-ci ne savait plus où se mettre et pesait silencieusement chaque syllabe qu’il s’apprêtait à lancer comme une bouée de sauvetage à un homme à la mer. En réalité, Maxime aurait très bien pu confesser son intérêt pour les racontars adolescents qui se répandaient de nombreuses traînées de poudre dans le château écossais et à l’académie française, il ne lui en aurait pas tenu rigueur ; Peter ne mentait pas lorsqu’il affirmait que ces commérages glissaient sur sa peau sans parvenir à en pénétrer le cuir. Il avait parfois entendu des histoires débordantes d’imagination et celles-ci avaient quelquefois le mérite de le faire rire. On sous estimait souvent le pouvoir d’imagination de jeunes garçons et de jeunes filles enfermés dans un internat ! Il y sûrement de quoi écrire un roman rivalisant d’originalité et de frivolité. Le regard teinté de honte, Maxime s’excusa candidement pour le mal qu’il avait pu faire. Peter commença par le rassurer puis reprit la parole pour passer l’éponge :

“Quoi qu’on t’ait raconté, je suis certain que ça devait être très divertissant !”, ria-t-il de bon cœur.

Il le complimenta gentiment en essayant tant bien que mal de ne pas le brusquer. Le corbeau avait l’impression que le magnifique paon était prêt à se dérober à tout moment et que ses ailes étaient si grandes qu’il ne serait jamais capable de le rattraper. À l’entendre, le Français n’avait pas la même estime de lui-même et refusa le compliment en le balayant avec une dose d’humour.

“Accepte le compliment, Leroy. Si je te dis que t’es cool, c’est que t’es cool. Je veux pas me vanter, mais j’ai l’œil pour ces choses-là.”

Il prit un air faussement assuré et lui sourit d’un air entendu. Il n’avait pas non plus originellement cherché à employer cet adjectif mais c'était le moindre mal qu’il eût pu lui faire. Une voix experte lui glissait à l’oreille qu’il devait se montrer prudent dans les étalages de sentiments s’il ne voulait pas voir le beau garçon lui filer entre les doigts. Maxime était aussi pur qu’une licorne ; il s’agissait de l’approcher avec honnêteté et douceur, sans jamais le brusquer. C’était un art dans lequel Peter avait quelques expériences mais qu’il trouvait soudainement insuffisantes tant le prix était grand. Le garçon déclara son appétit ouvert et se précipita sur le réfrigérateur pour en sortir un peu de fromage. Occlumancie ?, s’interrogea-t-il en silence. Le Frenchy avait été capable de lire dans ses pensées et poursuivit justement l’entreprise en lui proposant un peu de vin rouge.

“Tu lis en moi comme dans un livre ouvert, Leroy !”

Excité à l’idée de partager un peu de vin avec lui, Peter fit tinter son verre contre le sien et y trempa les lèvres pour goûter le vin corpulent. Une charmante idée que celle-ci !

“Tout le plaisir était pour moi. Viens, pendant que ça finit de cuir on peut aller se poser dans le canapé. T’as un genre de sonnerie ? D’alarme ? Pour le four je veux dire.”

Il n’attendit pas tellement la réponse et s’aventura dans l’espace aménagé par l’hôte de la soirée avec la planche de fromage pour venir prendre place sur le futon confortable. Il dévora un bout de frometon en laissant ses papilles se délecter de toute son onctuosité.

Holy cow!, c’est super bon. C’est quoi ?”

Il prit une nouvelle gorgée de vin qui, décidément, se mariait parfaitement avec ce délicieux met - un peu comme leurs deux regards résolument tourné l’un dans l’autre.

“Je me demande vraiment pourquoi on n’a pas fait ça avant”, annonça-t-il avant de clarifier les choses : “Apprendre à se connaître, je veux dire. Pas faire les courses. Faut qu’on se capte plus souvent à l’école, ça serait cool. Tu sais ‘cool’, un peu comme toi.”, le charia-t-il sans répit.
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MessageSujet: Re: Let's get the party started {Maxime}  Let's get the party started {Maxime} EmptyDim 8 Mar - 14:40

Let's get the party started | Peter & Maxime
Peter est tellement gentil et charmant avec lui - et quel est son comportement en retour ? Il met sur la table le sujet des rumeurs qui courent à son sujet et Maxime se sent aussitôt minable. C’est bien là la preuve de son innocence et de sa maladresse, car en souhaitant simplement complimenter quelqu’un sur sa personnalité, il arrive à la blesser encore plus. Là, tout de suite, il a bien envie de mettre la tête dans le four et de ne plus en ressortir. Mais toujours aussi parfait qu’il est, Peter semble lui pardonner, ce qu’il ne comprend pas totalement. Il prend cela sur le ton de la rigolade et le Français ne sait pas comment il doit réagir à cela. De nouveau, il s’excuse, essaye de lui faire comprendre qu’il ne fait pas partie de ceux qui jugent sans connaître, et que ses mots ne sont que le résultat de mots mal choisis, de la part d’une personne impressionnée et impressionnable. Il a bien du mal à saisir pourquoi, dans la foulée, le Serdaigle se met à le complimenter à son tour, usant d’un terme qui, pour Maxime, est bien loin de le définir réellement. Il affirme ainsi son manque d’assurance face à l’Ecossais, qui lui demande de simplement l’accepter. Il est un peu perdu entre son manque de confiance en lui et celle qu’il a du mal à donner à Peter. Lequel des deux a raison, au final ? Pour ne pas le vexer, le jeune homme décide de ne pas riposter car sinon, ce jeu pourrait continuer très longtemps et faire beaucoup de mal à l’un comme à l’autre.
Pour dévier de ce sujet - et parce que cela devient physiquement vital - il lui propose de grignoter un peu avant l’arrivée des convives, et en attendant la fin des cuissons. Son idée est plutôt simple et en bon français qu’il est, marier le fromage et le vin est un principe. Il aurait pu rajouter du pain et du saucisson, mais cela aurait fait un peu lourd et ce n’est pas le but de la manœuvre.

“Ah bon ? C’est que tu voulais aussi ?”
Demande-t-il, surpris. Il cache son petit sourire derrière ses gestes, se disant qu’au final, Peter et lui ne sont pas si éloignés qu’il le pensait. En terme de mentalité. Le jeune homme prépare le tout avec finesse, servant le vin comme son père et son grand-père le feraient à sa place. Il en profite, en faisant tinter son verre contre le sien, pour le remercier d’être venu. Bien qu’il n’ait pas été officiellement invité, il est indéniable pour Maxime que son aide a été plus que nécessaire. S’il avait entrepris les choses seul, comme prévu, il en serait encore à faire des courses et n’aurait pas su maîtriser certaines recettes comme Peter l’a fait pour lui. Il lui doit une fière chandelle et on lui a toujours appris à remercier comme il se doit. Là, la sincérité est de mise et on peut facilement la lire dans ses yeux bleus.

“Ne t’en fais pas, c’est déjà programmé. L’alarme nous avertira quand ce sera bon.” La magie est très efficace, mais la technologie humaine aussi. Avec les nouveaux appareils qui sont fabriqués chaque jour, il n’y a plus nécessité de rester penché H24 au-dessus du four pour ne pas que les aliments brûlent. On peut dire que c’est de la magie moldue, dans un sens. Maxime ne s’en fait donc pas à ce sujet et suit son acolyte jusqu’au canapé, où il s’installe avec une petite appréhension. Il a un petit sourire en voyant Peter se délecter de son bout de fromage comme si c’était un morceau de paradis et l’expression qui s’affiche ensuite sur son visage est incroyablement belle. Mais il ne doit pas se laisser avoir par un tel piège…

“Hum… C’est du comté, très bon. On en fabrique surtout dans l’est de la france, alors c’est un peu plus cher d’en avoir par ici. Tu devrais goûter celui-ci.” Dit-il en lui montrant du doigt le morceau de morbier qui lui fait lui-même très envie. Maxime est un mordu de fromage, il adore ça. C’est un ingrédient, un élément qui peut se marier à beaucoup d’autres, et qui peut être surprenant. Un peu comme le Serdaigle à ses côtés, d’ailleurs. Fort et doux à la fois, il ne cesse jamais d’étonner.

Le jeune homme baisse un peu la tête en souriant - et rougissant, comme toujours - aux propos du sorcier. Il sait bien pourquoi ils n’ont jamais fait cela avant : parce que dans sa timidité et sa maladresse, Maxime n’a jamais voulu se mettre en danger en abordant Peter si frontalement. Il sait bien quel danger il courre à trop le côtoyer, à le regarder si souvent et à se tenir si proche de lui. La seule réelle barrière qui les sépare est son verre de vin qu’il garde résolument devant lui, voire devant ses lèvres pour qu’elles soient inaccessibles.

