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saison II ♠ Always keep your foes confused. If they are never certain who you are or what you want, they cannot know what you are like to do next.



 
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 Elhenna et Freya, un bar, un verre, ft Elhenna McLeod

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InvitéHistoria PactumAnonymous

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MessageSujet: Elhenna et Freya, un bar, un verre, ft Elhenna McLeod   Elhenna et Freya, un bar, un verre, ft Elhenna McLeod EmptyDim 8 Jan - 0:08

RYAN
Freya

MCLEOD
Elhenna

Elhenna et Freya, un bar, un verre

Ce matin, en se levant, Freya avait reçu un hibou qu'elle connaissait bien. Il s'agissait en réalité d'une Chouette de l'Oural, Isis, celle d’Elhenna McLeod. Elhenna était juge au Magenmagot mais aussi et surtout son amie depuis Poudlard. Pas une amie extrêmement proche, non, mais une amie qu’on prenait plaisir à voir de temps en temps comme si on s’était quitté la veille.

Elles s'étaient connues par l'intermédiaire de leur tortionnaire, Ravenna, une peste raciste qui avait pour passion de lancer des sorts douloureux sous prétexte qu'elle était préfète en chef. Elles avaient un an d'écart mais cela ne les empêcha pas de s'allier pour une vengeance. En effet, si cette Ravenna les torturait, c'était bien parce que les deux jeunes filles n'avaient pas le sang "pur". Alors quoi de mieux que de s'allier pour l'humilier et lui montrer ce que des sang-mêlé pouvaient faire ?

Elles avaient donc décidé que si la blonde détestait autant les moldus, il fallait la "rendre moldue". Quelques sorts tout simples de métamorphose avaient changé ses vêtements d'aristocrates en tenue de fille de peu de vertu moldue et Freya avait consolidé tout cela avec un sortilège qui bloquerait toute annulation pour un certain temps.

Autant dire que les cris de leur tortionnaire avaient été jouissifs. Cachées derrière un pan de mur, elles avaient vu Ravenna se jeter des sorts à elle-même, tenter de faire disparaître le déguisement. Bon, Freya et Elhenna étaient jeunes, elles ne contrôlaient pas bien leur magie, en tout cas moins bien qu'une Septième année, donc l'humiliation avait dû durer dix minutes en réalité, avec bien peu de témoins. Mais le mal était fait et elles s'en souvenaient encore aujourd'hui.

Des années après, complices et amies, elles s'étaient vues ponctuellement, de temps en temps, après la Guerre. Lorsqu'Elhenna avait gravi les échelons du Ministère, Freya avait demandé à son amie de lui donner des passe-droits de temps en temps, afin d'accéder aux archives des affaires criminelles : pratique pour enquêter sur d'anciens Mages Noirs. En contrepartie, Freya lui offrait toujours ses livres en avant-première et un verre pour discuter de ce qu'elle en pensait.

Alors, lorsque Freya reçut Isis ainsi que l'invitation de son amie à boire un verre, elle n'avait pas hésité. De toute façon, c'était la période des retrouvailles : d'abord Cora, puis Zacharia... Elhenna était une suite logique, autant par amitié que reconnaissance : même si Freya raccrochait de son métier de chercheuse, il fallait reconnaître que la juge avait donné un sacré coup de pouce à sa carrière.

Mais même, elle aimait l'aura de bonté, de respect et d'intégrité qui entourait Elhenna. C'était reposant dans ce monde de faux-semblant, d'hypocrite et de méfiance envers tous ceux qui avaient pu se montrer trop zélés dans le camp adverse. Certains juges s'étaient montrés soit trop laxistes soit exceptionnellement sévères et Freya avait longtemps manifesté avec d'autres personnes pour que ce soit la CIS, Commission Internationale des Sorciers, qui prenne en charge le jugement des criminels de guerre. Au moins, Elhenna relevait le niveau.

Deux ou trois ans s'étaient écoulés depuis la dernière fois qu’elles s’étaient vues. A l’époque, Freya était sur les traces d’un mage noir anglais du 18ème siècle, très engagé dans une espèce de secte étrange opérant à l’intérieur de l’école de Magie, basée sur un culte des Fondateurs, ou je ne sais quoi. Ça n’avait pas donné grand-chose au final mais elle avait dû fouiller longuement dans les Archives criminelles afin de trouver où avait été enterré ce mage noir. On pouvait apprendre beaucoup d’une tombe.

Donc, après avoir répondu à Elhenna et accepté le rendez-vous – un bar chic du Chemin de Traverse vers 20 heures – Freya s’était préparée. Lorsque les deux amies se voyaient en dehors d’un cadre professionnel, elles avaient tendance à passer des soirées mémorables entourées d’alcool, de rire et de déambulation sous les étoiles. Il lui fallait donc s’habiller en conséquence. Ne pensez pas que Freya est coquette, simplement, elle aimait bien être assortie à ses projets.

Dans ce cas-là bien précis, elle avait décidé de mettre des bottes plates au cas où elles allaient beaucoup marcher, des vêtements confortables au cas où elles iraient danser, un manteau bien chaud au cas où s’il allait neiger.

En quittant le Chaudron Baveur, Freya resserra son manteau, se félicitant d’avoir pensé au froid, puis se dirigea vers le bar en question, Le Sorcier Fringuant. Il était plutôt chic, lumineux, avec des petits lampadaires ressemblant à ceux de Paris. Des tables étaient disposées en extérieur mais elle préféra entrer à l’intérieur, ce qui serait plus intime. Non pas que ce serait une soirée pour draguer, mais c’était toujours plus agréable d’être à deux sans être dérangées par des passants.

Freya s’installa tranquillement sur une table à l’écart après avoir prévenu le barman qu’elle s’y trouvait, au cas où si Elhenna ne la voyait pas tout de suite, puis s’installa à une petite table carrée avec des fauteuils dignes de l’ère Victorienne. Elle s’y sentit incroyablement à l’aise, s’enfonçant dans le siège qui devait sûrement avoir été enchanté pour donner l’impression d’être dans un nuage.

Elle préféra ne pas commander immédiatement, au cas où si la juge préférait passer une soirée tranquille avec du thé ou bien entamer les hostilités avec du Whisky Pur Feu. Freya se connaissait : parfois, elle pouvait s’emballer en imaginant une soirée de folie alors que cela pouvait être une séance de nostalgie ou bien une demande de service. Elle mettait souvent les pieds dans le plat.

