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 Fête de trop [Samuel]

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MessageSujet: Re: Fête de trop [Samuel]   Fête de trop [Samuel] - Page 2 EmptyMar 31 Mar - 14:19

Fête de trop | Samuel & Maxime
C’est vraiment la guigne. Honnêtement, il se demande si cette soirée ne va pas finir à feu et à sang. Entre la bagarre, les quelques casses qu’il croit entendre venir du salon et maintenant, une brûlure… en même temps, il aurait pu faire un peu plus attention à sa cuisine. On lui a toujours appris à être vigilant lorsqu’il est aux fourneaux mais, pris dans sa discussion, il a complètement oublié. Et maintenant, Samuel s’est brûlé. Franchement, quel manque de chance non ? En plus de cela, il ne sait même pas où il a mis sa baguette. Ce n’est pas très raisonnable de la part d’un sorcier et il le sait, mais il n’est arrivé que la veille chez lui et n’a pas ouvert sa valise depuis. La baguette est sûrement perdue dedans, entre deux caleçons. Sur le coup, il se dit que le remède moldu sera peut-être plus rapide, bien que moins efficace sur la durée. Au moins, l’arnica, il sait exactement où ça se trouve et il ne va pas passer dix minutes à la chercher. Le transfert d’une pièce à l’autre est très rapide et il revient avec la crème, expliquant à l’anglais comment il faut faire pour que ce soit efficace. Et bien sûr, au passage, il se confond en excuse. Car s’il avait été plus vigilant, Samuel ne se serait pas senti obligé de l’avertir et de s’approcher de la casserole pour la retirer, provoquant ainsi sa brûlure. Alors oui, il estime que c’est de sa faute et l’assume pleinement. Au moins les pizzas, elles, ne brûlent pas. Aux dernières nouvelles.
Cela ne semble pas plaire au sorcier qu’il s’excuse et il ne sait pas pourquoi. Au contraire, il est de plus en plus en colère et chacun de ses gestes semblent intensifier ce sentiment. Il ne comprend pas.

“Désolé… je pensais… enfin j’ai estimé que c’était de ma faute vu que je n’ai pas fait attention à la casserole…” Il s’excuse, encore. C’est plus fort que lui, il a été éduqué comme ça et c’est un peu le tic de langage français de toujours s’excuser. Même quand on n’est pas en tort. Une sorte de politesse un peu étrange mais bien ancrée. Il se dit que cette nouvelle excuse ne va pas arranger les choses et cherche un moyen rapide de les apaiser. Samuel semble très mal et se met dos à lui, sûrement pour cacher ses émotions. Oh, il peut le comprendre, n’appréciant pas lui-même se dévoiler aux autres en toute impunité. Doucement, Maxime ferme la porte de la cuisine pour qu’ils soient dans un espace sécuritaire, que personne ne vienne les déranger. Pendant un moment, il hésite même à sortir pour laisser le jeune homme seul mais c’est plus fort que lui, il doit rester. Appelez ça de la curiosité ou simplement, un début d’amitié… comme vous voulez. Il sent qu’il a de la peine, il veut lui venir en aide. Même si ça n’a pas d’effet immédiat, il peut lui proposer son épaule.
Sa question est, bien sûr, rhétorique. Il sait bien qu’elle ne lui est pas destinée et souvent, il se l’est posée lui-même. Il a envie de dire à Samuel que rien ne cloche chez lui, qu’il est juste un adolescent comme les autres à qui il arrive des ennuis, qui se cherche, qui a du mal à tout encaisser sans flancher. Ils sont tous comme ça, même Maxime. Ce dernier se demande souvent pourquoi il n’arrive pas à passer le cap du deuil, pourquoi il n’arrive pas à plus s’ouvrir aux autres sur ses sentiments profonds, pourquoi il garde cette colère au fond de son cœur qui se retournera fatalement contre lui un jour ou l’autre. Il se demande quels sont les démons de l’anglais pour qu’il craque à ce point. L’alcool doit y être pour quelque chose, car il lui semblait plus fermé tout à l’heure et ce n’est pas une petite brûlure qui peut provoquer un tel état de détresse. Quand Samuel il se retourne, il constate qu’il a pleuré. Au point que ses yeux en sont devenus rouge. Le cœur de Maxime se serre pour ce garçon sympa qui semble vraiment terrassé par ce qui se passe dans sa tête. Il a de la peine bien sûr. Qui n’en aurait pas ?

Ses questions le surprennent… surtout parce qu’il n’a pas les réponses et que lui-même se les pose. Mais pour le moment, le français doit faire preuve de soutien et non pas se plaindre lui-même. Il pose ses deux mains sur chaque épaule de son camarade et le regarde dans les yeux, avec une profonde douceur et beaucoup de bienveillance. “Sois fort. Peu importe ce qui t’arrive, ça finira forcément par passer. Il n’y a pas…” Il soupire, détourne un peu le regard puis reprend. “Il n’y a pas de solution facile. Pas de recette miracle. La plupart des gens qu’on rencontre ne vont pas bien, c’est juste qu’ils le cachent. Comme toi. Comme moi. Y’a pas de solution, juste des efforts. Il faut que tu trouves quelque chose dans ta vie qui te rend heureux, ou même juste bien, et t’y accrocher. Ce sera ta bouée dans la tempête. Crois-moi.” Lui s’était senti noyé pendant des mois après la mort de son frère, n’avait pas réussi à trouver de bouée avant un long moment. Et peu importe ce qui se passe dans la vie de Samuel, s’il a pu survivre à ce drame, il pourra également. Il semble fort malgré tout. Bien sûr, ce ne sera pas facile, rien ne l’est vraiment. Et il ne se sentira pas mieux demain, ni même dans une semaine. Il faudra du temps. Et parfois même le temps ne suffit pas. Encore aujourd’hui, cinq ans après l’événement, Maxime souffre encore quand il revoit des photos ou entend prononcer son prénom. Quel cruel destin que l’homme qui lui plaît tant porte le même prénom que celui qui est parti… Des deux Peter de sa vie, il n’en aura sûrement aucun près de lui.

“Tu peux déjà commencer par te livrer à quelqu’un. Ôte toi ce poids. Parles-en. À trop garde, c’est mauvais. Je ne peux pas te dire que je suis le partenaire idéal pour ça, je ne peux pas te forcer. Mais sache que quoique tu souhaites me dire ou me révéler ce soir, je le garderai pour moi.” Promesse à demi-mots.
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MessageSujet: Re: Fête de trop [Samuel]   Fête de trop [Samuel] - Page 2 EmptyVen 3 Avr - 16:22
Fête de trop
C’était bien la première fois que je me retrouvais dans cet état là. Du moins, face à une personne. Bien sûr que je m’étais déjà effondré de tristesse après la mort d’Oriana. Déjà, lorsque que j’avais découvert son corps, inerte, étendu dans ce couloir. J’avais encore l’image parfaitement en tête, cette même image qui me hantait les nuits et qui parfois, me créer des insomnies. Mais ça m’arrivait aussi, certains soirs, quand j’étais seul dans ma chambre. Mes parents étaient présents, mais ils ont toujours respecté cette intimité dont j’avais besoin. Aujourd’hui, je me retrouvais quasiment dans ce même état, mais face à une personne que je connaissais à peine. Je me doutais que l’alcool avait sûrement aidé, mais ce n’était pourtant pas la première fois que je me retrouvais à une soirée, à picoler. Les autres fois, c’était plus la colère qui prédominait, ce qui avait été le cas ici, plutôt en début de soirée. Mais je n’arrivais plus à me contrôler, les larmes avaient commencés à couler et à présent elles ne s’arrêtaient plus. Est-ce que le fait de mettre brûler avait joué son rôle aussi ? Probablement. C’était sûrement le cumul de tout ça qui m’avait amené à me retrouver à chialer. J’avais presque qu’une envie, partir d’ici et me retrouver seul, comme je pouvais le faire dans ma chambre, mais c’était pour aller où ? J’étais en France… Très loin de chez moi donc. J’étais donc coincé, ici, dans cette cuisine, avec un jeune Français. J’étais en train de lui faire subir mon état, normalement, il devrait être en train de profiter de ses amis, de sa soirée, de son anniversaire… Mais non, il était toujours là.