“Ouai, hum… je pense surtout que jusqu’à présent, on n’a jamais eu ni les mêmes amis, ni les mêmes groupes de connaissance donc… vu les trois écoles et le monde qu’il y a, c’est difficile de connaître tout le monde.” Portant son verre à ses lèvres, il décide d’opter pour l’excuse solide du ‘on ne se croisait pas assez souvent pour devenir amis’. Ce qui n’est pas totalement faux, mais pas totalement vrai non plus. Dernièrement, Maxime a agit comme un stalker, il en a conscience. Comme l’une de ces groupies qui s’arrange pour être dans la même pièce, constamment, que l’objet de son admiration. Pour les cours, c’est facile mais pour le reste du temps, c’est un gros challenge. Et pour cela, le Français est un être fait de contradiction. S’il ne veut rien tenter avec Peter, il n’a jamais pu s’empêcher de tout faire pour être dans sa ligne de mire. Pour se faire voir et remarquer “l’air de rien”. Il suffit simplement d’être dans les environs, de passer dans les mêmes couloirs, de rire un peu plus fort quand il est à proximité pour qu’il se retourne… des choses simples mais calculées. Sauf qu’il n’ira sûrement jamais plus loin que cela. L’idée de cette proximité, pourtant si grisante, est bien trop effrayante. Il sait d’avance qu’il ne saura pas la gérer et qu’il sera tel un lapin entre les griffes acérées d’un aigle.

Il regarde sa montre. “Il nous reste un peu de temps. Pose-moi des questions, si tu veux apprendre à me connaître.” Dit-il innocemment, souhaitant réellement lui-même en savoir plus sur Peter. Il se dit qu’en se livrant un peu, il en fera de même. Bien sûr, il n’ira pas jusqu’à évoquer certains sujets mais tant qu’ils restent un peu à la surface, tout ira bien. Le Français tend le bras et vient choisir un nouveau morceau de fromage, qu’il met distraitement dans sa bouche en se demandant quelle question, lui, il pourrait poser à l’Ecossais sans risquer de le brusquer. Il lui a déjà parlé de sa tante, de sa mère… peut-être sur son enfance ? Ou sur ce qui le passionne, tout simplement. Maxime aime toujours en apprendre plus sur les autres, il se sent ainsi plus proches de ceux qui lui tiennent à cœur, et plus à même de leur venir en aide en cas de problème. Être un soutien dans la tempête, c’est tout ce à quoi il aspire. Et s’il ne peut pas s’autoriser à être plus qu’un ami pour Peter, il peut au moins être un ami fiable, sur qui compter, à qui se confier. Oui, cela lui plairait beaucoup.

“Bon, du coup ça va être une question un peu bateau mais… t’envisages quoi comme métier plus tard ?” Il ne leur reste plus qu’une année scolaire, autrement dit rien avant d’entrer dans le monde réel du travail. Et Maxime en a peur, parce qu’il ne sait toujours pas quoi faire de ses dix doigts. Il ne trouve pas à quoi il est destiné, quel est son projet de vie. Tout ce qu’il sait, c’est qu’il veut être utile mais cela ne suffit pas à dessiner un plan de carrière. Il aimerait tellement être plus sûr de lui… comme Peter semble l’être. Il pose son regard sur ce dernier, se demandant ce qu’il peut bien cacher comme faiblesse car actuellement, il n’en laisse voir aucune. Et cela n’aide pas à les rapprocher. Maxime, si impressionné par sa force, a besoin de voir son contraire. Sa kryptonite. S’il y a au moins une chose qui le fait douter sur sa vie ou son futur. Histoire que lui-même ne passe pas pour un homme sans espoir…
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MessageSujet: Re: Let's get the party started {Maxime}  Let's get the party started {Maxime} EmptyMer 11 Mar - 18:20
Peter
&
Maxime
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Leurs yeux s’agrippèrent et entrèrent dans une lutte silencieuse alors qu’ils faisaient tinter leurs deux verre remplis de liquide aussi rouge que le sang qui pulsait à vive allure dans leurs deux cœurs. Maxime l’engloutissait dans l’océan de ses iris et Peter se dit que si le Français continuait à le regarder comme ça - comme s’il était en train de sonder son âme, comme si son corps était en feu et qu’il était la dernière goutte d’eau sur la planète, comme s’il voulait se fondre en lui - il ne serait peut-être pas en mesure de se retenir et se jetterait sur ses lèvres qui, très franchement, lui faisaient bien plus envie que le fromage qu’il avait joliment arrangé sur son plateau.

“À notre fine équipe,” commenta-t-il. “On aura tout le temps de trinquer à ton anniversaire plus tard dans la soirée.”

Peter sourit en l’entendant l’interroger l’air de rien. Ils semblaient en effet avoir les mêmes envies, la même soif que le corbeau se précipitait d’ordinaire d’étancher ; il avait lu ce même désir dans ses pupilles dilatées. D’abord dans le wagon du Métro, puis dans cette cuisine. Il l’avait senti pour lui-même lorsque leurs corps s’étaient rencontrés par la plus belle des maladresses - comment ne pas le sentir ? Mais l’urgence n’était pas la même et ne s’emparait pas des deux garçons de la même façon. Peter s’en rendait compte et ne voulait surtout pas précipiter les choses ; peut-être appréciait-il seulement la cour qu’ils se faisaient ? Non, c’était bien plus grisant que tout ce qu’il avait connu jusque-là ; il devait se laisser le temps d’apprivoiser le beau Maxime.

Le garçon proposa subitement de quitter la pièce ; les phéromones étaient trop volatiles dans cette pièce confinée et peut-être que changer un peu d’air leur permettrait de retenir leurs désirs adolescents. Le garçon fit mine de s’inquiéter des petits-fours pour se concentrer sur autre chose que sur cette bouche carrément embrassable et puis emboîta le pas vers le salon. Le garçon s’empara d’un morceau de fromage et le porta à ses lèvres avant de découvrir qu’il s’agissait d’un de ses préférés. Son regard s’illumina et son sourire s’étendit sur ses lèvres tandis qu’il lui demandait le nom du Saint Graal.

“Fancy!”, le complimenta-t-il avant de prendre un morceau de Morbier. “Mmmmh… okay, je crois qu’on a un gagnant.”

Lui qui pensait que le comté serait son petit chouchou s’était mis le doigt dans l’œil.

“Si tu choisis tes fromages comme tes amis, t’es sûrement un sacré veinard.”

Pour une fois qu’il ne disait pas cela avec une arrière-pensée. Peter sourit et porta le verre à ses lèvres pour les tacher du liquide cramoisi ; le vin ravivait la couleur fruitée de sa bouche suffisamment fine pour épouser les traits fin de son visage et suffisamment épaisses pour faire rêvasser les plus beaux partis de ce monde. Sa question fit rougir Maxime, ce qu’il trouva terriblement attendrissant. Le Serdaigle, lui, se posait véritablement la question. Le compliment maladroit du garçon lui donnait bien une petite idée du problème ; les rumeurs avaient sûrement refroidi les ardeurs du beau Français qui avait sans doute voulu agir avec prudence. Comment l’en blâmer ? Il était bien trop content qu’il ait sauté le pas pour lui en tenir rigueur ; il n’était pas le premier et ne serait très certainement pas le dernier à se méfier de cette nonchalance qui, aux yeux des plus méfiants, paraissait louche. Observant le jeune homme à travers son verre à pied qui altérait les plus beaux traits du garçon sans toutefois réussir à les déformer durablement, Peter observa ses lèvres s'agiter à quelques centimètre du verre - qu’il aurait voulu être du vin, à cet instant !

“Mouais, non… Je pense pas que ce soit ça. J’veux dire, j’crois que je connais forcément certains de tes amis. C’est sûrement un de ces trucs qui ne s’expliquent pas… T’es un mystère, Leroy.”, il plaisanta en riant.

L’air amusé, il se noya dans son verre pour en savourer le goût prononcé du raisin ; Maxime adopta visiblement la même technique de défense. Il ne s’attendait sûrement pas à ce que Peter le débusque si franchement et n’accorde aucune crédibilité à son explication vaporeuse. Le jeune homme s'affala plus confortablement dans le canapé en savourant le goût de sa boisson et la présence chaleureuse de Maxime à ses côtés. Il pourrait s’y habituer.

Le sorcier tourna la tête, intrigué par la remarque de son hôte. Okay… bien joué…, lui concéda-t-il. Il maîtrisait à merveille les artifices et les changements de conversation subtiles. Peter ne le lâcha pas du regard tandis qu’il remuait chacun de ses méninges ; il voulait trouver la question susceptible de le déstabiliser - il n’y avait vraiment que comme ça qu’il avait l’impression de vraiment connaître quelqu’un. C’était sûrement la première fois qu’il jouait à un tel jeu ; une suite de questions franches et qui portaient en leur cœur tellement plus de substance que toutes les caresses qu’il avait pu donner jusqu’ici. Maxime le sauva de peu et lui posa une question drapée d’innocence. Alors que son esprit cherchait à trouver la question parfaite, son esprit faisait dès lors marche-arrière pour répondre à ce puits sans fond, sombre et terrifiant.

“Mmmh...”, Peter sourit et avala un morceau de la divinité fromagère. “Et bien… J’en sais trop rien.”

Il rit et secoua la tête.