Lorsqu’elle aperçut Elhenna arriver, Freya fut surprise de constater à quel point les années ne l’avaient pas changée. Elle n’avait pas pris une ride. Elles approchaient de la quarantaine après tout ! Même si les différences entre elles deux étaient telles que Freya se demandait comment leur amitié avait pu survivre à un tel fossé. Même, elle enviait parfois la juge et sa stabilité, sa vie de mère malgré la perte tragique de son époux. Elle enviait aussi son courage, sa force de caractère.

Se levant afin d’être vue de son amie, elle mit fin à ses pensées en souriant et faisant signe de la main. Elle était ravie de la revoir. Sa retenue habituelle l’empêcha de la prendre dans ses bras mais elle désigna le fauteuil face à elle.

« Bonsoir Elhenna ! Je me suis installée tranquillement à l’intérieur, j’espère que ça te va ? Je ne voulais pas risquer qu’on nous interpelle si on était en terrasse, et en plus on se les pèle. »

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InvitéHistoria PactumAnonymous

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MessageSujet: Re: Elhenna et Freya, un bar, un verre, ft Elhenna McLeod   Elhenna et Freya, un bar, un verre, ft Elhenna McLeod EmptyLun 23 Jan - 14:06
Un Bar, un verre


A quand remonte mon dernier contact avec Freya ? A longtemps. En fait, nous avions gardé contact grâce au fait qu'elle me demandait souvent de lui envoyer des copies d'archives du Ministère pour ses recherches. Dans certains cas, je pouvais aisément accéder à ses requêtes mais cela n'a pas toujours été le cas. En effet, ce n'était pas moi qui le décidait mais le Ministère. Du coup, c'est de manière tout à fait légale que je lui filais les informations qu'elle avait besoin et bien sûr, tout ça était surveiller par le Ministère. Grâce à ça, j'avais appris certains trucs dont j'ignorais l’existence. Cela a quand même un plus de continuer à apprendre lorsqu'on est adulte et je ne suis pas du genre à être fermer à la possibilité d'apprendre même en étant de mon âge. Au contraire. Après tout, je suis une ancienne Serdaigle et la connaissance m'a toujours attirée. Ce n'est pas nouveau. Mais la connaissance avec modération car il n'est pas toujours bon de trop en savoir. Et c'est quelque chose que je sais par expérience... La connaissance est un excellent outil mais c'est à utiliser avec parcimonie et c'est quelque chose que de nombreuses personnes ont du mal à se le mettre dans la tête. Heureusement pour moi, Freya n'était pas de ce genre là et la matière qu'elle avait choisit était la moins dangereuse de toutes. Comment réparer les bêtises d'un chercheur en Métamorphose ou en Sortilèges et Enchantements ? Et là-dessus, j'applaudis le service de l’Hôpital Sainte-Mangouste qui fait preuve de beaucoup d'imagination pour corriger des erreurs du à un mauvais usage de la magie. Nous avons tous nos points forts et points faibles. Même si j'adorais la pratique, je me suis déjà passionnée pour l'histoire et le droit. Il faut de tout pour faire un monde.

J'avais donc entendu dire que ma vieille amie d'infortune était de retour. Elle qui avait fui le pays comme une « lâche » pour partir faire ses recherches partout dans le monde. Bien entendu, je l'a taquinais là-dessus mais on m'avait toujours dit qu'on finit par revenir à ses origines. Il semblerait que Freya n'y fasse pas exception. Heureusement d'ailleurs car franchement, prendre des nouvelles par hibou, cela n'a rien de très marrant. Je préfère encore avoir les personnes en face de moi. Malheureusement parfois, c'est nécessaire surtout quand les proches sont éloignés de soi. Et c'est surtout la seule méthode utilisée par les Sorciers donc on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a. Et pourtant, notre rencontre est du au déplaisir d'une certaine personne que je ne peux toujours pas encadrer. Comme quoi, même dans notre malheur, on peut se rapprocher. Dans mon cas, je ne suis pas sang pure mais je ne suis pas née chez les Moldus, mes deux parents étaient des Sorciers mais ma mère avaient des origines moldus. Ce qui a fait que j'ai commencé à me prendre des tortures de la part de la blonde, c'est que je m'y suis opposée. Contrairement à la numéro deux  du ministère, je ne hais pas les sangs de bourbe. Je les apprécie pour leur valeur qui ont du pesant comparé à la blonde.

Comment ne pas se souvenir du coup foiré qu'elles avaient fait à Ravenna durant leur jeunesse à Poudlard ? Une vraie barre de rire qui avait soulager les deux jeunes femmes et elles avaient bien rit. Le pire dans tout ça, c'est que j'avais trouvé le truc pour faire diffuser illégalement l'image au sein de toute l'école et tout le monde s'était moquée d'elle. On peut dire que ridiculiser la préfète en chef m'avait bien amusée. Encore aujourd'hui, je prends un malin plaisir à la ridiculiser verbalement. Il y a une dizaine de jours, elle a avait essayé de me rabaisser mais elle avait perdu à ce petit jeu de joute verbale. Heureusement que j'en ai besoin dans ma profession sinon je l'aurais probablement perdu. Mais il est clair qu'elle passe son temps à se plaindre. Cependant, ce ne sont pas mes affaires mais je suis presque sûre que ce genre de nouvelles va lui donner de nouvelles idées. Je m'en doute pas. De ce fait, je lui avais envoyé un hibou ce matin afin de la retrouver après le boulot. On va pouvoir parler du bon vieux temps comme ça. J'avais hâte de finir ma journée afin de la revoir. Cela faisait très longtemps et raconter nos anecdotes sera des plus intéressants car la connaissant, elle doit en avoir des tas. Comme toujours. Et dire que j'ai tout ses livres dans ma bibliothèque avec un adorable petit mot dedans. Rhalala, les vieux souvenirs du verre à parler de ses livres...