Quand je lui avais demandé s’il connaissait une solution pour se sentir mieux, il posa d’abord ses mains sur mes épaules. Un geste que j’avais déjà eu l’occasion d’avoir lorsque j’étais au plus mal, mais j’avais toujours eu du mal à l’accepter, et j’avais même plutôt tendance à rejeter ce geste de base, mais ce soir, je n’avais même plus la force de le faire. Je n’osai même pas regarder Maxime dans les yeux, trop honte de me retrouver comme ça face à lui. Quand il m’expliquait alors que je devais rester fort… Comment cela était possible, je n’étais même pas capable de me contenir ni même de le regarder… Clairement, ma force n’était plus présente pour le moment. Il disait aussi qu’un jour ou l’autre, cela allait passer… J’attendais presque ça avec impatience. Mais, à vrai dire, je crois que je n’osais même pas d’aller mieux. Je me sentais parfois presque coupable de me sentir bien alors que ma meilleure amie était décédée. Est-ce que c’était pour cela, qu’inconsciemment, je m’infligeais ces soirées à répétition et notamment de boire autant ? Habituellement, j’aimais boire des coups avec des amis, mais cela était fait avec modération, depuis quelque temps, la modération, je ne l’a connaissais plus trop…
En tout cas, Maxime me faisait bien comprendre qu’il n’existait pas de solution miracle pour aller mieux. En évoquant le mot solution, je me demandais s’il n’existait pas une potion pour justement se sentir mieux, enlever cette tristesse qui pouvait me ronger. Mais évident, la personne qui aurait pu répondre, n’était plus de ce monde… Je devais tout simplement trouver quelque chose pour me faire sentir bien… Il était bien là le problème, je l’avais perdu l’été dernier… Il y avait aussi Maya, mais, idiot comme j’étais, j’avais réussi plus à l’éloigner de moi. Je n’avais plus de contact avec elle depuis quelques mois maintenant. Et je n’étais pas prêt à faire le premier pas pour la recontacter… Encore trop de fierté en moi.

Maxime me préconisait dans un premier temps de pouvoir discuter avec quelqu’un, m’ouvrir un peu plus pour alléger ce poids qui pesait en moi. Il est vrai que, jusqu’à maintenant, je n’avais pas vraiment pris le temps d’en parler à qui que ce soit. Il y avait mes parents bien sûr, ils se doutaient très bien dans quel état j’étais, mais nous n’avions jamais pris le temps d’en discuter ensemble…Enfin, je ne prenais pas le temps de les voir, eux, ils étaient prêts, je pense même qu’ils n’attendaient que ça, que je puisse me dévoiler un peu plus vers eux. Mais encore une fois, cela me faisait trop de mal d’en parler, et je n’aimais pas me retrouver dans la situation dans laquelle je me trouvais actuellement. Justement, maintenant que je l’étais… Est-ce que je devais parler avec Maxime ? Un jeune homme que je connaissais à peine ? Je sentais bien qu’il était un homme de confiance, il me paraissait loyal envers ses amis, mais est-ce que ça signifiait que j’étais prêt à lui parler, dès maintenant ? Est-ce qu’il pouvait comprendre ce que je ressentais ? En tout cas, il me faisait comprendre qu’il était là si besoin, et qu’il comptait garder ça pour lui.
Je m’écartai doucement de lui, et donc retirai ses mains qui étaient encore posées sur mes épaules. J’avais besoin de souffler quelques instants. Je pris un verre vide pour remplir de l’eau et ainsi le boire. C’était peut-être le premier geste raisonnable de la soirée. J’étais donc de nouveau dos à Maxime. Je n’osais toujours pas le regarder, surtout quand je commençais à lui parler.

- Je ne sais pas trop comment commencer… Je n’ai pas vraiment l’habitude d’en parler. Et c’est difficile pour moi d’évoquer cette histoire.

Je repris à nouveau un verre d’eau. Je commençais à avoir la bouche sèche. J’essuyai à nouveau les larmes qui coulaient sur mes joues. Comme Maxime l’avait dit plus tôt, il fallait que je reste fort… C’est alors que je me retournai enfin, mais ce n’était pas pour autant que je regardais dans les yeux mon interlocuteur, j’étais plutôt en train d’observer mes mains.

- Tu n’es pas de Poudlard, mais tu as dû entendre cette histoire, ou bien tu étais peut-être même présent ce soir là. Le 5 juin dernier, la soirée de fin de tournois de la coupe des 3 sorciers, à Poudlard… Il y a eu deux décès ce soir là… Notre directrice de l’époque, Minerva McGonagall, mais aussi une élève…

Je m’arrêtai un instant, c’était tellement dur pour moi de le prononcer à haute voix…

- Cette élève, une élève de Gryffondor, Oriana Slughorn… C’était ma meileure amie. Depuis la première année, on était toujours ensemble… Et à présent, elle n’est plus là.

Je venais de dévoiler à un quasi inconnu le pourquoi de mon mal être. Est-ce que c’était une sage décision de lui en parler ? Je n’en avais aucune idée, mais maintenant, il était au courant. Est-ce que ça m’avait fait du bien ? Franchement, pas trop. C’était comme si je rouvrais une plaie qui n’était pas totalement fermée.
Je me demandais comment est-ce que cette soirée allait se terminer…
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MessageSujet: Re: Fête de trop [Samuel]   Fête de trop [Samuel] - Page 2 EmptySam 4 Avr - 16:09

Fête de trop | Samuel & Maxime
Il fait ce qu’il peut pour le conseiller, au moins lui dire ce qu’il pense. Après tout, il n’est pas psy. Sachant qu’il ne sait même pas ce qui tracasse Samuel à l’instant présent. De ce fait, il n’est même pas certain d’être d’un grand secours. Il se souvient que lui-même s’était renfermé à l’époque, n’écoutant personne. Et surtout pas ceux qui lui disaient que “ça passerait”. Généralement, ce sont des mots qui ne nous parlent pas, qui ne nous semblent pas vrais. Alors maintenant qu’il se retrouve à le dire à l’anglais, il se sent un peu bête. Parler, c’est plus facile à dire qu’à faire. À la mort de son frère, il n’avait envie de parler à personne. Estimant que personne ne pouvait comprendre sa peine. Et c’était peut-être le cas, après tout. Quoiqu’il se passe dans la tête de Samuel, il devait penser la même chose. Que Maxime ne pourrait pas comprendre. Alors il lui conseille simplement… oui, d’en parler. C’est tout. Au fond, même si on réfute cette idée, elle fonctionne souvent. Rétrospectivement, on s’en rend compte. Pas forcément sur le moment. Il le force à retirer ses mains et, les bras ballant, il attend qu’il réagisse. Ce serait bien qu’il ne casse rien, quand même… on ne sait jamais. Il le regarde prendre un verre, le boire. Et de son côté, il vérifie que la porte est bien fermée, au cas où l’anglais se décide à se mettre à table. Il ne faudrait pas qu’une oreille indiscrète entende et fasse des ennuis.

Puis finalement, Samuel se retourne, mais son regard est fuyant. Maxime ne le prend pas pour lui, bien sûr. C’est toujours difficile de dire ce qu’on a sur le corps, tout en regardant honnêtement quelqu’un. Trop peur que des sentiments y passent, qu’on ne contrôlerait pas assez. Il se fait attentif, quand il commence à parler. Détendu. Une posture calme, non hostile. Qu’il se sente en sécurité, au moins.

“Je comprends. Sens-toi libre de faire comme tu le sens.” Rajoute-t-il avant qu’il n’ose reprendre la parole. Le but n’est pas qu’il se force, simplement qu’il se décharge un peu de ce qui lui pèse. Le but n’est pas non plus qu’il pense qu’il lui fait pitié, ce n’est pas ça. Simplement, Maxime reconnaît les gens qui lui ressemblent un peu. Ceux qui cachent de trop grandes douleurs pour leurs cœurs sensibles. Lui aussi, des fois, aimerait bien dire les choses mais jusqu’à présent, il n’a pas vraiment trouvé ce qu’il voulait, comme réceptacle. Il est plutôt difficile de trouver quelqu’un en qui avoir totalement confiance, qui n’ira pas tout répéter. Ce qui l’amène à se demander pourquoi lui serait plus à même d’être cette personne qu’un autre ? Mais le moment n’est pas à l’introspection. Samuel reprend la parole. Il évoque la soirée funeste après le tournoi de la coupe des 3 sorciers. Bien sûr, il y était, pour soutenir les Beauxbâtons. Et personne, surtout pas lui, ne s’attendait à un tel drame. Comme s’ils étaient revenus à l’époque où Potter lui-même devait faire face à ces morts, à leur âge. Maxime n’avait fait que croiser McGonagall aux détours de couloirs et rarement, à quelques cours, mais sa réputation n’était plus à faire et il lui portait plus de respect que quiconque. Alors le choc de sa mort, oui, il s’en souvient comme si c’était hier. En fait, cela ne fait que quelques mois, tout le monde y pense encore. Se demande ce qui a bien pu se passer. Ou le sait déjà. Le français pense savoir où son camarade veut en venir, mais ne le coupe pas dans son explication, sentant qu’il en a besoin. Il se prépare à l’entendre, parce qu’au fond, il l’a deviné. Il fronce les sourcils à l’annonce fatidique. Cela lui rappelle beaucoup de choses. Trop de choses. Toutes douloureuses. Comment lui expliquer que le dilemme du deuil, il le connaît ? Les premières secondes, il n’ose rien dire, laisse le soufflet retomber. Bien sûr, il ne le touche pas. Cela pourrait faire repartir sa colère.