“C’est pas comme si j’avais pas d’idée, hein ? C’est juste que… J’ai eu l’impression que c’était si loin de moi pendant tellement longtemps que maintenant qu’il faut y réfléchir sérieusement, c’est comme si mon cerveau était gelé. Je sais pas si ça fait sens…”

Il détourna les yeux pour les fixer sur le miroir doré qui faisait face au canapé.

“J’pense que j’aimerais bien travailler dans l’art. J’crois que j’aurais peut-être le talent pour devenir chanteur, monter un groupe tout ça. J’aime bien voyager, découvrir des choses. Mais j’sais pas si ça me satisferait pleinement, tu comprends ?”

Il marqua une petite pause avant de tourner la tête vers lui, un léger sourire aux lèvres. Il prit une gorgée pour se redonner du corps.

“Et toi ? Attends, attends… Grand aurore intrépide bagarreur, j’suis sûr.”

Pas du tout. Il le voyait bien plus médicomage, un métier aussi classe et intéressant que lui.

“Pour faire travailler un peu tous ces muscles !”, poursuivit-il en le tapant gentiment sur le pectoral. “Bon c’est quand même à mon tour de poser une question, ça compte pas.”

Il voulut le prévenir. Après tout, il n’avait fait que lui retourner la sienne.

“C’est notre dernière année, l’année prochaine. S’il y avait un truc que tu regretterais toute ta vie, qu’est-ce que ce serait et qu’est-ce qui pourrait t’en empêcher ?”

Touché. Coulé.
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MessageSujet: Re: Let's get the party started {Maxime}  Let's get the party started {Maxime} EmptyMer 11 Mar - 21:33

Let's get the party started | Peter & Maxime
Il ne sait pas vraiment à quoi Peter joue, si ce sont là réellement des compliments ou s’il cherche à obtenir quelque chose de lui. Bien sûr, il ne peut que rougir, ne sachant même pas quoi répondre à toutes ces louanges. Il reste ravi de le voir apprécier le fromage car il partage ce goût pour la pâte molle - mais reste perplexe quand à ses propos. Qu’est-il censé répliquer ? Il décide d’emprunter le ton de l’humour.

“Ce sont mes parents qui ont choisi le fromage mais honnêtement, si je les laissais choisir mes amis, je ne serais pas sorti de l’auberge !” Il sourit un peu pensivement. Il est certain que quelques uns de ses amis actuels ne feraient pas partie de son entourage si sa mère décidait d’y mettre son grain de sel. Fort heureusement, ce n’est pas son style et il est libre de se faire les relations qu’il souhaite, tant qu’elles lui paraissent saines. Et c’est le souci de celle qui le lie à Peter. Maxime n’arrive pas à décider si oui ou non, être ami avec lui serait sain. Rien qu’à cet instant, il ressent toute l’ambiguité de sa compagnie, sur le canapé. Leurs regards échangés laissent entendre qu’il y a plus entre que de la simple amitié mais Maxime ne peut pas se permettre un tel écart. Toute relation avec Peter ne lui semble pas être sécurisante et pourtant, il a envie de plonger dedans la tête la première. Il lui suffit de constater le nombre de secondes qu’il passe à regarder ses lèvres pour se rendre compte qu’il ne le regarde pas comme il le ferait avec un ami. Et il a passé ces dernières semaines à se comporter de la sorte, le suivant tout en le fuyant, repoussant le plus possible le moment de leur “vraie” rencontre.

En se faisant qualifier de mystère, il a un petit air surpris. Il fait tourner son vin doucement dans sa coupe et se mordille la lèvre. On le pense être un livre ouvert mais Maxime se sait être bien plus complexe que cela. Il y a des tas de choses sur sa personnalité qu’il ne dit pas ou ne laisse pas voir. Mais malgré cela, peu sont ceux qui le qualifient de mystérieux. Que Peter ait pu remarquer qu’il était plus que ce qu’il laisse paraître est quelque chose qui le dérange et le rend heureux à la fois. Cela prouve qu’il s’intéresse assez à lui pour se poser des questions à son sujet. Il s’en sent inévitablement flatté. Néanmoins, il ne lui avouera pas que la raison pour laquelle ils n’ont jamais été amenés à être amis plus tôt, c’est parce qu’il a tout fait pour l’éviter. Il n’est pas certain que le Serdaigle puisse comprendre ses sentiments à cet instant et sa manière de procéder. Maxime est timide, inexpérimenté… Se jeter dans le grand bain est une expérience toute aussi terrifiante qu’excitante et il n’est pas sûr d’en ressortir vivant.
Cela ne l’empêche pas de prendre quelques risques et ce jeu de questions, pourtant d’aspect simple, est un piège pour le Français qui risque forcément se dévoiler, à un moment ou à un autre. Il n’est pas encore certain d’en être capable et il n’a peur que d’une chose : que Peter s’en serve contre lui. Alors en le voyant hésiter, il décide de prendre les rennes et de s’accorder quelques minutes de répit, choisissant de lui poser une question banale. Enfin, peut-être d’aspect, mais importante pour le sorcier qui ne sait, lui, toujours pas quoi faire de sa vie. Il s’attend à ce que quelqu’un comme Peter soit déjà décidé mais à sa grande surprise, il semble aussi paumé que lui. Attentif, la main retenant sa tête penchée sur le côté et l’autre tenant son verre, il écoute le Serdaigle lui raconter ses aspirations de vie. Et il les trouve belles. Pleines de sens. Car Peter est une œuvre d’art donc il n’y aurait rien de surprenant à ce qu’il se destine à cette branche de métier. Maxime se retient de dire qu’il aimerait beaucoup l’entendre chanter car, tel un marin face à une sirène, il ne serait pas sûr de pouvoir y résister. Car il le devine sans mal, le chant du corbeau doit être exquis à l’oreille.

“Je comprends tout à fait…” Répond-il d’une petite voix, fasciné par la manière d’être de Peter, ses gestes, son regard, la passion dans sa voix… il boit littéralement ses mots. Comme il devait s’y attendre, il lui renvoie la question et Maxime est bien incapable d’y répondre. Il ne sait pas ce qui l’intéresse, il se sent vraiment perdu. Il aime la magie, il aime les animaux, il aime prendre soin des autres… et pour beaucoup, la réponse est évidente : médicomage. Mais quand il s’imagine dans la peau d’une de ces personnes, il ne se reconnaît pas pour autant. Il ne se voit pas non plus aurore, comme vient de l’énoncer l’Ecossais. Il a un sourire un peu gêné quand la main de ce dernier vient rencontrer son torse, toujours mal à l’aise face à ses compliments.

“Ouai, ça j’suis pas sûr…” A-t-il le temps de dire avant que Peter ne décide de lui poser une autre - et vraie - question. Le jeune homme s’attend à tout entendre et le brun étant ce qu’il est, il pense même être gratifié d’une question personnellement gênante. Sur sa vie sexuelle, par exemple. Mais il n’en est rien. Les mots qui sortent de sa bouche le poussent dans une profonde confusion alors que Maxime fait face à ses propres doutes. Le français soupire profondément - presque trop et s’adosse au canapé, la tête penchée en arrière, le regard fixé au plafond. Il sait bien ce qu’il peut répondre à cette question. Il ne peut simplement pas le faire devant la personne concernée. Ce qu’il regretterait toute sa vie ? Ce serait de ne pas avoir cédé quand il le fallait. De ne pas avoir pris assez de risque avec ses sentiments. Son plus grand regret, ce serait Peter. Et pourtant, dans l’état actuel des choses, il a encore moyen de ne pas avoir à regretter dans le futur. Il pourrait, tout de suite, poser son verre tranquillement sur la table basse, se tourner vers lui et l’embrasser - certes avec maladresse vu son manque d’expérience mais avec une sincérité pleine et entière. Sauf qu’il ne le fera pas et oui, il le regrettera sûrement. Car comme Peter a pu le deviner, quelque chose l’en empêche. Cette peur viscérale de souffrir, de se faire une nouvelle fois abandonner par une personne qui compte plus que tout à ses yeux. Il ne sait pas s’il peut avoir confiance en Peter, s’il sera à même de lui donner ce qu’il souhaite. Alors lui poser cette question, c’est cruel. Cruellement bien joué de sa part.

“Je ne sais pas” dit-il dans un premier temps, d’une voix fatiguée et coupée par les émotions qui le traversent, par cette vérité qu’il ne veut pas laisser sortir. “Je ne pense pas avoir assez confiance en moi pour faire ce que je devrais faire parfois, et c’est ce qui m’empêche d’obtenir ce que je veux. C’est ce qui me poussera à regretter mes choix plus tard. Je me mets des bâtons dans les roues, je suis incapable de m'accepter pour ce que je suis et j'ai l'impression de ne pas m'autoriser certaines choses. Mais s’il y a UN TRUC que je vais regretter… c’est…” Il se mordille la peau du pouce, ne sait pas s’il peut aller plus loin. S’il le doit. “… de ne pas avoir dit à une personne que j…” La sonnerie du four le fait sursauter, son verre manque de se renverser sur lui. Par chance, il n’en est rien. Embarrassé par ce qu’il s’apprêtait à révéler, Maxime ressent le besoin de fuir au plus vite de cette atmosphère pesante et pourtant douce qui règne sur le canapé. Encore un peu et il avouait à Peter que la seule chose qu’il regretterait de ne pas avoir fait, c’est de lui avoir demandé de sortir avec lui !