Vingt heure arrive et exceptionnellement, je suis la première à quitter le Magenmagot, j'avais l'impression d'être une petite puce excitée. Il faut dire que cela faisait deux ou trois ans que je ne l'avais pas revu. Je ne compte pas aller me changer. Une amie de longue date qui revient en Angleterre, interdiction de la faire attention. Je n'étais plus toute jeune mais j'apprécie tout ça. Je suis stable, j'ai une famille, je vis au jour le jour et je revois mes amis autant que possible. On n'a qu'une vie après tout. Je suis une femme qui a un emploi du temps chargé mais je gère ma vie comme je l'entends. Je n'ai personne pour me dire ce que je dois faire et je suis assez grande pour savoir ce que j'ai à faire. Mais je dois reconnaître que j'ai l'impression de redevenir adolescente qui cherche à cacher à ses parents qu'elle a un rendez-vous. Mais celui-ci n'est pas galant. Des retrouvailles entre amies, cela fait du bien à tout le monde. Veste sur le dos, je quitte le Ministère avec mon sac et je ne compte pas rentrer chez moi de suite. Je devais aller au chemin de traverse. Par chance, le Ministère et le Chaudron Baveur ne sont pas loin. Je peux donc marcher tranquillement. Marchant dans les rues sombres et humides de Londres, je rejoins le Chaudron Baveur et je m'y glisse tranquillement. Saluant le tavernier, je connais le chemin pour rejoindre le chemin de traverse où j'avais choisis un lieu moins fréquenté que le Chaudron Baveur et qui devrait plaire à mon amie friande d'histoire. Tapant avec ma main, l'accès au chemin, je vis le mur s'éclipser et j'entre et je me retourne afin de surveiller que cela se referme bien.

Levant les yeux sur le chemin de traverse, la rue semble bien éclairer et la lune est à son beau fixe. On est en janvier donc la nuit est plus longue qu'en été. Si on était en juillet, il ferait encore jour ou le soleil serait en train de se coucher. Je laisse un sourire s'immiscer sur mon visage alors que je me mets en route vers le bar que j'avais sélectionné pour revoir mon avis. J'y serais d'ici quelques minutes. Levant mon poignet droit, je regarde ma montre et je remarque qu'il est vingt heure et quinze minutes. Je n'aime pas être en retard mais je n'ai pas le droit de quitter mon travail plus tôt que mon heure théorique alors qu'il arrive que je dépasse de très loin l'heure de fin de journée. Je ne peux rien faire contre le travail. Marchant dans la rue, je salue d'un signe de la tête ceux que je croise avant d'arriver. Un immense sourire se montre sur mon visage tandis que je rentre dans l'établissement. J'avais hâte et cette attente devenait presque interminable. Refermant la porte derrière moi, je regarde partout avant de la voir. Elle n'a pas beaucoup changé et elle l'a remarque debout. Retirant mon écharpe, je la rejoins et je pose l'écharpe sur le fauteuil qu'elle me propose. Je reste alors debout le temps de retirer ma veste et de déposer mon sac. Rapidement, je viens lui faire la bise et la serrer quelques secondes dans mes bras. Peut-être que mon amie est surprise mais je tiens à mes amis aussi peu nombreux sont-ils.

« - Bonsoir ma vieille amie.  »

Je la garde quelques secondes dans mes bras avant de la lâcher. Ce n'est qu'un calin entre amies et rien d'autre. Freya savait que j'ai été mariée mais je ne me suis pas décidée à retrouver quelqu'un dans ma vie. Je ne le veux pas vraiment en fait. Je tiens encore beaucoup à mon époux même s'il est mort et beaucoup disaient ouvertement qu'il avait pitié de moi mais je me fiche de leur pitié. Mon mariage avec Anthony était un vrai mariage d'amour et cela avait surpris plus d'une personne. Cependant, il a été mon seul et unique amour. J'ai bien sûr mes jumeaux mais je les aime autrement. Ce sont mes enfants et il en sera toujours ainsi. Je suis leur mère et je m'inquièterais toujours pour eux. C'est comme ça que ça marche, même s'ils sont à Poudlard. Observant mon amie, je garde le sourire.

« - Alors, la vieille branche, comment tu te portes ? »

Je la taquine et ce n'est pas nouveau pour être honnête. Les années ont passées et on se demande comment notre amitié a tenu le coup. Cependant, si même les années et le temps n'est pas parvenu au bout de cette amitié alors c'est qu'elle est très forte. Il faut dire que la façon dont on s'est connu à fait beaucoup aussi. C'est dans les ténèbres qu'on trouve la lumière... C'est une expression d'un film moldu mais qui semble plus ou moins vrai dans certaines situations. Mon père savait ce que je traversais et il m'avait aussi aidé à sa façon en me préparant à me défendre de manière théorique. Par ailleurs, j'avais suivi ce qu'il m'avait dit et j'avais pris le temps de m'entraîner à l'abri de tout. Cependant, je n'étais qu'en troisième année et on est pas encore parée à croiser la baguette avec ses propres camarades qui vous voie comme de la merde parce qu'on vous n'avez pas du sang de noble... Mais cela m'a appris à encore plus détesté les anciennes traditions de fous... Car oui, ce sont des fous. On a qu'a regarder ce qu'ils ont fait... Ils ont préféré suivre un être vil, belliqueux, égoïste pour des principes farfelus et dépassés. Moi, j'avais choisis de ne pas le suivre et j'étais encore trop jeune pour ça.

Je lâche mon amie et je prends place sur le fauteuil. Oh non, je préfère rester en intérieur. Il y fait meilleur, surtout en cette saison. J'étais contente de la revoir et nous sommes de la même tranche d'âge. J'avais une vie épanouie alors que mon amie n'avait fait que voyager depuis qu'elle s'était mis en tête d'aller étudier l'histoire de la Magie. Après, je la comprends, on ne peut pas annihiler une passion qui nous enflamme qui s'avère être aussi notre rêve. J'ai eu les miens et elle a les siens. Nous sommes si proches mais si différentes à la fois. Mais c'est dans l'adversité que l'on s'est découverte et qu'on s'est liées d'une amitié qui n'a jamais bougé malgré notre âge.