“Je ne savais pas que c’était ton amie, je suis désolé Samuel.” Finit-il par prononcer d’une voix douce et calme. Des condoléances, en général, ça n’aide en rien. Surtout quand la blessure est aussi fraîche. Il le sait mieux que quiconque, ça aussi. Ses yeux regardent le sol quelques secondes, avant que son regard ne se reporte sur le sorcier. Que pourrait-il dire qui pourrait le soulager ? Rien. Il n’y a rien à dire. Ce sont des événements tragiques de la vie qui ne se soulagent pas avec des mots, mais bien avec le temps. Et encore, au final, la douleur est toujours là, bien au fond. Attendant de ressurgir quand on s’y attend le moins. Il ne s’attendait pas à évoquer ça le jour de son anniversaire. En général, il essaye de ne pas le faire, parce que c’est trop difficile. Mais Samuel a été ouvert, confiant. Il peut l’être aussi, non ? Ce n’est en aucun cas égoïste de sa part, il ne cherche pas à faire retomber l’attention sur lui. Juste, lui faire comprendre qu’on passe tous par là, un jour ou l’autre. Certains bien plus tôt que d’autres. Et qu’il n’y a rien à faire que d’accepter, même si on en a pas envie.

“Personne ne remplace jamais vraiment les personnes proches perdues. Moi-même… j’ai perdu quelqu’un, très tôt. Moins brusquement que toi, c’est vrai. J’ai même du mal à imaginer le choc que tu as dû avoir… On n’est pas obligé d’en parler si ça te fait trop de mal, Samuel. Surtout qu’il n’y a rien que je pourrais dire qui pourra atténuer ta douleur. Crois-moi, j’ai tout essayé pour effacer la mienne.” Il soupire, la tristesse revient. Quelle drôle de journée il aura passé…
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MessageSujet: Re: Fête de trop [Samuel]   Fête de trop [Samuel] - Page 2 EmptySam 4 Avr - 19:20
Fête de trop
Maxime était prêt à m’écouter, mais en même temps, il m’avait bien fait comprendre que je pouvais très bien ne rien lui dire, rester de nouveau enfermé dans ma carapace et faire comme-ci tout allait pour le mieux. Mais, j’étais fatigué, déjà physiquement, j’avais passé une longue journée, qui s’était terminé par une dispute avec mes parents pour finalement finir ma soirée ici, en France. Mais j’étais  fatigué aussi mentalement. Fatigué de résister à ces sentiments qui n’attendaient qu’une chose, remonter à la surface. Je savais que ce jour allait forcément arriver un jour ou l’autre, c’était quasiment inhumain de retenir autant d’émotion, mais je ne savais pas que ça allait arriver ici, maintenant, à cette soirée et accompagné d’une « connaissance ». Je voyais ça plus avec mes parents, justement à la fin d’une énième dispute qui se serait déclenché en voyant mon comportement se détériorer, mais aussi ma scolarité qui en prenait un coup. Comme quoi, on ne pouvait absolument pas contrôler ces sentiments et deviner quand ça pouvait éclater. Si je pouvais choisir, bien sûr que je n’aurai pas choisi ce moment… Mais que voulez-vous ? Peut-être qu’il était temps justement.

J’avais donc commencé à lui expliquer mon état et pourquoi j’étais si instable émotionnellement en ce moment. Je ne l’avais pas regardé durant tout mon monologue. Je ne savais donc pas comment il réagissait face à ces vérités. Est-ce qu’il avait cette tête de pitié que la plupart des personnes prenaient quand ils essayaient de compatir en me voyant ? Ou bien au contraire, il n’était pas du tout réceptif à ce que je lui racontais ? Commençant à connaître le Français, je penchais plus pour la première option. Jusqu’à maintenant, il était toujours présent, que ce soit quand j’avais commencé à m’énerver auprès du mec lourd, mais aussi d’un soutien quand on était en plein dans le jeu de la bouteille, ou bien quand je mettais brûler un peu plus tôt, il était là aussi. C’était probablement pour toutes ces raisons que je mettais permis de me dévoiler un peu plus vers lui. Je ne savais pas trop comment l’expliquer, puisque je ne le connaissais pas vraiment, mais j’avais ce sentiment que je pouvais lui faire confiance… J’osais espérer que je n’allais pas me tromper.

Ce qui me confirmait que je pouvais lui faire confiance, je venais tout juste de remarquer que la porte de la cuisine était fermé. Je n’avais pas fait attention de quand il avait pris le temps de la fermer, mais cela montrait bien qu’il souhaitait préserver mon intimité. Je ne pouvais que le remercier pour ça, je me voyais mal voir des personnes débarqués, je n’aurai pas supporter et j’aurai probablement quitté les lieux à ce moment là.

Maxime devait probablement connaître cette funeste soirée du 5 juin. Peut-être même qu’il était présent, les trois écoles étaient réuni ce soir là, il y avait de forte chance que lui aussi, avait assisté au décès de notre ancienne directrice. A vrai dire, je ne comprenais pas très bien pourquoi j’avais autant de difficulté à en parler, puisqu’au final, beaucoup de personnes, élèves, professeurs, étaient présents ce soir là. Tous connaissaient cette histoire. Mais le fait que j’en parlais ouvertement, cela ne faisait que confirmer le décès d’Oriana, et ça, c’était très dur de l’accepter. J’avais en plus ce sentiment que je n’étais pas présent pour elle, et que, peut-être, j’aurai pu éviter cette tragédie…
Il s’excusa, poliment, comme beaucoup de gens finalement. Et puis, venant de celui qui n’arrêtait pas de s’excuser, ça m’aurait étonné le contraire. C’était le genre de phrase que j’avais beaucoup entendu durant les funérailles, ainsi que les condoléances. Je ne comprenais pas d’ailleurs à quoi ça pouvait servir de dire ça ? Parce que les gens étaient désolés pour moi, cela allait forcément me permettre d’aller mieux ? Si seulement c’était aussi facile…

Je ne savais pas trop quoi m’attendre concernant la réponse qu’allait me donner Maxime suite à ma tirade. Moi même je n’aurai pas su quoi répondre à ça. Mais je fus assez étonné d’apprendre que je n’étais pas le seul à avoir subi cette souffrance. Maxime venait de me faire comprendre qu’il avait connu ce sentiment aussi, le fait de perdre un être cher. C’était la première personne avec qui j’en parlais qui avait vécu la même chose. Je levai alors ma tête pour enfin le regarder. Il avait alors, lui aussi, un air triste sur son visage. Je m’en voulais presque de l’avoir mis dans cette position, devoir m’écouter et lui faire rappeler certains souvenirs dont il ne voulait probablement pas retrouver, surtout ce soir, à sa soirée d’anniversaire. Je me suis senti coupable de le mettre dans cet état, j’avais donc le don de pouvoir gâcher une belle soirée…

- Je suis désolé… Je ne voulais pas… Je ne voulais pas te mettre dans cet état. Je ne pensais pas que tu avais vécu ce type de tragédie. Je me sens encore plus stupide de te faire subir ça ! C’est ton anniversaire, tu devrais t’éclater avec tes amis !

Je pris alors le temps d’essuyer rapidement mes larmes qui coulaient encore le long de mes joues. Je me sentais minable de me retrouver dans cet état, et surtout d’emmener avec moi l’hôte de la soirée alors qu’il n’avait rien demandé. Il ne s’attendait probablement pas à finir sa soirée à consoler un pauvre gars complètement éméché.
J’essayai de reprendre mes émotions en mains et repris :

- Je ne sais pas ce qui m’a pris… Je ne pensais pas me retrouver comme ça. Écoute, va rejoindre tes amis, ils doivent se demander où tu dois être. Ta place est à leur côté, tu n’as pas des bougies à souffler ou même ouvrir des cadeaux non ? Disais-je en essayant de sourire, mais j’avais toujours une ou deux larmes qui voulaient se montrer.