“Ah, c’est prêt ! Je vais…” Il montre du doigt la cuisine et s’extirpe un peu trop vite du canapé, masquant difficilement son envie de fuir le plus loin possible du sorcier. Il espère simplement ne pas lui avoir causé de peine en agissant de la sorte, ce n’est pas son intention. Mais à l’idée qu’il ait pu lui dire la vérité sur ce qu’il commence à ressentir pour lui, il a le vertige. Et comme un boomerang, sa mémoire vient lui rappeler toutes les conquêtes qu’il a vu passer au bras de Peter avant lui, qui ne sont pas restées bien longtemps. Il ne sera pas l’une d’entre elles, il se l’interdit.
Prenant soudainement son rôle de chef de maison un peu trop au sérieux, il sort les aubergines du four et dispose la plaque sur la gazinière pour les faire refroidir légèrement. Après avoir pris un peu trop de temps à ranger le plan de travail de la cuisine, il se sent obligé de revenir dans le salon mais prend la bouteille de vin avec lui, espérant s’en servir comme échappatoire au cas où Peter revienne sur sa moitié de confession.

“Un autre verre ? Bon, à moi. Hum… Si tu pouvais changer ne serait-ce qu’une seule chose chez toi, que ce soit physique ou caractère, ce serait quoi ?” Il espère que cette question sera un peu plus légère que les précédentes et montrera chez Peter une insécurité qui pourrait, lui, le mettre un peu plus à l’aise. Car il n’y a rien de plus déroutant qu’une personne bien trop sûre d’elle, qui se pense parfaite.
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MessageSujet: Re: Let's get the party started {Maxime}  Let's get the party started {Maxime} EmptyMar 17 Mar - 19:40
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Peter ne s’était jamais privé de rien ; ses parents avaient voulu lui enseigner la frustration et l’art subtile de créer davantage de désir en calibrant parfaitement ses envies pour qu’elles soient juste ce qu’il fallait d’insatisfaisant ; il n’avait jamais connu pareille appétence pour quelqu’un de son âge - pour quelqu’un comme Maxime. Nombreux étaient celles et ceux qui étaient parvenus à se faire une place dans le harem (comme d’autres que lui s’amusaient à l’appeler) du clan MacArthur, mais aucun, aucune n’était parvenue à attiser suffisamment sa convoitise pour que celle-ci  soit si urgente et pourtant si patiente. Ses gestes trahissaient son besoin de se rapprocher du jeune homme et bien qu’il essayât de paraître aussi nonchalant qu’à l'accoutumé, des petits regards venaient dénoncer la voracité qui s’emparait de la pauvre créature téméraire chaque fois qu’elle posait les yeux sur les lèvres dessinées du garçon qui avait la très bonne idée d’être assis à moins d’un mètre de lui ; ils partageaient le même canapé et dans ses entrailles, Peter ressentait le besoin de partager la chaleur d’une accolade, d’une embrassade et d’une peau dénudée sur celle de l’autre. Le tintement des deux verres le tira de son rêve éveillé ; il était beau, même dans sa vision déformée par l’écran de verre duquel le sorcier but une gorgée de vin.

Il s’affala un peu plus dans le canapé en écoutant Maxime rendre à Merlin ce qui appartenait à Merlin ; il n’avait pas choisi les morceaux de fromage - aussi délicieux furent-ils. Le liquide grenat tournoyait dans le verre à pied et la main délicate du garçon qui sourit.

“Ils sont si sélectifs que cela ? Tu crois qu’ils m’auraient choisi, moi ?”

Sûrement que non ; sa réputation aurait certainement convaincu les deux Leroy de protéger leur progéniture en ignorant purement et simplement son existence. Il aimait voir cette ombre de confusion qui passait chaque fois sur le visage inquiet de Maxime avant d’être aussitôt terrassée par la lumière naturelle du jeune homme. Si ses parents eussent autant de goût pour le fromage que pour les amitiés belles et sincères, le beau Frenchy aurait alors été entouré des plus belles perles rares de ce monde et Peter n’en aurait pas fait partie. Quel dommage, songea-t-il en se disant que, finalement, le monde était très bien fait. Il n’aurait échangé sa place sur ce canapé pour rien au monde.

La flèche frappa sa cible en plein cœur et découvrit un Peter beaucoup plus indécis sur ses choix d’avenir. Bon nombre de personnes parmi ses professeurs et son entourage le considéraient capable de devenir un de ces artistes sorciers à qui tout souriait et il n’en doutait pas vraiment lui-même. Ses craintes étaient toutes autres : il appréhendait la monotonie d’une vie sur scène quand les lumières s’éteindraient toutes et le laisseraient seul. Lui qui avait tout fait pour ne jamais être seul ne s’imaginait pas faire de sa vie une suite sans fin de concerts et de chansons répétées encore et encore ; fort de ses gênes guerriers, le garçon avait besoin d’un soupçon d’aventure, de défi à la fois raisonnés et épiques. Son discours fut indubitablement aussi nébuleux que son ressenti mais Maxime sembla comprendre chaque mot qu’il eut prononcé. La chose le rendait plus séduisant encore ; il ne feintait pas l’entendement et son corps exprimait la même chose que sa bouche. Maxime savait assurément l’engouement de ses professeurs pour sa voix et ses talents de danseur puisqu’il avait justement attendu qu’il termine sa prestation avant de l’inviter. Pris au dépourvu par la pureté de sa réaction, Peter opta pour la plaisanterie et le taquina gentiment sans oublier de saisir l’occasion pour se rapprocher un peu davantage et poser sa main sur son corps, ne serait-ce qu’un instant. L’Apollon-baguette rétorqua qu’il n’avait décidément pas la même vision de lui-même que celle qu’il avait de lui. Il n’était pas le plus volumineux de la bande et peut-être pas non plus le plus sportif, Maxime n’avait peut-être pas un courage débordant comme celui des plus têtes-brûlées d’entre eux mais Peter ne doutait pas une seule seconde de sa bravoure ; c’était simplement qu’il n’en fit pas étalage comme bien d’autres et qu’il la réservât pour les moments qui comptassent vraiment. Peter espérait qu’il se montre tout aussi valeureux lorsqu’ils seraient amenés à se dévoiler l’un à l’autre. Cette éventualité lui paraissait inéluctable et son corps réclamait une intimité qui ne faisait que grandir dans leurs confidences.

Cette même proximité sembla freiner Maxime qui tenta tout d’abord de se dérober à la question aussi dérangeante que percutante avant de répondre tant bien que mal. Peter qui regardait alors le plateau de fromage posé tout près d’eux comme une offrande à deux statues grecques taillées dans la pierre précieuse tourna la tête vers lui pour boire chaque mot ; il avait provoqué une cascade d’aveux plus délicieux les uns que les autres. Son regard inquisiteur encourageait presque autant Maxime que le langage silencieux du corps ; il était profondément affalé dans le futon et n’en sortirait pas avant d’avoir obtenu la réponse si agréable à ses oreilles ! De ne pas lui avoir dit…, répéta-t-il pour ancrer les mots dans sa tête et accueillir les nouveaux avec tout autant d’impatience. BLOODY HELL! Il aurait pu retourner la table basse tant la satanée sonnerie l’avait frustré ! Bien sûr, Maxime prenait la poudre d’escampette et se faufilait dans la cuisine pour sortir son salut odorante du four. Peter se mordit fort la lèvre inférieure sans quitter du regard la place assise où Maxime avait été assis quelques secondes auparavant. Si près du but… Maxime était le genre de garçon à ne pas dévoiler ses sentiments au grand public ; de mémoire de Serdaigle, Peter ne l’avait jamais vu s’encanailler avec un ou une camarade dans les couloirs épais de Poudlard ou ceux de l’Académie. Puisqu’il avait mis si longtemps à formuler sa pensée, le très pertinent garçon en venait à penser qu’il était peut-être l’objet de ses convoitises et de ses regrets chimériques. L’idée le tendait de toute part et l’excitait tant qu’il éprouvait du mal à rester en place.

“Besoin d’aide ?” lui cria-t-il sans quitter le canapé.

Déjà Maxime revenait avec la bouteille de rouge ; Peter accepta volontiers son ravitaillement et se promit de boire ses démons si l’univers s’ingéniait une fois de plus à les séparer au moment fatidique ! Le garçon voulut relancer la discussion prometteuse quand Maxime l’interrompit pour poser une nouvelle question. Pour toute réponse, Peter fit la moue et le dévisagea un instant avant de prendre une grande gorgée de son verre rempli par les soins de son hôte généreux.

“Mmmh… Je dirais… mon cœur, cet infernal insatisfait.”