« - Comme ça, tu es de retour au pays mais pour combien de temps ? »

Je garde le sourire et je préfère lui demander. Elle a profité de tous ses voyages et elle a eu raison de le faire. Moi je sais que chaque été, je pars à l'étranger avec mes enfants loin de tout ça et je sais que j'apprécie d'être loin de tout, surtout du boulot. Je ne sais pas si je pourrais continuer en permanence mais je suis encore loin de la retraite. Je dois encore être patiente pour ça... Mais dans le fond, j'avais hâte de mettre fin à ma vie professionnelle. Pourquoi ? J'avais l'impression d'avoir raté les évènements de ma vie et de celle de mes enfants. Ils sont la seule chose qui me reste de mon défunt mari et que je n'ai jamais eu le courage d'oublier. Ma fille voudrait que je me trouve quelqu'un mais je ne peux décemment pas faire un trait sur leur père qui est et restera mon unique et premier amour. Il a été toute ma vie et si j'avais pu lui donner ma vie, je l'aurais fait sans aucune hésitation. Mais cela fait quinze longues années qu'il n'est plus là alors que je continue à affronter la vie seule avec tous ses obstacles.

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2072 mots  


Dernière édition par Elhenna A. McLeod le Jeu 16 Fév - 16:07, édité 1 fois
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InvitéHistoria PactumAnonymous

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MessageSujet: Re: Elhenna et Freya, un bar, un verre, ft Elhenna McLeod   Elhenna et Freya, un bar, un verre, ft Elhenna McLeod EmptyMar 24 Jan - 23:54
A peine était-elle arrivée qu’Elhenna prenait Freya dans ses bras. C’était décidément la réaction de tous ceux qu’elle revoyait ces derniers temps. Il était peut-être alors opportun qu’elle cesse d’avoir autant peur des contacts physiques... Après tout, elle n’avait jamais eu de scrupules à être intime avec une personne dans son lit, alors pourquoi avoir autant peur des approches affectueuses ? Freya s’était toujours posé la question, mettant cela sur la distance que mettaient ses parents entre eux et elle.
Néanmoins, recevoir ces gages d’affection, même si ça la rendait mal à l’aise, quelque part, ça la valorisait. Alors elle laissait faire, appréciant un peu le geste. C’était sa maigre contribution, elle ne se sentait pas encore prête à répondre.

« - Bonsoir ma vieille amie.
_Bonsoir à toi aussi, ça me fait vraiment plaisir de te revoir. »

La revoir lui donna une sensation de nostalgie, de coup de vieux. Elhenna avait été synonyme d’une amitié simple qui a duré dans le temps. Mais pour elle non plus Freya n’avait pas pu assister à tous les événements importants, les bons, les mauvais. Encore une fois, elle le regrettait profondément. Et encore une fois, c’était trop tard pour les regrets. A elle d’être celle qu’elle aurait dû être auparavant, afin de se montrer digne de la patience de ceux qui étaient toujours proches d’elle.

« - Alors, la vieille branche, comment tu te portes ?
_ Figure toi que la vieille branche va bien, qu’elle n’a pas rompu depuis le temps, et qu’elle tient fièrement sur son arbre. Et puis, il faut dire que je me porte pas trop mal. Et toi alors ? Tu as l’air en forme ! »

Freya aimait cette façon qu’Elhenna avait de la mettre tout de suite dans le bain, la traitant de vieille, la taquinant. Elle n’était pas prise de tête, elle n’avait jamais changé de caractère profond, malgré l’âge, les enfants, le mariage, le travail. C’était toujours Elhenna, celle qui avait comploté avec elle pour mettre Ravenna à terre. C’était d’ailleurs peut être là les prémices de son sens de la justice... Après tout, Ravenna avait été punie à la hauteur de son « délit ».

Freya avait même tenté de suivre l’actualité judiciaire du peuple magique d’Angleterre, voir l’évolution de son amie dans la sphère juridique. C’avait été fascinant de voir le fonctionnement de la machine justicière anglaise. Longtemps, Freya avait songé à faire un livre sur l’histoire du droit et des crimes mais c’était difficile de loin... A penser à présent.

« - Comme ça, tu es de retour au pays mais pour combien de temps ?

_C’est étrange, je sens comme une méfiance derrière cette question... »

Freya souriait en disant cela, mais en réalité elle n’en menait pas vraiment large. A chaque retrouvaille aussi, cette question venait. C’en devenait presque insultant. Presque. Néanmoins, c’était de bonne guerre. Elle ne s’en souvenait pas vraiment de cette façon, mais ses passages éclairs en Angleterre avaient toujours pour but premier la recherche, et elle profitait de l’occasion pour faire le tour des gens qu’elle aimait. C’était terminé mais ils avaient toujours en tête ce qu’elle avait fait jusque-là. A elle de prouver qu’elle était capable de faire mieux à présent !

« Hé bien, je travaille maintenant à la bibliothèque de Poudlard... J’ai bien l’intention de rester. Je raccroche définitivement du métier. Enfin, surtout des voyages. Je commence à me dire que je serai toujours une chercheuse. Tu sais, à l’instant, je me suis rappelé que j’avais toujours pensé que je ferai une sorte d’analyse de l’histoire du droit et du crime. Un projet que je n’avais jamais mené à bien car je n’étais jamais assez longtemps ici pour m’y mettre sérieusement. Et puis, sur tous les apprentis que j’ai formés, il y aura peut-être bien au moins un qui ne fera pas de la merde ! Je pourrais leur proposer le sujet ? »

Freya avait dû former facilement une dizaine d’apprentis, tous restés plus ou moins longtemps à ses côtés. Elle en avait viré un et l’avait grillé auprès de la profession car il était vraiment nul mais les autres avaient du potentiel. Elle garderait un œil sur leurs travaux mais pour elle, c’était terminé de chez terminé. Elle avait réellement mis sa vie entre parenthèses et c’était maintenant nécessaire qu’elle aille vers de nouveaux horizons. A la bibliothèque de Poudlard, elle aura peut-être la chance d’améliorer la condition de l’enseignement de l’histoire, et d’offrir à d’autres la capacité de chercher des informations sans tomber dans la crédulité.