J’étais un peu perdu, je ne savais pas si j’avais envie de m’isoler le plus loin possible, et me retrouver à nouveau seul, dans ma chambre, et me vider de toutes les larmes que je pouvais ou bien être là où j’étais, en compagnie de Maxime. Peut-être que j’avais besoin d’extérioriser et d’en parler vraiment à quelqu’un, qui plus est, quelqu’un qui connaissait parfaitement mon état dans lequel je me trouvais.
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MessageSujet: Re: Fête de trop [Samuel]   Fête de trop [Samuel] - Page 2 EmptyDim 5 Avr - 15:52

Fête de trop | Samuel & Maxime
Il savait qu’en allant sur ce terrain avec Samuel, il allait devoir mentionner à un moment ou à un autre sa propre peine. Son propre traumatisme. Ce n’est certes pas obligatoire mais s’il veut faire comprendre à l’anglais qu’il compatit réellement à sa douleur, pas juste par pitié, il est obligé. Et puis, peut-être que ça lui fera du bien à lui aussi de révéler cette partie de sa personnalité. Celle qui combat tous les jours pour rester debout, malgré l’absence. Le manque. Le trou au milieu de la poitrine. Donc oui, il comprend parfaitement. Et il sait que toutes les formules d’usage ne servent à rien. Elles ne sont pas bonnes à entendre mais on n’a pas spécialement envie de s’en passer. Que les autres soient tristes pour notre perte, à quoi ça avance ? Est-ce que ça rend plus heureux ? Pas du tout. Maxime les a entendu, toutes ces phrases de condoléance. Les rares fois où il parle de Peter, il les entend encore. Et ça ne change strictement rien au présent. Si seulement ça le pouvait ! Au fond, on se sent toujours aussi mal et ça ne guérit jamais vraiment. Il ne veut pas être pessimiste envers Samuel, mais il faut être honnête non ? Ce n’est pas quelque chose qu’on oublie, un jour. Non, c’est toujours là. Que ce soit un amour de jeunesse, une amie, un membre de la famille. Cela peut nous réveiller la nuit, en sueur. Nous faire réaliser que ça fait X années qu’untel n’est plus là. Et le réveil est dur.

Il sourit un peu en l’entendant s’excuser. S’il avait voulu être avec ses amis pour faire n’importe quoi, il n’aurait pas attendu. Au fond, il est plus du genre “conversation simple” plutôt que “fiesta à gogo”. Cela ne le gêne nullement de discuter avec Samuel, bien au contraire. “Bof, tu sais… Être avec mes amis ne m’empêche pas de penser à cette personne le jour de mon anniversaire. Au contraire. C’est quand je m’amuse le plus que je me sens coupable d’exister, vis-à-vis d’elle. Ce truc-là aussi, ça ne part jamais…” La culpabilité d’être le survivant. D’être celui qui est resté, alors que l’autre est parti. Maxime n’a jamais compris pourquoi c’était tombé sur son frère et pas sur lui. Ce fichu cancer. Comment est-ce que l’univers décide ce genre de chose ? Toi tu vis, toi tu crèves ? Peter avait sûrement plus de choses à réaliser que lui, à bien des niveaux. Mais il n’y a pas besoin de fête pour qu’il s’en veuille d’être encore là, de gaspiller son temps inutilement. Parce que oui, il se sent plus inutile que jamais, chaque jour que dieu fait. Maxime cherche son utilité dans l’univers, mais sa place ne semble pas être simple à trouver. Il n’est même pas sûr d’en avoir une ! Il voudrait juste pouvoir trouver une signification à sa vie, qui justifierait qu’il soit encore là et son frère non.
Le français entrouvre la porte pour regarder où en sont ses amis et voit que ceux-ci s’amusent très bien sans lui. Oui certes, il y a gâteau et cadeaux mais… ça peut attendre encore un peu cinq petites minutes non ? Personne ne semble pressé, encore moins lui. En plus, il sent bien que Samuel n’est pas encore totalement remis de sa révélation, alors non. Il peut attendre, il n’y a aucun problème.

“On pourra faire ça un peu plus tard, ça presse pas ! Ils sont en plein bière-pong.” Dit-il dans un sourire, se tournant à nouveau vers l’anglais une fois la porte refermée. “Le gâteau ne va pas s’enfuir.” Et puis, même s’il aime les cadeaux, ce n’est pas le plus important pour lui. Pouvoir passer une bonne soirée avec des gens, c’est tout ce qu’il souhaite. Ne pas être seul. “Ta main, ça va mieux ?” Demande-t-il, prêt à aller fouiller sa chambre à la recherche de sa baguette s’il le faut. Il faudra bien qu’il la sorte à un moment ou l’autre, de toute façon. Il remarque alors la casserole sur le côté de la plaque, ce qui lui fait penser aux pizzas qui sont toujours en train de cuire. Ni une, ni deux, il s’équipe d’une manique pour ouvrir le four et en sortir les pizzas, tout juste cuites. Encore un peu et elles auraient pu brûler, elles aussi ! “Je vais en apporter une de l’autre côté et on se garde l’autre, le temps que j’en fasse cuire encore. Tu peux me les sortir du frigo en attendant ?” Il s’empare de la roulette à pizza et coupe des parts, avant de tout disposer sur un plat et d’aller au salon les poser sur la table basse. Il est quasiment certain que d’ici une minute ou deux, le plat sera vide… Il revient assez vite à la cuisine et coupe l’autre pizza pour eux, avant d’aller vérifier les pâtes.

“Bon, bonne et mauvaise nouvelle. Les pâtes ne sont pas cramées. MAIS. Elles sont un poil trop cuites. Tu en veux quand même ? Je dois avoir de la sauce tomate ou du beurre demi-seul. Enfin, pour la sauce tomate, je ne suis pas sûr…” Ce serait étonnant qu’il n’en ait pas, mais sait-on jamais ? Le voilà à la recherche dans le frigo mais ne trouvant rien - et ne souhaitant pas perdre plus de temps au risque de voir les pâtes refroidir - il s’empare du beurre demi-sel et en coupe de gros morceaux, qu’il mélange dans la casserole vidée de son eau. Il sort ensuite deux autres assiettes et dispose une portion de pâtes sur l’une d’elles. Puis, il va chercher les deux nouvelles pizzas qui ont maintenant un peu décongelé et les enfourne dans le four. Quand c’est fait, il sort des bières, les dépose sur la table de la cuisine et s’assied enfin.

“Et bon appétit ! J’espère que ça t’ira. Y’a du sel et du poivre là-bas si tu veux.” Dit-il en désignant les petits pots en céramique sur le plan de travail.
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MessageSujet: Re: Fête de trop [Samuel]   Fête de trop [Samuel] - Page 2 EmptyDim 5 Avr - 18:13
Fête de trop
Finalement, ça ne dérangeait pas Maxime d’être plutôt à mes côtés que d’être entouré de tous ses amis et passer la soirée avec eux. Ce gars là, il n’arrêtait pas de me surprendre. Sérieusement ? Qui préférait rester avec un mec qu’on connaissait à peine, en train d’étaler sa vie et notamment sa tristesse plutôt que d’être en compagnie d’amis proches à une soirée d’anniversaire ? Donc oui, Maxime m’étonnait énormément. Pour ne pas le cacher, je ne sais même pas si j’aurai fait la même chose si les rôles étaient inversés. Surtout me connaissant, à mes soirées d’anniversaire, j’étais plutôt du genre à me lâcher et de profiter de l’ivresse que pouvait procurer l’alcool, bien sûr, beaucoup plus raisonnablement que ce que j’étais en train de faire ces derniers mois. Il m’expliqua aussi que, malgré la bonne ambiance que pouvez fournir une soirée comme celle-ci, ce n’était pas pour autant qu’il n’oubliait pas son proche disparu, bien au contraire. Lui aussi avait ce sentiment de culpabilité donc… Il pouvait donc parfaitement comprendre ce que je ressentais à cet instant précis. Mais, comment faisait-il pour le cacher aussi facilement ? Est-ce que c’était avec le temps que ça devenait plus facile ? Justement, depuis combien de temps maintenant il avait perdu ce proche ? Je craignais de savoir, car si cela faisait plusieurs années, cela voulait tous simplement dire que ce sentiment ne disparaissait jamais… En soit, je ne veux pas que ça disparaisse totalement, sinon ça voudrait dire que j’aurai presque oublié la mémoire d’Oriana et ça, c’était inconcevable pour moi. Jamais je ne pourrais l’oublier. Mais, est-ce que c’était plus facile de vivre avec par la suite ?