Il sourit, amusé par sa propre réponse. Peut-être que si sa tête se mettait enfin d’accord avec ses passions, Peter se sentirait enfin pleinement rassasié ? Peut-être pas.

“Et toi ? Est-ce qu’il y a quelque chose que tu voudrais changer, même ?”

Lui n’en voyait aucune de son œil expert ; Maxime était parfait comme ça, dans toute la splendeur de sa nervosité.

“Et j’espère que tu ne seras pas interrompu par une autre alarme,” le taquina-t-il, de bonne guerre. “En voilà une autre, pendant qu’on y est ! Quel serait ton animal totem ?”
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MessageSujet: Re: Let's get the party started {Maxime}  Let's get the party started {Maxime} EmptyMar 17 Mar - 22:57

Let's get the party started | Peter & Maxime
Il ne peut pas répondre à cette question, au risque de le vexer. Bien qu’il puisse ressembler à son père sur certains aspects de sa personnalité, Peter n’est pas à proprement dit le genre de garçon qu’on aime voir dans les fréquentations de ses enfants. Du moins, ce qu’il laisse transparaître n’aide pas à changer cette opinion. Maxime ne sait pas ce qu’il en est des autres, mais lui est persuadé que Peter est bien plus que ça. Que cette façade de garçon adepte de la luxure et insouciant. Rien de dit qu’il ait raison mais il y croit malgré tout. C’est son caractère naïf et optimiste, prêt à croire plus en les autres qu’en lui-même. Et pour dire, il trouve au Serdaigle des qualités dont personne ne parle jamais. Est-il le seul à voir cette aura particulièrement unique qui flotte autour de lui ? Oui, la plupart le trouvent beau, c’est un fait… mais c’est une beauté bien différente que le Français perçoit. Ou peut-être est-ce juste le fruit de sa grande imagination, de ses délires un peu fanatiques. Ou de ses hormones d’adolescent, ce qui ne serait pas impertinent. Maxime sait que la plupart de ses camarades ne voient pas en lui ce qu’il est vraiment et il se dit que, si c’est le cas pour lui, alors cela peut l’être pour Peter également. Que sous toute cette façade de séduction se cache une âme beaucoup plus pure qu’il n’y paraît. Et en prenant conscience de ses incertitudes sur son avenir, il comprend qu’il n’a pas tout à fait tort de penser de la sorte, d’espérer que l’Ecossais soit “plus”. Il y voit là une fragilité déconcertante et absolument fascinante qui l’envoûte. Qui a dit que les insécurités n’étaient pas séduisantes ? Maxime n’est pas attiré par les personnalités trop lisses ou sans défaut. Elles ne sont jamais vraiment belles. Ce qu’il aime, c’est découvrir les faiblesses, pour enfin partager les siennes et trouver quelqu’un qui puisse le comprendre.

Et en parlant de faiblesse… Peter le met face à ce qu’il ressent à cet instant pour lui. Il ne décrira sûrement pas ça comme de l’amour, c’est bien trop tôt et inconnu pour lui. Seulement, il est bien conscient qu’il se produit une certaine alchimie entre eux, contre laquelle il a de plus en plus de mal à résister. Et cela se ressent dans son discours, sa tentative d’explication. Oh oui, il aurait beaucoup de regret à ne pas dire à Peter ce qui lui passe par la tête et le cœur… mais pourrait également avoir des remords à le faire. Tout pourrait se retourner contre lui un jour ou l’autre. Maxime a bien trop peur de souffrir… Peut-il réellement se permettre de perdre à nouveau une personne chère à son cœur ? La réponse est non. Il a eu beau tenter de se consolider toutes ces années suite au décès de son frère, la présence de Peter lui rappelle qu’il n’a fait que mettre un bout de sparadrap sur une plaie béante. C’est inefficace. Et il n’a pas encore assez confiance en lui pour lui donner tant de pouvoir sur sa personne. Comment savoir que tout ceci n’est pas un caprice de la part du Serdaigle ? Qu’il l’oubliera aussitôt qu’il aura posé les lèvres et les mains sur lui ?
Sa faiblesse le prend de court. Il manque de dire la vérité mais fort heureusement pour lui, la cuisine le ramène à la réalité. Se taire, ne rien dire, enfouir ses sentiments pour se préserver… telle est sa stratégie. Jusqu’ici, ça a plutôt bien marché. Après tout, il a toujours gardé sa vie privée pour lui. On ne lui connaît pas d’histoire sentimentale et quand à sa virginité, il évite toujours le sujet. Il peut parfois être si facile de changer de conversation… car comment avouer à tous vos amis sexuellement actifs que vous avez peur de vous donner à quelqu’un ? Que la vulnérabilité de cet instant vous effraie ? Plus qu’un souci de performance, c’est surtout un blocage psychique chez Maxime. Là encore, ce n’est pas un sujet dont il discutera avec Peter, qui n’est sûrement pas susceptible de pouvoir comprendre ce qu’il y a dans sa tête. Alors cette fuite est la bienvenue et il en profite pour se remettre les idées en place. Se souvenir de ses résolutions. Mais il lui faut bientôt revenir à sa place et il prend la bouteille de vin avec lui pour se redonner force et courage. Il ne permet pas à Peter de reprendre là où ils en étaient, emboitant le pas en posant lui-même une question dont la réponse lui permettrait de se sentir un peu mieux dans sa peau. Et en croisant le regard du jeune homme, il se demande vraiment ce qu’il peut bien détester chez lui. Il semble tellement insouciant qu’on se demande parfois s’il y a déjà pensé…

Pourtant, la réponse ne tarde pas et le prend au dépourvu, autant qu’elle augmente ses craintes. Un cœur éternellement insatisfait… qu’il ne pourrait jamais combler, quand bien même il y mettrait toute son énergie. Maxime n’est pas dupe. Si toutes les belles personnes qui sont passées entre ses bras n’y sont pas parvenues, pourquoi lui ? Pourquoi se perdre dans cette bataille perdue d’avance ? Il reste muet, boit une gorgée de son vin dans un profond silence.

“Tellement de choses…” Répond-il du tac-au-tac lorsqu’il lui renvoie sa question. En fait, il y a surtout une chose qu’il aimerait changer mais c’est carrément impossible. Il aurait bien aimé prendre la place de son frère ou tout simplement, être comme lui. Ne pas être un sorcier. Car il sait que plus que tout, cette différence les a séparés lors des derniers instants de sa vie de mortel. C’est bien pour cela que, malgré son implication et ses bonnes notes aux examens, Maxime n’est jamais celui qui utilise sa baguette le premier, mais bien toujours celui de la bande qui va faire les choses “à la moldue”. C’est une manière pour lui de garder ce lien si fragile et effrité avec l’être disparu. “Sûrement mon nez, je ne trouve trop grand.” Dit-il pour donner au moins un semblant de réponse à Peter, pour qu’il n’aille pas trop fouiller dans sa tête. Ce dernier passe déjà à autre chose et tant mieux. La blague de l’alarme le fait un peu sourire, puis il se met à réfléchir à ce qu’il va lui répondre. On ne lui a jamais posé telle question, c’est très étrange… Il n’y a même jamais songé tout seul.

“Wow euh… Pas facile ça, laisse moi quelques minutes…” Pourtant, il ne lui faut pas bien longtemps pour trouver un animal que sa propre mère lui a toujours inspiré et qui le fascine, les rares fois où il en a vu de ses propres yeux. La réponse paraît évidente, à la réflexion. “Le Paon, je pense. C’est un animal particulièrement… expressif et ouvert aux autres, c’est comme ça que je me vois. Ou que j’espère être. Je pense avoir un contact social aisé, je me fais vite des amis. Je n’irais pas jusqu’à dire que j’ai autant de charisme, mais bon… Quand tu vois un Paon et qu’il fait la roue, t’es fasciné et j’aspire un jour à atteindre et donner cet effet sur les gens. L’admiration, le respect et l’enthousiasme. Et puis, il faut avouer qu’il a des couleurs magnifiques…” Qui se reflètent étrangement avec la couleur de ses propres yeux, bien qu’il ne s’en rende pas compte. “J’espère ne pas avoir été trop condescendant… et pour rester assez basique, toi tu aurais quel animal totem ?” Ses yeux se plongent dans les siens, sombres, noir… comme ceux d’un corbeau. Il a toujours trouvé ce volatile étonnamment raffiné et magnifique, dans son côté un peu mystique. Un oiseau que tout le monde associe à la mort, étrangement - mais pas lui. Tout comme on n’associe Peter qu’à un coureur de jupons tandis que Maxime, lui, cherche la petite étincelle qui se cache sous l’épais pelage sombre. Et il faut dire que ces yeux perçants ne le laissent pas de marbre…