« Et toi alors ? Donne-moi des nouvelles de ce que j’ai raté ? Je serai ainsi à jour ! Tes enfants sont toujours aussi mignons ? Quel âge ils avaient, la dernière fois que je les ai vus, ils étaient minuscules ! »

Malgré l’apparente jovialité, voire même joie, d’Elhenna, Freya ne pouvait s’empêcher de ressentir que quelque chose n’allait pas chez la juge. Peut-être de la nostalgie aussi, de la fatigue ? Après tout, on approchait de l’âge où on avait envie de profiter de la vie, de la famille, des amis : la preuve avec elle-même ! Elle savait qu’Elhenna n’avait pas spécialement envie de refaire sa vie avec un autre homme. Et puis Freya n’aimait pas cette expression : refaire sa vie. Comme si rencontrer un homme et le voir de temps en temps signifiait tirer un trait sur le passé ! Si c’était le cas, jamais elle n’aurait été aussi obsédée par Cora.

Pour la peine, elle héla la serveuse et commanda un verre de whisky pur feu, puis demanda :

« Qu’est-ce que tu voudrais prendre, Elh ? Je pense qu’un petit remontant fait toujours du bien, à cette heure-ci et en pleine semaine, tant qu’on n’en abuse pas... »



Puis, Freya se rappela subitement de ce qu’elle avait envie de raconter à Elhenna depuis le jour où c’était arrivé.

« Oh, tu ne sais pas qui j’ai croisé au ministère dernièrement ? J’y allais car le service du recensement de la population me croyait morte – si ça ce n’est pas un signe... Et voilà que je suis restée coincée dans l’ascenseur avec celle qui avait que nous nous entendons si bien : notre chère Ravenna. J’aurais juré qu’elle avait fui le pays ou quelque chose comme ça. »

Certes, elle était désormais très bien placée, la Ravenna, mais en même temps ; Freya était tellement plongée sur le passé, sur l’histoire, qu’il lui était difficile de s’intéresser à ce qui était le présent.
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InvitéHistoria PactumAnonymous

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MessageSujet: Re: Elhenna et Freya, un bar, un verre, ft Elhenna McLeod   Elhenna et Freya, un bar, un verre, ft Elhenna McLeod EmptySam 18 Fév - 21:45
Un Bar, un verre


Il est vrai que je peux me montrer très expressive mais c'est surtout avec mes amis. Et autant que je saches, Freya est une amie de très longue date. Il faut dire qu'on s'est connu par des circonstances des plus étranges mais cela nous avait clairement rapproché et malgré que les années ont passées, il semblerait que notre amitié n'a été endommagé par le sablier du temps. Heureusement. Et puis, les choses les plus simples ne se perdent jamais. C'est comme le vélo ou la magie une fois qu'on a appris à en faire, cela reste gravé au plus profond de nous même. La Magie est dans nos gènes et malheureusement, tout le monde ne peut en jouir à loisir. Pour beaucoup, la Magie est dangereuse entre de mauvaises mains et c'est pour ça qu'elle est autant réglementée. Je ne parle même pas des catastrophes qui peuvent être causé par des enfants qui n'ont pas conscience de ça. Mais bon... Je suis hors du travail alors je ne vais pas relancer mes vieux cours au visage de ma vieille amie. Remarquez, cela la ferait probablement rire. Il faut dire que je suis face à une historienne dans l'âme. Je me souviens des débats que l'on a pu lancer à l'époque où ce vieux fantôme de Binns donnait les cours d'histoire. Beaucoup nous demandaient comment on faisait pour ne pas dormir et on leur répondait qu'on buvait du café avant de venir en cours d'histoire. Ce qui était vrai. Cela me fait sourire aujourd'hui.

« - Et moi dont. On va pouvoir rire de nos bêtises du bon vieux temps, n'est ce pas ? »

Oh que oui. On aime toujours autant rire même si je ne montre pas souvent cet aspect. En fait, je crois que seuls mes enfants et mes amis ont le droit de me voir rire. Je devrais peut-être arrêter de porter mon « masque » de juge. Là, je ne suis plus au travail et j'ai le droit d'avoir un peu de détente après une aussi longue journée. A croire que les journées ne font que s'allonger de plus en plus. Bien entendu, je sais que c'est pas vrai mais c'est le ressenti que j'ai. Calme et souriante, je finis par lâcher Freya. Reculant quelques pas, je m'installe en face d'elle et je ne la lâche pas des yeux. Cela ne me rajeunit pas de la voir mais il semblerait qu'on se porte plutôt bien pour des femmes de notre âge. Posant alors mes mains sur mes genoux, je place mon dos au fond du siège pour l'écouter. En même temps, je lui ai demandé de ces nouvelles. En trois ans, elle doit bien avoir des choses à me raconter non ?

« - Je me porte à merveille malgré que le sablier du temps continue à couler et que Chronos continue à propager son pouvoir sur nous. »

Elle qui aime l'histoire et la mythologie, elle va peut-être comprendre mon allusion. Je parle bien entendu du dieu du temps, devenu titan et on en entend parler dans la mythologie grecque, la base de toutes histoires. Je me suis toujours demandé si notre histoire à la même origine que la mythologie. Ce n'est pas impossible après tout mais je ne fais pas partie de ces gens qui sont prêts à tout perdre pour tout découvrir. A force de travailler au Ministère, j'ai appris que les vérités ne sont pas bonnes à révéler. Il y a probablement certaines choses que la communauté n'est pas prête à assumer. Et je ne sais pas si je dois dire heureusement ou malheureusement d'ailleurs. Je dois admettre que malgré tout, je suis de ces personnes qui aiment la vérité et qui n'hésite pas à mettre les pieds dans le plat. J'ai toujours marché comme ça, même à l'époque de Poudlard et en grandissant, malgré les responsabilités, cela n'a absolument pas changé ma façon d'être. J'ai appris beaucoup de chose depuis mon arrivée au Ministère, comme le fait d'être discrète ou encore de rester neutre. Mais cela ne veut pas dire que je suis insensible ou psychorigide. Loin de là. Actuellement, je vois le sourire de mon amie tandis qu'elle me confirme qu'elle sent de la méfiance. Je montre un plus grand sourire mais il ne s'agit pas de méfiance.