Pour être sûr que ces convives s’amusaient, Maxime alla vérifier l’ambiance dans le salon. Rien que le bruit qu’ils pouvaient émettre, je n’avais pas besoin de constater de mes propres yeux qu’ils arrivaient très bien à s’amuser sans leur hôte. Cela me rassurait un peu, je ne voulais pas non plus monopoliser toute son attention et je voulais être sûr que ça ne le dérangeait pas d’être présent pour moi. Apparemment, ces invités étaient en pleine séance de bière-pong. Je les enviais presque de savoir qu’ils s’amusaient autant et d’être aussi insouciant et d’avoir cette liberté d’être heureux, tout simplement.

Probablement pour essayer de penser un peu à autre chose, et donc éviter aussi que je m’effondre encore plus en ressassant en boucle le soir de la disparition de ma meilleure amie, Maxime me demanda poliment si ma brûlure ne me faisait pas mal. A vrai dire, je n’avais plus vraiment fait attention à cette blessure, c’était pour dire à quel point ce n’était vraiment pas grand-chose, peut-être aussi que la pommade du jeune Français avait fait son effet.
Je regardai tout de même l’état de main, il y avait encore la trace rouge où se trouve la brûlure, d’ici quelques jours, ça allait se cicatriser gentiment. Il va falloir que je cache cette blessure vis à vis de ma mère. La connaissant, elle allait encore s’inquiéter pour rien, mais aussi se demander comment est-ce que j’avais pu me faire ça… ! En gros, ça risquait très certainement de m’agacer de la voir de la sorte, donc, pour éviter encore une énième crise, autant essayer de cacher…

Je répondis tout de même à Maxime, pour ne pas l’inquiéter lui aussi :

- Oh non ça va t’inquiète pas pour ça. Ce n’est pas la première fois que je me brûle. Ta pommade a sûrement fait son effet pour atténuer un peu la douleur, alors merci. Finis-je par dire avec un sourire.

Sans prévenir, Maxime se précipita vers le four… Mais oui, les pizzas ! Avec tout ça, j’avais complètement oublié que nous étions ici pour manger, des pâtes, mais aussi les pizzas. Heureusement qu’il venait de s’en rappeler, il n’y avait pas besoin d’avoir une catastrophe en plus à sa soirée ! Ce moment de vérité m’avait un peu coupé l’appétit, mais quand je sentis l’odeur de pizzas sortir du four, il fallait avouer que c’était plutôt alléchant. Maxime proposa d’apporter l’une des deux pizzas à ses invités, dans le salon et d’en garder une pour nous deux. Je n’étais pas contre, une pizza pour deux, on ne pouvait pas rêver mieux ! Il me confia une mission le temps de sa livraison, en sortir d’autre pour en cuire de nouveau pour la suite de la soirée. Je m’exécutai alors, ce n’était pas bien compliqué, prendre les pizzas dans le frigo et les poser sur la table de la cuisine, facile donc.
Il revint assez vite, et se mit à terminer la préparation des pâtes. Apparemment, elles avaient passés un peu trop de temps dans l’eau, ce qui les avaient rendu un peu trop molle selon Maxime. A l’heure actuelle, je n’étais pas très difficile sur la cuisson des pâtes, ça allait parfaitement me convenir ! Il me demanda si j’étais prêt à les manger malgré tout.

- Bien sûr que j’en veux, je ne me suis pas cramé la main pour rien ! Disais-je en rigolant. Et ne t’embêtes pas à chercher une sauce, avec du beurre ça sera nickel !

Le temps qu’il termine d’assembler et disposer le tout sur des assiettes, je vins m’asseoir sur la chaise et pris ma tête entres mes mains, le temps de quelques secondes, histoire de me ressaisir des 30 dernières minutes. Le fait de faire une coupure, de s’atteler à la préparation du repas, cela m’avait fait du bien. Finalement, Maxime savait plutôt bien s’y prendre pour détendre l’atmosphère et penser à autre chose, du moins, y aller en douceur et progressivement.
Il posa alors une assiette pleine de pâte ainsi que plusieurs bières fraîchement sortis du frigo. Il vint alors s’asseoir en face de moi.

- Ça ira très bien, t’inquiète pas ! C’est parfait !

Je pris alors une bonne bouchée avec l’aide d’une fourchette. Ce que ça faisait du bien de pouvoir manger ! Il était temps, mon ventre commençait vraiment à crier famine et ma tête était encore un peu en vrac à cause de l’alcool que je n’avais toujours pas épongé.

- Mmmmmmh ! C’est tellement cool de pouvoir manger ! Merci, encore ! Je m’arrêtai un instant et repris plus sérieusement. Non mais vraiment, merci. Disais-je en le regardant droit dans les yeux.

Je n’étais pas très doué pour montrer ma reconnaissance, mais pour moi, juste le fait de dire merci, j’étais extrêmement sincère.
Je continuai alors de manger et une question trottait dans ma tête depuis que j’avais découvert que mon interlocuteur avait lui aussi perdu un être cher. Habituellement, je n’étais pas aussi curieux, mais étant donné que Maxime avait connu la même chose, il pouvait me renseigner un peu plus sur l’éventuelle évolution de ce sentiment.

- Je ne sais pas si je peux me permettre de poser cette question, et si tu préfères ne pas y répondre, je comprendrais… Tu m’as fait comprendre que toi aussi tu as perdu quelqu’un… Je voulais juste savoir, c’était il y a combien de temps ? Je ne voudrais pas être intrusif et de connaître toute l’histoire, mais ça pourrait me donner une idée de comment je pourrais évoluer…

La bière qui était posée sur la table commençait à me faire de l’œil, et on ne retira pas aussi facilement les mauvaises habitudes, c’est alors que je me permis de la récupérer et d’en boire une gorgée en attendant la réponse de Maxime.
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MessageSujet: Re: Fête de trop [Samuel]   Fête de trop [Samuel] - Page 2 EmptyLun 6 Avr - 19:09

Fête de trop | Samuel & Maxime
“Je t’en prie. La prochaine fois, promis, je trouverai ma baguette !” Ce sera plus efficace ainsi, même s’il espère qu’il n’y aura pas de prochaine fois, tout de même ! Il ne connaît pas très bien Samuel et si ce dernier est un casse-cou. Enfin, si tel est le cas, il doit avoir l’habitude de ce genre de blessure de guerre ! Et puis, la médecine moldue a beau ne pas être magique, elle peut être toute aussi efficace. Avec le temps. Moins systématique, c’est sûr. Les os ne se réparent pas en un tour de baguette, il faut du temps. Mais pour les petits accidents ménagers de ce genre, Maxime aime bien les soigner à la manière ‘simple’, comme il l’appelle.
Après avoir pris le temps de vérifier que tout allait bien de l’autre côté de la porte, le français semble se souvenir que le four est allumé et, en bon hôte, s’occupe de la nourriture. Bien sûr, ils ne vont pas tout garder pour eux et, demandant l’aide de Samuel, il prend le temps d’aller déposer de quoi manger dans le salon. Ils doivent être affamés mine de rien, et c’est plus sûr vu le jeu auquel ils jouent ! Beaucoup d’alcool avec le ventre pas assez rempli, ça ne donne rien de bon. Enfin, c’est ce qu’on dit. Il n’a personnellement jamais trop testé cette combinaison. Et quand il revient, il s’occupe des pâtes, constatant qu’elles ne sont pas dans leur meilleure forme.

“Du beurre ce sera alors !” Dit-il en riant suite à sa réflexion. En effet, ce serait dommage de s’être brûlé la main pour au final, ne même pas en manger ! Prenant une grosse noix de beurre demi-sel, il la met dans la casserole et la mélange avec les pâtes, celui qui les rend bien luisantes et dégage une meilleure odeur. Puis, il en sert une portion à Samuel, préférant consommer de la pizza de son côté. Il remarque la façon dont se tient l’anglais, mais ne dit rien à ce sujet pour ne pas relancer de conversation qui le mettrait mal à l’aise. Autant se contenter de manger pour l’instant, le reste viendra plus tard. Après s’être pris une part de pizza et avoir sorti les bières, il s’installe face à lui et mange avec appétit. Lui aussi avait faim, apparemment ! Et puis, les pizzas que prend sa mère sont toujours bonnes, c’est un fait. Il se met à rire devant l’insistance du remerciement du garçon, comprenant très bien qu’il ne s’agit pas que des pâtes dont il parle. Mais il va faire comme si c’était le cas, après tout ! Pour ne pas le mettre mal à l’aise, encore une fois.