“Sinon j’aime bien les loutres aussi. Et les serpents. J’en ai un, d’ailleurs… un python. Tu veux le voir ? Je le garde ici quand je ne suis pas à Beauxbâtons.” Il retrouve instantanément le sourire à l’idée de pouvoir exhiber son ‘meilleur ami’. Beaucoup trouvent qu’il n’a pas une personnalité à avoir un serpent comme ‘animal de compagnie’ mais Maxime s’en moque bien. Tout comme les paons ou les corbeaux, certains serpents lui provoquent une certaine fascination.
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MessageSujet: Re: Let's get the party started {Maxime}  Let's get the party started {Maxime} EmptyDim 22 Mar - 20:15
Peter
&
Maxime
Every time I leave you pull me closer
I hang up the phone, you call me back
Why don't you mess me 'round like you're supposed to?
Étudiant érudit, Maxime avait appris de ses erreurs passées et ne prit pas le risque de froisser le jeune homme en lui remémorant une fois de plus les conséquences de la réputation qu’il affirmait ne pas avoir choisi. Au lieu de cela, le bel Apollon français sourit et le regarda du coin de l’œil. Il était beau quand il souriait ; il l’était davantage quand il riait - ou plus précisément lorsqu’il se retenait de glousser. Ses yeux communiquaient toute la chaleur que ses mots ne parvenaient pas à articuler ; Peter le voyait s’agiter sur son canapé et boire son verre de vin avec un empressement qu’il ne lui connaissait pas encore. Il se demanda s’il avait la même hâte lorsqu’il baisait les lèvres de quelqu’un et s’enivrait du parfum de son amant. Des étincelles jaillirent dans ses yeux alors qu’il se perdait momentanément dans l’imagination de telles moments ; maudit soit ce train de Moldus qui leur avait volé un moment délicieux parce qu’ils l’avaient tous les deux attendu depuis que leurs corps tendus s’étaient frôlés sur le plancher d’un appartement parisien. S’il devait être honnête avec lui-même, Peter reconnaîtrait sans heurt qu’il s’impatientait de ce instant qu’il avait imaginé plus d’une fois au détour d’un couloir à Poudlard ou assis sur une chaise à l’Académie française de magie. Plus d’une fois le beau Corbeau s’était imaginé pouvoir courtiser le porc-épic français - ses cheveux en bataille lui rappelaient cet animal qui, comme Maxime, n’avait jamais été apprécié à sa juste valeur. Une force invisible retenait le pécheur de se vautrer dans la luxure dont il avait fait une habitude et Peter s’était trouvé plus d’une fois incapable de formuler à voix haute ses désirs pour le garçon mystérieux et timide assis au fond de la salle. Plus d’une fois il avait senti son regard s’éterniser sur lui alors qu’il chantait ; maintes fois il avait croisé son regard alors qu’il prêtait sa voix aux plus beaux textes jamais écrits pour la musique ; une quantité immense de mots s’étaient pressée au bord de ses lèvres alors qu’ils échangeaient leurs premiers mots. Il aurait pu lui faire savoir son envoûtement dès le début ; il ne s’en cachait jamais d’habitude. Peter n’était pas de ceux et celles qui, comme Maxime, usaient et abusaient de pudeur pour ne pas se lancer de peur d’être blessés. Il était franc, faisait connaître ses désirs et ses envies clairement pour que personne ne soit justement jamais mis en position d’être déchiré par des actes obscurs et des mots maladroits. Telle était sa maxime à lui. Pourtant, face à ce Maxime, Peter baissait les armes et se laissait porter par une relation pleine de curiosités.

La vision du sang rouge et fruité qui tournoyait doucement dans son verre le sortit de son rêve éveillé ; il n’était pas en train d’embrasser le jeune homme mais ses lèvres s’étaient tout de même teintées de rouge, comme si elles s’étaient frottées encore et encore sur les siennes. Le vin tachait ses lambeaux de chair et Peter ferait bien de se rincer la bouche avant d’accueillir inévitablement les autres invités du garçons aux dix-sept années. Il courrait lui-même vers la fin de son adolescence et songea à sa propre soirée d’anniversaire. La vision du doux visage de Maxime l’en empêcha plus d’une seconde ; il ne souhaitait pas se remémorer les corps et les cœurs qui s’étaient serrés l’un contre l’autre ce soir-là, il ne voulait voir que lui et se concentrer une fois de plus sur le moment présent. Le géant de chair et de sang s’aventurait dans des sables mouvants et lui contaient l’histoire de son attachement ; il s’apprêtait à lui avouer quelque chose de précieux et de fragile quand une démoniaque sonnerie retentit dans la cuisine et perça la petite bulle cotonneuse dans laquelle le vin, le fromage et la chaleur du canapé les avait placés. Fou de rage et de frustration - quel doux sentiment si peu ressenti ! - le garçon regarda Maxime se défiler dans un truculent mutisme. Ses yeux jetaient les pires sorts à l’appareil moldu dans un silence qui, bien qu’écrasant, ne parvenait pas à étouffer les battements lourds de son cœur.

De ses grands pas, Maxime revint prétexter vouloir le faire boire pour se défiler. L’instant semblait perdu à jamais et Peter sourit, bon joueur. Il ne s’imaginait pas l’attachement que pouvait avec le jeune homme à son encontre et sous-estimait des milliers de plus encore celui qu’il avait pour le porc-épic. Le jeu fut relancé au quart de tour, plus pour éviter de revenir en arrière que par réelle entrain. Peter se plia aux règles et réfléchit un instant avant de disséquer son propre cœur de chou sous les yeux d’un Maxime tremblant - le vin s’en faisait le témoin visible et silencieux. L’opération ne sembla pas reconstruire la bulle confortable et chaleureuse qui avait explosé tantôt et le jeune homme semblait déstabiliser davantage par la réponse qu’avait bien voulu apporter Peter. Le sorcier décida de recourir à ses meilleures armes : l’humour et sa personnalité flamboyante. Il ne croyait pas s’en tirer pour si bon compte, si ?

“Quoi ? Comment ça ‘tellement de choses’ ?”, s’indigna-t-il en riant.

Maxime finit par cibler davantage l’élément le moins flatteur selon lui. Peter but une énième gorgée de rouge (il fallait vraiment qu’il se calme s’il ne voulait pas finir dans les bras de Morphée ce soir !) et le fixa un peu trop longtemps du regard avant d’ouvrir la bouche en venant caresser son nez de haut en bas avec son index.

“J’espère que tu déconnes. C’est une œuvre d’art cet appendice.”

Il commençait peut-être à ressentir les effets de l’alcool ; les petits morceaux de fromage étaient bien bon, ils n’étaient pas suffisants pour combler son estomac vide et déjà en train de digérer l’alcool léger. Mine de rien, Peter récupéra sa main et posa une autre question pour jouer à son jeu préféré : “mettons mal à l’aise Maxime pour le faire rougir ce soir”. S’il était beau quand il souriait et quand il riait, Mr Baguette était plus beau encore avec le feu aux joues. Le Corbeau moqueur rit gentiment en l’entendant s’exclamer qu’il devait réfléchir un instant et se resservit allègrement en pâte molle. Sa réponse interrompit la mastication consciencieuse qu’il avait tout juste entamée. Un paon… Le garçon se tourna vers lui et l’observa un instant. Il avait très certainement ce quelque chose de majestueux et de coloré. La description qu’il en faisait, comme s’il ressentait perpétuellement le besoin de se justifier, épousait tendrement ses propres traits ; l’animal était bien choisi. Le garçon avait une perception assez exacte de sa propre personne ; c’était aussi déstabilisant que c’était attirant.

“J’ai vu un paon un jour. Je te jure sur ma baguette magique qu’il avait la même couleur que tes yeux”, il plaisanta pour cacher le trouble que ce tableau avait provoqué en lui.

Peter ressentait le besoin de plus en plus pressant de l’embrasser et de se disparaître dans la nuit tombante avec lui. Pour aller où ? Jusqu’à quand ?

“Non, sans déconner, ça te va plutôt bien le paon…”

Il sourit, moins goguenard cette fois, plus sincère.

“Mmmh laisse-moi réfléchir Monsieur J’ai Confiance en Moi”, me taquina-t-il encore. “Je dirais… un corbeau.”

Il rit en voyant son air désabusé et se tourna un peu plus vers lui pour lui expliquer ; ses pieds pendaient à présent au-dessus du vide.

“Non mais attends… Les corbeaux sont magnifiques, dès qu’un corbeau est présent, on le remarque tout de suite. Son plumage de geai n’a rien à envier aux plus beaux oiseaux. Il est curieux - mais genre vraiment ! t’as déjà vu un corbeau ? pire qu’une pie -, c’est super intelligent et… incompris. Je veux dire, on lui prête tout plein d’associations un peu cheloues alors que c’est juste de la superstition. Ouais… Je trouve que je ferais un beau corbeau. Ni trop impressionnant, ni invisible pour autant. Bon, après on peut aussi faire un rapprochement avec l'emblème de ma maison à Poudlard, remarque, mais là je tire juste un peu la corde pour te faire croire à mon histoire.”

Il termina ses explication en s’affalant de côté sur le dossier du futon et en le regardant avec des yeux rieurs. Sa propre comparaison l’amusait comme un enfant. Elle avait au moins eu la décence de détourner son attention des lèvres tentatrices du garçon du jour.