« - Oh que non. Cela me faisait toujours mal au cœur de te savoir repartir aussi vite que tu arrivais. Par moment, je commençais à croire que tu cherchais à fuir la communauté... »

C'est aussi possible car on ne peut pas dire que ses études n'ont pas été toutes roses, hein Freya ? Même si elle venait à me dire ça, je ne serais absolument pas surprise. J'aurais peut-être du faire la même chose mais j'en serais pas là aujourd'hui si j'avais fais comme Freya. Et puis, elle n'a pas fuit, elle est juste partie à l'étranger pour ses études où il n'était pas rare que je lui donnais un coup de main. Entre amies, on pouvait bien s'aider non ? Et puis, elle ne me demandait rien de mal : juste des informations pour faire le pont avec ses recherches. J'ai d'ailleurs conserver tous ses livres. Je mettrais ma main à couper que ma fille a déjà lu les livres de Freya. Elle tient ça de moi... C'est alors qu'elle m'annonce qu'elle compte rester au pays. Ohhh ! En voilà un revirement de situation des plus étonnants mais je la comprends aussi. Elle me parle de ses apprentis. Au moins, elle a probablement pris plaisir à enseigner ça à tous ceux qui l'ont suivi dans ses expéditions toute aussi différentes des unes des autres mais toute aussi ressemblantes.

« - Pourquoi  pas ? Il est bien connu que notre histoire et nos lois ont un lien très fort même si cela peut paraître paradoxal...  Cela ne va pas te manquer, cette vie ?»

je pourrais lui citer un paquet d'exemple mais je doute qu'elle a besoin d'une piqure de rappel. Elle doit connaître ça mieux que moi. Mais cela me fait plaisir de la revoir. J'espère que cette vie de voyage et de culture ne va pas lui manquer. Elle a peut-être aussi besoin de se poser et d'essayer de fonder une famille. Mais je sais qu'elle sera dans son élément dans la bibliothèque de Poudlard. Au moins, elle sera plutôt bien entourée et elle ne sera donc pas seule. C'est un point positif pour elle.

« - Tu sais de mon côté, j'ai pas grand chose à dire. Mes jumeaux ont quinze ans et ils sont tous les deux à Poudlard. Liam ressemble à son père et Gaëllia commence à me ressembler. Cela fait presque peur. Mais tu auras l'occasion de le constater par toi-même vu que tu les croisera probablement... »

C'est vrai mais j'ignore qui est le plus gourmand des deux concernant les livres. Mais je ne m'inquiète pas pour eux. Je sais que ma fille sait déjà ce qu'elle veut faire par la suite mais j'ignore que mon fils se perd dans l'immensité des métiers et de ses choix difficiles. Je suis donc sortie de mes pensées par Freya qui me demande ce que je veux boire. Je réfléchis quelques minutes avant de dire à voir haute.

« -  Et bien, je ne suis plus au boulot donc un verre de Whisky pur-feu. S'il te plait ! »

Je garde le sourire et il est vrai que je suis un peu fatiguée mais j'y fais abstraction. Je voulais profiter du temps que j'ai pour profiter de la présence de ma vieille amie. Je me penche alors pour l'écouter. Apparemment, il lui est déjà arrivé un « malheur » au ministère puisqu'elle a eu une mésaventure avec la sous-secrétaire d'état. Comme par hasard... C'est étrange non ? Peut-être devrais je lui raconter ma courte discussion avec l'ancienne Serpentarde. Je suis sûre qu'elle en rirait avec moi.

« - Si seulement... J'ai eu une discussion avec elle et je peux te dire que je me suis bien amusée à lui envoyer des pics saucé au Wazabi... J'en ai bien ri...  »

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MessageSujet: Re: Elhenna et Freya, un bar, un verre, ft Elhenna McLeod   Elhenna et Freya, un bar, un verre, ft Elhenna McLeod EmptyJeu 16 Mar - 18:03

 
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MessageSujet: Re: Elhenna et Freya, un bar, un verre, ft Elhenna McLeod   Elhenna et Freya, un bar, un verre, ft Elhenna McLeod EmptyDim 19 Mar - 18:48
« Je me porte à merveille malgré que le sablier du temps continue à couler et que Chronos continue à propager son pouvoir sur nous. »

Installées dans nos fauteuils, dans un bar agréable, réunie à parler du temps qui passe. J'aimais beaucoup la poésie dans les paroles d'Ehlenna, elle avait toujours cette petite attention de mettre une touche d'histoire dans ses paroles. Et puis il était vrai que Chronos avait un sacré pouvoir sur nous, et un pouvoir invisible... J'avais l'impression que ces vingt dernières années avaient coulé sur moi tel le sable dans le sablier. Sans bruit, sans ralentir, inexorablement... Je fis donc un simple signe de la tête pour approuver ses paroles, pensive.

Cependant, je fus ravie de l'entendre dire qu'elle ne se méfiait pas du fait que je dise rester, pour finalement repartir, ce n'était pas du tout dans mes projets, j'avais réellement envie de m'installer pour de bon. Après tout, j'avais trouvé un travail, qui me plaisait, qui était à proximité de ceux que j'aimais le plus dans ma vie. Mais lorsqu'elle se demanda si je cherchais à fuir la communauté, je ne sus pas réellement quoi répondre. J'avais les paroles de cette damnée Ravenna dans la tête, mais aussi les inquiétudes de Cora, sans parler de mes propres remises en questions. Alors, je tentai de lui répondre la plus sincèrement possible.

« Hé bien... Je dois avouer que... Hé bien je me suis rendue compte que je la fuyais peut-être un peu. Je ne sais pas. Après tout je ne suis pas psychologue, comment savoir réellement ? Aussi, je réalisais mes ambitions, mes rêves, j'avais enfin l'histoire aux creux de mes mains. Mais dans tout les cas, c'est derrière moi, tout ça, j'ai autre chose à faire que courir après des fantômes. Je vais courir après des élèves maintenant ! »


Puis nous commençâmes à échanger les banalités, sur mes projets, sur ses enfants... Oh ses enfants ! J'allais certainement croiser les deux mini-Elhenna au travail. J'avais hâte de les voir maintenant qu'ils étaient si grands. Je les imaginais déjà à la perfection, ces jeunes gens qui étaient la relève du monde sorcier, ceux qui feront que demain sera meilleur ou pire. Puis lorsqu'Elhenna commanda son Whisky pur feu, je la suivis et commandai nos boissons. Et enfin le temps que le breuvage tant désiré arrive, nous étions à parler de la sous secrétaire qui hantait mes pires fantasmes de vengeance.