“J’avoue que ça soulage de se remplir l’estomac un peu !” Surtout après tout ça. La petite bagarre, le jeu de la bouteille, les révélations… beaucoup d’émotions en une seule soirée, voire deux petites heures à peine. Ils ne sont pas invincibles, ont besoin de force. D’en reprendre, en tout cas. Et Maxime ne se gêne pas pour ça ! Il a déjà fini sa première part de pizza et en reprend aussitôt une autre, presque affamé. Il ne s’attendait pas à ce que Samuel évoque de nouveau le sujet de la perte d’un proche. En fait, il pensait même ce sujet clôt pour le moment entre eux, voyant à quel point il avait eu du mal à s’ouvrir à ce sujet. À juste titre, d’ailleurs. Le français a parfaitement conscience qu’il est tout sauf évident de parler de ces choses-là. Donc que ce soit lui qui rouvre le livre à cette page le surprend, c’est vrai. Il prend le temps de mâcher, boit une gorgée de sa bière et réfléchit à la façon dont il va dire les choses. Tout vient assez rapidement.

“Bah déjà, je pense que l’évolution dépend vraiment de la personne, de la façon dont elle gère son deuil. Du deuil en lui-même. Celui qui a perdu son grand-père ne réagira pas de la même façon que celui qui a perdu la personne qu’il pensait être l’amour de sa vie. Après…” Il soupire un peu, se frotte les lèvres pensivement. Il essaye de mettre à plat ses propres sentiments, de savoir où il en est lui-même. Il lui arrive tellement souvent de cacher sa peine qu’il ne sait parfois même plus ce qu’il ressent vraiment. “Moi, ça fait cinq ans déjà. Enfin déjà… C’est une façon de voir les choses. Mais ouai, ça fait cinq ans que cette personne est partie. Une maladie qui l’a tué à petit feu, en fait. Je ne sais même pas ce qui est le pire. Les morts brusques pour lesquelles on n’est pas préparé, ou celles qu’on voit venir de loin. Je pense que dans les deux cas, c’est horrible à traverser. Moi je sais que… qu’après ça, j’ai mis trois bonnes années à retrouver goût à certaines choses, tu vois. Aujourd’hui, je m’en veux encore de ne pas avoir fait ou dit telle chose, ou tout simplement je m’en veux d’exister. Et puis tu sais, ça va dépendre aussi des moments de la journée, de la date. Les jours d’anniversaire, le tien ou le sien, ça va être compliqué. Tu vas y penser, c’est sûr. Tu vas te demander ce qu’il ou elle aurait fait, si il ou elle avait été là. La peine s’estompe un peu au fil des mois et des années. Les premiers temps, tu te passes en revue toute l’horreur de ce qui est arrivé. Son teint livide, son dernier souffle, ses mois de souffrance… et puis, au bout d’un moment, ces souvenirs sont remplacés par les bons moments. Personnellement maintenant, quand je pense à cette personne, je me rappelle les bons moments. La douleur est toujours là, le manque aussi. Mais au moins, je tâche de me rappeler ces bonnes choses qu’on a vécu ensemble. Tu devrais travailler là-dessus, même si je sais que c’est un peu trop tôt pour toi. Faut te dire qu’un jour, tu ne te souviendras plus que des bons moments que toi et ta meilleure amie avez eu ensemble.” Il lui sourit, espère le rassurer. Mais au fond, il ne sait pas comment ce sera pour Samuel. Lui, il y travaille encore à vrai dire. Certains jours sont plus difficiles que d’autres.
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MessageSujet: Re: Fête de trop [Samuel]   Fête de trop [Samuel] - Page 2 EmptyVen 10 Avr - 11:34
Fête de trop
J’attendis patiemment la réponse de Maxime pour savoir comment lui avait réagit face à cette tragédie qu’il l’avait frappé lui aussi, la perte d’un proche. Finalement, ce n’était peut-être pas anodin que lui et moi on se rencontre. Nous avions connu le même sort, c’était peut-être la personne dont j’avais besoin pour m’aider à surpasser ce traumatisme.
Il m’expliqua dans un premier temps que chaque individu pouvait réagir différemment face à cette épreuve et que finalement, il ne fallait pas que je me fiais à ce qu’il allait me raconter, je pouvais le vivre autrement. Je m’en doutais un peu de ça. Je pouvais prendre l’exemple de Maya… Bien sûr, elle a été tout aussi touché que moi d’avoir perdu Oriana, qui plus est, un membre de sa famille, mais elle était beaucoup plus forte que moi. Elle voulait m’aider, me soutenir, qu’on puisse se soutenir ensemble… Mais c’était encore trop difficile pour moi d’en parler, j’étais à ce moment là encore dans le déni probablement. Mais est-ce que j’avais bien fait ? Me voilà seul à essayer de gérer ces émotions, et à présent, j’étais en train d’en discuter avec une personne que je venais de rencontrer quelques heures plus tôt. Maya voyait très bien comment je régissais et mes sorties à tout va, ça ne lui plaisait pas trop, mais c’était ma manière à moi d’essayer de digérer sa disparition. La jeune Beurk savait beaucoup mieux gérer que moi, en tout cas, elle en donnait l’impression, ces derniers temps, on ne se parlait plus trop.

Maxime continua de raconter son histoire, cela faisait 5 ans qu’il avait perdu ce proche. 5 ans… Ça paraissait loin, mais je sentais que la blessure n’était pas totalement fermée pour autant. Contrairement à la mort de ma meilleure amie, le concernant, c’était dû à une maladie qu’il avait perdue cette personne. Il se demanda ce qui pouvait être le plus difficile entre savoir la mort imminente ou bien ne pas s’y attendre et que ça soit brutal. C’était une question intéressante, même si au final, dans tous les cas, c’était difficile. Après, le fait de voir venir la disparition, on pourrait peut-être avoir le temps de s’y préparer et encore… Qui est vraiment prêt à voir disparaître une personne qu’on aime ?
Il avait donc mis 3 ans en s’en remettre et retrouvé un peu goût à la vie. Lui aussi avait parfois ce sentiment de culpabilité que je pouvais ressentir souvent en ce moment. Il me rassurait aussi en m’expliquant que la douleur s’estompait au fil des années, mais clairement, ça pouvait prendre du temps. Maintenant, il essayait le plus possible de se rappeler des bons souvenirs plutôt que des mauvais. Il est clair que, me concernant, même de penser à ces bons souvenirs, les moments où on sortait en douce la nuit, ou bien quand on faisait des expériences de potion, tous ces souvenirs étaient difficiles pour moi, car je savais que je n’allais pas pouvoir les revivre. Donc, que ce soit les mauvais ou les bons, dans les deux cas, je me sentais mal.

Après avoir écouté Maxime, cela me rassurait… un peu, en tout cas sur le moment. En le voyant, je pouvais donc m’imaginer être paix et pouvoir en parler librement comme il venait de le faire. Jusqu’à maintenant, je n’avais jamais connu la disparition d’un proche, même si mon père avait déjà eu un grave accident où il avait risqué sa vie, j’étais trop jeune et je m’en rappelais vaguement. Je me rappelais surtout de la réaction de ma mère, au final, c’était un peu celle que j’avais vécu en voyant le corps de ma meilleure amie…
Étant donné que c’était la première fois, je n’avais aucune idée d’où ça pouvait me mener. Alors, de voir Maxime être aussi serein aujourd’hui, cela pouvait m’encourager à l’être aussi, un jour. Je savais très bien que je n’allais pas l’être dès ce soir, j’allais certainement me retrouver encore dans ma chambre, et ressasser cette soirée du 5 juin et de ne pas réussir à m’endormir car dès je fermais les yeux, je voyais systématiquement le corps inerte d’Oriana.