“Ah ouais ? Les loutres ? J’me vois bien en loutre aussi tiens…”, dit-il sans savoir que son patronus en était une. “Attends attends…”

Il le dévisagea de haut en bas et de bas en haut sans décoller sa tête du dossier.

“T’es en train de m’inviter à voir ton python, là, c’est bien ça ?”, il commenta avec un regard et un rire pétillants de malice. “Montre-moi ton serpent, Leroy.”

Il plaisantait. À moitié. Okay, au quart ! Peter éclata de rire et se leva pour le suivre jusqu’au bout de la nuit.

“Il s’appelle comment ?”, s’intéressa-t-il pour sortir Maxime de la torpeur dans laquelle il l’avait sûrement jeté.
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MessageSujet: Re: Let's get the party started {Maxime}  Let's get the party started {Maxime} EmptyDim 22 Mar - 22:01

Let's get the party started | Peter & Maxime
Peter a constamment une posture ou un geste fascinant, qui attire irrémédiablement le regard de Maxime. De la façon dont ses boucles brunes se mouvent autour de son visage fin jusqu’à la manière de se passer la langue sur les lèvres, il l’envoûte totalement et le jeune français est bien trop innocent pour avoir les armes nécessaires à sa défense. Il est là, à côté de lui, proie parfaite prête à être dévorée. Il lui suffirait de bouger ne serait-ce que le petit doigt pour que le prédateur se jette sur lui et l’engloutisse de son appétit féroce. Et pourtant, Maxime n’échangerait sa place pour rien au monde. Son regard bleu dans celui très sombre de son interlocuteur, il boit constamment ses paroles. Il l’écoute, lui sourit, le fuit même parfois du regard quand il sent qu’il n’est plus en mesure de supporter le sien. Et surtout, Maxime rougit beaucoup. Il ne calcule pas le nombre de fois où il a senti la chaleur s’installer dans ses joues, alors qu’il sentait le regard insistant de Peter - ou à chacun de ses compliments bien pensés. Bien qu’il sache pertinemment que c’est là un jeu que le Serdaigle pratique avec excellence d’ordinaire, il ne peut pas s’empêcher de se sentir comme… spécial. Étrange, mais spécial à sa manière. Il est en proie à une grande bataille intérieure pour savoir s’il continuera de se refuser à lui ou s’il finira bien malgré lui par céder à ses avances. Il faut dire que Peter a tous les atouts pour réussir sa mission, il peut bien le reconnaître. Même lorsque le français mentionne son trait physique à ses yeux le plus imparfait, il trouve le moyen de poser ses doigts sur lui et de le valoriser.

“Qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre…” Répond-il dans un rougissement puissant. Il a bien du mal à croire que son nez soit une œuvre d’art et que quiconque - même Peter - puisse le penser. Mais encore une fois, il n’a pas les moyens d’accepter ce compliment sans que cela ne se perçoive sur son visage. S’il paraît bien mystérieux de loin, Maxime peut vite devenir un livre ouvert lorsqu’on adopte avec lui un certain type de comportement. Et il se doute qu’à présent, l’Ecossais a une petite idée de la personne à qui il a affaire. Un jeune vierge peu habitué des compliments, qui cherche à fuir la bataille. Et d’ailleurs, il y est bien parvenu jusqu’à présent ! Il se demande néanmoins si Peter ne fait pas exprès de lui dire toutes ces choses pour le mettre mal à l’aise… ce qui semble un peu absurde, à bien y réfléchir. Qu’y gagnerait-il ? Maxime n’a pas le temps d’y penser qu’il se voit poser une question un peu plus étrange encore. Et après un court instant de réflexion, il finit par apporter une réponse qu’il estime complète, bien qu’un peu mégalo non ? Il ne se voit pas comme une œuvre d’art et il n’est sûrement pas aussi fascinant qu’un paon peut l’être, mais quand il pense à la force et à la beauté de cet animal, il se dit que lui ressemblerait serait un bien bel exploit de sa part. On peut toujours rêver cela dit… Il attend la réaction du Serdaigle à cette réponse et elle ne se fait pas attendre. Même, elle a le don d’accentuer son rougissement déjà bien présent. Ou est-ce le vin ? Peut-être devrait-il poser son verre, par précaution. Il ne boit jamais autant, surtout avec le ventre vide et il se rappelle qu’il a encore une soirée à tenir par la suite.

“Que mes yeux ? Tu ne chercherais pas à me flatter plutôt ?” On peut sentir le malaise dans le ton de sa voix, et il y a de quoi. On ne l’a jamais autant complimenté. Bien sûr, une ou deux fois on lui a dit qu’il avait de beaux yeux - sur le ton de la rigolade. Mais jamais avec un tel sérieux. Cela est très perturbant pour le sorcier qui sent son cœur battre un peu plus fort à chaque parole de Peter. Comme si celle-ci avait un lien intrinsèque avec ses réactions physiques. Il lui retourne très maladroitement la question tout en ayant déjà en tête sa propre réponse. Non pas qu’il ait si souvent que cela imaginé quel animal pourrait représenter Peter, mais depuis le début de cette conversation il s’est déjà fait une idée. Et qu’elle n’est pas sa surprise lorsque les propos du jeune homme collent parfaitement à sa vision ? Il en reste bouche-bée, les premières secondes, l’écoutant simplement lui donner les raisons de ce choix. Mais n’est-ce pas évident, après tout ? Il a tout de cet animal, jusqu’à la couleur de cheveux.

“Je suis tout à fait d’accord avec toi. Les corbeaux sont magnifiques…” Et lui aussi, par conséquent. Mais ça, il n’osera jamais le dire directement. Dans un sens, il vient de le faire de manière détournée et libre à Peter de saisir la balle au vol, ou d’en comprendre le vrai sens. Un terme cependant a attiré son attention, tandis que le garçon s’affale à ses côtés. S’il s’identifie vraiment à la description qu’il vient de donner du volatile, Peter se sent-il si incompris ? C’est une chose à laquelle il ne s’attendait pas et qui le séduit d’avantage. Sans le savoir - ou peut-être avec préméditation, qui sait - il vient de se révéler à lui d’une façon des plus intimes et Maxime se sent chanceux. Cette vulnérabilité qu’il perçoit chez l’Ecossais lui donne envie de le connaître d’avantage. C’est très, très mauvais pour lui, ce qui est en train de se produire… Plus Peter se livre sur sa personnalité profonde, plus le français s’attache, tout en sachant pertinemment qu’il ne le doit pas.

C’est donc volontairement qu’il dévie la conversation sur son serpent. Car s’il en apprend encore plus sur son camarade, il ne pourra plus s’en défaire. Cela fait très longtemps qu’il ne s’est plus senti si attaché à quelqu’un, au point de l’écouter parler pendant des heures. A vrai dire, la dernière personne a aussi été un Peter, mais bien différent de celui qui se tient à ses côtés.
La nouvelle semble surprendre le Serdaigle, et à bien des raisons. Personne ne l’imagine, lui le doux Ombrelune, aimer un tel animal, froid et de prime abord dénué de compassion. Tout comme les corbeaux, les serpents n’ont pas bonne image… la preuve avec la maison Serpentard, qui se coltine une sacrée réputation depuis maintenant plusieurs décennies.
Le rire de Peter est doux à entendre, il résonne dans l’appartement vide. Maxime, lui, rougit un peu sans savoir s’il a réellement compris le sous-entendu que lui fait l’écossais. Il a beau être vierge, il n’est pas non plus idiot et cela lui confirme qu’il tente de le séduire. Cette histoire de serpent n’est qu’une aubaine pour lui mais pour le français, c’est tout à fait sérieux.

“Brian. Attends, je vais le chercher.” Tout excité qu’il est à l’idée de sortir son animal de sa cage de verre, il se lève en même temps que Peter et trottine seul jusqu’à sa chambre, dont il ressort rapidement avec le python autour du poignet. Revenant d’un pas plus lent, il retourne s’asseoir sur le canapé et enjoint son camarade à faire de même. Ce sera ainsi plus facile pour lui de manipuler la bête.