Je perdis quelque peu mon sourire, j'avais toujours un peu de mal à descendre de mon orage depuis cette fichue rencontre, j'étais en permanence à imaginer comment lui mener la vie dure, pour ensuite me dire que c'était une très mauvaise idée, car cela pourrait ricocher sur Cora et Zacharia. Mais cela me bouffait de l'intérieur qu'une femme aussi moisie de l'intérieur aie le droit de se promener en toute impunité dans les couloirs du Ministère. C'était parce que des monstres tels cette créature du mal avaient le pouvoir que l'histoire était jalonnée de drames, de catastrophes, de guerres.

« -Si seulement... J'ai eu une discussion avec elle et je peux te dire que je me suis bien amusée à lui envoyer des pics saucé au Wazabi... J'en ai bien ri... »

J'aurais voulu en rire comme elle mais c'était sacrément difficile. Alors j'eus un petit rictus, car j'aimais bien son "saucé au wazabi", c'était bien trouvé comme image. Puis je demandai :

"Je me demande bien ce qu'elle a bien pu te dire ou te faire pour que tu te sentes obligée de lui servir du japonais. Personnellement, je lui aurais bien comblé son évacuation d'égoût qui lui sert de bouche avec un stock de wasabi, mais j'ai fini par me calmer, je craignais un peu les conséquences. Tu sais, pas sur moi, plutôt sur Cora ou Zacharias..."


Je jetai mes yeux en l'air. Je ne savais pas qui tromper. J'avais aussi un peu peur pour moi. Après tout, j'étais une serpentard dans l'âme, je n'aurais jamais dû finir à Gryffondor. J'avais un caractère impulsif certes, mais j'étais malgré tout une fidèle représentante secrète de cette maison.

Je réfléchissais toujours avant d'agir, cherchant les intérêts et les risques derrière chaque acte. Et dans le cas de Ravenna, j'avais clairement perçu les menaces. J'avais besoin de réfléchir, d'observer le terrain, avant d'aller la mordre de mon venin, qui n'attendait qu'elle. J'avais imaginer l'humilier en public à son tour, mais d'un autre côté je voulais la faire souffrir, l'enfermer dans une pièce et lui rendre chaque doloris que j'avais reçu, chaque oeillade méprisante, chaque parole offensante.

Autant je m'en étais moquée, j'avais oublié tous ces actes pendant vingt ans, autant j'étais aujourd'hui réveillée dans les flammes de la haine avec ces paroles. Je ne les oublierai jamais, elles étaient désormais gravées sur ma peau et je ne pouvais plus les sortir de ma tête.

"J'aimerais tellement me venger de tout ce qu'elle a dit, du fait qu'elle m'aie rabaissé plus bas que terre. Mais j'ignore quoi faire, j'ai besoin de me calmer avant, je dois redescendre de mes tours. Qu'en dis-tu ? Tu m'aiderais ?"


J'avais quelque part l'espoir qu'Ehlenna me soutienne dans ma quête de vengeance, mais d'un autre côté je la connaissais. Elle était juge mais n'aimait pas se faire justice elle-même... Je n'avais plus qu'à faire appel à cette jeune Elhenna qui m'avait aidée à transformer cette furie en prostituée moldue. Bien que je souhaitais ardemment m'attaquer à un autre niveau d'attaque.

Par exemple chercher à connaître chacune de ses faiblesses et les passer au rouleau compresseur pour mieux la faire souffrir. Il y avait forcément quelque chose, une faille quelque part, un secret à exploiter.

Et je le trouverai. Car j'étais douée pour fouiller tout, partout.


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MessageSujet: Re: Elhenna et Freya, un bar, un verre, ft Elhenna McLeod   Elhenna et Freya, un bar, un verre, ft Elhenna McLeod EmptySam 1 Avr - 20:55
Un Bar, un verre


Il fut un temps où on abusait de l'histoire de la Magie avec Freya. Il faut dire qu'on aimait toutes les deux cette matière. Elle avait décidé de faire des recherches tandis que je me suis plongée dans les origines de lois qui régit sur notre communauté. Par ailleurs, s'il n'y avait pas de lois alors ce serait pire que l'anarchie et par ailleurs, l'anarchie existe aussi. On en a eu la preuve lors de la Seconde Guerre Sorcière qui a eu de sacrées répercussions sur le monde Moldu. Il faut dire que c'était les cibles favorites. Bien que cela ne soit plus vraiment de cours, certaines personnes pensent toujours de la même façon. C'est un peu le cas de la sous-secrétaire d'état. En même temps, à défaut d'être intelligent, les Sangs Purs doivent bien compenser par autre chose. Car si on peut dire une chose, c'est que l'épouse Nott n'a pas grand chose dans le crâne contrairement à ce qu'elle pense. Rien que la joute verbale que j'ai eu avec elle. Personnellement, cela m'a beaucoup amusée et je suis prête à recommencer quand elle veut. A vrai dire, j'ai même pris mes dispositions vis-à-vis du dossier dont elle m'a demandé des renseignements. On est jamais trop prudent et j'aurais fait la même chose même si un amis m'aurait posé la question. Je pense avant tout à la sécurité des témoins et des interrogés lorsque je mène une enquête. Je suis peut-être un peu parano là-dessus mais il faut se mettre à ma place. Imaginons qu'un accusé ou un témoin disparaisse, vers qui va-t-on se tourner en cas de problème ? C'est bibi donc pas de négligence. Je suis quand même pas un Juge novice...

J'étais assise avec mon amie et on discute de tout ou de presque rien. En fait, déjà le simple fait de parler d'elle lui donne de l'intérêt qu'elle n'a pas, c'est pour dire. Et puis, j'aime bien me moquer dans son dos. Elle joue les hypocrites avec nous alors je ne me gène pas de faire pareil. Je remarque le signe de tête de mon amie et je lui fais un grand sourire. Bon, je suis peut-être un peu fatiguée mais ce n'est pas la fatigue qui va m'empêcher de voir mon amie. Dans le fond, je suis contente qu'elle se stabilise. Freya reconnaît qu'elle a fui un peu la réalité. Un peu ? Elle a des années à rattraper pour être honnête mais je me ferais un plaisir de lui donner un coup de main si besoin est. Après tout, on a toujours été là pour affronter les catastrophes ensembles non ? Certes, cela date de l'époque de Poudlard mais mon affinité avec elle et mon amitié n'ont pas changé depuis. En fait, cela ne me surprend pas. Il faut dire que les évènements de Poudlard ne sont pas en reste. Je suis bien placée pour comprendre et je me suis bien souvent interposée pour essayer de calmer les jeux. Mais bien sûr, cela remonte à pas mal de temps.