J’étais un peu obnubilé par sa réponse que j’avais complètement arrêté de me nourrir des pâtes. C’était très intéressant ce qu’il venait de dire et peut-être que ça allait me servir... Quand je me rendis compte qu’il avait fini, je commençai alors à lui répondre :

- Merci d’avoir répondu. Je me doute bien que chacun réagit différemment face à cette épreuve, mais j’ose espérer être à ta place un jour, et pouvoir parler sereinement de sa disparition…

Clairement, ce n’était pas ce soir que ça allait être le cas, je sentais de nouveau avoir les yeux humides, alors, pour essayer d’y remédier, je pris une longue gorgée de ma boisson. Je commençai à reprendre quelques bouchées de mon plat, mais elles avaient commencé à se refroidir, ce n’était pas très grave, même les pâtes froides ça passait !
C’est alors que j’entendis la porte de la cuisine s’ouvrir, je me retournai pour voir qui ça pouvait être… C’était Jack ! Clairement, il n’était pas au top de sa forme, mais au moins, on était sûr qu’il était bien vivant ! Il s’approcha de moi et posa son bras sur mes épaules, son visage était beaucoup trop près du mien, et son haleine… Il y avait mieux..

- Toujours dans la cuisine toi ! J’espère que tu as profité de la soirée quand même hein ! On n’est pas venu ici pour rien ! Pour toi que je fais ça, tu le sais hein ?

Je me mis à avoir un léger sourire, car clairement, ça l’arrangé bien de pouvoir participer à différentes soirées lui aussi !
Je me mis à tapoter son épaule et lui répondis :

- Ne t’inquiète pas pour moi ! Toi, tu as bien profité apparemment ! Finis-je en rigolant.

Il s’écarta de moi et reprit :

- Bah oui, qu’est-ce que tu crois ?! Pas comme toi hein ! Bon plus sérieusement, tu me laisses encore 10/20min pour m’en remettre et on se casse, ça te va ?

Je ne m’attendais pas à quitter la soirée dès à présent, mais connaissant Jack, quand il sentait qu’il avait profité comme il le voulait, il était temps pour lui d’y aller. Parfois, ça arrivait qu’on quitte plus tôt que prévu selon mon comportement, mais pour une fois, ça ne venait pas de moi.

- Comme tu veux, c’est toi qui me ramènes !

Il alla alors se prendre un grand verre d’eau et retourna dans le salon. Au moins, il m’avait permis de penser à autre chose…

- Bon et bien, je crois que ça va être bientôt l’heure pour moi de rentrer !
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MessageSujet: Re: Fête de trop [Samuel]   Fête de trop [Samuel] - Page 2 EmptySam 11 Avr - 16:22

Fête de trop | Samuel & Maxime
Apparemment, il paraissait serein. En son fort intérieur, Maxime n’a aucune idée de s’il l’est vraiment, ou si tout ça n’est qu’une façade bien construite depuis toutes ces années. Tellement bien érigée qu’on ne distingue même plus le vrai du faux. Lui-même n’est pas capable de dire s’il a dépassé le stade du deuil, ou s’il est toujours en plein dedans. Parfois, il se dit qu’il a grandi, qu’il a évolué… et d’autres fois, il retrouve l’adolescent de douze ans qui a perdu son frère et tout devient plus compliqué à gérer. Peut-être qu’on ne s’en sort jamais, en fin de compte. On dit que tout problème a sa solution, mais si celui-ci n’en avait tout simplement pas ?

“J’espère pour toi que tu trouveras la paix intérieure. Et même si c’est facile à dire, tu ne dois pas te sentir coupable. De toute façon, ce n’est pas comme si l’un comme l’autre, on pouvait y changer quelque chose !” Ce qui est fait est fait, malheureusement. Le temps a ses vices et ils sont bien obligés de faire avec. Il soupire un peu en terminant sa part de pizza, alors que quelques secondes de silence règnent sur la cuisine. Interrompues par l’entrée quasiment fracassante de l’ami de Samuel, Jack. Il l’avait presque oublié, celui-là… Semblerait-il qu’il se soit sorti de ses songes tel la Belle aux Bois Dormant et se soit rendu compte de l’heure tardive. Maxime lui-même n’avait pas pris le temps de vérifier à quel stade se trouvait sa fête. La nuit a bien avancé, il se peut même que certains soient déjà partis.
Le français a un petit sourire en voyant le comportement de Jack et les regarde interagir l’un avec l’autre, sirotant sa bière en toute discrétion dans son coin. Maxime se demande bien ce qu’il a à faire pour que cela prenne vingt minutes avant de partir, mais se tait. Il faut dire que dans son état, trouver les toilettes doit bien mettre cinq minutes… Suffit-il de compter le temps en plus pour viser le trou, en sortir et saluer des gens… oui au final, vingt minutes c’est correct, quand on a été torché comme lui. Il espère simplement qu’il sera un peu plus éveillé d’ici son départ. D’ailleurs, une fois qu’il quitte la cuisine, Maxime se tourne vers son invité.

“J’ai cru comprendre. Est-ce que ça ira pour rentrer ? Faudrait pas que vous ayez un accident… Ce n’est pas que je n’ai pas confiance en ton ami, mais il était bien fait tout à l’heure donc bon…” Il a bien prévenu ses convives en début de soirée qu’il fallait avoir au moins un “Sam” dans chaque groupe d’amis, pour les ramener en toute sécurité. Que ce soit par voiture ou tout autre transport magique. Il ne veut pas être responsable d’autres catastrophes ! Et il n’est pas en possibilité d’héberger qui que ce soit.

“Est-ce que tu voudras emporter le reste de pâtes ? J’en ai fait beaucoup trop et mes parents n’en voudront pas…” D’ailleurs, au lieu de laisser ça dans la casserole, il sort un tupperware et met les pâtes au beurre demi-sel dedans. Au pire, si Samuel n’en veut pas, il les mettra au frigo pour les manger le lendemain. Ou les donner à quelqu’un dans la rue. Cela servira toujours à nourrir un ventre affamé ! “Bon bah en tout cas, ça a été sympa d’apprendre à te connaître, Samuel. Et j’espère vraiment que les choses s’arrangeront pour toi. Faut que tu te fasses confiance.” Dit-il sur un ton sympathique. Une fois son départ avéré, il ne sait pas trop ce qu’il fera. Sûrement errer de groupe en groupe, tout en évitant Peter. Si ce dernier est encore là, ceci dit. Oh, il a encore des cadeaux à ouvrir d’ailleurs et à cette pensée, il va dans le frigo et sort le gâteau.

“Est-ce que vous en voulez un bout, avant de partir ? Je ne suis pas sûr que Jack ait mangé grand chose ce soir, donc vaut peut-être mieux qu’il se mette un truc dans le ventre.”

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MessageSujet: Re: Fête de trop [Samuel]   Fête de trop [Samuel] - Page 2 EmptyDim 12 Avr - 12:13
Fête de trop
Maxime souhaitait tout autant que je retrouve ma sérénité. Je ne pouvais que le remercier pour ça. J’espère la retrouver aussi vite que possible, mais je savais très bien que le chemin allait être long. Et de l’entendre dire que de toute manière, nous ne pouvions plus rien faire, cela m’attristait… Même si je savais très bien qu’il n’avait pas tort, il était trop tard maintenant pour faire quoi que ce soit. Mais ça, c’était dur de l’accepter, encore une fois.

Après le passage de Jack pour m’avertir de notre départ prochain, le jeune Français commençait à s’inquiéter pour nous, étant donné que c’était Jack qui devait me ramener chez moi, et vu dans quel état il se trouvait actuellement, c’était normal qu’on pouvait se demander si nous allions bien rentrer sain et sauf chez nous. Ce n’était pas la première fois que ça nous arrivais, même si je me doutais bien que ce n’était pas une raison pour que rien ne puisse nous arriver, mais je lui faisais confiance. Justement, ces 20 min lui permettaient de se remettre d’aplomb correctement avant de pouvoir transplaner et retrouver notre terre natale. Je n’étais pas forcément très pressé de rentrer chez moi, mais ça devait arriver, je ne pouvais pas éviter mes parents indéfiniment. Je répondis tout de même à Maxime pour essayer de le rassurer :

- Ne t’inquiète pas pour nous, on l’a déjà fait… Bon ce n’est pas une bonne raison, mais j’ai confiance en lui, il maîtrise bien le transplanage. Finis-je avec un clin d’oeil.