“Brian, je te présente Peter. Peter, voici Brian, mon p’tit bébé. Il a presque un an tu sais ! Tu veux le toucher ? Ou même… le prendre ?” Bien sûr, il le met au défi. Il sait bien que son serpent ne l’attaquera pas et sait reconnaître maintenant les émotions de l’animal. S’il le sent stressé, il n’ira pas prendre de risque supplémentaire mais pour le moment, tout va bien. Malgré la nouveauté que représente Peter, le python semble à l’aise et fait son bout de chemin. Maxime, lui, a un sourire jusqu’aux oreilles, comme s’il était en train de câliner un chaton. Comme quoi, il reste imprévisible comme garçon… Il ne se gêne pas pour changer de temps en temps la trajectoire du reptile le long de ses bras, pour le faire revenir jusqu’à sa main et son poignet. Jusqu’à présent, Brian ne l’a jamais serré au point qu’il en ait mal. Les fois où il n’a pas la tête à sortir et faire des civilités, il le fait comprendre en effectuant une petite pression de son petit corps fin sur sa peau. À force, ils se sont apprivoisés l’un l’autre, même si beaucoup continuent de penser qu’il est impossible d’apprivoiser un tel animal. Peut-être ont-ils raison, en tout cas Maxime le considère autrement que comme un serpent. Ce qu’il aime par dessus tout, c’est le tenir au creux de ses mains, en boule. Il trouve ça mignon… Il va même parfois jusqu’à lui caresser la tête. Lui-même ne savait pas qu’il pouvait devenir gaga d’un serpent ! Comme quoi…

“Des fois, je le laisse se promener sur mon torse ou sur mon dos, c’est une sensation très bizarre mais aussi très marrante. Comme des guilis.”
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Love isn’t who you can see yourself with.
It’s who you can’t see yourself without.
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Peter J. MacArthur
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Secreto Revelio
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Compétences de Classe:
Mes aptitudes de Sorcier:

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MessageSujet: Re: Let's get the party started {Maxime}  Let's get the party started {Maxime} EmptyMer 25 Mar - 12:13
Peter
&
Maxime
Every time I leave you pull me closer
I hang up the phone, you call me back
Why don't you mess me 'round like you're supposed to?
Tout cela prenait des allures de jeu, une partie d’échecs que Peter maîtrisait à merveilles pour avoir été formé par les plus grands. Le badinage était souvent plus excitant que de remporter la partie et c’était généralement ce stade de la relation que Peter cherchait encore et encore dans les multiples visages de son butin. Assis sur ce canapé, sa conception de l’amusement s’en voyait chamboulée ; il avait l’intuition que le jeu en vaudrait la chandelle et que la chandelle en vaudrait le jeu. Chaque fois qu’il envahissait l’océan bleuté de ses yeux des ténèbres des siens, Peter réalisait qu’avec Maxime, ce ne serait qu’un éternel et délicieux renouvellement. Pour la première fois depuis longtemps - pour ne pas dire toujours - le garçon imaginait des lendemains qui s’entremêlaient aux instants présents. Il faisait mouche, chaque fois, et se faisait un malin plaisir de torturer le blondinet qui rougissait un peu plus en le touchant ici et là. Les deux garçons continuaient à se poser des questions pour apprendre, l’air de rien, à se connaître. Aussitôt que les mots avaient-ils franchi le seuil de sa bouche, Peter imagina le beau Maxime briller de mille couleurs d’or, d’azur et d’argent. Il n’avait pas eu besoin de chercher très loin pour peindre un aussi joli tableau et cette réflexion le fit rire. Il se sentait à l’aise et confortable dans cette assise ; les doutes et les jugements n’avaient pas de place dans le cocon qu’ils fabriquaient ensemble. Seule la maladresse adolescente apportait son lot d'anxiété et d'effervescence.

“J’aurais sûrement plutôt dû t’offrir un miroir, Leroy”, répondit-il le sourire aux lèvres.

Il jeta un œil au petit paquet qu’il avait apporté pour célébrer l’anniversaire de son colocataire de canapé. Il renfermait un petit pot de fleur que Peter avait eu la chic idée de réduire à l’aide d’un Reducto pour en faciliter le transport ; Maxime connaîtrait sûrement le contre-sortilège pour lui rendre sa taille normale et si ce n’était pas le cas, ce serait l’occasion rêvée pour Peter de s’attarder dans l’appartement ou de revenir plus tard. Toutes les excuses étaient bonnes pour admirer plus longtemps ce faciès extraordinaire. L’écossais avait longtemps réfléchi au cadeau qu’il comptait faire au beau Français. Il avait d’abord opté pour un des deux miroirs à double-sens ; ce fut été un cadeau très personnel, peut-être trop. Alors, Peter avait réfléchi à quelque chose de plus Moldu et s’était rendu dans une boutique d’Inverness pour trouver un kilt aux couleurs du clan des MacArthur. En voyant le maillage rouge et bleu tissé très serré, le jeune homme avait penché la tête sur le côté et s’était dit qu’une fois encore, le cadeau fut été trop intime pour débuter une relation aux apparences amicales avec lui. Bien qu’il voulût lui faire un cadeau personnel capable de lui montrer combien il s’était intéressé à lui, Peter ne voulait pas trop en faire. Il consigna tour à tour ses réflexions dans son fidèle petit carnet noir avant de trouver enfin le cadeau parfait. Le lendemain, le sorcier écossais avait pris sa cape de sorcier, de la poudre de cheminette sur le rebord de la cheminée de ses parents et était apparu dans une des boutiques du Chemin de Traverse. Son choix s’arrêta vite sur une Mimbulus Mimbletonia : la plante rassemblait tout ce que Maxime appréciait ; il allait pouvoir prendre soin d’elle, la faire pousser et se faire une nouvelle amie. Si le corbeau avait suffisamment bien observé son camarade, le garçon était très intéressé par les soins aux créatures magiques. La plante avait la particularité d’être une hybride et, si les restes de ses cours de botanique étaient bon (et surtout ce qui était écrit sur l’étiquette sur le pot) elle tissait une vraie relation de confiance avec son propriétaire, en était très fidèle et le protégeait du mal qu’on risquait de lui faire. Elle serait, en outre, une décoration parfaite pour la chambre dans laquelle Peter espérait fortement terminer la soirée.

Honnêtement, Peter ferait une loutre d’eau douce parfaite avec ses jolies boucles qui ondulaient et s’entortillaient plus encore lorsqu’il s'immergeait dans l’eau. Le poil ébouriffé et l’œil pétillant, il s’amusait de la vie et suivait le cours de la rivière en se laissant rieusement porter par le courant. Pourtant, quand Maxime annonça partager son amour pour les corbeaux, le sorcier regretta de ne pas être de ces sorciers qui pouvaient se métamorphoser à volonté. Qu’il le chasse et le perce en plein cœur de sa flèche ! Il était prêt à périr sous ses doigts. Soutenant son regard, le garçon se mordit la lèvre inférieure en se disant que, décidément, c’était un petit jeu dangereux ! Il lui aurait bien picoré les lèvres, là, maintenant, tout de suite. Il lui paraissait invraisemblable qu’un aussi beau paon acceptât de voler aux côtés d’un petit corbeau à la robe noire.

Le sorcier éclata de rire en l’entendant presque crier qu’il allait lui montrer sa baguette de sorcier ! Le rouge qui envahissait ses belles joues ne laissait aucun doute sur sa compréhension du double-sens qu’il avait lui-même laisser planer sans s’en rendre compte. Il l’avait nommé Brian. Le corbeau craignait les serpents pour une raison toute logique ; pourtant, l’hilarité l’empêchait de réaliser qu’il rentrerait bientôt en contact avec un python apprivoisé. Pouvait-on dire qu’on apprivoisait un serpent ? Dans toutes ses rencontres, Peter n’avait jamais rencontré qui que ce soit qui ait jamais eu de reptile.

Holy cow…, jura-t-il en voyant Maxime revenir avec un tout autre serpent que ce qu’il avait eu en tête. La bête verte et glissante sifflotait gentiment dans les bras de son propriétaire et ne semblait pas le moindre du monde perturbée par la présence d’un autre en-cas dans le salon. Peter se leva, propulsé par la surprise, mais se rassit aussitôt en voyant son ami prendre place sur le canapé ; il semblait si heureux à l’idée de lui montrer cette part de lui - ses yeux reflétaient la lumière comme un diamant exposé au soleil.

“Enchanté, Brian !”, déclara-t-il en se tournant vers les deux compères et en déposant son verre de vin sur la table basse.

Maxime lui proposa de toucher son “bébé” (venimeux, dangereux et mortel, m’enfin passons) et même de le prendre en main. Peter n’était pas le plus à l’aise des trois ; il n’avait jamais été en présence d’une pareille créature et regrettait bizarrement ses cours consacrés aux créatures magiques. Il considéra la question en observant le serpent glisser sur le poignet de Maxime qui souriait inconsciemment comme un enfant. Plus qu’au serpent lui-même, Peter faisait confiance à son hôte. L’idée de voir Brian évoluer sur le dos nu de Maxime le fit sourire à son tour ; deux bêtes qui s'apprivoisent, finalement.

“Je veux bien… Tu crois qu’il me laisserait le prendre ?”, il demanda un peu inquiet. “Je peux le caresser ?”

Il attendit le feu vert de son camarade avant d’avancer la main vers le serpentin aux couleurs d’émeraude. C’était… bizarre mais pas désagréable !

“C’est drôle…”, il rit à son tour. “Ta mère ne veut pas de magie sous son toit mais elle accepte les serpents ? Faut absolument que je la rencontre, elle a l’air géniale !”, s’exclama-t-il en retrouvant une innocence qu’on lui croyait perdue depuis des années.

“Je le laisse grimper sur mon bras ? C’est ça ? Et s’il serre ? Il t’a déjà mordu ?”, enchaîna-t-il sans respirer. “Je connais pas trop les… pythons.”
CODAGE PAR AMIANTE
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PAROLES PAR The PCD
1245 words



Peter
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Thanks a million!  :3 :
 
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