Personne n'a jamais su pourquoi une femme comme Ravenna a fini à son poste et si on l'écoute, c'est uniquement par ses efforts mais il ne faut pas oublier que la politique travaille beaucoup sur nos dirigeants. Je suis presque sûre que l'actuelle Ministre de la Magie a fait ça pour calmer les esprits de la communauté et donner un semblant de cohésion. Je ne crois pas au fait qu'elle soit à ce poste parce qu'elle donne son corps et âme à son poste. Pour moi, ce ne sont que des foutaises. Je travaille bien plus qu'elle et elle gagne plus que moi et pourtant, je ne suis pas là à crier au loup dés qu'on l'attaque. Freya me demande ce que je lui ai dit. Je vais me lui faire plaisir en lui racontant tous les détails croustillants. Je suis certaine que cela va lui plaire. Gardant mon sourire, je me penche vers elle en la regardant malicieusement.

« - Elle m'a convoquée le 24 décembre pour avoir des renseignements sur un des dossiers que je traite pour le Magenmagot... Elle m'a sortie l'excuse d'avoir ce sale cafard de Skeeter sur le dos et que soi-disant qu'il n'y a aucune communications entre les services en me citant qu'elle avait soi-disant eu une réunion avec la Ministre de la Magie... Je te laisse deviner ma réaction. »

Le sourire se montre plus élargie en lui disant ma phrase. Surtout que la loi sortie en 2000 est la même pour tous. Ce n'est pas parce qu'elle est secrétaire d'état qu'elle a tous les droits. J'ai refusé de lui donner plus d'informations que ce que le service a accepté de communiquer. Je suis tenue au secret professionnel et je l'ai respecté jusqu'au bout des ongles. Ce n'est pas une femme comme elle qui me fera craché le morceau surtout que je suis intarissable sur ma profession et ni la menace ou encore les pots de vins me font pas. Au contraire, j'ai tendance à les refouler... Je suis une adulte responsable et mes enfants sont presque des adultes alors je sais qu'ils savent se défendre. Je m'inquiète toujours pour eux vu que je suis une mère aimante et attentive à leur besoin. Je ne suis pas une peau de vache avec eux, loin de là. Je pose alors mon coude sur la table et mon menton est sur ma baume. Sourire en coin, je repense à cette fameuse discussion qui m'a réellement plu. Lui faire fermer son clapet tout en restant polie. J'avoue, j'adore. Il faut dire qu'elle m'a bien cherché. Puis, je précise les détails afin qu'elle comprenne le détail.

« - A savoir que j'étais en congés et j'ai du venir travailler le jour de la veille de Noël... Du coup, elle a commencé à me dire qu'elle avait réussir à n'avoir qu'un seul jour. Avant de me ressortir le bla-bla comme quoi, elle ne peut pas se permettre de rester jusqu'à pas d'heure parce que son mari l'attend... »

C'était une petite vengeance personnelle mais honnêtement, elle ne mérite pas mieux. Après sa vie privée ne me regarde pas. Je n'aimerais pas qu'elle se mêle de la mienne. C'est juste pathétique et à chaque fois, elle sort des excuses à deux mornilles. Cela me fait rire... Je n'ai peut-être plus d'époux mais j'ai des enfants à gérer plus âgés et plus nombreux que cette blondasse aux yeux de botruc moisi. Je ne l'aime pas mais ce n'est pas à elle de me rappeler ce qu'est mon métier... Surtout qu'elle ne connait rien au métier de Juge. Freya me connait assez pour savoir comment j'ai réagi mais j'ai réellement jouer sur le fait que je m'en fichais de sa vie privée.

« - Cora et Zac ne risque pas grand chose. Je doute que la Ministre les renvoie de Poudlard par caprice d'une blondasse aux yeux de botruc moisi, tu sais... »

C'est aussi pour ça que je n'ai pas d'amis au sein du Ministère. Le peu que j'avais ont disparu à la mort de mon époux et Cora est la seule avec qui j'ai gardé contact. Les années ont passées et je ne me sens pas vide. Il est vrai que mes amis se comptent sur les doigts de la main mais au moins, je n'ai aucun corbeau qui pourra être manipulé pour me faire tomber. Et je sais que mes amis ont de sacrés caractères alors je n'ai pas besoin de m’inquiéter pour eux. Ils ne sont pas naïfs et savent où ils en sont. Freya lui parle d'une aide. C'est à ce moment-là qu'un sourire carnassier arrive sur mon visage de juge. Oui, c'est vrai que je n'aime pas rendre moi-même justice mais Freya est en train de me tendre la perche... Je doute car si on me grille, je risque ma place au Ministère. Finalement, ce n'est pas une mauvaise idée et j'hoche la tête à l'attention de Freya.

« - Je marche mais sois discrète. J'en ferais autant... »

Je garde le sourire quelques secondes avant que je m'approche d'elle pour lui souffler dans l'oreille l'idée que je viens d'avoir. Je suis sûre qu'elle sera contente de mettre les pieds dans le plat. Ma tête passe sur sa droite et je m'arrête près de son oreille pour lui souffler une phrase.

« - Puisqu'elle aime tant parler de sa vie privée, pourquoi ne pas commencer là ? »

Je me recule avec le sourire et je regarde Freya avec un air d'accord. Et c'est toujours bien d'avoir des cartes sous la manche. Il faut dire qu'elle en fait baver mais je devais aussi faire preuve d'une extrême attention car elle peut avoir des taupes partout qui lui relate mes faits et gestes. Je reprends alors ma place et je me place au fond de mon siège.

« -  Fait quand même gaffe, je risque gros sur le coup...  »

Je pense qu'elle le sait déjà et que je ne lui apprends rien. Cependant, une petite piqure de rappel ne fait pas de mal. Je la regarde amusée par l'idée...

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