Je commençais alors à me lever et pris la dernière gorgée de la soirée. Toutes bonnes choses ont une fin. Bon… après est-ce cette soirée était vraiment une bonne chose vu ce qu’il s’était passé… ? Au final, oui, car je venais de rencontrer une personne que je n’aurai jamais eu l’occasion de croisé et j’espérais qu’on puisse se revoir à l’avenir. Peut-être lui parler de mon évolution et un jour lui montrer que j’allais beaucoup mieux ? Je pense que ça n’allait pas être tout de suite…

Il me proposa gentiment d’embarquer un tupperware de pâtes qui restait. Toujours aussi aimable de sa part. En tout cas, même s’il n’avait pas eu beaucoup d’occasions pour être l’hôte de la soirée, il se débrouillait très bien, et toujours aux petits soins pour ses invités ! Mais clairement, je n’en avais pas vraiment besoin, j’allais retourner chez mes parents et après très vite à Poudlard, Il allait en avoir peut-être plus besoin que moi.

- C’est sympa merci, mais non ça va aller. Garde ça pour plus tard ! On sait jamais, peut-être qu’un de tes invités va te supplier d’avoir des pâtes ! Finis-je par dire en souriant. Oui, clairement, je faisais référence à ma pauvre demande un peu plus tôt dans la soirée.

J’étais en train de faire la liste des choses que je ne devais pas oublier avant de partir, après, ce fut assez rapide, car je n’avais pas ramené grand-chose, je devais juste récupérer ma veste en jean que j’avais déposée à l’entrée… Me semble-t-il… !
Le départ était imminent, Maxime me salua, et lui aussi était heureux de m’avoir rencontré… Vraiment ? Non parce qu’entre le fait que j’avais failli créer une bagarre, et aussi de lui avoir fait rappeler certains souvenirs tristes, j’avais probablement dû gâcher une bonne partie de sa soirée d’anniversaire…

- Merci, très content aussi de t’avoir rencontré ! Et je vais essayer oui, de me faire confiance… ! Et j’espère que tu as pu profiter comme il faut de ta soirée… Je n’ai pas été d’une grande aide la dessus… Disais-je en me grattant la tête, un peu par gêne.

Est-ce que je devais le prendre dans mes bras pour lui dire au revoir ? Est-ce que c’était approprié ? Plus l’alcool commençait à se dissiper, plus je ne me sentais pas trop à mon aise suite à tout ce que je lui avais raconté, mais aussi mon attitude au cours de la soirée. J’avais donc préféré ne rien faire…

Je commençai à m’approcher du salon pour essayer de retrouver Jack, mais Maxime m’interpella une dernière fois pour proposer une part de son gâteau, que nous n’avions finalement pas eu le temps de goûter… Cette fois ci, par gentillesse, j’acceptai.

- Pourquoi pas ! Après, je ne te garantis pas qu’il accepte de le manger… Je ne suis pas sûr qu’il puisse avaler quoi que ce soit sans que ça ressorte… ! Finis-je par dire en rigolant.

Je pris alors la petite boite dans laquelle se trouvait la part de gâteau. J’étais donc prêt à y aller. Je me dirigeai alors vers la porte de la cuisine et me retournai une dernière fois pour lui dire :

- Et, s’il te plaît, souffle au moins tes bougies, c’est tout de même ton anniversaire ! Donc… Encore un Joyeux anniversaire ! Terminais-je avec un clin d’œil.

Je me dirigeai donc vers le salon pour rechercher Jack, mon compagnon de route. Nous étions plutôt synchro, car lui aussi était prêt à y aller. On se regarda et on se dirigea vers la sortie. Je récupérai ma veste au passage, et nous voilà de nouveau dans les rues de Paris. Malgré l’heure qu’il était, il y avait encore un peu monde… Pour éviter de se faire remarquer, nous prenions alors un coin de ruelle sombre et je pris alors le bras de Jack pour pouvoir transplaner à ses côtés. Clairement, le retour fut beaucoup plus difficile que l’aller pour supporter le voyage. De base, l’estomac était toujours un peu retourné, mais là avec ce que j’avais bu au cours de la soirée, ça n’avait rien arrangé… C’est alors que je me mis à régurgiter mon plat de pâte… Au moins, j’avais eu quelque chose dans le ventre…

Une fois terminé, je me retournai vers Jack, qui lui allait pour le mieux. Je lui tendis alors la boite avec la part de la gâteau :

- Tiens, c’est pour toi, de la part de Maxime.

Il regarda la boite, puis moi et répondit :

- Ça devrait aller merci, tu en as sûrement plus besoin que moi.

Il n’avait pas tort sur ce point, même si clairement, je n’avais pas beaucoup d’appétit. Je gardai alors la part de gâteau et on se dirigea doucement vers ma maison. C’est alors que je vis au loin, encore de la lumière qui rayonnait à travers la fenêtre du salon. Je soufflai un bon coup, ma soirée n’était pas encore terminé…  
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MessageSujet: Re: Fête de trop [Samuel]   Fête de trop [Samuel] - Page 2 EmptyDim 12 Avr - 14:56

Fête de trop | Samuel & Maxime
Samuel le rassure comme il le peut concernant Jack et de toute façon, il n’a pas de raison de ne pas le croire. S’il sait ce qu’il fait, tant mieux pour lui ! Il ne pense pas que l’anglais ait besoin de son avis sur la question. La moindre des choses qu’il puisse faire, c’est de leur dire de faire attention et de leur donner de quoi se sustenter quand ils rentreront chez eux. Il y a fort à parier que le transplanage va leur retourner l’estomac jusqu’à régurgiter. Donc après ça, ils auront besoin de se mettre quelque chose sous la dent pour ne pas se coucher le ventre totalement vide. Ce n’est jamais bon. Parfois, Maxime se dit qu’il réfléchit et se comporte un peu trop comme sa mère…
Il refuse son tupperware de pâtes, mais ce n’est pas très grave. Bien sûr, il aurait préféré qu’il les prenne, parce qu’il avait eu l’air d’aimer ça. Mais cela servira sûrement à quelqu’un d’autre, il ne s’en fait pas trop. Prenant son refus avec un sourire, il remet la boite dans le frigo pour en conserver le contenu le plus longtemps possible. C’est d’ailleurs à ce moment-là qu’il voit le gâteau qui attend patiemment dans le frigo d’être sorti, découpé et distribué. Et le français se dit aussitôt qu’il doit en donner des parts aux deux anglais qui sont sur le point de partir. Cela, au moins, ils ne risquent pas de le refuser !

“Ne t’inquiète pas” dit-il en sortant l’énorme gâteau de son emballage en carton, avant de le déposer sur une grande assiette en verre. “Les soirées, ça aide à se faire des connaissances et j’estime que c’est ce que j’ai fait ce soir. Alors c’est une bonne soirée pour moi !” Reprend-il en souriant, tout en commençant à découper des parts avec l’immense couteau affûté qu’il a trouvé dans le placard de la cuisine. Et il demande sans attendre à Samuel s’il veut en emporter.

“Ce sera pour plus tard alors, quand vous serez rentrés chez vous ! Le transplanage, ça secoue.” Il sourit tout en enfermant les morceaux dans un autre tupperware. Il ira en racheter un jeu un autre jour pour combler le trou dans la réserve de sa mère. C’est qu’elle y tient, à ses boîtes en plastique ! Il faut dire que c’est très utile. Il se demande si les sorciers ont déjà eu l’idée d’en utiliser dans leur vie magique de tous les jours… Le jeune homme rit, un peu mal à l’aise et gêné par les propos de Samuel et pose le couteau plein de chocolat sur la table. “Je te promets de faire mon possible pour ça. Merci beaucoup Samuel. Merci d’être venu pour mon anniversaire ! Faites attention en partant !” Même s’ils savent tous les deux que ce n’était pas le but premier, Maxime estime qu’il a fait une belle découverte et que peu importe la manière de faire, ça en vaut le coup. C’est toujours bon de se faire des relations. Qui sait ce qui peut arriver par la suite ? Il regarde les deux amis s’en aller et, quand à lui, vient se faire aider de son ami français Simon pour mettre les bougies sur le gâteau. L’anglais a raison, il est temps pour lui de souffler ses bougies et d’ouvrir ses cadeaux ! Et c’est ce qu’il fait, moins d’une demi-heure plus tard, alors que tout le monde s’est réuni au salon autour de lui pour le regarder faire. Et quelle n’est pas sa surprise de découvrir le cadeau de Peter… Il pouvait s’attendre à tout, sauf à ça. Il ne sait pas trop ce que cela représente pour lui, s’il y a un message caché… ou s’il l’a choisi au pif. En attendant, la soirée continue sur une bonne voie et mine de rien, il est content.

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